Indépendance syndicale, gauchistes et FN : deux poids, deux mesures (1/2)

Trois affaires d’indépendance syndicale secouent la Toile et les médias traditionnels, avec un point commun : à chaque fois, un syndicaliste (CGT, FO, CFTC), se présentant aux cantonales sous l’étiquette FN, se voit désavoué, soit par les instances dirigeantes de son organisation, soit, à tout le moins, par les milieux bien-pensants.
Fabien Engelmann, tout d’abord : ce jeune syndicaliste CGT, candidat FN aux cantonales, vient d’être exclu de la CGT suite à cette candidature politique. Il intente un procès civil contre la CGT, une sorte d’arbitrage de la compétence d’un TGI, afin d’être réintégré dans son organisation syndicale et dans ses mandats. On trouvera l’intégralité de la conférence de presse qu’il a donné avec Me Gilbert Collard et Louis Aliot, vice-président du FN, sur l’excellent site de nos confrères d’Enquête et Débats.
http://www.enquete-debat.fr/archives/conference-de-presse-fn-me-gilbert-collard-engelmann
Annie Lemahieu, ensuite. Syndicaliste Force Ouvrière depuis 1980, elle est également candidate FN aux cantonales ; elle se voit, à la suite de sa candidature politique, non pas exclue de FO mais en tout état de cause dessaisie de ses mandats syndicaux, redevenant une simple adhérente de base, sans responsabilités syndicales particulières. Elle intente aussi une action judiciaire contre FO, même si la « sanction » syndicale a été de moindre importance (comparé à Fabien Engelmann). Son affaire est relatée dans un article du Point et dans un reportage télévisé.
http://www.lepoint.fr/societe/fo-sanctionne-une-adherente-candidate-pour-le-fn-aux-cantonales-09-03-2011-1304409_23.php
http://rutube.ru/tracks/4193728.html?v=7f43f28bc1645829a4a4819d302bc159
Enfin, il y a l’affaire, qui n’en est d’ailleurs pas une, du syndicaliste cheminot CFTC Thierry Gourlot, qui se présente sur des listes FN depuis 2004. Il ne fait pas l’objet à notre connaissance de sanctions syndicales, mais il lui arrive de subir tout de même les foudres de certains médias comme l’Humanité. Il s’en explique sur RMC, aux Grandes Gueules, le 11 mars 2011. On appréciera aux passages les insultes hystériques d’un des deux présentateurs de l’émission.
http://www.youtube.com/watch?v=PEx_w87VX5E&feature=player_embedded#at=57
A l’heure où j’écris cet article, il est possible que d’autres affaires du même type aient déjà vu le jour (nous sommes en période de « coming-out » politique). En tout cas, les trois cas témoignent d’un rapprochement, sans précédent à mon sens, des milieux syndicaux avec les positions nationalistes et patriotiques de Marine Le Pen (« nationaliste » et « patriotique » n’étant pas des termes péjoratifs à mes yeux). Dit de manière plus claire, le respect de la France et de ses valeurs, la méfiance vis à vis de l’immigration, le rejet de l’islamisation, la préférence nationale, le retour aux frontières, la sortie de l’UE, tous ces thèmes sont désormais perçus comme compatibles avec l’engagement syndical ; mieux encore, ils semblent devenir la condition même d’un véritable militantisme social et salarial. C’est d’ailleurs dans cet esprit que j’ai donné, avec les modestes moyens de mon expérience syndicale (plus de dix ans d’engagement tout de même), une conférence au Local de Serge Ayoub.
https://ripostelaique.com/Conference-de-Jacques-Philarchein.html
Le propos de cet article n’est pas de revenir sur le fond, c’est-à-dire sur l’idée que l’engagement en faveur des salariés ne saurait se penser en dehors du patriotisme et d’une certaine idée de la nation ; sur ce point, je me suis déjà exprimé très souvent, et je ne suis pas le seul. À Riposte Laïque, mon camarade Alain Rubin, journaliste prolifique, syndicaliste bien plus expérimenté que moi, a écrit des pages incontournables sur ces questions. Mon autre camarade Carl Pincemin, lui aussi à Force Ouvrière, nous a livré un témoignage puissant sur l’islamisation des entreprises et les dérives communautaristes dans le monde du travail. Serge Ayoub, que je citais à l’instant, n’a pas hésité non plus a écrire des pages émouvantes sur les liens entre syndicalisme, socialisme, patriotisme et nation, y compris dans les colonnes de RL, organe dirigé par Pierre Cassen, éminent syndicaliste CGT s’il en existe.
https://ripostelaique.com/author/Alain-Rubin
http://www.youtube.com/watch?v=dZwBP7RwBwM&feature=player_embedded
http://www.dailymotion.com/video/xh28wm_interview-de-carl-pincemin-aux-assises-sur-lislamisation_news
https://ripostelaique.com/Serge-Ayoub-Historiquement-etre.html
Sans revenir sur le fond, donc, il importe beaucoup, à l’heure où émergent ces affaires
d’indépendance syndicale, de rappeler quelques principes. L’indépendance syndicale est une chose non seulement souhaitable, mais nécessaire. Une organisation de salariés, quelle qu’elle soit, doit toujours se méfier des politiques, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, qu’ils soient franchement antisociaux ou à l’inverse perçus comme sympathiques, c’est-à-dire favorables aux salariés. C’est une simple question de bon sens.
Dans l’absolu, toute organisation politique peut trahir ses promesses, fussent-elles les plus généreuses, une fois qu’elle est au pouvoir (on le sait au moins depuis Platon : le pouvoir est aussi corrupteur que l’anneau d’invisibilité du pastoureau Gygès). Faire d’un syndicat la courroie de transmission d’un parti, c’est toujours prendre le risque de faire de l’organisation syndicale la complice d’une éventuelle trahison. Du reste, si cette complicité se poursuit après les élections, le syndicalisme s’autodétruit en devenant purement et simplement un organe de flicage et de répression des travailleurs au service des oligarchies en place. Prendre de tels risques serait suicidaire. Pour cette raison, il importe au plus haut point que les syndicalistes soient de la plus immense pudeur concernant leurs opinions philosophiques ou politiques, et qu’ils adoptent l’attitude de la plus grande défiance vis à vis de tous les discours politiques et philosophiques.
C’est dans cet esprit-là que nos anciens ont adopté la Charte d’Amiens en 1906, lors du IX° Congrès de la CGT historique. La Charte autorise les adhérents des syndicats à militer, s’ils le veulent, et en dehors du syndicat, dans des partis ou des groupements philosophiques. Mais elle enjoint ces mêmes adhérents à ne pas professer dans le syndicat les opinions extérieures à lui : « Comme conséquence, en ce qui concerne les individus, le Congrès affirme l’entière liberté pour le syndiqué de participer, en dehors du groupement corporatif, à telles formes de lutte correspondant à sa conception philosophique ou politique, se bornant à lui demander, en réciprocité, de ne pas introduire dans le syndicat les opinions qu’il professe au dehors. »
Le même schéma se retrouve dans la déontologie générale des organisations elles-mêmes : « En ce qui concerne les organisations, le Congrès déclare qu’afin que le syndicalisme atteigne son maximum d’effet, l’action économique doit s’exercer directement contre le patronat, les organisations confédérées n’ayant pas, en tant que groupements syndicaux, à se préoccuper des partis et des sectes qui, en dehors et à côté, peuvent poursuivre en toute liberté la transformation sociale. »
http://www.force-ouvriere.fr/1906/index.asp?dossier=4000&id=1835
Toutefois, si ce principe est assez clair dans sa visée générale (il faut éviter a tout pris que le syndicat se prenne dans l’engrenage d’une complicité avec des pouvoirs susceptibles d’adopter une politique antisociale), il est extrêmement difficile à articuler dans la vie militante quotidienne d’un responsable syndical. A Force ouvrière par exemple, même si le principe de la distinction entre le citoyen et le salarié est constamment réaffirmé, il est également réaffirmé, et avec constance, que ni le salarié ni son organisation ne peuvent rester entièrement indifférents à la forme de l’État… et que l’organisation peut même réaliser « des rapprochements ou des collaborations » avec d’autres organisations ! Toutefois, ces proximités temporaires ne doivent jamais aller jusqu’à la transformation des syndicats en courroie de transmission des partis.
Cette déontologie est très affirmée à FO, dont je cite l’un des textes les plus fondamentaux.
http://www.force-ouvriere.fr/page_principal/fo_presente/index.asp?stat=1
« Considérant que le syndicalisme ouvrier ne doit pas lier son destin à celui de l’État, ni s’associer à des groupements politiques quelconques, dont l’objectif est la conquête de cet État et l’affermissement de ses privilèges, l’organisation syndicale réalisera son programme et ses perspectives en toute indépendance. » […] « Cependant, les Syndicats Force Ouvrière affirment que le mouvement syndical des travailleurs ne peut s’isoler dans la nation. »
« Considérant que le syndicalisme ne saurait être indifférent à la forme de l’État parce qu’il ne pourrait exister en dehors d’un régime démocratique, les Syndicats Force Ouvrière reconnaissent au mouvement syndical le droit, lequel peut devenir un devoir, de réaliser des rapprochements ou des collaborations en vue d’une action déterminée lorsque la situation l’exige expressément. » « Les Syndicats Force Ouvrière placent au-dessus de toute considération partisane leur souci supérieur de puissance et de cohésion du syndicalisme ouvrier. Instruits par une douloureuse expérience, ils proclament attentatoire à l’unité ouvrière la recherche systématique de postes de responsabilités syndicales par les militants de partis politiques en vue de faire du mouvement syndical un instrument des partis. »
Oui à la coopération ponctuelle, non à l’allégeance prolongée, cela résume l’esprit du préambule des statuts de FO. Pour réussir à tenir ce très difficile équilibre, l’organisation syndicale se retranche alors – et c’est, à mon avis, fort légitime – derrière deux garde-fous :
1) si un adhérent fait de la politique il ne doit pas engager son syndicat, 2) les camarades investis de très hautes responsabilités ne doivent ni candidater ni être élus (politiquement parlant). « Nul ne peut se servir de son titre de confédéré ou d’une fonction de la Confédération dans un acte politique ou électoral quelconque. » C’est l’article 1 des statuts, qui n’interdit pas toutefois formellement à un responsable syndical de se présenter à une élection politique.
En ce qui concerne les grands responsables, l’article 10 est extrêmement clair : « Les membres du Bureau Confédéral et de la Commission Exécutive ne peuvent faire acte de candidature à une fonction politique ni appartenir aux organismes directeurs d’un parti, groupement ou rassemblement politique. » Mais d’autres difficultés surgissent. Ce que je viens de citer, ce sont les statuts régissant la vie militante des responsables confédéraux. Or, les organisations syndicales étant très complexes, chaque instance possède des statuts propres, qui doivent être compatibles avec les statuts des autres instances d’affiliation. Et ces statuts ne sont pas rigoureusement identiques entre eux. Il y a des différences rédactionnelles non-négligeables entre statuts des fédérations, statuts des unions
départementales, statuts des syndicats de bases, sans compter les statuts de certaines instances composites (union interfédérales, unions régionales, fédérations générales regroupant plusieurs fédérations professionnelles, etc.).
Par exemple, les statuts de mon syndicats de base (une section départementale du Syndicat National FO des Lycées et Collèges) évoque une « incompatibilité » entre « un mandat politique rétribué » et le fait d’être « membre du conseil » syndical : ce qui, en clair, m’interdit en tant que secrétaire du syndicat de devenir un élu politique rétribué, mais ne m’interdit pas explicitement de candidater pour le devenir !
En sachant par ailleurs que l’adhérent d’une organisation aussi complexe que FO, la CGT ou la CFTC adhère à la fois à un syndicat de base, à une union départementale, à une fédération professionnelle, et à une confédération, chaque instance ayant ses statuts propres, compatibles entre eux mais pas identiques, les juges civils qui vont apprécier les cas de Fabien et d’Annie vont s’amuser un bon moment ! J’ajoute à cela que les statuts font souvent plus de quatre pages…
Soyons clair : je ne déplore aucunement cette complexité. Cette « bureaucratie » syndicale, que dénigrent autant certains gauchistes que les néolibéraux, a fait ses preuves ; elle a produit des militants expérimentés, des spécialistes de secteurs professionnels, qui ont en même temps une culture interprofessionnelle, et c’est une bonne chose. Cette « bureaucratie » a produit une science syndicale solide, une analyse militante experte, une immense littérature salariale informative constamment réactualisée, totalement irremplaçable.
Mais cette complexité de l’appareil syndical laisse aussi place à bien des interrogations. Fabien et Annie sont-ils en dehors des clous ? Bien malin qui pourrait le dire en ce moment ! Si les statuts du syndicat de base d’Annie, par exemple, sont analogues au miens, elle devrait, en toute logique, rester syndicaliste, jusqu’à son élection politique. Et si elle n’est pas élue politiquement, elle ne saurait, en toute logique, être dessaisie de son mandat (je raisonne bien sûr sur une simple hypothèse, puisque je n’ai pas lu les statuts de son syndicat).
Voilà donc en tout cas résolue la question de droit (quid juris ?, comme dirait ce bon vieux Kant), c’est-à-dire… qu’elle n’est pas résolue du tout ! Le juge civil devra s’astreindre (à mon avis) à la lecture de tous les statuts d’affiliation pour vérifier si oui ou non Fabien et Annie sont de méchants anti-statutaires. Une vraie partie de plaisir ! Et il faudra bien conserver à l’esprit qu’en la matière :
– les statuts sont toujours ambivalents sur la question politique ;
– ils ne sauraient prévoir tous les cas (exemple, différence entre candidater et être élu) ;
– ils sont multiples (4 au minimum);
– ils sont rédigés de manière sensiblement différentes en fonction des instances d’affiliation.
Mais aussi et surtout, et je l’ai réservée pour la fin, il y a aussi la question de fait (le quid facti ? du bon vieux Kant). Les syndicats qui font des misères en ce moment à Fabien et Annie sont-ils euxmêmes exempts de tout reproche en matière d’indépendance syndicale ? Si l’on se détache de l’analyse des statuts pour regarder un tant soit peu l’histoire du syndicalisme, et plus généralement le fait syndical, force est de constater que ceux-là mêmes qui reprochent aujourd’hui à Annie et à Fabien leur manque d’indépendance syndicale ne sont pas complètement dans les clous en la matière, pas même FO, le syndicat cher à mon coeur.
Va-t-on évoquer l’inénarrable bellâtre du NPA, tantôt figure emblématique du NPA, tantôt militant de SUD-PTT, à tel point qu’on finit par confondre un peu les deux organisations ? Vais-je évoquer certains de mes bons vieux camarades du SNFOLC et de la FNEC-FP FO qui ont des engagements notoires au sein du POI (certes, il n’en font pas état dans les réunions, mais tout de même, ils ne s’en cachent pas trop non plus) ? Va-t-on évoquer les très omnipotents Blondel et Eyschen, dont on n’arrive plus tellement à savoir s’ils appartiennent à la Libre Pensée, organisation philosophique islamocompatible, ou à FO, organisation dont certaines instances publient des calendriers musulmans, dont le secrétaire général reproche à Carl Pincemin sa participation aux Assises du 18 décembre, et dont les liens avec la LDH ne sont pas non plus un mystère ? Va-t-on évoquer l’UNSA et la CFDT, courroies de transmission syndicales de tout ce que le PS (et les Verts à présent) a produit de plus abject en matière de pédagogisme délirant, de multiculturalisme échevelé, de bienpensance
dégoulinante et, cerise sur le gâteau, de collaboration de classe prête à se vendre à
l’UMPS tout entier ? Va-t-on évoquer la quasi-identité entre le Parti Communiste et la CGT ? Non, nous n’évoquerons rien de tout cela, ce serait mesquin…
En revanche, nous évoquerons des faits précis et récents. Lors de la conférence de presse donné par Fabien, il a été clairement démontré que certains militants syndicaux se présentaient sur les listes du Parti de Gauche sans que cela n’émeuve beaucoup les organisations syndicales concernées. Dans le reportage consacré à Annie, il est aussi montré que, lorsqu’elle était socialiste, Annie pouvait sans difficulté se présenter à des élections politiques sans que Force Ouvrière ne fasse un infarctus du myocarde. Bref : deux poids, deux mesures. Les syndicats ont une fâcheuse tendance ; ils campent sur des positions d’indépendance uniquement lorsque certains de leurs militants rejoignent l’engagement patriotique et national. Pour les autres engagements politiques ou philosophiques, ils s’en foutent, ou peu s’en faut. Certains syndicats les encouragent même lorsqu’il s’agit de bienpensance islamocompatible ou de glapissements xénocentristes. Même l’austère FO, très jalouse de son indépendance, avait lancé un appel discret à ses adhérents pour qu’ils manifestent « à titre personnel » (sic), mais au côté de la LDH tout de même, dans les cortèges antisécuritaristes et immigrationnistes du 4 septembre 2010 ; en matière d’indépendance philosophique et politique, on peut mieux faire…
Cela ne signifie pas bien entendu qu’il faille jeter le bébé avec l’eau du bain et souhaiter une disparition du syndicalisme traditionnel comme le souhaitent les ultra-libéraux et leurs vrais-faux ennemis gaucho-fascistes. Mais de cela nous reparlerons dans un autre article.
Note de vocabulaire. Dans l’esprit de la Charte d’Amiens (1906), l’adjectif « politique » renvoieaux partis qui cherchent à conquérir le pouvoir étatique. L’adjectif « philosophique » renvoie à des groupements ayant un certain poids idéologique sur l’opinion prolétarienne. Les groupements philosophiques, que la Charte appelle parfois « sectes », dans un sens non-religieux (le sens parareligieux est postérieur), désignent à la base certains groupes anarchistes (pas très bien vu par les syndicalistes). En ouvrant un peu l’acception, on peut dire que les sectes philosophiques désignés par la Charte sont les ancêtres de nos actuelles associations, cercles de réflexion, blogs à succès, lobbies idéologiques de gôche. Dans l’esprit de la Charte d’Amiens, on pourrait très bien aujourd’hui qualifier la Libre Pensée, la LDH, la LICRA, SOS-Racisme, le Mrap, etc. comme des « sectes » philosophiques. Mais en matière philosophique, le deux poids deux mesures règne tout autant qu’en matière politique. Par exemple, il ne viendrait pas à l’idée des caciques de FO de désigner la LDH ou la Libre Pensée comme des sectes philosophiques ; au contraire, FO publie régulièrement de petits communiqués très favorables à la Libre Pensée ou à la LDH, et avec d’autant moins d’états d’âme que bon nombre de syndicalistes FO ont une carte à la Libre Pensée ou à la LDH.
En revanche, depuis que je travaille à Riposte Laïque et à Résistance Républicaine, bon nombre de mes camarades FO me reprochent bruyamment d’avoir rejoint une secte, et, qui plus est, une secte fort dangereuse. RR et RL seraient des sectes, mais pas la LDH ou la Libre Pensée… Deux poids, deux mesures.
Jacques Philarcheïn

image_pdf
0
0