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Climat : le bourrage de crâne continue

L’extraordinaire développement des moyens de désinformation permet aux mystifications soi-disant scientifiques de se diffuser rapidement aujourd’hui d’une manière anarchique ou plus souvent concertée. C’est pourquoi on doit constater que cette arme de la caste climato-médiatique se révèle redoutable et agissante.

Ainsi, dans le domaine de la climatologie, on note qu’à chaque information authentique présentée par un vrai chercheur, sincère et honnête, correspond la publication de mensonges et de nouvelles mystifications.

En clair, ces aberrations ont souvent plus de facilité à être publiées, et plus de crédit auprès du public, que les écrits sérieux rédigés par des chercheurs honnêtes. L’explication de ce phénomène de mystification est soumise à la critique des seuls dissidents climato-septiques. L’absence de rumeurs et le caractère parfois trop technique des écrits scientifiques présentent déjà un sérieux obstacle. Le peu de vrais écrits d’approche climatologique honnête ne favorise pas l’éveil de la curiosité, ni l’intérêt du public, ni même la passion de lire.

La nouvelle mystification de la caste climato-médiatique doit se substituer à l’écroulement des grands systèmes religieux. Le catastrophisme de la désinformation climatique doit inciter les esprits simples, effrayés par la propagande sur le changement climatique, à se tourner vers les « grands prêtres de la nouvelle religion verte« . Ils se croient les sauveurs avec cette religion dogmatique à mystères qu’ils proclament scientifique.

Un certain Philippe Jurgensen a écrit un modèle du genre, selon la « climatosophie catastrophiste » :

« L’économie verte, Comment sauver notre planète » (© Odile Jacob, Paris, 2009). On lit : Introduction : « Alerte rouge ! Difficile de rester inerte face à l’accumulation de toutes les menaces (de la désinformation climato-médiatique). Première partie : Faut-il se sentir menacé ? » (par la désinformation climato-médiatique ?) Chapitre I : « L’accumulation des périls. L’avenir de notre planète est menacé. » Voilà pour le genre de la presse à scandale de la désinformation climatique. Les preuves ? « La majorité des savants considèrent aujourd’hui comme établi le constat d’un réchauffement de notre planète, « probablement dû aux activités humaines« . »

En clair, la climatologie selon Jurgensen, c’est la science du probable, fondée sur la croyance, c’est-à-dire sur le consensus de la majorité des soi-disant savants. Mais ce n’est sûrement pas la science du certain, fondée sur des preuves. La « climatosophie » de Jurgensen, c’est la science de l’incertitude et de la rumeur, sur le seul mode conditionnel : « Ce serait le réchauffement général du climat qui détraquerait la météorologie, provoquerait à terme une montée inexorable des eaux  et pourrait s’emballer de façon incontrôlable, rendant notre terre inhabitable. » Ce qui est vrai, c’est que la « climatosophie » de Jurgensen « détraque la climatologie » !

Le climatosophe pseudo-climatologue Jurgensen-Nostradamus continue dans la bouffonnerie : « Les catastrophes naturelles « liées à la détérioration du climat » (où sont les preuves ?) « semblent se multiplier« … Les cyclones, ouragans et typhons « semblent«  devenir de plus en plus violents : Le nombre des catégories les plus dangereuses « aurait«  presque doublé depuis 1970. Selon « certaines études« , le coût des catastrophes naturelles « doublerait » tous les dix ans… » Le pseudo-climatologue Jurgensen-Nostradamus se prend les pieds dans le tapis de la confusion vulgaire, propre aux esprits faibles, entre la climatologie et la météorologie.

La caste affairiste climato-médiatique prône le nouveau terrorisme intellectuel, avec le catastrophisme de la désinformation climatique et le mythe du réchauffement climatique « dû aux activités humaines ».

Les dissidents climato-septiques n’ont rien des démystificateurs systématiques, car leur rôle consiste à rechercher la vérité dans l’histoire des variations climatiques indépendantes des activités des hommes et à la faire connaître. Mais, aux obstacles habituels opposés aux recherches scientifiques climatiques historiques, s’ajoutent ceux fabriqués par les nouveaux mages de caste climato-médiatique, obstacles qu’il ne suffit plus d’écarter, mais qu’il convient de critiquer avant de pouvoir les renverser. Ces derniers usent de procédés que n’auraient pas désavoués les magiciens de l’époque des mystères du Moyen Âge : « Les grandes énigmes du monde cachées par l’incompétence des savants et son inévitable esprit de conjuration qui étouffe la vérité« .

Les vérités cachées du réchauffement climatique seraient enfin révélées par « les pouvoirs magiques des Grands Initiés de la caste climato-médiatique de Sciences Po« , laquelle annonce sur tous les médias les périls des civilisations englouties par la menace angoissante du réchauffement climatique. Devant ce flot de bêtises et de bouffonneries climato-médiatiques, les climato-septiques éprouvent quelque difficulté à vivre leur vocation scientifique (au sens vrai du terme) et à tenter d’en faire bénéficier les populations mystifiées.

Il leur faut d’abord combattre la Chimère du réchauffement climatique d’origine humaine, et dénoncer les mystifications climato-médiatiques pour lesquelles des solutions déraisonnables ont été proposées par les « nouveaux sauveurs de l’humanité » ignorante, tombée dans le péché de la pollution automobile et industrielle.

Il faut d’abord combattre les mystifications et le catastrophisme de la désinformation climatique qui servent à ce jour de béquille intellectuelle à ces climato-médiatologues médiocres de la télé. Pour les contrer, l’aide d’une analyse argumentée est utile comme celle du livre de Claude Allègre, L’imposture climatique, © Plon, 2010. Il évoque « une conspiration, mêlant (fausse) science et politique, qui s’est imposée aux médias« . De notre point de vue, c’est surtout la propagande de la ploutocratie climato-médiatique qui manipule les esprits pour influencer l’opinion.  La 4e de couverture indique que Claude Allègre nous révèle « comment des ambitions (faussement) scientifiques et politiques se sont appuyées sur des intérêts financiers et sur une (république des médias) en manque de légitimation pour alimenter (un climat de) peur et de culpabilité… »

Et si la propagande politico-climatique habituelle de la ploutocratie médiatique n’était qu’un mythe ?

Les inventeurs des mystifications médiatiques sont pour la plupart des journaleux pseudo-intellectuels médiocres. Ils sont ceux dont on peut dire, sans prendre le risque de se tromper, qu’ils sont encouragés par la paresse, une paresse mentale indécrottable, une incompétence et une propension naturelle au parasitisme.

N’importe quel journaleux, au service des mystifications médiatiques, écrit des articles mensongers. Il écrit sur ce qu’il ne comprend pas, généralement dans un langage pseudo-scientifique obscur. Il se livre à une tâche de propagande facile. Ensuite, une quantité de bavards insignifiants vont commenter en boucle à la télé ce que le journaleux aurait voulu écrire. C’est l’occasion pour ces pseudo-intellectuels médiocres de gagner leur vie en vendant du vide. Tous ces gens insignifiants n’ont aucune chance d’approcher jamais la vérité.

Dans ses écrits intitulés Sur la science, (1932-1942) © Éditions Gallimard, et surtout dans « Science et perception dans Descartes » (1929-1930), la philosophe Simone Weil (1909-1943) pose la question de la « recherche de la vérité dans les sciences« , à propos de la philosophie de Descartes. Et de constater que le problème, c’est que « l’homme commence, non pas par l’ignorance, mais par l’erreur« . C’est la mise en cause, par Simone Weil, de l’erreur qui résulte des préjugés. Ce sont les préjugés qui sont les principaux obstacles à la connaissance (comme les bouffonneries climato-médiatiques). On sait que le bon sens populaire n’est rien d’autre que le reflet de l’idéologie (climato-médiatique) dominante. C’est l’idéologie dominante qui réglemente l’attribution des budgets par les appuis des politiques, dans l’organisation étatique de la « recherche officielle », notamment en France. C’est l’idéologie dominante qui cause des ravages et des retards dans les sciences.

Simone Weil critique le fait que la pensée, soi-disant scientifique, « livrée aux impressions des sens et des passions, n’était pas la pensée véritable, ils (les savants prétendus) ont cru trouver la pensée supérieure en quelques hommes… dont ils firent leurs prêtres« . Consacrer la plupart des « faux savants » par l’idéologie climato-médiatique dominante pour le maintien des préjugés pseudo-scientifiques, c’est vouloir transformer la « science officielle » en fausse science, c’est détruire la « climatologie » en forme d’obscurantisme scientiste.

C’est pourquoi « n’ayant aucune idée de ce que pouvait être cette manière de penser…, ils divinisèrent en leurs prêtres… les plus fantastiques croyances…  « Ainsi (le) pressentiment d’une connaissance plus sûre et plus élevée que celle qui dépend des sens fit qu’ils… se soumirent à l’autorité (de) ceux qui n’avaient d’autre avantage sur eux que de « remplacer une pensée incertaine par une pensée folle« « . Simone Weil questionne l’idéologie dans les sciences : La fausse science « a-t-elle remplacé les prêtres tyranniques, qui régnaient au moyen des prestiges de la religion, par (les faux prêtres de la climatologie) exerçant une autorité légitime ?… Les (faux) savants ont succédé aux prêtres des anciennes théocraties, avec la différence qu’une domination usurpée est remplacée par une (soi-disant nouvelle) autorité légitime« . On doit alors se demander, face à la tyrannie idéologique de l’affairisme climato-médiatique, quelles sont les conséquences fiscalistes de cet empire absolu de l’affairisme climato-médiatique exercé par la pseudo-science de la caste réchauffiste ?

Toute la question est de savoir, à propos de la politique de « recherche climato-médiatique officielle », si, comme on le fait trop souvent vis-à-vis de ceux qui veulent nous gouverner par leur incompétence et leur amateurisme, nous devons alors « nous soumettre aveuglément à ces (soi-disant) savants, comme nous nous soumettions aveuglément (par le passé, dans le domaine du sacré) à des « prêtres eux-mêmes aveugles » ? »

Et Simone Weil de conclure : « Pas plus que Spinoza, (Descartes) ne croit qu’on puisse être sage sans raisonner. C’est proprement avoir les yeux fermés, écrit-il dans la préface des « Principes« , sans tâcher jamais de les ouvrir, que de vivre sans raisonner… Cette « étude » (fondée sur  la raison) est plus nécessaire pour « régler nos mœurs«  et nous « conduire«  en cette vie, que n’est « l’usage de nos yeux«  pour conduire nos pas. »

Voilà pourquoi la climatologie est la première victime de l’imposture de la caste climato-médiatique !

Thierry Michaud-Nérard