MM. Louizi et Zitouni critiquent le lycée UOIF Averroès, mais épargnent l’islam

Publié le 25 mars 2015 - par - 1 898 vues
Share

Mohamed Louizi, ingénieur et chef de projets en électricité de haute tension, vient d’auto-publier un livre de 202 pages intitulé « Collège-Lycée Averroès de l’UOIF : l’arbre qui cache le désert ! ». Il y prend la défense d’un professeur de philosophie qui a démissionné début février 2015 de cet établissement scolaire musulman de Lille.

La rédaction de Riposte Laïque a reçu une copie PDF de ce livre et m’a demandé d’en rendre compte.

Le professeur défendu, voudrait encore nous faire croire que l’islam vaut mieux que l’islamisme des Frères musulmans qui président aux destinées du lycée Averroès. MM. Zitouni et Louizi déclarent avoir eu des cheminements similaires : ils dénoncent avec véhémence l’impasse de leurs anciens Frères musulmans et disent avoir choisi d’autres voies dont l’ésotérisme soufi pour M. Zitouni ; un avatar des plus fumeux de l’islam.

Le problème est que les volutes de l’opium les empêchent de voir que l’islam n’est rien d’autre que ce qu’ils font, qu’ils pratiquent aujourd’hui, par écrit : c’est l’art et la manière d’amener ses adeptes à vénérer le Coran et Mahomet au point de sacrifier, devant nos yeux ébahis, aussi bien leurs Sœurs que leurs Frères musulmans. C’est de cette façon que mutent et se perpétuent les deux souches pathogènes que sont, justement, le Coran et Mahomet. Nous le constatons aujourd’hui comme au temps jadis : les différentes variantes de l’islam peuvent se combattre, des fois à mort, avec une férocité inouïe, mais elles resteront toujours d’accord pour préserver les souches qui leur ont donné naissance.

L’islam est violence et razzias, dès sa naissance. C’est cela qui a fait sa gloire. Il n’est donc pas étonnant qu’il se régénère dans la violence et qu’il s’en nourrisse. Les misères humaines subies actuellement par bien des peuples musulmans, ainsi que par ceux qui font une place à l’islam à Paris et au Danemark, n’annoncent surtout pas les derniers spasmes de l’islam, l’élimination du Coran et de Mahomet, mais plutôt,  je le crains, un regain de sa vitalité pour demain.

Avec des témoignages graphiques de Charlie Hebdo et scripturaires de la part de M. Louizi et du professeur Zitouni, nous atteignons des degrés très élevés de l’illusion et de la supercherie à laquelle l’islam soumet ses adeptes ainsi que nos idiots qui lui sont utiles. Des écrits et des caricatures circulent parmi nous. Ils se prétendent critiques de l’islamisme, de l’UOIF et des Confréries musulmanes, mais, en réalité, elles sont sources d’hallucinations collectives plus sophistiquées que celles provoquées par le très classique opium du peuple.

Les actuelles démêlés des deux compères Zitouni et Louizi avec l’établissement scolaire musulman commencent par la première de Charlie Hebdo signée Luz où Mahomet se présente avec le fameux slogan « Je suis Charlie » et nous annonce « Tout est pardonné ! ». J’y ai lu le pardon des survivants de la rédaction Charlie Hebdo. A leur manière, très particulière, les caricaturistes font la nique aux adulateurs de Mahomet qui croient l’avoir vengé ou qui croient encore que leur vengeance peut amener les Français à entrer dans le cercle vicieux d’une contre-vengeance violente, à une escalade, afin qu’une guerre de religion soit enfin déclarée des deux côtés et non pas par les seuls djihadistes musulmans, comme c’est le cas depuis un certain temps.

Et c’est ainsi que le 15 janvier 2015, le professeur Zitouni, ancien collaborateur de Libération, s’est immédiatement emparé du succès enregistrée par cette caricature dans la rue et dans les médias pour publier une tribune dans ce quotidien. Il y détourne l’émotion pour racheter Mahomet ou, du moins, pour l’absoudre. Voici les termes de sa conclusion : « Oui, j’ose le dire, comme le très beau dessin de Luz le suggère avec tendresse et intelligence : le prophète de l’islam, Mohamed, pleure avec nous toutes les victimes innocentes de la barbarie et de l’ignorance, et demande à Allah le pardon pour les nombreuses brebis égarées se réclamant de sa religion alors qu’elles n’ont toujours pas compris l’essentiel de son message. ».

Résumé : Mahomet, le sanguinaire, toujours incompris ! Avez-vous compris, bande d’idiots utiles à l’islam ?!

Le terme « brebis galeuses », utilisé ici par notre professeur de philosophie et ancien journaliste, est très révélateur pour ceux qui comprennent comment fonctionnent les religions et tout particulièrement l’islam et le judaïsme : ce n’est pas Yahvé-Allah qui est « Violence » lorsqu’il invite Abraham à égorger un être innocent, un enfant, non ! Il suffira d’égorger un bélier, de désigner des « brebis galeuses » ou « un bouc émissaire », pour offrir donc un holocauste à ce dieu, aussi sanguinaire que ses prédécesseurs, afin qu’il se présente à nos yeux, éblouis par l’énormité du trucage, comme un sauveur d’innocents, alors qu’il ne se préoccupe absolument pas du sort réservé aux innocents de substitution que nous lui offrons. Tout compte fait, ce ne sont que « des brebis galeuses« , n’est-ce pas ?! Voilà donc le tour de passe-passe de notre professeur de philosophie et authentique sauveur de Mahomet, digne héritier de la mauvaise foi d’Abraham et de son abondante descendance.

Trois semaines plus tard, le professeur Zitouni récidive avec une tribune intitulée Pourquoi j’ai démissionné du lycée Averroès. Pour mieux brouiller les pistes, il s’y présente comme victime des fameuses « brebis galeuses » qui se révèlent plutôt comme des taureaux et ne se laissent pas accuser de tous les maux sans intenter à notre professeur et journaliste un procès en toute urgence. Il y explique que sa première tribune avait suscité la réplique d’un de ses collègues (qu’il ne daigne même pas nommer) dans « L’Obs Le plus » et que certains de ses élèves lui avaient reproché de s’être aligné sur les positions de ceux qui osaient caricaturer leur prophète ; ce qui n’est, tout de même, pas totalement faux. Le lecteur non initié aux louvoiements islamiques pourrait croire que M. Zitouni déballe bien des choses qu’il aurait vécues dans ce lycée. Or c’est le contraire qui est  plutôt vrai : au lieu d’expliquer aux lecteurs de Libération que le Coran et Mahomet (donc l’islam) sont vecteurs d’une animosité sans égale à l’égard des juifs qu’ils accusent d’avoir falsifié le message premier de Yahvé-Allah, au lieu de cela, M. Zitouni nous parle d’un « antisémitisme quasi «culturel» de nombre d’élèves du lycée Averroès » qui se serait manifesté un jour lorsqu’il avait commencé un cours sur le philosophe Spinoza. Notre professeur de philosophie tente donc de « culturaliser » un fait coranique, vérifiable par tout un chacun qui sait lire, pour dédouaner son islam chéri de cette tare congénitale. Ce n’est plus le Coran et l’exemple historique de Mahomet, qui avait décimé bien des juifs, qui serait source d’anti-judaïsme structurel, quotidiennement psalmodié et vénéré, mais seulement quelques « brebis galeuses » et les responsables d’un lycée musulman sous contrat ! C’est de cette façon que fonctionne la supercherie de M. Zitouni, musulman ésotérique, professeur de philosophie et contributeur aux tribunes de Libération après avoir été un de ses collaborateurs.  

Et voilà qu’arrive au dessert une tarte à la crème : le livre de Mohamed Louizi comme contribution à la défense de M. Zitouni. Il nous révèle ce que tout le monde sait, à savoir que les Frères musulmans, dont fait partie l’UOIF, ont comme ambition de saper les fondements de la République et d’y installer durablement leur idéologie politique. Des preuves, considérées comme tangibles par l’auteur, sont en partie avancées. Une autre partie est gardée sous le coude. L’auteur et détenteur de ces preuves se dit prêt à les verser au dossier, les mettre à la disposition du professeur Zitouni pour sa défense le 3 avril prochain.

Je ne saurais vous dire si ces preuves seront considérées comme authentiques et recevables par la justice. Tout ce que je peux affirmer c’est ceci : le professeur Zitouni est un authentique héritier d’Averroès. Au XIIe siècle déjà, ce célèbre thuriféraire du Coran et de Mahomet affirmait, sans rire, qu’il n’y avait pas de contradiction entre islam et science (nommée sagesse ou philosophie naturelle à cette époque). Pourtant, Averroès lui-même nous informe que certains de ses « contemporains, qui se prétendent philosophes, sont arrivés à la conclusion qu’il y avait des contradictions entre le Coran et la philosophie et qu’il était de leur devoir de diffuser ce savoir parmi le peuple« . Averroès étant aussi juge des juges, c’est à dire garde des sceaux, il a accusé ses contradicteurs de mécréance, fait interdire toute publication de leurs interprétations du Coran et décidé que les livres de philosophie seraient réservés aux savants qui savent d’avance, bien évidemment, qu’il n’y a pas de contradiction entre Coran et philosophie. Voilà donc le summum atteint en Andalousie par la « philosophie » islamique ! Averroès s’attaquait tout aussi férocement aux théologiens et jurisconsultes (fuqahas) qui n’étaient pas de la même obédience que lui.

Comme sa célèbre idole du Moyen-âge, M. Zitouni continue donc de désigner des « brebis galeuses », des « Frères musulmans », des « salafistes », des « fondamentalistes », des « djihadistes », bref, des boucs émissaires pour nous faire oublier  que Allah et Mahomet sont Violence à l’état brut. Son défenseur, Mohamed Louizi, pourfend les « islamistes » et croit pouvoir sauver la « raison prophétique » de Mahomet.

A Riposte laïque, nous ne sommes plus dupes de tous ces rituels sacrificiels, aussi bien archaïques que pseudo-modernes.

Pascal Hilout, né Mohamed

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.