Charia et polygamie en Libye : bravo Sarkozy, Cameron, Obama, Juppé, BHL…

Publié le 24 octobre 2011 - par - 1 083 vues
Share

Une politique à laquelle nous applaudissons des deux paumes en regrettant, même de n’en point posséder davantage (de paumes bien entendu)

Alphonse Allais.

Alain Juppé a déclaré qu’avec la mort de Kadhafi, « c’est une phase de construction d’un État de droit » qui commence. Et en effet… Le chef du Conseil National de Transition vient de prendre sa première décision règlementaire, c’est la charia qui sera le socle de la loi ; et la première des lois mise en place sous Kadhafi et abolie; c’est la loi qui interdisait à un homme d’épouser plusieurs femmes, la monogamie est abolie et la polygamie revient.

Nous devons remercier pour cette avancée qui en appellera d’autres ; Messieurs, Bernard-Henri Lévy, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, David Cameron et Hussein Obama, Au prochain tour ce sera la Tunisie où, interdit sous Ben Ali, le parti des frères musulmans, Ennahda, semble à ce jour arriver en tête. Le parti de Rached Ghannouchi n’aura vraisemblablement pas de majorité, ce qui peut le contraindre à chercher des partenaires de coalition ou à tenter la politique du pire. Remercions les mêmes, Messieurs, Bernard-Henri Lévy, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, David Cameron et Hussein Obama.

Ce même Alain Juppé, qui fait construire à Bordeaux une immense mosquée qui sera dirigée par l’imam Oubrou dont il déclarait :  » J’ai dis dès le départ qu’il me semblait normal et même nécessaire que les musulmans de notre ville puissent pratiquer leur culte [note : les musulmans modérés apprécieront l’amalgame avec les islamistes de l’AMG qui portent le projet] dans une mosquée moderne (…) nous sommes en contact permanent avec les promoteurs du projet c’est à dire l’Association des musulmans de la Gironde [ note: affiliée à l’UOIF, fédération islamiste proche des Frères Musulmans], le recteur de la mosquée l’imam Tareq Oubrou et nous espérons que ce dossier va avancer, j’ai dis que je ferai tout pour qu’un terrain soit disponible [ note: le terrain a déjà été acheté par la mairie] sur la rive droite c’est le site que nous avons choisi (…) j’espère que le projet pourra se concrétiser dans les prochains mois »

L’imam Oubrou dont parle Juppé est bien connu ; il suffit de lire le livre-enquête de Joachim Véolias, Ces Maires qui courtisent l’islamisme paru récemment aux éditions Tatamis qui analyse ses références doctrinales, ses liens avec des associations islamistes et ses positionnements fluctuants au cours des années, l’homme se polissant crescendo à mesure de la progression de son accès aux médias.

Quelques citations extraites d’une de ses conférences en interne, avant son opération séduction avec la République, auraient pourtant dû suffire à justifier un renvoi au pays : « le Califat est une obligation, et la réunion des musulmans, l’union autour de ce Calife est une obligation. Et tant que les musulmans ne sont pas réunis autour du Califat, ils sont des pécheurs, sauf ceux qui œuvrent pour restaurer ce Califat. »

« L’islam comme le veut le Coran touche à tous les domaines de la vie. C’est un État, c’est un pays […] il regroupe toute la communauté dans une géographie. Il n’y a pas de frontières […] la frontière entre deux pays est une hérésie méprisable en islam. Les Frères musulmans ne reconnaissent pas les frontières entre les peuples musulmans. »

 » La politique est une donnée, est une partie, est un élément de l’islam. Le Prophète était un chef d’État. »

« La politique des musulmans ce n’est pas la politique des autres, la politique des autres est construite sur le mensonge. »

« Tout homme qui réfute un verset formel du Coran, ou bien qui interprète un verset du Coran abusivement est considéré comme en dehors du cercle ».

Le même Juppé qui, comme Sarkozy, se scandalisait de la position d’Israël sur le soi-disant état Palestinien, et proposait à Abou Mazen le 29 septembre un statut d’état associé comme le Vatican. Alors qu’il venait de Benghazi pour célébrer la libération de la Libye – et un « immense » succès de la diplomatie française –pouvait-il s’arrêter en chemin et refuser aux Palestiniens la reconnaissance de leurs aspirations nationales ?

Ce même Alain Juppé qui avec ses nouveaux camarades, Obama, Cameron, Sarkozy, Erdogan, etc., vitupérait contre Israël, coupable d’être le centre des problèmes du monde et de mettre la paix mondiale en danger, derrière ces attaques contre Israël et cet antisionisme, se dissimulent des sentiments bien moins diplomatiques.

Après la Libye, la Tunisie, l’ Égypte et bientôt par capillarité, le Yémen, le Maroc, l’Algérie, l’Arabie Saoudite, le Liban et bien sûr toujours aux aguets l’Iran et la Turquie, le monde méditerranéen va devenir de plus en plus inquiétant, seul Monsieur Guaino et son dada, l’Union Pour la Méditerranée semble au-dessus de ces soucis.

Rappelons malgré tout tant au gouvernement, qu’à l’UMP, qu’au PS, la présence sur notre territoire de 7 à 9 millions de musulmans, non pas unis à la France par choix de la patrie des droits de l’homme mais venus chercher des aides sociales, des logements et des conditions de vie meilleures que dans les pays qu’ils ont quitté. N’oublions pas qu’ils se disent français tout en ayant la possibilité de rester algériens, marocains, tunisiens, congolais, etc.

Par contre, ces gens qui se cherchent un électorat parmi ces Français qui le sont si peu, tombent à bras raccourcis contre le souci manifesté par Israël pour des Français de confession juive.

Ils veulent ignorer que les juifs français ont été élevés dans le respect de la France, et des lois de la République. Que depuis Napoléon, les juifs ont considéré, que l’assimilation était une chance que la France leur offrait. Cette assimilation qui la différenciait des autres pays, a été pour la France un enrichissement et une force, enrichissement et force qui ne fonctionnent plus aujourd’hui avec l’immigration, par la faute de dirigeants sans conscience nationale qui ont laissé se développer une immigration incontrôlée, notamment musulmane, aux conséquences destructrices pour notre cohésion sociale, notre paix civile et notre sécurité publique.

Ce sont ces pseudos-dirigeants qui ont laissé se mettre en place les conditions d’une islamisation grandissante de notre société, péril pour notre liberté, péril pour notre pays. Comme beaucoup, les Français de confession juive, sont restés longtemps immobiles face à cette montée des périls sous le prétexte de ne pas être du coté du « fascisme » du coté de Le Pen.

En réalité, le fascisme, c’est, aujourd’hui, l’idéologie de tous ceux qui possèdent les moyens de production et de production de l’idéologie et les moyens médiatiques de la faire connaître. Ce sont ces pseudos « forces du bien » c’est à dire la gauche, et une partie de la droite, qui décident ce que le peuple français doit penser de tel ou tel événement. Ce sont ceux, qui tels les nouveaux thaumaturges, décident du bien où du mal. Ni la Libye, ni la Tunisie, ni l’Iran, ni les Palestiniens ne les ont dessillés.

Georges Orwell , avait déjà vu en 1940 d’où venait le bien et où était produit le mal. Ainsi disait-il en 1941, si nous avions écouté les intellectuels de Cambridge où d’ Harvard, les dirigeants travaillistes et les communistes anglais, aujourd’hui ce serait les SS qui patrouilleraient dans Londres.

Avec nos dirigeants, demain ce seront les comité islamistes pour la punition du vice et la promotion de la vertu qui patrouilleront dans nos rues.

A coté de cette tempête, la crise qui s’annonce, sera une douce brise.

Jean-Pierre Richard

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.