Christine, mai 68 a été une tragédie et les bobos n'ont toujours rien compris

christinebelfort2Je vous écris à partir du Québec. Je suis de près l’actualité en France (et ailleurs) dont les articles de Riposte laïque, Résistance républicaine, Comité Valmy et d’autres.
Je viens de prendre connaissance des deux articles de Riposte laïque reçus aujourd’hui.
Le premier par Christine Tasin que j’estime pour la rigueur habituelle de ses interventions :
Pourquoi je suis de gauche, pourquoi je bénis mai 68 et pourquoi je hais l’islam ;
Le deuxième par Galoupix qui nous dit presque le contraire :
Pourquoi je ne suis pas de gauche, pourquoi je maudis mai 68 et pourquoi je hais l’islam.
https://ripostelaique.com/passionnant-debat-sur-mai-68-au-sein-de-resistance-republicaine.html
Sans préférer la position de Galoupix, je tiens à signaler que j’ai aujourd’hui un malaise avec la position de notre amie Christine Tasin. Cela, non pas parce que je serais plutôt de droite que de gauche, mais parce que je trouve que Mai 68 a été un désastre et si j’avais été à l’époque un acteur fervent de la rébellion étudiante, je me serais définitivement ravisé depuis.
Je rappelle que De Gaulle était un ennemi juré des États-Unis pour une multitude de raisons. En voici quelques unes.
1) Avant même la fin de la guerre en 45, les USA planifiaient de maintenir un gouvernement Vichyste en France pour en faire un gouvernement de collaborateurs soumis non plus à l’Allemagne, mais soumis à l’empire anglo-saxon dont le centre du pouvoir s’est déplacé de Londres à Washington. Durant la guerre 39-45 et par la suite, les USA et le MI5, MI6 avaient des agents dans les zones d’influence française en Afrique et en Indochine (Voir notamment les publications de Annie Lacroix-Ris et les conférences de François Asselineau ; mais je pourrais ajouter le livre de Jean Sainteny sur l’Indochine).
2) Si le Vietnam a été partagé en deux (Nord et Sud, avec la guerre qui s’ensuivit) c’est parce que Roosevelt tenait absolument à empêcher le retour de la France en Indochine (Lire Sainteny).
3) De Gaulle a réussi à s’imposer et contrecarrer les plans américains, dans une large mesure.
4) Par la construction de sous-marins nucléaires, d’une force de frappe nucléaire et de porte-avions, De Gaulle a réussi à mettre en place des mesures de défense indépendants de la France. Donc plein de facteurs qui contrecarraient la volonté américaine de soumettre la France, comme aujourd’hui les américains tentent de soumettre la Russie.
5)    En 1967, le « Vive le Québec Libre » de De Gaulle à Montréal a mis les USA en furie. Il s’attaquait alors à ce que les anglo-saxons considèrent comme leur chasse-gardée. À partir de ce jour, les USA n’avaient qu’une chose en tête, obtenir que De Gaulle soit évincé du pouvoir en France. Et cela pressait. Les troubles de Mai 68 font partie des interventions occultes des services secrets américains.
6)    Je signale que l’accord Blum-Byrnes de l’après guerre facilitait la colonisation culturelle de la France par son industrie cinématographique, tout comme le système de pots de vin (toujours en place) favorisant la diffusion en France de la culture musicale anglo-américaine.
7) Pendant la guerre d’Algérie jusqu’à l’indépendance, 1959-1961, les services secrets américains et soviétiques rivalisaient pour expulser la France de l’Algérie à leur bénéfice. Je lisais plusieurs journaux de langue anglaise à l’époque et les nouvelles provenant de Reuters, UPI et AP parlaient régulièrement de cette rivalité en vue d’acheter les services des chefs de guerre rebelles en Algérie.
8)    N’en déplaise aux adorateurs de l’Union Européenne, il faut se rappeler que de nombreux Français collaborateurs du régime de Vichy voulaient une telle grande Europe (dominée par l’Allemagne) et en se mettant au service des USA, ils ont continué leurs manœuvres traîtresses pour affaiblir la France.
9) Le financement du parti Socialiste a été soutenu par les services secrets anglo-saxons. C’est un fait bien documenté maintenant. Rappelons-nous les valises bourrées de billets de banque versés pour les campagnes électorales de Mitterrand qui avait été décoré de la Francisque par Pétain en personne. Les valises de billets transitaient par Jean Jardin, l’ancien chef de cabinet de Laval (président de la France Vichyste).
10) Et pour finir je reviens sur le sujet de Mai 68. Daniel Cohn-Bendit, s’est déjà vanté d’avoir reçu des Américains la somme de 100 000 dollars pour la rébellion étudiante. Pensez-y sérieusement, pour un étudiant en 1968, c’était une somme considérable pour foutre le trouble en France contre De Gaulle.
Donc, à mes yeux, Mai 68, ce n’est vraiment pas de quoi être fier peu importe avec quelle ferveur les bobos l’ont vécu. Je considère Mai 68 comme une tragédie et les bobos n’ont toujours pas compris.
C’est aussi cela le contrôle idéologique en France, contrôle dont les médias ne parlent pas depuis des décennies.
François Gauthier
Président du FFI-Québec

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22 Commentaires

  1. La France se situe dans le fameux cri de Gracchus Babeuf, babouvisme, 1760 (dixit) tout ce qui est à toi est à moi, sauf la brosse à dent. Depuis, Jacquou le croquant, 1789, 1830, 1848, 1917(Russie),1920 (Congrès de Tours), 1936, 1968 sont passés. La France ne se remet pas du Marxisme léninisme, du Troskisme, du Maoïsme et du Castrisme, malgré le Bonapartisme et le Gaulisme. Et maintenant notre faiblesse congénitale nous a apporté subrepticement l’islamisme qui bien sur veut anéantir le Judaïsme, le Christianisme, le Protestantisme et La Démocratie Française.

  2. Pour ma part j’ai vécu mai 68 davantage comme un bouleversement de société plutôt que politique. Les manifestations se sont déclenchées dans tous les secteurs. Je ne suis pas certaine en disant d’où c’est parti, était-ce les étudiants ou les agriculteurs, les transporteurs routiers, les syndicats… mais tout le monde était à cran et tout s’est enflammé très très vite. Il fallait « changer » la société …nous vivions toujours comme au 19ème siècle alors qu’on parlait de faire les premiers pas sur la lune. La jeunesse, et en particulier celles des milieux modestes et ouvriers de l’époque étouffait et si les US avaient sur elle une influence, elle n’était pas politique mais plutôt une envie de ce vent de liberté de vivre à son goût, de penser par soit même, d’envisager un autre avenir ou tout bonnement de s’amuser, de danser, de sortir des carcans austères et rigides. Vouloir sortir d’un système patriarcal trop sévère. On était toujours sous le code Napoléon. Nous étions mineurs jusqu’à nos 21 ans sous l’entière autorité du père qui pouvait disposer de l’intégralité de vos revenus même si depuis l’âge de 14 ans vous alliez travailler en l’usine … De Gaulle avait mal géré l’Algérie, les Français n’avaient plus confiance en lui, il avait caché trop de choses sur le conflit, trop de fils du contingent étaient morts à cause d « événements » qui n’étaient même pas pour l’honneur de la France, le pays commençait à voir arriver des musulmans alors qu’il avait voté « oui » au référendum d’indépendance pour se débarrasser du fardeau. Pour les milieux étudiants plutôt fils et filles gauchos de bourgeois friqués c’étaient pour eux une façon de refaire le monde, les grandes idées sur la guerre du Vietnam, « peace and love » et de se rebiffer contre l’ordre établit, le capitalisme. Mai 68 ca a été toutes les classes sociales. Les étudiants gauchos de l’époque ont fait leur chemin, pour certains en politique. Mais qu’ont-ils vraiment retenus ou même compris de ce que la France en évolution souhaitait ?
    Je pense oui qu’ils n’ont rien compris mais le ne suis pas d’accord pour dire que mai 68 a été une tragédie, sur le plan magouilles politiques peut être et on en sait rien, mais pour ce qui est de la société Française il faut avoir vécu avant pour dire que c’était mieux après et qu’aujourd’hui nous avons des choses à défendre, qui font partie de notre culture, défendre aussi nos libertés à tous si chèrement acquise et qui se réduisent peu à peu en peau de chagrin

    • Mai68?
      Ce n’est pas moi qui vais pleurer la Grande Zohra. Ayant quitté la France en février 1968, chassé par le chômage, j’ai loupé cette page d’histoire (je m’en suis remis).
      Ce dont je me souviens, c’est la censure à tout va. Des colonnes entières caviardées dans la presse, et pas seulement le Canard enchaîné. Le Caveau de la République fermé, ses chansonniers muselés. Et à un de ses godillots qui objectait faiblement à je ne sais plus quelles nouvelles dépenses somptuaires « mais, mon général, l’économie… » cette réponse: « l’intendance suivra. » Elle a si bien suivi que j’ai dû aller voir ailleurs si l’herbe était moins roussie.

      • De ce que j’ai vécu, cela m’inspire plutot comme la grande kermesse des anarchistes. Il fallait changer la société mais personne ne savait dire comment! Ceux qui ont jouit de la situation furent tous les intellectuels de gauche plus ineptes les uns que les autres.
        Les premiers pas sur la lune , je les ai vécu personnellement le coeur plombé et dites moi un peu ce qu’ils ont apporté à l’humanité sinon pour satisfaire l’égo des américains? Poue la jeunesse ouvrière, que j’ai fréquenté un temps, étant bourgeois défavorisé, je n’ai vu que connerie et méchanceté et non épanouissement idéologique. On n’a pas attendu mai 1968 pour aller danser, avoir une vie sexuelle, etc! Le système patriacal, on est à fond dedans avec l’islamisation de la société!
        Pensez vous que la majorité à 18 ans soit une réussite quand la maturité est de plus en plus absente au rendez vous?
        De Gaulle a certes mal géré l’Algérie, mais on lui a glissé pas mal de peaux de bananes…
        Le « peace and love » aurait existé sans mai 1968. Ce ne sont pas les étudiants qui ont inventé la contraception!
        Moi qui suis plutôt loup que chien, combien de débats ais-je eu avec des communistes et leurs rêves irréalistes.
        Et voyez ou nous en sommes avec ces africains et musulmans venant nous réclamer des droits que nous avons si péniblement acquis!

  3. Merci pour votre article très instructif, qui me rappelle ce que j’avais entendu des pressions américaines pour affaiblir la France, en particulier concernant la guerre d’Algérie. Nous sommes donc dans la continuité des évènements de cette époque, et tous les gouvernement de plus en plus désastreux que nous avons eu depuis ne sont pas le fruit du hasard. Pour ma part, j’étais collégien a cette époque. Par mes ainés, j’avais remarqué que les études supérieures étaient organisées plus intelligemment à l’université avant mai 68 qu’après. Ce n’est qu’un petit exemple, mais il m’est resté à l’esprit. Et j’ai vu plus de révolutionnaires pour tout casser que pour construire quelque chose.

  4. Article intéressant, comme quoi il n’y a pas que des pastèques au Québec

  5. Moi aussi j’étais pour la révolte de 68. Depuis j’ai compris mon erreur.

    • Moi aussi, les Con-Béni et compagnie, oeuvre de la judéo-maçonnerie! Dès qu’il y a de la merde, il y a des juifs !!!!!

      • Mais non c’est les nazilluminaty qui se font passer pour des juifs, faut prendre des cours de théorie du complot un peu m’enfin…

  6. J’avoue ne pas voir en quoi cet article enrichit le débat sur mai 68. L’auteur nous fait un long exposé sur l’hostilité des E.U. envers la France, puis conclut sans aucune référence, que les Américains ont financé le mouvement de mai (on se demande bien pourquoi, comme le dit justement Spipou) mais quid du changement de société initié par cette grande kermesse ? C ‘est ça le sujet M Gauthier.

    • Tout à fait d’accord avec vous, Janus, cet article semble hors sujet.
      Il faudrait peut-être améliorer le secrétariat de rédaction du site et le filtrage, la sélection des articles avant publication.

  7. Je serais en désaccord avec vous sur la partie De Gaulle/Pétain : malgré des saillies magnifiques comme le Québec Libre, De Gaulle a commis une faute irréparable en 44 en rendant la France à la même République qui la détruisait et l’avait mise dans la faiblesse que 40 n’a fait que révéler. (sans parler de l’affaire algérienne)
    La « purge » de 44-45 n’a pas valu mieux que la fameuse Terreur de 1793, sans doute était-elle pire car elle ne pouvait être frappée du sceau de l’ingénuité et ses méthodes furent plus viles encore.
    De Gaulle n’a derrière pu que tenter de contrer les effets délétères de la cause qu’il avait lui-même restaurée. Sa voie vers la grandeur personnelle aura coûté très cher à la France.
    Mais en effet comme vous le soulignez, mai 68 est une affaire largement organisée par des intérêts hostiles, le recueil des faits le démontre aujourd’hui amplement.

    • Quels faits ? Pour les 100.000 dollars de Cohn-Bendit, je demande à voir les références, et pour les autres « faits » (Annie Lacroix-Riss !!!) évoqués, ils n’ont pas grand-chose à voir avec la révolte étudiante.

      • Au lieu de me mettre des « j’aime pas », vous feriez mieux de me donner des références sur ces vantardises de Cohn-Bendit, et de m’expliquer en quoi Lacroix-Riss est une historienne sérieuse ! Je suis toujours prêt à changer d’avis si on me met les bons documents sur la table.

        • Ce n’est pas moi qui vous ai mis le moins.
          Je n’ai peut-être pas été clair, je ne voulais pas dire que l’ensemble de ce qui est présenté dans l’article est solide, et la relecture complète en étant reposé plutôt qu’un survol en étant fatigué indique en effet de larges passages hors-sujet /douteux.
          Pour Lacroix-Ritz, j’aurais tendance à dire que c’est une activiste politique avant d’être historienne, mais j’avoue ne pas avoir trop étudié son cas.
          Ceci dit, des documents indiquant que mai 68 était soutenu en sous-main par les services amerloques me semblent être sortis.
          Malheureusement, je ne me souviens plus du détail, j’irais farfouiller un peu et je posterais ici si je retrouve.

  8. Ouais… Je ne sais pas si vous avez connu la vie en France avant 1968, moi oui et Christine Tasin aussi – et elle sait très bien que je ne dis pas ça pour lui passer de la pommade, on s’est copieusement engueulés elle et moi sur d’autres sujets. J’ai préféré après, du moins tant qu’il n’y avait pas l’islam. Vous, vous avez eu votre Révolution Tranquille, les Etats-Unis ont eu le mouvement hippie, nous on a eu Mai 68. Vous dites que vous avez été un fervent acteur de la rébellion étudiante… Vous avez donc connu la vie d’avant, en France ou au Québec je ne sais pas. Vous préfériez ? Moi non.
    Et puis je relève quelques grosses erreurs factuelles dans votre article :
    – Annie Lacroix-Riss n’est absolument pas fiable, et tout ce qu’elle raconte peut être considéré comme « nul et non avenu », comme aurait dit quelqu’un de connu. Les seuls travaux sérieux sur lesquels on peut la suivre sont ceux sur l’Opération Bagration, une opération militaire.
    – Pierre Mendès-France avait signé en 1954 un traité d’indépendance du Vietnam, traité rédigé en langues française et Vietnamienne. Ce traité était une capitulation sans condition de la France, on en pense ce qu’on veut, mais c’est un fait avéré, et la capitulation était définitive. Je ne sais pas d’où vous avez tiré que la France voulait revenir au Vietnam !
    – Roosevelt est mort en 1945. Je ne vois pas très bien sa main derrière la séparation entre le Nord et le Sud du Vietnam, ou alors il faudra que vous m’expliquiez !
    – La guerre d’Indochine a commencé par une discorde entre deux hommes, dont aucun n’avait à voir avec les Etats-Unis : le Général Leclerc et l’Amiral Thierry d’Argenlieu, et le bombardement d’Haiphong par ce dernier, de sa propre initiative. Leclerc souhaitait un règlement politique de la crise indochinoise, d’Argenlieu était un va-t-en guerre connu pour s’être attiré l’animosité des populations dans toutes les possessions françaises où il était passé. Mais peut-être considérez-vous Leclerc comme un agent américain ? Quant à Sainteny, je ne le connaissais pas, mais je vois sur Wikipédia que c’est lui qui a signé l’accord du 6 mars 1946 avec Hô Chi Minh ! Agent américain lui aussi ?
    – Cohn-Bendit s’est vanté d’avoir touché 100.000 dollars ? Vous avez des références ? Et quel besoin de tant d’argent pour faire grève, puisque par définition les étudiants ne touchant pas de salaires, ils n’avaient pas besoin d’argent pour ça ! Ils étaient quasiment tous issus de milieux bourgeois, c’était les trente glorieuses et grâce au progrès technique on ne voyait pas la fin de l’aisance et du confort (dans ce milieu social tout au moins), ce qui était une première dans l’histoire de l’humanité, ils voulaient faire la fête au lieu de travailler. Ceux qui travaillaient pour payer leurs études, ils n’étaient pas très nombreux, et je ne sais pas s’ils ont participé en majorité, mais ils n’ont certainement pas fait grève des boulots qui les nourrissaient.
    – Je ne vois pas ce que le Parti Socialiste vient faire là-dedans ? Comme tous les partis, Parti Communiste y compris, il a été totalement pris au dépourvu par la révolte étudiante. Les syndicats ouvriers ont pris le train en marche vers la fin pour arracher de substantiels avantages au patronat, mais je peux vous assurer qu’ils n’aimaient pas, mais alors pas du tout, les étudiants, il y avait un monde qui les séparait. Sous les pavés la plage, c’était vraiment pas leur truc, pour eux et les communistes, c’était totalement contre-révolutionnaire, et la classe ouvrière, qui était une réalité à l’époque, était extrêmement conservatrice du point de vue des moeurs.
    – Les « bobos », qui n’existaient pas à l’époque, n’ont pas vécu Mai 68 avec ferveur. Tout ce qui avait en France moins de 17 – 18 ans ou plus de 25 ans – et même à l’intérieur de cette classe d’âge, tous ceux qui n’étaient pas étudiants aussi – pétait de trouille comme si c’était la fin du monde, je m’en souviens parfaitement !
    – Le mouvement Provo en Hollande a été aussi financé par les américains ? Les américains avaient une dent contre la Hollande aussi ?

    • Je rejoins Spipou sur un point : les syndicats ouvriers ont pris le train en marche.
      Tout le reste n’était que de l’agitation estudiantine. Moi, j’étais ouvrier qualifié, j’avais un bon salaire, j’avais acheté une voiture neuve sans aucun crédit (à 26 ans, impensable de nos jours), je gérais ma famille, allais en vacances et vivais sans contraintes particulières.
      Je voyais de loin cette agitation parisienne, chez nous, à part une grève, tout était calme
      Après mai 68, j’avais un bon salaire, je gérais ma famille, j’achetais ma seconde voiture neuve sans crédit, etc. Je n’ai, dans ma vie de tous les jours, ni vu ni ressenti le bouleversement que d’aucuns nous rabâchent les oreilles.
      Mais il est vrai qu’en politique, ce fut une autre paire de manches.

      • j’ai des souvenirs 1rés précis de l’avant et après 68, ayant l’âge de Christine et étant Parisien (d’origine, maintenant banlieusard). Ce que vous dites est partiellement vrai, je trouve, mais vivant à Paris au cœur de l’actualité et dans un milieu intellectuel et très politisé (dans un sens et dans un autre), j’ai tout de même été témoin d’une évolution nette de la société de « la France s’ennuie » (mars 1967) à une société plus constrastée, plus « vivante » dirons nous, ce qui dans un premier temps a été « globalement positif » (comme aurait dit Marchais). C’est bien aprés à mon avis que la vraie rupture avec l' »ordre ancien » a eu lieu et que les choses ont commencé à dégénérer gravement avec l’arrivée des socialistes au pouvoir en 1981.

        • Ah, c’est vrai, je n’y avait pas pensé ! C’est avec l’avènement de Mitterrand, qui pourtant était un réac de première, que les idées de Mai 68 ont commencé à cesser d’être des trucs de marginaux, comme on disait à l’époque.
          C’est dingue, quand même ! Lui qui était le symbole même de l’ordre ancien…

    • bonjour spipou,
      « – Les « bobos », qui n’existaient pas à l’époque, n’ont pas vécu Mai 68 avec ferveur. Tout ce qui avait en France moins de 17 – 18 ans ou plus de 25 ans – et même à l’intérieur de cette classe d’âge, tous ceux qui n’étaient pas étudiants aussi – pétait de trouille comme si c’était la fin du monde, je m’en souviens parfaitement ! », Merci de rétablir une certaine vérité qui a du mal à être entendue aujourd’hui.
      Je me permet juste de vous dire que: » et la classe ouvrière, qui était une réalité à l’époque, était extrêmement conservatrice du point de vue des moeurs. » Tous les ouvriers n’étaient pas comme ça, mes parents qui avaient 20 et 22 ans s’étaient déjà écartés de l’idéologie et des préceptes de mes grands parents, non sans casse et promesse d’enfer, chose qui s’est arrangé par la suite…merci spipou.

      • Ah, peut-être… Mais vous savez, je fais une généralisation, un peu obligé… Aucun groupe social n’est monolithique, heureusement !
        Merci en tout cas pour votre témoignage, c’est agréable d’échanger des souvenirs. Nostalgie…

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