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Christine Angot me fait penser à Norman Bates, dans Psychose…

Avant d’entrer dans le vif du sujet, deux points sont à préciser : un, je n’ai aucune inclination pour François Fillon, un serviteur du système ultralibéral et, par voie de conséquence, immigrationniste ; deux, s’il avait agi comme je le lui suggérais dans un article de Boulevard Voltaire, il se serait grandi et, dans le même temps, aurait épargné aux Français cette hystérie médiatique qui pourrit l’actuelle campagne présidentielle.

http://www.bvoltaire.fr/francois-fillon-face-a-conscience-aux-francais/.

À présent, concentrons-nous sur le cas Christine Angot, laquelle, pour des raisons que la raison ignore, a été conviée à une invective contre le candidat François Fillon sur le plateau de L’Émission politique de France 2, jeudi 23 mars 2017, dans une « tentative de dialogue », comme l’a souligné le présentateur après coup.

Proclamée écrivain par une bande d’incultes – ou de malhonnêtes, ce qui est peut-être pire, la pénible dame s’est donc excitée sur le candidat des Républicains. Cette fois-ci autrement qu’en racontant ses ébats avec un rappeur dont le nom de scène relève d’une tendance libidineuse manifeste, dans un style d’une affligeante pauvreté, loin de l’excellence littéraire d’Histoire d’O, de Pauline Réage (ou Dominique Aury). Eh, oui, « chère » Christine, reprenant librement la fameuse phrase de Simone de Beauvoir, on ne naît pas écrivain, on le devient… ou pas !
D’où je parle ? Depuis quelques années de lectures où, entre autres – et je ne parle là que des femmes –, j’ai « croisé » Madame de La Fayette, George Sand, Charlotte et Emily Brontë, Colette, Virginia Woolf, etc., autant de plumes à des années-lumière de votre médiocrité égocentrique et vaniteuse au possible !

Je rappelle, pour preuve, que sur le plateau de Ruquier, madame Angot s’est un jour payé le luxe de mépriser les écrits des hommes et femmes politiques en général, ignorant certainement que Chateaubriand – pour ne citer que lui – approcha ladite politique de très près ! Ceux qui ont lu des textes du vicomte reconnaîtront volontiers son style exceptionnel, qui se rit sûrement, outre-tombe, de la prose de l’intéressée !

Ainsi, la voix boursouflée par un gauchisme mondain, Angot a prétendu se payer François Fillon. Elle n’a fait qu’ajouter au poids de son ridicule, déjà bien en chair !

Le regard aussi rassurant que Norman Bates, dans son sombre motel hitchcockien, elle s’est donc déchaînée. Il faut dire que cette groupie de François Hollande – qui a récemment publié une lettre dithyrambique dans le Journal du Dimanche, lui demandant de revenir sur sa position de ne pas se présenter – avait un os de choix à ronger !

(http://www.lejdd.fr/Politique/La-lettre-de-Christine-Angot-a-Francois-Hollande-850211)

Sitôt qu’Angot a commencé à parler, nous avons dû subir « un exemple personnel », sa marque de fabrique, car le monde est bien trop banal pour être raconté : Angot parle d’elle et rien que d’elle ! Cet exemple, lourdement mis en scène dans un souci de spectacle du moi, visait à démontrer qu’un cadeau est forcément intéressé, impliquant un service à rendre ultérieurement pour qui l’acceptait. Pour les costards offerts à François Fillon – au prix, certes, exorbitant ! –, cela reste à démontrer. Pour faire bonne mesure, Angot aurait pu nous parler des cadeaux de la République dont a longtemps bénéficié sa consœur, Mazarine Pingeot. Mais on ne mord pas la main socialiste qui vous nourrit, ça se tient !

Et de nous asséner un couplet sur la littérature, via la Revue des Deux Mondes et l’emploi présumé fictif de l’épouse de François Fillon, professant qu’« il y a des choses qui ne s’achètent pas ; l’idée qu’il y a certaines choses qui comptent plus que l’argent ». Passons sur l’accusation et concentrons-nous sur la contradiction de cette affirmation : comment vit-elle, Angot, d’amour et d’eau fraîche ? Il me semble qu’elle est rémunérée pour ses déjections textuelles surmédiatisées ?

À un moment, David Pujadas suggérant que François Fillon pourrait répondre, elle a tranché : « Non, c’est pas un dialogue ». Effectivement, c’était une diatribe !

On a eu le droit au fameux « front républicain mis en danger » par le candidat, selon elle. Avec une pareille représentante, le front est bas !

Ensuite, c’est parti en vrille : « Le pompon de cette histoire, c’est le coup de Bérégovoy que vous nous avez fait tout à l’heure ! Ça, ça ne passe pas, monsieur […] Est-ce que vous nous faites un chantage au suicide ? »

Pour mémoire, Bérégovoy s’est suicidé en 1993, accablé par une presse avide de scandale, dont un certain Edwy Plenel, qui lui reprochait un prêt sans intérêt accordé par un ami.
Où l’illuminée de chez Flammarion a-t-elle vu que François Fillon avait voulu ou tenté de se donner la mort ? Précisons la nuance, il a juste dit qu’il avait pensé à Bérégovoy et sa solitude devant la meute enragée. Ou quand les fantasmes d’Angot se mêlent de réalité !

François Fillon lui a cependant renvoyé la balle : « Le coiffeur de François Hollande, ça ne vous a pas choquée, naturellement. » Il lui a aussi balancé sa mise en examen pour diffamation. Ce à quoi elle a répondu, toute honte bue : « Moi, c’est parce que je dis la vérité quand j’écris, figurez-vous ! » La vérité est toujours à gauche ! Heureusement que la Résistance n’y a pas souscrit, étant donné que la gauche était massivement à Vichy !

Le sommet de la bêtise a été atteint avec cette éructation : « Ça sert à ça la littérature, parce qu’on ne peut pas parler avec des gens comme vous ! » Non, madame, la littérature ne sert pas à régler ses comptes, mais à sublimer le réel, pour le meilleur et pour le pire ! Inspirez-vous plutôt de ceci, si cela se peut : « Les convictions m’étouffent. J’éclate de colère et d’indignations rentrées. Mais, dans l’idéal que j’ai de l’Art, je crois qu’on ne doit rien montrer des siennes, et que l’artiste ne doit pas plus apparaître dans son œuvre que Dieu dans la nature. L’homme n’est rien, l’œuvre tout ! » (Gustave Flaubert, lettre à George Sand, décembre 1875).

« Il m’a fait venir parce que ce que je viens de vous dire, eux ils ne peuvent pas le dire », a-t-elle enfin jeté au visage de son interlocuteur, comme une diva sur le retour, en désignant le présentateur. Depuis quand les journalistes se retiennent d’accabler la droite, toute la droite ?!
Avec Angot, on n’a donc pas touché le fond, on a carrément attaqué la croûte terrestre !

Charles Demassieux