Chirac, ou pourquoi la République honore les traîtres

Publié le 3 octobre 2019 - par - 886 vues
Share

La disparition de Jacques Chirac fournit à qui veut bien s’en donner la peine de remarquables éléments de réflexion sur la façon dont elle bourre le crâne de ses citoyens et les asservit à une bien-pensance qui lui permet de s’auto-entretenir facilement comme « leur meilleur système de gouvernement ».

C’est particulièrement facile avec Jacques Chirac qui présentait une dualité très rare chez nos politiciens : il était à la fois sincèrement empathique et respectueux du peuple des « petites gens » (nombreux exemples cités depuis une semaine), et son don personnel de guérisseur (méconnu et caché) en était sans doute une explication. Mais c’était « en même temps » le politicien-type, arriviste et axant tout sur sa carrière, au point de trahir systématiquement ceux qui pouvaient le considérer comme un ami-allié. Chaban, Giscard, Sarkozy en ont tous fait les frais, pour le plus grand malheur de la France (car comme de Gaulle, et par opposition à Franco, l’état dans lequel il laisserait le pays ne lui donnait aucun état d’âme). Aucun de nos autres politiciens récents n’a présenté cette particularité qui rend les hommages citoyens si sincères et la critique si absente (sauf quelques exceptions cachées par le système).

Parce qu’on attend d’un chef d’État autre chose que d’aller jouer de l’accordéon chez l’habitant, ou de flatter le cul des vaches, énumérons donc les conséquences (tellement visibles aujourd’hui) de la « gouvernance Chirac » (à la suite de De Gaulle et Mitterrand) :

Il est largement complice (car pas seul responsable ?) de l’élection de Mitterrand en 1981, puis avec toute la complicité de la fausse-droite-républicaine, du cadeau de 20 régions sur 22 à la gauche pendant 12 ans (par son ostracisme confirmé à l’égard des patriotes anti-gauchistes), donc, par ricochet, du passage momentané du Sénat à gauche (par le nombre de grands électeurs offerts), et enfin du lent asservissement de nos citoyens à l’idéologie gauchiste, moderniste, progressiste, qui nous conduit aujourd’hui au crime contre l’humanité que constitue la PMA (et ce n’est pas fini).

Sur le plan économique ce n’est pas mieux (et pas pire car rien n’est pire que cette trahison du pays), ses choix européens, ses absences de réformes (tentées mais annulées à la première manif gauchiste) mettent aujourd’hui la France au bord du gouffre.

Mais comme il faut éviter toute prise de conscience des citoyens « cervo-lavés », de ces réalités (aussi claires que de l’eau de source, dirait Enthoven?) la République déploie tous ses fastes, toute sa propagande, avec l’aide des merdias complices, pour nous persuader que nous avons eu beaucoup de chance et qu’il ne faut envisager aucun autre régime pour la remplacer. Son objectif naturel et pervers qui consiste à abattre la civilisation occidentale (parce qu’elle est d’origine et d’essence chrétienne!) n’est pas encore atteint et elle a bien l’intention de continuer son œuvre de mort.

On peut faire confiance à tous les guignols et traîtres qui se succéderont à l’Élysée, même s’ils n’étaient pas complices délibérés de son œuvre (comme le locataire actuel), la République (par ses éminences grises) ne leur permettra jamais de réparer et redresser ce pays, de travailler pour le bien de ses citoyens et dans l’intérêt général.  Mitterrand l’avait déjà dit.

Sauf une nouvelle Jeanne d’Arc, RIP la France et les Français (de souche et de cœur)…

Denis Bigeard

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.