Chers amis de Riposte Laïque, vous devez faire face à l’alliance de la lâcheté et de l’imposture

Publié le 7 février 2011 - par
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Lorsque, comme vous, l’on a choisi de risquer sa liberté par amour de la Liberté, il est particulierement pénible de reconnaitre et de faire face à l’alliance de l’imposture, de la lâcheté, de la mediocrite et de la sottise, de la vanité et du vil intérêt au sein même de la Nation, de la culture qui est la sienne et du pays que l’on chérit et dont on veut défendre à tout prix et préserver pour l’avenir le meilleur de lui-même (Pour la France et pour le Monde).

Vous ne manquez certes pas de fortitude, de courage et de perspicacité mais il sera toujours bon pour vous et chacun de votre équipe ou de vos hôtes, de vous savoir reconnus et aimés de chacun d’entre nous qui apprécions votre recherche de la vérité, votre combat pour la dire, la faire respecter et l’entériner avec le souci de l’urgence.

Car ce combat vous ne le menez certes pas sans souffrance : vous vivez, vous, et vos compagnes et compagnons de résistance des grands moments d’enthousiasme, mais aussi des moments de solitude en compagnie d’ Etienne Dolet, Victor Hugo, Walter Benjamin, Margarete Buber-Neumann, Jules Isaac, Conrad Veidt, des Tchechoslovaques trahis par le monde libre pour sauver la paix, en 1938.

Quand bien même l’on s’y était préparé et que l’on se sait honnête et clairvoyant, vivre ce climat déletère de « dénonciation », de désillusions, de calomnies et de contre-vérités, cette atmosphère mesquine de guerre civile… lorsque l’on est sensible, c’est éprouvant parce que c’est infiniment triste et désolant. On y contemple des abimes qui donnent le vertige quand bien même l’on garde son equilibre.

Vercors dans l’une de ses nouvelles « La marche a l’étoile », nous décrit le lamentable chute du merveilleux M. Moritz qui croyait tant en la France, lorsqu’il découvre que ce sont des gendarmes francais qui le trahissent, lui et les autres.

Il n’est pas le moment de préciser la nature de notre soutien, ni de tempérer cette solidarité par des critiques positives, comme cela se fait trop souvent de nos jours, mais de vous renouveler a vous, Pierre et vos amis, mon empathie et mon affection ainsi qu’à M. René Marchand (qui, aux Assises de Charenton, a su jeter le pavé dans la mare avec style), à Christine, et Anne … dont la douceur féminine transparait dans leur intelligente ardeur a combattre la cruauté et l’injustice.

Pensees cordiales à vos familles et a vos proches. Ca Ira !

Shalom,

Elisheva Rochefort

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