Chrétiens d’Orient : l’exacte préfiguration de ce qui nous attend

Publié le 11 avril 2014 - par - 1 738 vues
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La chrétienté d’Orient est condamnée, comme le fut la Tchécoslovaquie en 1938 et la Pologne un an plus tard. Au lieu de se plaindre gentiment, La Croix ferait mieux de rentrer carrément dans le lard de ceux  qui entérinent ainsi la fin de deux mille ans d’une histoire qui nous concerne, ici, intimement. La lâcheté des décideurs culturels français est un étalon pour le reste du monde.

http://religion-gaulmyn.blogs.la-croix.com/encore-une-fois-on-a-oublie-les-chretiens-dorient/2014/04/07/

Les Chrétiens d’Orient sont en vérité les Juifs de ce début de siècle. Pourchassés, traqués, pogromisés, assassinés, dispersés par la violence. Ne manque à ce tableau que la concentration dans des camps, encore que la Turquie et le Liban en hébergent suffisamment, venus de Syrie, pour que l’on puisse parler d’une forme authentique de déportation.

Le silence des occidentaux sur ce drame, la chape qu’ils font peser sur la disparition de ce qui les a, qu’ils le veuillent ou non, constitués pour une grande part, sont intolérables. Le pire étant, sans doute, la molle acceptation du fait criminel par un épiscopat, français notamment, davantage préoccupé par ses relations avec l’Islam que par la compassion active envers sa fratrie du Levant.

La stratégie des uns et des autres apparait ici pour ce qu’elle est en profondeur : l’Islam est devenu pour de bon une force politique en Occident, encore masquée par le plâtre religieux mais d’ores et déjà capable, par simple effet d’inertie, de paralyser toute velléité de maintenir face à lui, en Orient, une quelconque opposition. Lorsque La Croix elle-même emploie, du bout des mots et comme une incantation, l’expression Terre d’Islam pour constater la fin programmée des Chrétiens là-bas, tout est dit.

La France, faut-il le rappeler, est aujourd’hui Terre de Conquête, ou de Guerre, comme on voudra. Nombreuses sont les mosquées, construites de force sous l’oeil stupéfait des citoyens, qui portent ces noms, soit directement, soit par le biais de quelques « matakoufars » célèbres. Imagine-t-on une cathédrale ou une église, au centre de Rabat ou de Doha, portant le nom et la devise de Charles Martel ? Eh bien, c’est ce que l’on nous prie instamment de subir ici même, et gare à celui qui conteste le fait du Prince.

C’est pourtant ce que l’élan musulman impose de plus en plus ouvertement à travers le monde. Chez lui, la main de fer et la mise au pas de l’individu à coups de fouet et de sabre si nécessaire, ailleurs, le gant de velours, la parole suave, le discours des victimes et le projet avoué de s’étendre, de prendre, de s’installer et de dominer. Nous connaissons désormais un certain nombre de complices de cette entreprise, qu’ils soient utilement idiots ou payés en parfaite conscience pour cela. Ils agissent dans tous les domaines qui font une société. Ils la minent, l’affaiblissent, la livrant au doute, à la haine d’elle-même, au désir de suicide. Nous voyons quotidiennement, partout, les ravages que cause cette corruption ; aucun pays, aucune nation, aucun peuple n’en est à l’abri.

Parce que leur tour est venu au bout d’une longue, douloureuse et souvent sanglante résistance, les Chrétiens d’Orient paient en ce moment le prix fort de cette vague dont les chefs sont laissés libres d’agir comme ils l’entendent par un Dieu qui commande tout. Ici des massacres, là des prêches annonciateurs de la victoire, ailleurs des caresses aux puissants du moment, partout, le calcul, expéditif ou à long terme. Tactiques diverses laissées à l’appréciation des uns et des autres, tolérée en fin de compte par tous, en apparence dérégulées, mais pour une stratégie unique, intangible : la victoire finale. Qui n’a pas compris cette équation d’une absolue simplicité n’a rien compris.

Le drame est que nos gouvernants la connaissent parfaitement, cette équation-là. Qu’ils soient de gauche ou de droite, et même du centre, ils ont fait le choix de tenter de la domestiquer, de lui donner les couleurs du pays d’accueil. Faisant semblant d’oublier, pour ce qui concerne notre pays, que moins d’un siècle après qu’un nomade illuminé ait exterminé dans le sang tout ce qui pouvait s’opposer à lui en Arabie, les troupes de ses successeurs ravageaient le Poitou et la vallée du Rhône. Amateurs !

Jean Sobieski

 

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