Une chape de plomb descend sur la société française

Publié le 21 mai 2015 - par
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Ri7Staline brejnev jpegÀ la sortie du second conflit mondial, les pays du glacis de l’URSS, pas encore devenus des démocraties populaires, étaient tous dotés d’un riche panel de formations politiques enracinées. Toutes les nuances politiques étaient présentes.

Les partis communistes, pas encore devenus  le parti dirigeant propriétaire exclusif d’un mouvement ouvrier devenu une machinerie totalitaire sophistiquée, étaient en concurrence avec d’authentiques partis socialistes, -généralement majoritaires au sein des organisations syndicales-, avec des partis paysans et, ici où là, avec des variétés de partis démocrates-chrétiens et des formations nationalistes.

Le Coup de Prague de 1947 est le classique du baissé de rideau (le rideau de fer) sur l’existence formelle du pluralisme politique. Ensuite, après ce « coup », il ne pourra plus exister qu’un point de vue, et un seul, sur toutes les questions.

Ceux qui n’entreront pas dans ce nouveau moule politique et sociétal (l’homosexualité était un « vice bourgeois ») deviendront, ipso facto : des fascistes, des éléments contre-révolutionnaires, des tenants des forces antisocialistes et pro-impérialistes, des cosmopolites sionistes ou bundistes, les uns comme les autres ressortissant de la catégorie criminelle du nationaliste bourgeois juif, parfois des trotskistes (c’était le pire étiquetage, parce qu’il vous envoyait tout droit devant le peloton d’exécution)…

En France, en 2015, comme premier effet des changements sociétaux (on aurait dit transformations de la superstructure, avant 1968)-mis en œuvre par les « révolutionnaires prolétariens » en retraite, tous ralliés à des degrés divers à l’idéologie économique obligatoire sortis des fumeux laboratoires de la bureaucratie de Bruxelles, une chape de plomb descend.

Elle descend progressivement, mais sûrement.

Cette chape de plomb, ce point de vue obligatoire (on dit position paradigmatique, ça fait « savoir » savant et, en apparence, moins dictatorial) prohibe, automatiquement, certains points de vue. Elle interdit formellement certains questionnements, comme : l’opportunité de la décision de continuer d’ouvrir le pays à l’immigration, quand on sait la situation dramatique de l’emploi, ou qu’il vit une grave et insoluble crise du logement mais que les migrants doivent impérativement être logés, décemment, confortablement, selon les exigences des directives de l’union européenne ; ou parce qu’au beau milieu des réfugiés réels se camouflent de faux réfugiés ; combien sont-ils ? On ne doit pas l’apprendre, ce serait de la stigmatisation, de la discrimination bien plus laide que les centaines d’assassinats préparés par ces réfugiés très spéciaux acquis aux objectifs de Daesh, de Mujao, des Shébab, d’Ansar Din, de Boko Haram, de l’IHH , du Hamas (des réfugiés n’hésitant pas à jeter à la mer d’autres réfugiés, comme par hasard tous chrétiens).

Ces questionnements sont immédiatement disqualifiés, en leur qualité, -affirmée par les fonctionnaires du nouveau rideau de fer-, « d’extrémisme de droite », de « néo-pétainisme », de «  fascisme », de « lepénisme rampant », et que sais-je encore.

Dans ce nouveau monde officiel -et parmi tout ce qui gravite autour à la recherche de prébendes ou de décorations- injurier le fondateur du FN et sa parentèle est devenu quelque chose d’allant de soi ; c’est une banalité, une manifestation d’humour et principalement une vertu, quasi déontologique, parmi la faune inculte foisonnant sur les plateaux de télévision (journalistes, chroniqueurs, hommes et femmes de spectacle).

Le FN n’est que la partie visible de tout ce qui doit être impérativement prohibé, puis décrété d’interdit de cité, interdit de plateau de télévision, interdit d’écrire et de dire ce qu’il pense, avant que d’être décrété d’arrestation.

Si Jean Marie Le Pen et ses saillies n’existaient pas, si la famille Le Pen ne partageait pas ses positions réelles ou supposées-les tenants du nouveau totalitarisme rampant, les organisateurs de la traque des « racistes islamophobes », tous associés à des degrés divers au pétrissage de la pâte totalitaire-, les organisateurs du nouveau « coup de Prague » les inventeraient.

Szyja Waldman

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