Chez moi l’étranger est roi

Publié le 6 février 2012 - par - 1 555 vues
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C’est une jolie histoire que je vais vous conter.

J’habitais une maison coquette avec mes enfants. Un beau jour, une personne est venue chez moi, puis s’est installée, sans y être invitée. Cette personne ne parlait pas un mot de ma langue.

Bien entendu en tant que croyante je ne pouvais chasser cette personne qui semblait si malheureuse avec ses 5 enfants.

Je vivais déjà dans la pauvreté, à découvert tous les mois, mais bien entendu, ma générosité m’obligeait à offrir le couvert et le gîte à ces 6 bouches supplémentaires, au détriment, des besoins si peu importants, de mes enfants.

Puis cette personne qui ne partageait pas les mêmes convictions religieuses que moi, me demanda de ne plus acheter de viande de porc, mais uniquement de la viande respectant ses convictions personnelles. Ma bonté d’âme m’ordonna d’obéir, je privais donc avec plaisir, mes propres enfants de la viande de mon terroir, pour le bien être de notre communauté. Il était hors de question que j’oblige mes invités à manger selon mes désirs. L’étranger est roi, chez moi.

Vint enfin le jour où nos enfants furent grands, assez pour travailler. Comme notre président, un certain François, avait décrété que seuls les jeunes étrangers pouvaient postuler à des emplois publics, ce fut un immense plaisir d’apprendre que les enfants de ma « colocataire » avaient tous un emploi garanti. Les miens moins chanceux devaient attendre, mais ce n’était que justice. L’étranger est roi chez moi.

Enfin vint l’heure de la retraite pour moi. Mon amie qui ne parlait toujours pas un mot de ma langue me fit comprendre qu’il était temps pour moi de partir, me montrant la porte.

Ses enfants, avaient finalement préféré un travail dans le « commerce » comme ils disent, bien mieux « payés » que les emplois réservés pour eux par le président.

Mes enfants étaient au chômage, j’étais ruinée, je n’avais plus rien à manger et plus de toit sur la tête. J’ai tenté de reprendre ma maison, mais la justice m’a condamnée à payer des dommages et intérêts à mon « hôte » et l’a autorisée à rester dans ma demeure, car j’étais une raciste Souchienne.

Quelques années plus tard, alors mariée (sans en avoir eu le choix) à un polygame de 35 ans, j’apprenais que notre nouveau président était une femme, une certaine Marine et notre premier ministre un certain Copé. Cela ne semblait pas plaire à tout le monde, à ce que je comprenais, ne parlant pas la langue de mon nouveau quartier.

Ne voulant pas me faire lapider comme mon ancienne voisine, qui avait eu l’audace de regarder l’Imam du quartier sans être voilée comme l’exige notre loi, je préférais faire profil bas et ne pas donner mon avis sur la question. Dura Charia Sed Charia.

Marine n’avait pas été élue démocratiquement, car depuis le droit de vote des étrangers, et les flux massifs d’immigration des premières années de présidence de François, les nationaux étaient minoritaires et n’avait pas le droit de s’exprimer sur notre État islamique.

A l’aide de l’armée de mécréants et d’infidèles, elle était parvenue au pouvoir par la force, menaçant notre religion d’amour et de paix et prônant un retour à une justice archaïque basée sur les valeurs d’une république Laïque… 

La communauté internationale cessait toute relation diplomatique avec la France, à l’exception de l’Autriche, la Suède, la Finlande et la Norvège.  Les États-Unis-Islamiques préparaient une riposte d’ampleur à ce fait d’arme, 2020 allait se terminer dans un bain de sang…   

Anne-Lise Aram

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