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Choupinet réélu : sait-il dans quelle galère il a mis les pieds ?

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« Ouf ! Je l’ai échappé belle ! ». Telle a dû être la réaction de Marine Le Pen dimanche soir en apprenant que les Français avaient choisi l’autre zigoto pour président de la République, la renvoyant sagement à ses chats.

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Soyons lucides : vous êtes le pilote d’un avion de chasse en train, à la suite de quelque incident de vol, de descendre en vrille, et dont le crash n’est plus qu’une question de secondes. Qu’est-ce que vous faites ? Je n’en sais rien, mais moi, je vais vous le dire tout de suite : j’actionne illico le siège éjectable.

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Choupinet est le président d’une France devenue un vieux rafiot qui prend l’eau par l’avant, le milieu et l’arrière (l’arrière surtout : Choupinet adore). Saura-t-il faire face avec ses petits bras musclés (et son torse artificiellement velu) aux cataclysmes existentiels qui vont embraser notre pays dans les mois qui viennent ? Lui qui, lors de l’acte IV des Gilets jaunes, avait transformé l’Elysée en ce que devait être le bunker de tonton Adolf au moment où les troupes soviétiques n’étaient plus qu’à quelques kilomètres de la future ancienne capitale du Reich de 1000 ans ?

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Lors du soporifique débat de l’entre-deux-tours, Choupinou n’avait pas hésité à évoquer l’hypothèse d’une guerre civile en France. Evidemment, en précisant : « si vous êtes élue, Madame Le Pen » (sous entendu : « Avec moi, les Français peuvent, de ce côté-là, dormir sur leur deux oreilles… »).

Je crois notre bon Choupi suffisamment lucide pour avoir compris que la guerre civile, on y va tout droit, lui ou n’importe qui d’autre à l’Elysée. Une guerre civile qui prendra fin lorsque le pouvoir suprême – pour reprendre le cadre du roman « Soumission » de Michel Houllebecq (on remarquera que l’article de Wikipédia qualifie bien le roman d’ « anticipation » et non d’ « uchronique » : j’insiste ?) – sera entre les mains de Mohammed Ben Abbes, président du parti « La Fraternité musulmane », soutenu par les quelque 15 ou 18 millions de musulmans présents sur notre sol dans les années qui viennent. Les Gaulois encore en vie se seront convertis à l’islam – comme les Bosniaques à partir du 16ème siècle : pour avoir la paix. Les autres auront fait leurs valises, pour je ne sais où.

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Dans leur bouquin Un président de la République ne devrait pas dire ça, les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme rapportent les propos extralucides de François Hollande sur l’islam et la submersion migratoire. Florilège :

  • « Quand on lit Finkielkraut, Zemmour, Houellebecq, qu’est-ce que ça charrie ? Toujours la même chose, la chrétienté, l’histoire, l’identité face à un monde arabo-musulman qui vient… C’est ça qui fait que les gens basculent, ce n’est pas parce qu’ils ont perdu 3 % de pouvoir d’achat – qu’ils n’ont pas perdu d’ailleurs ! – ou parce qu’ils sont chômeurs. Il y a des choses qui les taraudent, ils arrivent dans un train, ils voient des barbus, des gens qui lisent le Coran, des femmes voilées »
  • « Il y a à la fois des choses qui marchent très bien et l’accumulation de bombes potentielles liées à une immigration qui continue. Parce que ça continue »
  • « Je suis convaincu que, quand on interroge les Français, ils sont majoritairement sur [la position du RN]. (…) Ils pensent : “On est plutôt des Blancs, il y a plus de Blancs que d’autres.” »
  • « [L’équipe de France de football est en proie à une] « communautarisation, une segmentation, une ethnicisation ».
  • « Je pense qu’il y a trop d’arrivées, d’immigration, qui ne devrait pas être là. »
  • « Les nouveaux immigrés, c’est Sisyphe ! On les fait parler français, et puis arrive un autre groupe, et il faut tout recommencer. Ça ne s’arrête jamais (…). Donc, il faut à un moment que ça s’arrête »
  • « Qu’il y ait un problème avec l’islam, c’est vrai. Nul n’en doute »
  • « Le voile ? Un asservissement »
  • « On ne peut pas continuer à avoir des migrants qui arrivent sans contrôle, dans le contexte en plus des attentats »
  • « Comment peut-on éviter la partition ? Car c’est quand même ça qui est en train de se produire : la partition »

Courageusement, Hollande jura ses grands dieux ne pas avoir tenu ces propos. Les journalistes avaient au contraire maintenu, et les choses en étaient restées là : l’homme au casque et scooter s’était finalement écrasé.

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Choupi imagine que quand ça tournera au vinaigre, il pourra toujours se diriger fissa vers son riad de Marrakech ou une de ses nombreuses résidences dans les paradis fiscaux, là où il a placé les dizaines de millions d’euros qu’il a gagnés lorsque, banquier d’affaire chez Rothschild, il a négocié la vente de la branche nutrition infantile du géant pharmaceutique Pfizer au géant agroalimentaire suisse Nestlé pour la modique somme de 11 milliards d’euros.

On le laisse à ses illusions ? Il y a forcément quelques fins limiers, chez « nous » ou ailleurs, qui retrouveront sa trace de part le vaste monde et s’en feront une superbe cible. Pendu par les pieds, à poil, lui et sa (son) Bizitte, comme Mussolini et sa compagne, pour la photo de famille ?

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Une autre guerre attend incessamment sous peu le mari de Bizitte : c’est la guerre contre la Russie. Quand les missiles ukrainiens ont coulé le « Moskva », ils ne l’ont pas visé au hasard. Ce sont les avions Awacks  américains qui ont guidé leur trajectoire. Ce qui fait des Américains des cobelligérants en bonne et due forme dans le conflit qui oppose Kiev à Moscou. Les Russes sont en conséquence parfaitement en droit de répliquer. Le feront-ils tout de suite ? Sans doute pas avant l’automne prochain, lorsque leur « Satan2 » sera parfaitement au point . On peut alors s’attendre à un festival de mégatonnes sur la planète, et pas sûr que Choupi ait la combinaison Damart adéquate pour se protéger des effets délétères du rayonnement radioactif subséquent. Nous non plus, évidemment…

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Les plus optimistes d’entre vous, chers lecteurs, vont me dire que tout ça, c’est de la pure uchronie. Les autres me diront que c’est de l’anticipation à plus ou moins long terme.

Qui vivra verra ?

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Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni