1

Chère Marine, il faut revenir aux fondamentaux de votre parti

Lettre à Marine Le Pen

Chère Marine,

Avec tout le respect que je vous dois, permettez-moi de m’adresser directement à vous.

Je fais encore partie de l’ancienne garde et j’ai fait la connaissance de votre père en 1965 à l’occasion de la campagne présidentielle de Jean-Louis Tixier-Vignancour où nous avions organisé le meeting de Cannes avec Jacques Peyrat.

Depuis cette date et celle de la création du Front National, j’ai toujours apporté ma voix et celles de nombreux compatriotes au parti de votre père puis au vôtre.

Il me semble que l’élection présidentielle de 2022 devrait être une répétition de 2017, donc avec une confrontation au second tour identique. Inutile de vous faire souvenir le pourquoi et le comment de votre défaite, vous le savez mieux que moi.

Cette pandémie du Covid-19, a été gérée en dépit du bon sens, depuis son origine et jusqu’à aujourd’hui. Car la première et principale mesure qu’il fallait prendre, et qu’il faudrait toujours prendre, serait la fermeture totale de nos frontières. Ce qui aurait pour but de nous éviter les nouveaux « variants » : anglais, sud-africain, brésilien, californien et demain lequel ?

Tous les pays qui ont pris cette sage décision se sont tirés d’affaire bien mieux que nous, et même l’Allemagne l’adopte aujourd’hui.

Cette pandémie vous offre une réelle chance de prendre votre revanche sur un Emmanuel Macron affaibli, pour le moment !

Il s’agit là, je le pense, être votre dernière chance d’accéder à la présidence. Car, à mon humble avis, 2027 offrira à la France de nouvelles opportunités.

D’autre part, vous constatez et commentez la progression spectaculaire de tous les partis qui se situent à la droite de la droite : l’Autriche, la Hongrie, la Pologne, hier. Et, peut-être demain, l’Italie, mais également l’Espagne avec nos amis de VOX et, il y a quelques heures, le Portugal.

Il est nécessaire de revenir aux fondamentaux de votre parti et, durant toute cette longue période de campagne qui approche, argumenter pertinemment sur ce qui mobilise la majorité de notre pays :

-L’arrêt de l’immigration illégale, son contrôle et l’expulsion massive de tous les migrants illégaux, quoi qu’il en coûte ! Puis l’établissement de quotas pour une immigration choisie.

-Une lutte implacable contre l’insécurité, l’éradication totale des zones de non-droit dans nos grandes villes et les banlieues périphériques, la reprise du contrôle du trafic des drogues et des dealers par tous les moyens.

-L’expulsion immédiate de tous les étrangers condamnés et la déchéance de nationalité, suivie de l’expulsion des binationaux récidivistes.

– Une véritable guerre contre les islamistes, leurs associations, leurs imams et ceux qui les soutiennent.

-La relégation, hors de la métropole, des criminels et assassins récidivistes de nationalité française.

-La police Nationale est attaquée, agressée, caillassée, blessée et même tuée. Il faut l’autoriser à se défendre en état de légitime défense : elle a les armes pour cela. Vous avez son soutien quasi général. Comme vous avez le soutien également de la majorité des hauts-gradés de notre armée et des forces de l’ordre.

-Mettre fin à l’interminable, et inutile, mission de notre armée au Mali et en Afrique. Ni Boko-Aram, ni Al-Qaïda, ni Aqmi, ni les autres groupuscules de djihadistes, n’ont pour objectif de « terroriser » la France (surtout si l’armée française se retire). Mais, bien au contraire, de rétablir un califat islamique en Afrique. C’est leur seul but et ce ne sont pas les 5000 militaires français, isolés dans ces vastes territoires, qui pourront l’empêcher.

Enfin, avec tous vos moyens et toutes vos forces, vous opposer fermement contre l’éventuelle entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. Et, dans la mesure du possible, œuvrer pour la participation de la Russie à cette Europe.

J’ai eu le privilège de vous rencontrer, il y a quelques années, lors d’un salon du livre à Port Barcarès où nous avons pu échanger quelques minutes, et je vous avais offert mon livre « Camus l’Algérois ».

Je vous prie de croire à toute ma sympathie pour votre engagement politique.

Bien à vous.

Manuel Gomez