Charia-République : ma réponse, non publiée par l’Est-Eclair, aux enfumages du CRCM

Publié le 12 février 2015 - par - 211 vues
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TCHO.CHARIA

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A la Une de l’Est-éclair du 26/01/2015, deux gros titres « Quand les religions appellent à la défense de la laïcité » et « Défendre la laïcité à tout prix … » pour  un compte-rendu d’une table-ronde qui a réuni les représentants de quatre religions du  département de l’Aube et le président de la Ligue de l’enseignement. Ce compte-rendu en page 2 occupait toute la page.

Par delà l’aspect hautement naïf de ce « dialogue » interreligieux, j’ai été frappé par l’enfumage à tout-va lancé par le représentant du CRCM (Conseil Régional du Culte Musulman), de tendance Frères Musulmans, qui n’a provoqué aucune réaction des intervenants ni du journaliste. Les quatre autres intervenants en effet n’ont soulevé aucune objection et un satisfecit béat régnait sur cette table-ronde qui donnait l’impression que chacun, venu en service commandé, entendait et enregistrait tout naturellement, sans aucune remarque, les élucubrations du CRCM. Chacun a fait son job, scellant ainsi une alliance sacrée entre les religions.

Voici les quatre niaiseries, les quatre mensonges invraisemblables en question. De la pure takiyya :

– « La laïcité est une chance pour la religion. »

– « La charia est compatible avec la République. »

 – « L’islam est compatible avec la République. »

– « La charia [est] une loi qui ne vient pas au-dessus des lois de la République

Face à ces incroyables affirmations, j’ai jugé indispensable de balayer ces grossièretés en adressant au journal, en vue de publication, le texte suivant :

***

L’islam et la laïcité : L’Est-éclair du lundi 26 janvier a publié, sous le titre Défendre la laïcité à tout prix …, le compte-rendu d’une table-ronde qui a réuni les représentants aubois des religions et un membre de la Ligue de l’Enseignement. Je tiens à apporter trois rectificatifs sur ce qu’a avancé le représentant aubois du  CFCM (Conseil Français du Culte Musulman).

Premier point : Le représentant du CFCM a déclaré son attachement à la laïcité et la définit comme étant « une chance pour la religion ». Or l’islam est opposé à la laïcité. La laïcité qui sépare le temporel du spirituel. Nous renvoyons les lecteurs à la Convention citoyenne des musulmans de France pour le vivre-ensemble, publiée par le CFCM en juin 2014. A l’article 8 de cette convention, alors qu’il veut montrer qu’il célèbre la citoyenneté des musulmans, il prend comme référence Rashîd Rida pour « réformer et revivifier » l’islam en France. Rida, né en Syrie, fonda en 1898 la revue al-Manâr (Le phare) destinée à la promotion de l’islam universel. Il prône le retour au « droit chemin ». Il est l’instigateur  du salafisme. Rashîd Rida est également l’inspirateur et le maître à penser de Hassan al-Banna qui fonda les Frères Musulmans en 1928 en Égypte. Rashîd Rida récuse toute séparation entre spirituel et temporel. Il est le chantre du califat : « L’islam est fondé sur les autorités spirituelle et temporelle […], le calife est le chef des musulmans, le responsable de leurs intérêts religieux et temporels. Tout gouvernement qui s’écarte de l’obédience à la charia dévie du droit chemin de l’islam. Prôner la séparation du gouvernement de l’État et de la religion … c’est dire la nécessité d’effacer l’autorité musulmane de l’univers et d’éradiquer la charia de l’existence et de soumettre les musulmans à ceux qui ne sont pas sur la même voie religieuse qui sont appelés les débauchés, les injustes, les mécréants. » Rashîd Rida a mené un combat féroce contre la laïcité en Égypte. Il considérait ses promoteurs comme des « occidentalisés et missionnaires qui ont semé la graine pour promouvoir la pensée laïque en terre de la oumma musulmane ». Il fut le premier dans le monde islamique à s’opposer à la séparation de la religion et de l’État. Il insiste : « Réclamer la laïcité ne peut émaner d’un musulman. La laïcité est donc en contradiction absolue avec l’islam ». Le CFCM ne peut donc admettre la laïcité française et le représentant aubois du CFCM ne peut y adhérer sans renier l’islam.

Deuxième point : le représentant du CFCM affirme : « La charia est compatible avec la République, et l’islam est compatible avec la République »,   « La charia [est] une loi qui ne vient pas au-dessus des lois de la République ». Cette déclaration est fausse. Il faut savoir en effet que les lois de la charia sont considérées par l’islam comme des lois divines (« Les lois sont divines, absolues, indiscutables et pérennes » dit Rashîd Rida, qu’elles sont au-dessus des lois édictées par l’homme donc des lois de la République, que le CFCM et donc le CRCM sont liés au courant des Frères Musulmans dont la doctrine est aux antipodes de la République et dont le slogan est : « Allah est notre objectif, le Prophète est notre chef, le Coran est notre loi, le jihad est notre voie. Mourir sur la voie d’allah est notre plus cher espoir ». Sans oublier leur logo qui comporte le Coran, deux glaives et le premier mot du verset Le butin, al-Anfâl 8 :60 « Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force ». Donnons quelques faits récents : Une police de la charia (Scharia-Polizei) est descendue dans les rues des villes allemandes pour encourager la vertu et réprimer le vice, bravant la police et les lois du pays. La charia a été imposée aux non-musulmans dans des quartiers mixtes en Grande-Bretagne, en France, en Belgique, en Allemagne et dans les pays scandinaves. Des musulmans obligent à respecter le ramadan ; ils interdisent l’alcool et la consommation de viande de porc même aux non-musulmans. Sans oublier qu’il y a déjà des tribunaux islamiques en Grande-Bretagne.

Troisième point : Les mosquées. Déclarer que « Les extrémistes ne sont pas éduqués par l’islam ou par les mosquées » est contredit par les faits. La radicalisation se fait par étapes, la mosquée en est une étape essentielle. En 1997, Erdogan a récité les paroles suivantes : « Les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques et les croyants nos soldats (cf. Le Point, 11/02/2008 ».

***

L’Est-éclair n’a pas publié ce texte. Cependant, dans son édition du 05/02/2015, il a repris approximativement quelques lignes : « M. Dick affirme pour sa part que « l’islam est inséparable de la charia qui représente, pour les musulmans, la loi divine, leur véritable constitution, et se trouve de fait au-dessus des lois de la République », «  l’islam ne serait pas davantage compatible avec la laïcité dans la mesure où la laïcité suppose une séparation entre le religieux et le politique. Or l’islam est la symbiose entre les deux, ce n’est qu’un tout ».

Afin d’atténuer la portée de ma réponse à la table-ronde, le journal l’a fait précéder d’un sondage du moment qui « révèle que 47% des Français estiment que l’islam est compatible avec les valeurs de la société française ». …

Les citoyens doivent réfléchir par eux-mêmes aux déclarations des représentants des religions qui rejoignent souvent les discours du politiquement correct et cherchent à endormir leur vigilance dans une période de grand trouble.

Bernard Dick

Au 14/12/2014 : nombre d’attaques terroristes islamiques mortelles :

TERRORISME 25059 ATTAQUES-08-02-2015

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