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Charnier d’Izium : Makogonov démasque les manipulateurs

Il n’est pas toujours confortable d’être le porte-parole de l’ambassade de la Fédération de Russie en France actuellement. Une vérité qu’Alexander Makogonov ne démentira pas. Pas plus qu’il ne laissera quiconque travestir la Vérité, la seule, celle que les faits finissent toujours par prouver au fil du temps. Et il faut être aussi peu intelligente qu’Élizabeth Martichoux, journaliste sur LCI, appartenant au groupe TF1, pour en douter et poser le jeudi 22 septembre dernier à un diplomate une question aussi stupide que : « Vous n’avez pas envie parfois de démissionner ? ». Comme si représenter la Fédération de Russie n’était qu’un simple « boulot » qui ne valait pas mieux que le sien.

Je connais bien Alexander Makogonov. Je l’ai interviewé en mai dernier dans les locaux de l’ambassade de la Fédération de Russie à Paris, et il m’arrive couramment de faire appel à lui pour obtenir des informations fiables et vérifiées sur les événements en cours. C’est un homme droit, honnête, prêt à se mettre en quatre pour voir publier des faits réels, et qui ne se fourvoierait pas à défendre un mensonge éhonté. Ce qu’il défend au nom de la Fédération de Russie, c’est la Vérité ! Droit dans ses bottes, il y croit parce qu’il sait qu’il a raison. Rien à voir par conséquent avec une Élizabeth Martichoux aux ordres !
https://ripostelaique.com/exclusif-le-porte-parole-de-lambassade-russe-a-paris-retablit-les-faits.html

Mais il est des journalistes occidentaux comme ça… Vous mangeriez un hareng vivant, la queue vous sortirait par la bouche qu’ils vous diraient encore que vous ne l’avez pas mangé. Bêtise, carriérisme ou simple obéissance servile de leur part, le choix est difficile. Sans doute un peu des trois.

Face à Élizabeth Martichoux, Alexander Makogonov tentait de la faire revenir à la raison et d’admettre les faits… Car le « cinéma » est toujours le même : tout comme à Boutcha, le massacre d’Izium est une pure mise en scène fabriquée par les services spéciaux ukrainiens à l’aide de conseillers en communication étrangers. L’objectif est une fois encore de discréditer l’armée russe, de l’accuser de crimes de guerre afin de diaboliser et marginaliser encore plus la Russie.

La question qu’aurait dû poser Élizabeth Martichoux, si elle était capable de réfléchir avec sa tête, aurait dû être : « Ils n’en ont pas marre, les services ukrainiens, de monter des crimes de guerre factices et macabres qui ne servent à rien ? »

Sir Arthur Conan Doyle écrivait en son temps : « Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité ». Et la vérité, dans ce scénario, est tellement évidente qu’elle nous éclate au visage. Enfin, à nous, parce que pour ces soi-disant journalistes qui ont dû avoir leur carte de presse dans une pochette surprise… il y a beaucoup à faire.

Quelques jours avant que le « charnier d’Izium » ne fasse les gros titres de la presse mainstream, un ami russe m’écrivait « … avec Izium, ils vont nous refaire le coup de Butcha ! ». Affirmation prémonitoire s’il en fut, puisque 72 heures plus tard, le ciel tombait une fois de plus sur la tête des Russes, coupables de tous les maux de la terre. Pourtant… si l’on se réfère à la logique pure et à ce que nos yeux nous montrent, le cimetière d’Izium n’est rien d’autre que ce qu’il est… un cimetière ; et non pas un charnier.

Lorsque vous torturez, assassinez, des civils et/ou des militaires, vous ne prenez pas soin de les enterrer individuellement, et encore moins de graver leur nom, lorsque vous l’avez, sur des croix de bois soigneusement plantées sur chaque tombe. Vous ne placez pas non plus des couronnes de fleurs et ne laissez personne le faire… Non. Vous creusez une fosse profonde au bulldozer et vous y jetez les corps en vrac sans autre forme de procès. Mais cette simple évidence… apparemment… est invisible aux yeux d’Élizabeth Martichoux.

Sur les images qui défilent sous les yeux aveugles de celle qui se prétend journaliste, on voit nettement des tombes individualisées par des croix gravées de noms et de dates. Pourtant, celle qui se prend pour une « professionnelle » ne voit rien ! L’aveuglement et l’endoctrinement à ce point méritent sans conteste un Oscar.

Difficile de raisonner les journalistes occidentaux lorsqu’ils tiennent à leur poste et à leur prime de fin d’année…

Face aux évidences traduites par les images qu’il a sous les yeux, Alexander Makogonov est stupéfait : « Je ne sais pas comment vous pouvez croire à la lettre à tout ce que vous montre le régime ukrainien. Il s’agit encore une fois d’une falsification à deux balles, mensongère et propagandiste. La falsification “à la Butcha” avec le même scénario, le même montage qui est ridicule et tellement ignoble. »
« Pourquoi les Russes ont posé des croix, si c’est pour cacher un massacre ? »

Effectivement, étrange façon de dissimuler un massacre de masse. La réponse est simple, des soldats ukrainiens sont morts au combat et les soldats russes les ont enterrés dignement, allant jusqu’à fabriquer des croix en bois pour y inscrire leur nom. Malgré tous les arguments logiques avancés, Élizabeth Martichoux s’entête…

Alexander Makogonov a l’habitude d’être malmené par les médias français et leurs journalistes serviles. Dès le lendemain, vendredi 23 septembre, il se trouvait à nouveau face à une meute d’enragés sur BFM TV.

Intraitable sur le conflit russo-ukrainien, Alexander Makogonov fait front et tient bon sur ses positions et celles de Vladimir Poutine. N’hésitant pas à affirmer qu’il ne s’agit pas d’une guerre entre la Russie et l’Ukraine, mais que l’opération spéciale menée est en fait une opération militaire entre les forces de Kiev et la Russie, car cette dernière ne combat pas le peuple ukrainien. « Ceux qui font la guerre côté ukrainien n’ont rien à voir avec le peuple ukrainien, ils ne défendent que les intérêts du régime de Kiev […] Encore une fois, ce n’est pas une guerre c’est autre chose ».

Et il a raison « une guerre c’est tout autre chose ». Il suffit de voir ce que l’Otan a fait à Belgrade pour s’en rendre compte : des milliers de morts civils après le pilonnage de la ville durant 78 jours basé sur un mensonge, mais il est vrai que l’Otan c’est « le camp du Bien ».

Confronté aux agressifs journalistes de BFM TV lui demandant « si on vous mobilisait, vous iriez vous battre sur la ligne de front ? », ce dernier avec beaucoup d’humour leur a rétorqué qu’il n’avait jamais été militaire et qu’à son niveau il se battait déjà sur un front, celui de la vérité devant la pression médiatique exercée. Et il a eu bien du mérite face aux images présentées de kilomètres de véhicules particuliers présentés comme des Russes qui fuyaient pour ne pas être mobilisés. Des vidéos qui auraient pu être filmées n’importe où, qui ne prouvent rien et que pourtant, les excités de BFM TV vont affirmer avoir été tournées à la frontière avec la Géorgie. Face à l’inflexible porte-parole, ils vont insister de plus belle, invoquant des vols pleins en direction des pays qui n’exigent pas de visas…

Là encore, Alexander Makogonov va se retrouver devant les mêmes questions, la même agressivité. De la contre-offensive ukrainienne que les journalistes veulent à tout prix faire passer pour une grande victoire, à la mobilisation militaires partielle, tout va y passer. Il faudra encore remettre des vérités à leur place : la mobilisation partielle ne concerne que les réservistes ayant une expérience militaire. Quant aux référendums… l’attaque est en dessous de la ceinture, à l’image de la chaîne : « Pourquoi la Russie organise-t-elle des référendums proposant l’annexion du Donbass en pleine opération spéciale ? Est-ce que vous pensez que la population va souhaiter l’annexion par la Russie ?

« L’organisation des référendums découle de la bonne volonté des gens qui habitent dans ces régions-là. Ce n’est pas la Russie qui les pousse, ni qui organise ces référendums, elle les soutient simplement. Vous connaissez cette vieille maxime « vox populi vox dei », « la voix du peuple c’est la voix de Dieu ». Là nous sommes dans une procédure démocratique. Parce que ces gens-là n’ont pas le droit de décider de leur propre destin, à votre avis ? »

Comme à chaque fois que la Russie est concernée, le diplomate a dû se battre contre les arguments fallacieux qui lui étaient présentés concernant la contre-offensive ukrainienne, la mobilisation militaire partielle, les Russes qui fuyaient leur pays pour ne pas être mobilisés et les crimes de guerre commis par l’armée russe à Izium.

Force est de constater que quel que soit le média, le mot d’ordre est le même : écraser les arguments de la Russie à tout prix et mettre la vérité sous le tapis. Il me semble pourtant que ces gens-là, tout comme moi, ont appris qu’un journaliste doit toujours préserver la déontologie et l’éthique de son métier.

Certes, il est de bonne guerre de pousser l’interviewé dans ses retranchements, mais toujours avec une certaine retenue. C’est une interview que nous menons, par un lynchage médiatique pour faire le buzz. Mais il est vrai qu’eux et moi n’avons pas le même dictionnaire. Déontologie et éthique sont dans le mien, pas dans le leur !

Valérie Bérenger