Christian Delarue et la clique du Mrap exigent ma mort sociale

Publié le 24 mai 2013 - par - 2 611 vues
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Je tombe sur une page de Mediapart relatant une agression contre un adolescent d’origine algérienne, blond aux yeux bleus, à Manosque : le jeune Arezki Benouali.

http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-guerrini/230513/con-darabe-une-si-jolie-petite-ville

Je ne me prononcerai pas sur cette affaire, ne la connaissant pas dans le détail. En tout cas, Médiapart étant un site résolument bien-pensant, pour ne dire gaucho-mondialiste, je laisse imaginer le nombre de commentaires publiés à la suite de cet article, contre la bête immonde nationaliste, contre les méchants patriotes, contre la méchante extrême droite (ou parfois « droite extrême », le MRAP s’acharnant à populariser ce distinguo). L’article, signé Pierre Guerrini, est finement rédigé de manière à travailler l’émotion. On aimerait du reste que nos antiracistes usassent d’un ton aussi dramatique et aussi véhément pour dénoncer le crime récent de Londres, où un soldat britannique fut atrocement dépecé. Mais n’en demandons pas trop… Sinon, Oumma.com relaie aussi l’affaire.

http://oumma.com/16792/calvaire-darezki-benouali-mere-cherche-desesperement-u

Sur Médiapart, je lis l’article, puis je parcours les commentaires. Toujours la même chose : la méchante droite, les méchants Français de souche moisis, les méchants patriotes, tout ce méchant monde qui passe son temps à tabasser de gentils adolescents issus de l’immigration. Dont acte. Du grand classique. Je passe sur les allusions au Front National ; je passe sur les propos suggérant que le moindre signe de patriotisme devrait passer sous les fourches caudines de la justice. On trouve même des internautes déplorant une justice fascisante, entièrement au service des méchants blancs « souchiens » racistes, et ne faisant rien pour arrêter les avancées de la bête immonde, elle-même encouragée par le parti socialiste (rien que ça !) qui s’est pris d’une passion récente pour le drapeau français bleu-blanc-rouge… Mais que fait la justice ? Tous ces blancs ignobles qui massacrent de jeunes immigrés à longueur de journée ! Faudrait quand même que Taubira se bouge les fesses ! Faudrait quand même que le gouvernement mette un terme à toutes ces horreurs !

Mais l’essentiel n’est pas là. Surprise : je tombe sur les nombreuses interventions de Christian Delarue, un cadre du MRAP, l’association subventionnée dite « antiraciste », laquelle souhaite, on le sait, la mort sociale de deux intervenants aux Assises sur l’Islamisation, Renaud Camus et Jacques Philarcheïn. Le commentaire de Delarue sur ma modeste personne vaut la peine qu’on l’analyse. Je le reproduit tel quel avec les fautes.

Y ajouter le drapeau tricolore BBR – mais l’européen n’est pas mieux – c’est le plus souvent « infecter » le triptyque, c’est ajouter la peste nationaliste qui pourrie les consciences, qui mine l’humanisme qui, pour être tel, dans sa vérité et son authenticité, est nécessairement transnational, avec une préférence sociale pour les démunis. D’ou la critique de l’immigrationnisme de PA Taguieff ou du sanspapiérisme de Philarchein (RL) qui peine à combattre « l’inversion des valeurs ». C’est simple et accessible dès le premier cours de philosophie de terminal : un humanisme strictement national est un humanisme borné, limité. Pire, une anomalie, une entourloupe.

capture d'écran mediapart delarue mrap philarchein

Capture d’écran Delarue Philarchein
Cliquer pour voir l’image en grand

Le laïus du début est une récrimination contre le drapeau bleu-blanc-rouge, jugé trop « national », ce qui est un crime aux yeux du MRAP. Le tryptique, c’est la devise liberté-égalité-fraternité, que Delarue préfère au drapeau, et qu’il encense, alors que les deux réalités sont indissociables. Mais c’est la suite qui m’intéresse.

1) Pour des raisons que j’ignore, je suis assimilé à Pierre-André Taguieff, que je ne connais pas (je l’ai contacté une fois par mail, il ne m’a jamais répondu ; j’ose croire que nos personnalités et même nos positions philosophiques sont sensiblement distinctes, même si nous nous rejoignons sur certains points).

2) Je suis considéré comme un tocard qui échoue dans son combat, stupide, contre l’inversion des valeurs (cela sous-entend, du reste, que Delarue soutient et appuie cette même inversion, ce qui n’est pas à son honneur).

3) J’ai droit à une leçon de philosophie : un bon prof de terminale (qu’il écrit « terminal »), c’est quelqu’un qui enseigne que le nationalisme est le mal, et le mondialisme le bien (on appréciera, dans la bouche d’un « rouge » comme Delarue, l’emploi de l’adjectif « transnational », qui désigne les oligarchies capitaliste, mais Delarue ne le sait pas).

delarue

Ce faisant, Delarue oublie que le Contrat Social de Rousseau, œuvre au programme de terminale, colonne vertébrale de la pensée républicaine, fait de l’intérêt général la valeur politique suprême, cet intérêt général étant défini par le vote à valeur législative (référendaire) du corps électoral, à l’intérieur de ses frontières, sans aucune connotation immigrationniste ou multiculturaliste, ces concepts n’existant pas chez Rousseau. « Tout patriote est dur aux étrangers » écrivait d’ailleurs Rousseau, sans concession, dans les première pages de l’Émile.

http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/citation/tout_patriote_est_dur_aux_trangers_ils_ne_sont_qu/123409

Au delà de ce commentaire, que retenir ? Delarue, le Mrap souhaitent ma mort sociale, et la mort de Riposte Laïque. En ce qui me concerne, Delarue milite activement, via les procès du MRAP, pour que je sois condamné, et par voie de conséquence, viré de l’enseignement. Il ne l’écrit pas, certes. Mais c’est l’évidence.

Rousseau, philosophe patriotique genevois, auteur du Contrat Social

Rousseau, philosophe patriotique genevois, auteur du Contrat Social

Jacques Philarcheïn

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