Claude Askolovitch et Jean Daniel : un même mépris des Français

Tandis que Monsieur Claude Askolovitch regrette que les grandes messes des « 20 heures » se privent de la grâce ineffable de présentatrices sous voile, Monsieur Jean Daniel se plaint quant à lui de devoir croiser un pekin sur quatre proche du Front National lorsqu’il marche dans la rue.

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Ces deux cris de détresse propres à faire chialer dans les chaumières gauloises ne sont éloignés qu’en apparence. Au salarié du Qatar obligé, le pauvre, de gratifier en permanence ses maîtres par tout moyen en sa possession (ici, sa voix préremptoire et infiniment agaçante de petit roquet enchaîné), je rappelle un infime point d’Histoire. En 44, Pierre Laval déclara : « je souhaite la victoire de l’Allemagne« . S’en fût-il dispensé qu’il eût peut-être évité le poteau. A l’heure qu’il est, le voile islamique n’est rien d’autre qu’une arme de propagande, de guerre et de conquête employé à dessein par des gens qui en connaissent parfaitement la puissance et les effets dévastateurs. Une arme, oui, au même titre que la prière dans la rue, le halal dans l’entreprise et l’ouverture des écoles coraniques. En déclarant qu’il souhaite voir une voilée présenter le Journal de 20h, Monsieur Askolovitch nous fait savoir qu’il souhaite en vérité la victoire de l’Islam.

À Monsieur Daniel, je rappellerai que nous faisons partie, lui et moi, d’une génération incluant un bon quart de gens croisés dans la rue entre les années 50 et, disons, Novembre 1989 ; citoyens français qui désiraient (quoique de plus en plus confusément), la victoire de l’Est sur l’Ouest. En tout cas, qui en avaient fait pour quelques décennies le socle de leur manière de penser, et de voter.

Ces gens plaidaient pour la Paix, la fraternité et le désarmement, moyennant quoi nous devions, au nom de ces aimables principes communistes, accepter que les SS20 soviétiques braqués sur nous et devenus ainsi amis, assurent définitivement notre protection. Monsieur Daniel fut, je crois, de ceux qui refusèrent ce pacte (de Varsovie) et eurent en cela raison.

Le défi était autre que de se savoir cotoyés par des contemporains harassées, en 2013, d’impôts et de dettes, islamisés jusque dans leurs assiettes, niés en tant que peuple, nation, famille de pensée et de culture, abaissés au rang de simples commensaux des flots d’arrivants pressés de les voir se disperser dans la nature. Monsieur Daniel se pince le nez lorsqu’il croise cette méprisable cohorte sur le boulevard (Haussmann ou Chapelle ?). Il a tort. Ce peuple de larves est simplement inquiet pour son avenir et pour celui de sa vile descendance. Entre ces gens-là et ceux qui les poussent ainsi dans les bras de Marine Le Pen, il est une différence que Monsieur Daniel, détournant le regard, refuse de voir. C’est dommage car en donnant, tout comme Monsieur Askolovitch, dans l’insolence hautaine des nantis gênés par le voisinage, Monsieur Daniel nourrit l’aigreur et le ressentiment de ceux qui lui demanderont peut-être un jour des comptes.

Alain Dubos

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