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Climat : il y a 40 ans, Haroun Tazieff avait tout prévu…

Ça se passait il y a 40 ans pendant l’émission “Les dossier de l’écran”.

http://www.lefigaro.fr/sciences/2018/10/12/01008-20181012ARTFIG00322-climat-en-1979-haroun-tazieff-prevoyait-deja-les-changements-d-aujourd-hui.php

Climat : en 1979, Haroun Tazieff prévoyait déjà les changements d’aujourd’hui. Les invités étaient le directeur de recherche au CNRS et volcanologue Haroun Tazieff, l’explorateur Jacques-Yves Cousteau et Claude Lorius, spécialiste des glaciers.

Haroun Tazieff : « Une fusion des glaces polaires aussi bien au sud qu’au nord et des glaces de montagne (provoquerait une) montée des eaux et donc la noyade de toutes les côtes basses, New York et Le Havre, Marseille et Nice et Londres. »

Ce à quoi le présentateur répond : « Vous êtes en train de paniquer les populations. » 

Cela se passait il y a 55 ans pendant les conférences de « Exploration du monde » auxquelles nous assistions avec le lycée et où les mêmes alpinistes, explorateurs, navigateurs, scientifiques, etc. nous disaient : « Nous sommes en train de polluer et de détruire les montagnes, mers, océans, forêts, déserts, bref toute la nature. »

À l’époque, il y a même quelqu’un qui nous disait qu’il faudrait des siècles pour se débarrasser de toutes les saloperies que nous avions, déjà alors, envoyées dans l’atmosphère…

Et depuis lors, qu’a-t-il été fait de concret ?

On peut contester l’augmentation des températures ou les changements climatiques ou même dire que tout cela est naturel et que ça a toujours été comme ça.

Mais il y a une chose qu’on ne peut pas contester et ça, c’est l’air brun du smog dans les villes et l’air bleu du ciel à la campagne. On ne peut pas non plus nier la quinte de toux après avoir inhalé une bouffée de gaz d’échappement d’un camion ou d’un bus au diesel.

Mais, en 50 ans, on n’a pas interdit le diesel ?… Ben non, car cela aurait porté préjudice à l’industrie automobile française. Et pourquoi, aujourd’hui, la promotion de la bicyclette à outrance ne porte-t-elle pas préjudice à l’industrie automobile française ? Ben, parce que celle-ci a délocalisé, pardi !

Et la pollution industrielle que dénonçait le même Haroun Tazieff ? Eh bien, nous sommes sauvés par le protocole de Kyoto qui dit que les multinationales peuvent continuer à polluer à condition qu’elles plantent des arbres.

Je prends à témoin toutes les personnes qui ont essayé de faire pousser une plante… et qui savent que ça n’est jamais gagné d’avance…

Donc, voilà la multinationale Machin qui va « acheter » sa permission de polluer en plantant, allez, disons seulement 1 000 petits arbres (il est évident qu’il faudrait, en réalité, des millions de petits arbres mais qui vont tous subir le même sort aléatoire).

Donc la multinationale Machin s’en va chez son copain le pépiniériste Truc-chose et lui commande 1 000 petits plants. Truc-chose plante 1 000 semences dans une serre et quand les semences ont produit des petits plants, Machin paye son dû à son copain Truc-chose (merci pour la petite enveloppe) et voilà Machin qui s’en va planter ses petits plants.

Questions :

Avec quoi a-t-on chauffé les serres ? Avec du mazout ou des panneaux solaires qui sont faits avec des métaux rares pour lesquels on fait des guerres qui nous expédient des migrants ?

Combien a-t-on pulvérisé de pesticides, fongicides, herbicides, etc., cancérogènes et perturbateurs endocriniens ?

Combien a-t-on arrosé d’engrais chimiques tout aussi toxiques ?

Et combien d’eau douce ?

Et tout ce cocktail finit dans la nappe phréatique ou dans les cours d’eau, comme nous l’a montré un documentaire qui dénonçait la culture des roses qui nous arrivent par avion depuis le Kenya…

Va-t-il y avoir des jardiniers qui, tous les matins, vont arroser, biner, sarcler, désherber,  protéger contre le soleil ou le froid ou la pluie ou le vent ou la sècheresse, ces petits plants comme vous et moi le faisons dans notre jardin… et malgré ces soins attentifs, vous savez aussi bien que moi que faire pousser une plante… ça n’est jamais gagné d’avance…

Question subséquente : de ces 1 000 petits plants, combien vont survivre pour devenir des arbres ?

En voilà une question ! Kyoto ne demande pas que des arbres grandissent mais qu’on en plante. Pour la suite ? Bof, on s’en fout, d’ailleurs là n’est pas la question…

Question sub-subséquente : combien d’années faut-il pour qu’un petit plant se transforme en arbre assez grand pour avoir un minimum d’efficacité dans l’absorption de la pollution et la restitution d’oxygène ?

Mais tout de suite, Madame, même un brin d’herbe photosynthétise… Oui, d’accord, mais quand on voit ce qui sort des cheminées des centrales à charbon qui suppléent les éoliennes arrêtées par le pas assez ou le trop de vent, on se dit qu’une herbe ne va pas faire le beau temps, ni même un arbuste, et qu’il va falloir des forêts tropicales pour absorber toute cette crasse. Vous avez vu l’état de l’air en Chine ? Inde ? Brésil ?… Paris ? Bruxelles ?

Bon, disons que d’ici 10 ans, ces petits plants seront devenus des arbustes… et dans 20, 30 ans… Ben, nos chênes, ils sont centenaires…

Oh la la, ma bonne dame, d’ici là les bébés cultivés dans des utérus artificiels naîtront avec un masque à gaz génétiquement incorporé…

« Vous avez dit quoi, vous là-bas, au dernier rang à côté du radiateur et de la fenêtre ? Que tout ça, c’est une vaste fumisterie ?…»

Comme quoi, la vérité sort de la bouche des cancres.

Anne Lauwaert