Circoncision : recours des « circoncis malgré eux » aux Etats-Unis… et bientôt en France

Publié le 1 juillet 2012 - par - 2 133 vues

En marge du débat allemand et français sur les enfants « circoncis malgré eux », il faut signaler ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis.

Non seulement on y constatait de nombreuses circoncisions d’enfants (en particulier juifs) pour des motifs religieux, mais aussi d’autres enfants pour des raisons pseudo-hygiéniques.

Evidemment, ces raisons sanitaires ne tiennent pas la route. Un enfant de 8 jours ou de 8 ans ne risque pas d’attraper le Sida ou de provoquer un cancer de l’utérus de sa partenaire, tout simplement parce qu’il n’est pas en âge d’avoir des relations sexuelles. Cette circoncision « hygiénique » de gamins n’a donc pas lieu d’être, et c’est quand l’adolescent est en pleine conscience qu’il pourrait y recourir… si tant est que ces arguments « médicaux » soient fondés.

Il est par exemple amusant de voir le Docteur Prasquier, président du Crif, défendre la circoncision au nom d’un soi-disant risque sidaïque, alors que celui-ci est principalement dû au nomadisme sexuel ou à la sodomie… condamnés tous deux par la religion juive ! Quelle hypocrisie !

Ainsi, sous de faux prétextes, on a circoncis a tour de bras de nombreux enfants aux Etats-Unis, contre leur volonté.

Mais il y a un phénomène nouveau : nombre de ces circoncis américains « malgré eux » se sont retournés contre leurs parents et ont demandé de lourds dommages et intérêts. Ceux-ci ont principalement servi à une « reconstitution » artificielle du prépuce par greffe de peau, sans hélas apporter tout le rôle hygiénique et sexuel qu’avait cet organe avant son ablation.

Tant et si bien que devant ce risque de poursuite judiciaire, les parents circonciseurs renoncent à la mutilation de leurs enfants, et les « circoncis malgré eux » américains ont été divisés par trois en quelques années.

Qu’en est-il en France ?

D’après l’article de Roger Heurtebise, la mutilation du prépuce contre autrui et surtout contre mineur relève légalement de « tortures et actes de barbarie » et de peines allant jusqu’à 30 ans de « réclusion criminelle ».

Il s’agit donc de crimes et pas seulement de délits. Dans ce cas le délai de prescription est de 20 ans, ce qui laisse largement le temps aux « circoncis malgré eux » de se retourner contre ceux qui les ont mutilés.

Djamila GERARD

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