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Cinq ans après Charlie, les cons courent toujours !

Cinq ans après l’exécution d’une partie de l’équipe de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, les cons courent toujours. Plus que jamais.
Ce jour-là, pendant « Une minute quarante-neuf secondes », les frères Kouachi, des assassins, au nom d’Allah, viennent venger le prophète. Pour punir le blasphème de la publication des caricatures de Mahomet.
Car « ils l’ont bien mérité » selon les #JesuisKouachi et assimilés.

Ce jour-là sont tuées 12 personnes. Figurent au nombre, autour de la table de rédaction de Charlie Hebdo, Cabu, Charb, Honoré, Tignous, Wolinsky, l’économiste Bernard Maris, la psychanalyste Elsa Cayat et le correcteur Mustapha Ourad.
« Une minute quarante-neuf secondes », c’est le récit glaçant du rescapé Riss, directeur de Charlie Hebdo, laissé pour mort.

Après le choc du massacre idéologique, comme le souligne son éditeur Actes Sud, « Riss tente de se réapproprier son propre destin, de réhabiter une vie brutalement dépeuplée, et apprivoise l’inconfortable légitimité du rescapé qui se soustrait à sa stricte condition de victime ».
Avec une insoluble obsession : « Comment être à la hauteur de ce qui nous est arrivé ? »
Mais au lendemain, Riss enterrait la liberté d’expression :
« il ne fallait pas se révolter, ne pas désigner de responsables, ni tendre le doigt en direction des lâches et des coupables. Et encore moins dénoncer le prosélytisme de croyances archaïques… afin de ne pas heurter ceux qui la pratiquent… enfermés qu’ils sont dans leur pensée moyenâgeuse et totalitaire ».
Ainsi Riss achevait l’esprit de Cabu qui affirmait : « Il n’y a pas de limites à l’humour qui est au service de la liberté d’expression car, là où l’humour s’arrête, bien souvent, la place est laissée à la censure ou à l’autocensure ».
Mais Riss tentait de se ressaisir dans son édito du premier anniversaire de la tuerie en dénonçant les « fanatiques abrutis par le Coran » et autres « cul-bénits » qui avaient souhaité la disparition de Charlie Hebdo.
Aussitôt dénoncé par un sociologue de cette gauche bien-pensante dans les colonnes du journal Le Monde :
« Quelle mouche a donc bien piqué Riss pour repartir en croisade ? »

Avec son récit terrifiant, Riss, toujours angoissé par le danger qui guette, tente de trouver une issue à son traumatisme.
« Mettre un peu d’ordre dans ce désordre ». Au point de se demander s’il ne va pas y laisser sa raison. Car il n’imagine pas sa reconstruction :
« Ceux qui ont disparu, on ne va pas les reconstruire. Ils ne sont plus là. Les périodes de nos vies qu’on a partagées ensemble, on ne les reconstruit pas. Ça n’existe plus. Il faut vivre avec le vide, et il n’y a rien à reconstruire sur le vide. On continue sa vie ».
On comprend alors le désarroi de Riss qui le conduit à penser que « la seule arme qui peut combattre cette foi aveugle est le doute ».
Où il imagine que la face du monde eût été changée à la question « Qu’est-ce que je fous là ? »
« Combien de souffrances évitées par le miracle de cette question, qui installe le doute, déclenche la réflexion, et peut à elle seule lutter contre la nullité des bornés, la fatuité des pédants, la lâcheté des résignés et la folie des tyrans ».
Où il imagine Marcel Proust penser : « Qu’est-ce que je fous là, à tremper des madeleines dans mon thé avec cette bande de décadents ? »
Où il voit Adolf Hitler balancer : « Qu’est-ce que je fous là à écrire Mein Kampf pour faire chier le monde ? »
Où il attribue aux deux soldats d’Allah une hypothétique interrogation :
« Qu’est-ce qu’on fout là, avec nos kalachnikovs à chercher dans les étages un journal satirique pour buter sa rédaction ? »

Mais voilà, Riss n’a pas lu le Coran ou n’a pas compris que selon le verset 2 de la sourate 2 :
« C’est le Livre au sujet duquel il n’y a aucun doute, c’est un guide pour les pieux ».
Et que selon les versets 190 à 193 de la même sourate, le Coran, loin d’arrêter les balles, les initie et les dirige contre les infidèles, en exhortant les pieux à combattre et à tuer dans le sentier d’Allah, « jusqu’à ce que la religion soit entièrement à Allah seul ».
C’est pourquoi Riss doit comprendre que la finalité de l’islam totalitaire ne fait aucun doute.
C’est pourquoi Charlie Hebdo reçoit toujours des menaces de mort.
Et c’est pourquoi, en raison du déni irresponsable de l’État régalien gangrené par l’islamo-collabosphère, le combat de toutes les forces d’alerte est indispensable contre la guerre menée par cette idéologie théocratique en Occident où elle n’a rien à faire.
Comme l’avait justement souligné Pierre Cassen, fondateur de Riposte Laïque.
https://ripostelaique.com/riss-et-charlie-hebdo-ne-roulent-que-pour-eux.html
Alain Lussay