Charles de Foucault et le père Boulad, deux hommes admirables


Je souhaite aujourd’hui vous parler de ces deux grands chrétiens qui ont appris à vivre dans des pays où règne l’islam.

Charles Eugène de Foucauld de Ponbriand (15 septembre 1858-1er décembre 1916) est un militaire français devenu explorateur et géographe, puis religieux catholique et linguiste.

Charles de Foucault à René Bazin, 29 juillet 1916 (extrait) :

« Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l’esprit ni le cœur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l’étiquette pour pouvoir, par elle, influencer les masses.
D’autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu’elle a avec les Français (représentants de l’autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d’elle.
Le sentiment national ou barbaresque s’exaltera dans l’élite instruite quand elle en trouvera l’occasion, par exemple lors de difficultés de la France au-dedans ou au-dehors, elle se servira de l’islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.

L’empire Nord-Ouest Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d’habitants.
Il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d’habitants rompus au maniement de nos armes dont l’élite aura reçu l’instruction dans nos écoles.
Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent français est qu’ils deviennent chrétiens.
Il ne s’agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, œuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.
Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ?
Exceptionnellement, oui.
D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements, mais avec l’un, celui du « Medhi* », il n’y en a pas. Tout musulman (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu’à l’approche du jugement dernier le Medhi surviendra, déclarera la guerre sainte et établira l’islam par toute la Terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans.

Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui, musulman, ou ses descendants. S’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère, sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti.
La sagesse l’engage à subir avec calme son épreuve ; « l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s’il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération », disent-ils.

Ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux, ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger, ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans ils ne seront pas français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi, en lequel ils soumettront la France. De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française. Comment demander à faire partie d’un peuple étranger qu’on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ?
Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d’apostasie, un renoncement à la foi du Medhi… »

* Medhi = Le Bien-aimé = le Sauveur de l’islam.

Le texte complet de la lettre :
http://dafina.net/gazette/article/lettre-du-p%C3%A8re-charles-de-foucauld-adress%C3%A9e-%C3%A0-ren%C3%A9-bazin-de-lacad%C3%A9mie-fran%C3%A7aise-octobre-1917

« Charles de Foucauld, l’Islam et les musulmans »

Pour bien comprendre cet aspect de la vie du frère universel, il faut tout d’abord éviter l’écueil de l’anachronisme, pour bien prendre en compte l’idéologie colonialiste de son temps. Et en même temps, ce que Charles de Foucauld a été comme homme et comme chrétien, il le doit beaucoup à ce que Louis MASSIGNON a appelé « la sommation de l’islam. » En effet, l’expédition qu’il mena au Maroc en 1883 et qui le rendit célèbre fut pour lui une expérience de la pauvreté, de l’hospitalité, mais aussi une expérience de la prière et de la vie de la foi des musulmans : « La vue de ces hommes vivant dans la continuelle présence de Dieu a produit sur moi une profonde impression », disait-il.

Plus que cela, ce fut un choc, un ébranlement, un profond bouleversement, une séduction à l’excès, car l’islam lui plaisait beaucoup « avec sa simplicité, simplicité de dogme, simplicité de hiérarchie, simplicité de morale. »
Cette séduction fut telle qu’il hésita avant de rejoindre la religion de son baptême.
C’est lorsqu’il se trouvait à la Trappe de Notre-Dame-des-Neiges qu’il approfondit sa connaissance de l’islam à travers le livre de Henry DES CASTRIES « L’islam, impressions et études » (Armand Colin, 1907).
Il découvre alors que l’islam est autre chose que ce que l’on en dit et que les idées sommaires qu’il s’en fait.
Pourtant, l’étude objective de cette religion ne fut pas l’objet de sa recherche.
Au moment de sa mort, dans sa bibliothèque de près de 400 ouvrages, on ne trouve que 4 livres sur l’islam. Le contexte culturel qui était le sien, ainsi que la théologie de l’époque, ne lui permettaient pas d’avoir un regard chrétien sur l’islam, ni d’envisager une théologie chrétienne de l’islam.

Paradoxe de la personne qui doit sa conversion et sa vie spirituelle à l’islam, mais plus encore aux musulmans. Car comme l’écrit Pierre SOURISSEAU (En dialogue, n°14, SNRM, octobre 2020, p. 30) : « Au-delà de leur religion, ce sont les personnes qui l’intéressent. »
Il vécut ainsi une profonde solidarité avec un peuple, les Touaregs, pour lequel il dépensa une grande énergie pour en comprendre la langue et la culture, afin d’écrire un dictionnaire et recueillir la poésie touarègue. Il abattit là un travail colossal.
C’est ainsi qu’il va entretenir de profondes et réelles relations de fraternité et aussi d’amitié, notamment avec l’aménokal (chef d’une confédération touarègue) Moussa.
Après le Maroc, c’est une nouvelle situation de crise (fatigue physique, psychique et spirituelle) qui lui permit de (re)vivre une expérience de solidarité qui sera à l’origine de ce qu’on appelle souvent sa seconde conversion. En effet, au moment d’une famine due à la sécheresse, il ne doit la vie sauve qu’à des femmes touarègues qui recueillent le peu de lait qu’elles trouvent dans la région pour le lui apporter.

Il n’est pas véritablement possible de dire que Charles de Foucauld soit un précurseur du dialogue inter-religieux, surtout dans le sens où nous l’entendons aujourd’hui. Cependant, ses intuitions ont inspiré le Concile Vatican II et nourrirent bien d’autres personnes après lui dans leur approche de la mission et du dialogue. Et il nous montre aussi que la rencontre d’autres croyants, dans la fidélité à sa propre foi, est source de croissance spirituelle.

Éric Maier, prêtre du diocèse de Strasbourg, membre de la fraternité sacerdotale « Jesus Caritas »

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« Le Père Boulad, chrétien d’Egypte, nous met en garde »


Je cite cet homme que j’aime beaucoup pour ce qu’il est et pour la sagesse de ses avis concernant le monde musulman.

Henri Boulad, né le 28 août 1931 à Alexandrie (Égypte), d’une famille syrienne chrétienne par son père, est un prêtre jésuite (de la Compagnie de Jésus), Égyptien de rite melkite (grec catholique), professeur et écrivain, détenteur d’un doctorat de psychologie scolaire de l’université de Chicago, engagé au service des plus humbles et défenseur des droits de l’homme.

Le père Boulad est un chrétien qui adhère au message chrétien universel et philanthrope partagé par l’Occident dans sa culture judéo-chrétienne bimillénaire.

Il connaît très bien l’islam qu’il côtoie depuis toujours. Il ne donne pas un message de haine contre l’islam, mais un message d’information et de vigilance.

Il n’est pas contre l’islam et il n’est pas fanatique, mais il refuse cet aspect violent, intégriste, radical et barbare qui est la facette la plus visible, la plus bruyante et la plus médiatisée de l’islam.

Il estime que les non musulmans ont tout autant le droit d’exister sur Terre et que l’Occident est naïf et aveuglément  « tolérant » avec l’islam. À cause de cette naïveté et de cet aveuglement, l’Occident va sombrer dans le piège de l’islam qui va briser ses lois et ses codes démocratiques, libéraux et respectueux des droits de l’homme pour les remplacer par les chaînes de la loi musulmane instaurées depuis 1400 ans et qui retirent à tout homme le droit à la liberté, à la paix et bien souvent à la vie.

Les avertissements du père Boulad au monde occidental 

« L’islamisme radical n’est pas une déviation, c’est l’islam le plus traditionnel » (article)
https://www.cath.ch/newsf/lislamisme-radical-nest-pas-une-deviation-cest-lislam-le-plus-traditionnel-lache-le-pere-henri-boulad

« Les limites du devoir d’hospitalité » (vidéo 16’ 15’’) https://www.youtube.com/watch?v=atPttuTnyMo  

Le père Boulad enseigne et précise les limites de l’hospitalité avant qu’elles ne deviennent stupides. Un homme, même chrétien, doit d’abord protéger sa famille et les siens avant de penser aux étrangers à sa maison.
On ne doit pas tout accepter.

Il évoque aussi les grands errements dans lesquels l’Europe s’est fourvoyée en accueillant sur son sol des migrants qui ne sont pas ses amis…

L’islam doit se moderniser au sens fort du terme, sinon nous allons vers une conflagration… (vidéo 10’ 45’’) https://www.youtube.com/watch?v=SP8L90aUrsM

 

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Laurent Droit – « Le renouveau chrétien dans le monde »

Un grand renouveau du christianisme a lieu en ce début de XXIe siècle, partout dans le monde.

Cela n’a rien de surprenant. Les hommes ont besoin de spiritualité, de paix, d’amour et d’espoir à une époque où la seule perspective semble n’être qu’un grand déchirement entre les communautés et un grand embrasement de violence. Les baptêmes d’adolescents et d’adultes se sont multipliés en grand nombre, selon les églises qui procèdent à de nombreuses cérémonies multiples de ce sacrement.

Dans un univers où une certaine religion ou secte très bruyante semble n’être capable de s’exprimer que par la menace et la violence, les hommes et les femmes occidentaux paisibles de notre époque sont naturellement plus attirés par une communauté et un culte fondé sur le message simple du Christ qui peut se résumer par les trois mots paix, amour et pardon.

La spiritualité chrétienne est beaucoup plus positive, constructive et apte à apporter du bonheur et de la paix intérieure, ce que jamais l’islam ne saura faire.

La communauté chrétienne est de même beaucoup plus ouverte, pleine d’amour et de compassion que ne le sera jamais la communauté musulmane totalement repliée et refermée sur elle-même.

Les relents de haine et les innombrables manifestations de violence dont l’islam nous a submergés depuis quelques décennies sont enfin bien connus et reconnus de tous et n’ont fait qu’éloigner les gens normaux et sains d’esprit de cette secte morbide et sanglante.

Tous ces actes de barbarie, ces meurtres, ces assassinats de masse et cette sauvagerie qui sont la vitrine de l’islam sont inhumains et ne font que révulser les chrétiens et repousser cette engeance qui ne semble rien apporter de positif à ses fidèles et encore moins au monde.

Les guerres sont déjà un fait douloureux dont souffrent les chrétiens, mais lorsque les chrétiens entendent que les premières cibles des terroristes belligérants sont les chrétiens d’Orient ou les chrétiens de l’Église copte et que parfois un prêtre est égorgé dans son église pendant la messe, en France, cela ne leur donne aucune attirance pour cette prétendue religion qui ne fait que semer le mal, la souffrance et la mort sur sa route. Tous ceux qui se font baptiser aujourd’hui ou se convertissent d’une autre religion au christianisme ne sont pas forcément des croyants profonds, mais ils sont souvent en recherche.

Pas toujours en recherche d’un dieu, mais parfois juste d’une autre vision du monde, d’une autre spiritualité, d’une autre façon de penser et de concevoir la vie.

Ils aspirent à appartenir à cette communauté de réflexion, de paix, d’amour et de joie dont ils devinent le bonheur partagé qui est beaucoup plus le socle du progrès et de l’émancipation de l’homme, que l’islam dont chacun peut constater la malignité et la stérilité définitive.

Le bonheur se trouve un peu dans le matériel, mais aussi et surtout dans le spirituel et dans l’apaisement de l’esprit (ou de l’âme pour ceux qui préfèrent cette appellation).

Le christianisme ne prétend pas « faire le bonheur » des hommes en les menaçant de les torturer, de les amputer, de les décapiter, de les lapider au nom d’un pseudo-dieu d’amour et en assassinant nos frères humains à tout moment et partout dans le monde.

Non, le christianisme nous parle d’un dieu-esprit-pensée-souffle-guide d’amour et de pardon qui est à notre écoute et qui nous inspire, nous guide et nous aide, nous encourage et nous pousse à accomplir notre projet de vie.

Ce dieu-esprit (que vous pouvez nommer différemment, comme « Le Grand Tout », par exemple) d’amour est aussi dans sa forme un symbole, une invitation à la réflexion, à la méditation, à la spiritualité, à l’incitation à un travail personnel sur soi pour devenir un être meilleur qui rayonne aussi sur les autres par son propre amour.

Ceux qui rejoignent le christianisme recherchent parfois un dieu, mais aussi une communauté et peut-être simplement une philosophie du bien et une spiritualité qui pourront les aider à avancer, à comprendre le monde et la vie et à devenir des êtres meilleurs et plus éclairés, dans le partage et en communion avec ceux qui ont le même projet, le même espoir et la même démarche.

Laurent DROIT

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6 Commentaires

  1. Le Père Boulad, dans une de ses vidéos, a osé dire que dans la Sainte Hostie, il n’y a rien ! Cherchez l’erreur… Il a oublié qu’il La consacre au moment de l’Eucharistie. C’est justement parce qu’Elle est Vivante, qu’Elle est profanée dans le silence le plus TOTAL des meRdias (et des « zéros ») qui se couchent devant les barbares et sont complices des satanistes.

  2. « Qui ont appris à vivre….. » mais cela s’est mal fini, en fait ils n’ont rien appris ni compris.

  3. Laurent, au risque de vous décevoir, je ne pense pas qu’une religion rend meilleur, la religion catholique, même si comme disait Berlioz, peut paraître agréable depuis qu’elle ne brûle plus personne, a toujours le feu qui couve sous la cendre et donc, comme le Phœnix, peut être amenée à renaitre. N’oublions pas les turpitudes passées des religions chrétiennes, la lutte contre l’islam radical ne doit pas devenir une guerre de religion et faire d’un sourd, un aveugle. La raison seule est suffisante pour vivre en paix, mais il faut le vouloir.

    • Je sais bien tout ça, le chti français. Merci ! :o)
      Maios je ne maîtrise rien.
      Mais dans toutes les religions il y a des hommes de bien et des monstres.
      Le but serait de minimiser le nombre de monstres…!

    • Lorsque l’Etat tout puissant sur le bas de game du peuple ,aura su simposer sur les daeler ,les précheurs religieux musulmans, en faisant à son tour le « djihad judiciaire » ,les jours heureux seront envisageables .

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