Charlie ignore Ri7 et se désolidarise des Américains "racistes" visés par des tueurs musulmans

CharlietoutestpardonneLes survivants de Charlie-Hebdo préfèrent le gratin élyséen et leur magot que la liberté d’expression.
Il était probable que la lettre envoyée par Ri7 aux dessinateurs de Charlie Hebdo resterait sans réponse. De fait, elle a été ignorée et il n’y a pas lieu de s’en étonner.
En effet, la millionnaire couverture de Charlie qui titrait « Tout est pardonné » (avec une ambiguïté qui mérite d’être interrogée…) quelques jours après le massacre de son équipe rédactionnelle, l’à-plat-ventrisme récurrent et ostentatoire de son signataire et à présent les réactions de Charlie Hebdo à l’attentat survenu au Texas (relayées par le journal Le Monde) sont explicites :
« (…) vous avez un mouvement anti-islamiste [au Texas] et le problème de Charlie Hebdo n’est pas du tout le même. Il s’agissait seulement de critiquer toutes sortes de religions, sans faire mention de personnes en particulier. Vraiment, cela n’a rien à voir » (Jean-Baptiste Thoret, critique cinéma de Charlie Hebdo). « Nous n’organisons pas de concours. Nous faisons seulement notre travail. Nous commentons l’information. Quand Mahomet fait l’info nous dessinons Mahomet, mais sinon non. Nous combattons le racisme et nous n’avons rien à voir avec ces gens-là » (Gérard Biard, directeur de la Rédaction de CH).
Échaudés par les conséquences dramatiques de leur aveuglement de potaches-bravaches, vite rentrés dans le rang en position soumise, ils se renient et préfèrent condamner « ces gens-là »… qui ont failli connaître le même sort que leur équipe ! Pas un mot sur les terroristes, évidemment. Voilà leur conception du « travail », ce qu’ils osent qualifier de « commentaire de l’information »… Quelle information ? Les attentats des terroristes cathos et du FN ?
En tous cas, voilà qui fera plaisir à leurs amis de l’Elysée, à leur bienfaitrice Anne Hidalgo, organisatrice du ramadan à la Mairie de Paris (entre autres accommodements déraisonnables) et auto-proclamée protectrice des caricaturistes… Qu’importe pour ceux de Charlie Hebdo que la Maire de Paris soit plus susceptible qu’un monarque et qu’elle mène au tribunal qui ose critiquer par le dessin son action politique…
Comme leurs amis soixante-huitards parvenus aux commandes de l’État, les dessineux de Charlie-Hebdo sont des rebelles et résistants d’opérette adeptes d’un « jouir sans limites » étendu à la jouissance du pouvoir, de l’argent et des biens. Ce qui en a fait des ultra-libertaires ultra-libéraux (la ruée obscène des survivants de Charlie sur le magot issu de la tuerie qui a décimé leurs amis en atteste lamentablement).
C’est pourquoi ils participent de la « pensée conforme » et de la novlangue politico-médiatique : le pseudo « antiracisme » (en fait un racisme anti-Français et anti-Blancs qui sollicite subrepticement la bienveillance et la protection des tyrans) et un « anti-extrême-droâââte » (en fait un totalitarisme élitaire, anti-peuple), qui sont le cache-sexe de la couardise et de l’aide servile apportée à l’offensive du nouveau fascisme des élites mondialistes.
Paul Le Poulpe
Ri7Hidalgoinjure
LETTRE DE RI7 (restée sans réponse)
Chers amis dessinateurs de Charlie Hebdo,
Je suis comme vous dessinatrice de presse, caricaturiste et j’exerce ma pratique sous le pseudonyme Ri7 en raison de la réalité politique et sociale que vous connaissez,  de plus en plus défavorable  à la liberté d’expression et à la sécurité publique. Les diverses menaces dont vous avez fait l’objet,
http://www.valeursactuelles.com/politique/quand-lelysee-harcelait-charlie-hebdo-50433
l’incendie criminel de vos locaux puis le massacre qui y eut lieu – qui m’a très vivement choquée – confirment, s’il était besoin, la pertinence de mon choix de l’anonymat.          En quelques années, j’ai caricaturé à à rebrousse poil à peu près tous les acteurs de la scène politique sans qu’aucun ne déclenche la machine judiciaire.  Or voici qu’en tant que dessinatrice de presse, je viens de faire l’objet d’une plainte, avec constitution de partie civile, pour « injure publique envers un citoyen en charge d’un mandat public ». Plainte déposée le 9 octobre 2014.
Et commission rogatoire délivrée le 23 mars 2015, soit plus de deux mois après le 11 janvier… Ce qui n’est pas sans importance car devinez qui a déposé cette plainte contre moi ? Sa Majesté Anne Hidalgo, grand défenseur des caricaturistes, tête du cortège « Je suis Charlie » et promoteur de Charlie Hebdo à la dignité de Citoyen  d’Honneur de la Ville de Paris ! L’objet du « délit » ? Il s’agit d’un dessin que j’ai réalisé et publié en juillet dernier pour protester contre la célébration du Ramadan à la mairie de Paris, aux frais du contribuable  (70 000 €), ce qui constitue à mes yeux une violation de la loi sur la laïcité, laquelle veut que l’État ne reconnaisse et ne subventionne aucune religion.
Ce dessin représente Madame Hidalgo, dans une robe parfaitement décente et la position adéquate pour lécher une babouche ; tandis qu’en arrière plan exultent deux intégristes ostentatoires. L’un barbu en kami qui dit « Merci Madame Hidalgo ! » et l’autre Houria dans un vêtement imprimé de son titre fétiche : Nique la France, gestuelle à l’appui.
Visuel :   https://www.youtube.com/watch?v=9J7pHsBZyEs
Rien que du convenable, vous en conviendrez.
Mais Madame Hidalgo a manifestement une conception de la liberté d’expression des caricaturistes à géométrie variable, qui tient plus de l’autocrate et du dictateur que de la républicaine qu’elle prétend être.
En tant que dessinateurs-caricaturistes promus Citoyens d’Honneurs de la Ville de Paris par Anne Hidalgo, championne du « Je suis Charlie », n’êtes-vous pas choqués que celle-ci envoie à la 17e Chambre correctionnelle une caricaturiste qui, comme vous, « n’a pour arme qu’un crayon »(sic) ?
N’êtes-vous pas choqués que Madame Hidalgo lève ainsi délibérément la protection de mon anonymat ?
Seriez-vous prêts à informer vos lecteurs de cette scandaleuse imposture ?
Seriez-vous prêts à rappeler à Madame Hidalgo ses engagements publics, qu’elle énonça avec force bruit le 11 janvier :
« La liberté d’expression, la liberté de la presse sont des droits fondamentaux sur lesquels nos démocraties ne transigeront jamais »  ?
En espérant votre soutien et bien cordialement.
Ri7

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