Claude Goasguen, faut-il vous rappeler l’esprit du salon du Bnai Brith ?

Publié le 31 octobre 2011 - par - 1 647 vues
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Bonjour Claude Goasguen

En 1996, feu Ernest Touitou et Eugène Leiba, votre ami de longue date, découvrent que les écrivains publiant dans l’année des textes courageux et engagés, autour de livres jugés trop favorables à l’État d’Israël, ou encore écrits à contre courant du prêt à penser en vigueur car contrariant la pensée unique des médias, sont mis à la trappe des réseaux de distribution en librairie et donc boycottés.

Dans ce labyrinthe de la distribution, l’art de désinformer, en toute impunité, était né.

Avec l’appui logistique de feu Pierre-Christian Taittinger démocrate et Député-maire du XVIe, Eugène et Ernest vont créer dès 1996, un circuit de distribution parallèle :

« Le salon des écrivains engagés du B’nai B’rith ( Ben Gourion) ».

Tout à votre honneur, respectueux des valeurs démocratiques de la France, et ami d’Israël, cher Claude Goasguen, vous avez repris le flambeau de l’hébergement de ce Salon d’écrivains engagés. De grâce ne vous méprenez pas, car c’est en ma qualité (d’ex) attaché de Presse de ce Salon, que je me permets de vous dire cela.

Les maîtres censeurs sont des hommes de l’ombre, qui instrumentalisent les silences politiques, le sectarisme de l’information et le subjectivisme ambiant. Dans ce pays, leurs pouvoirs politique et médiatique sont démultipliés telle la puissance de feu du Charles de Gaulle. Ainsi, leur opposer une résistance contredisant leurs agissements ou leur censure leur est viscéralement insupportable.

Mais rejoindre leur camp en obtempérant, c’est renoncer, abdiquer, s’incliner devant nos valeurs républicaines de libertés de pensée et de débats d’idées. Cette fuite en avant, annonce la mort de la démocratie et la fin des valeurs de notre monde ancien au profit d’une nouvelle civilisation que l’opposition à la Majorité présidentielle appelle de ses vœux dans une VIe République totalitaire. Or, ce sont les mêmes qui prônent la Démondialisation et diabolisent notre président Nicolas Sarkozy.

En toute objectivité, la censure de ce couple d’auteurs, devrait intervenir plutôt des lecteurs et des lectrices de ce Salon et ne devrait en aucun cas résulter du diktat d’un conseiller de Paris, maire adjoint du XIIe arrondissement, membre politique du Front de Gauche. Or, il est vrai que ce dernier avait une revanche à prendre en stigmatisant ces défenseurs de la Laïcité comme étant des suppôts de Marine Le Pen. L’action conjuguée de l’association Résistance Républicaine et de l’un des sites Internet (le plus fréquenté de France) Riposte Laïque, ont (enfin) réussi à mettre fin aux prières musulmanes de rues, dans Paris. Outrage !

[… Des prières qui n’avaient jamais été interdites et dont l’interdiction devrait se généraliser, également à Marseille et à Nice afin de garantir une unité nationale. D’ailleurs cette forme d’occupation des rues n’est pas digne d’une pratique religieuse et contrevient au principe de laïcité, dixit : Claude Géant.]

Ceci explique donc cela ! Dès lors que l’on admet dans quel échantillon de l’électorat parisien, ce Conseiller de l’opposition puise ses voix et que la majorité des Tunisiens, séjournant sur le sol français, ont voté majoritairement pour le parti islamiste. Bravo pour cette intégration réussie et cette belle leçon des Droits de l’Homme à la Française…

Claude Goasguen vous avez reçu en juin 2005, le prestigieux Prix des Droits de l’Homme du B’nai B’rith France. Ancien Ministre et Député-maire UMP de Paris, de par votre engagement public, vous représentez aux yeux de vos fidèles amis, l’image d’un intellectuel engagé, un défenseur de la vérité, un digne héritier de La Fayette qui avait mis sa flamboyante carrière et son épée au service des insurgés de la Liberté. Un « Juste » parmi les Justes qui avec beaucoup de générosité et de courage avez fait vôtre les mots :

Vérité et Liberté…, des passions impossibles à obtenir sans combattre.

Vous avez incarné avec panache, « l’esprit Goasguen » d’une France vouée à la défense de sa Liberté et de la Justice. Sentinelle clairvoyante d’une démocratie soumise à l’épreuve de la menace islamiste vous incarnez l’image d’une France gardienne des valeurs citoyennes et républicaines qui érigent les Droits de l’Homme en rempart contre la haine, l’intolérance et l’exclusion ainsi que tous actes commis sur les territoires perdus de la République. La Mairie du XVIe reste fidèle à votre image : Un bastion de libertés contre les préjugés, mais aussi celle du droit de porter un jugement prématuré, qui n’est pas forcément partagé par d’autres pour des raisons idéologiques, électoralistes et politiques évidentes.

Lors d’un colloque – B’nai B’rith au Sénat – le 6/juin/04, sur le thème : « La démocratie à l’épreuve de la menace islamique. », vous avez déclaré (sic) : « Un titre qui appelle un certain nombre de réflexions. Car c’est bien la démocratie qui est en cause, pas seulement celle de la France, mais la démocratie en général. La France est touchée, mais elle n’est pas la seule, Israël d’abord, la Grande Bretagne, les États-Unis, c’est-à-dire des systèmes politiques qui se trouvent confrontés à une menace idéologique qui remet en cause les fondements mêmes de la démocratie c’est-à-dire : la tolérance, le respect de l’autre, le respect des droits de l’homme. Ce phénomène s’inclut dans le tissu commun à toutes les démocraties. Paradoxalement c’est la démocratie seule qui est touchée par des gens que les dictatures ne tolèrent pas. La situation paradoxale montre que les plus durs, les plus sectaires, parmi les fondamentalistes ou les salafistes ne sont pas acceptés dans les régimes non démocratiques arabes ou musulmans. Le paradoxe c’est que c’est au cœur même des démocraties que se développe la propagande la plus dure en faveur de l’islamisme.[…].

Voilà donc justifiée, la diffusion des livres sur : « les Assises contre l’islamisation de la France » et « la faute du bobo Jocelyn ». Cette censure de la vérité et des idées, téléguidée par l’opposition, devient donc contradictoire et injustifiée.

Chaque association française, loi de 1901, mène un combat qui mobilise et canalise ses militants et membres actifs. Des milliers d’associations en France sont dans ce cadre, et parmi elles nombreuses sont celles qui soutiennent le Palestinisme et implicitement les terroristes, en toute liberté.

Républicain, et encarté à l’UMP depuis 7 ans, et inscrit dans ce cadre de tolérance, je ne comprends plus les raisons profondes de la censure de ce couple d’auteurs à ce Salon des écrivains engagés du B’B’ Ben Gourion. Cher Claude Goasguen, peut-être pourriez-vous nous apporter votre réponse ?

Avec le soutient de toute mon amitié la plus sincère et mes remerciements pour votre réponse.

Joseph Hattab

UMP 93

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