Colis piégés et campagne acharnée des démocrates contre Trump

 

Les prochaines élections américains sentent le soufre et proposent un spectacle incroyable. Les «  Democrats » désespérés de ne pas être sûrs de descendre les «  Republicans » en flammes pour les sénatoriales sortent des processus inattendus pour abattre Trump. On se croirait dans une république bananière où tous les coups sont permis.

Après celui de la gamine violée à 15 ans qui révèle son drame aux yeux du grand public, trente-six ans plus tard pour témoigner devant la Cour Suprême contre son «  supposé » harceleur. Ce fut un fiasco lamentable et une perte de confiance chez les Démocrates car Kanavaugh fut quand même élu au poste de Juge Suprême.

Mais difficile à saisir le lien entre ce psychopathe comme il y en a beaucoup aux Etats-Unis et la candidature des Republicans au Sénat et à la Chambre des Congrès. Fada de Trump, ce criminel du nom de Cesar Sayoc, condamné à diverses reprises pour vol et même pour menace de faire sauter une bombe a été rapidement identifié et arrêté : il avait presque laissé une carte de visite sur ses paquets piégés : trace d’ADN et empreintes digitales.

D’après le FBI, rien ne dit que la poudre dans les tubes était de l’explosif. En tout cas aucun colis n’a explosé ce qui donnait plutôt l’allure d’un «  hoax », une bonne blague.

Ce n’est pourtant pas ce qui est arrivé, il y a un siècle aux Etats-Unis : pour le May Day (Fête du Travail) en 1919, déjà une attaque aux bombes dans des colis envoyées à de nombreuses personnalités américaines. Ces colis portaient le nom de « Package bombs » et étaient autrement plus dangereuses que ceux postés dernièrement.

Ils avaient comme cibles John D Rockeffer, JP Morgan, Attorney Mitchell Palmer, le membre de la Cour Suprême Ole Hanson. L’un d’eux envoyé au Maire de Seattle explosa, détruisant une partie de la mairie et faisant une blessée grave. Les autres n’ont simplement pas fonctionné.

Qui était derrière ce complot ? Le FBI retrouva trace chez les « Galleanists » partisans de l’anarchiste italien Galleani. Ce groupe d’anarchistes ne fut jamais retrouvé mais la répression fut sévère et les déportations et emprisonnements nombreux. La période devint très dure car la méfiance était à son comble.

Si Mac-Carthy répandit aussi son système de terreur contre les communistes, c’est qu’il voulait devancer une telle vague de bombes, pour éviter celle de 1919.

La grande différence avec nos jours, c’est une question de nombre : Cesar Sayoc semble être seul dans sa tentative de terreur. Les « Galleanists » se retrouvaient partout de la Californie à la Floride. Leur but était d’imposer un climat de peur aux capitalistes qui étaient prêts à profiter pour s’enrichir des conséquences de la Première Guerre Mondiale qui lançait une économie mondiale. Le monde des ouvriers contre celui des magnats.

Les pamphlets, les discours, les menaces, les accusations volaient bas de part et d’autre et étaient d’une autre teneur que ce qui se passe en 2018.

Car la campagne est arrivée à un point crucial : dans moins de quinze jours, les Américains voteront selon un choix très précis car les discours des uns et des autres sont explicites : pour une majorité en faveur de Trump ou lui retirer le faible avantage qu’il a.

C’est le jeu de chaque élection comme nous le verrons bientôt en France pour les Européennes.

Mais la presse hostile à Trump (depuis sa candidature comme CNN, le New York Times) relance le débat des paroles lancées lors de meetings ou sur les réseaux sociaux.

Avec une certaine lucidité à présent, les journalistes jusqu’à présent assez véhéments dans leurs propos pour critiquer la politique de Trump et surtout sa personnalité, se rendent compte de l’effet des injures et des menaces sur des êtres fragile comme ce Sayoc.

D’abord elle passe en revue tous les mots (pas toujours bons) lâchés par Donald Trump : elle parle de «  body slamming » des reporters (raclées données), des «  Democrats «  ennemy of the people (ennemi du peuple), des extrémistes, incitant de la colère, de la turpitude et des foules en délire lancées contre le président élu. A leur tour les Democrats ne sont pas en reste.

La campagne devenait virulente par les paroles et maintenant elle est devenue menaçante avec ces bombes factices ou pas mais certainement suffisantes pour créer la panique.

Il est certain que depuis son élection, Donald Trump a été le président des Etats-Unis le plus critiqué par la presse et tous les médias. La question est simple : à qui va profiter le crime ?

Déjà de nombreux commentateurs très critiques de Trump se demandent si cette atteinte à la sécurité des politiques et des élus et la rapidité avec laquelle il a été retrouvé ne jouera pas un effet néfaste pour les Democrats. Les électeurs peuvent se dire qu’avec Trump, on ne badine pas, les résultats sont là. Non seulement avec l’économie, le chômage, la prestance des Etats-Unis et son influence sur les grands organismes internationaux mais maintenant à l’intérieur du pays avec la réussite foudroyante du FBI.

D’après des reportages dans les médias américains, le parti de Obama et de Clinton semble à nouveau être le dindon de la farce car l’équilibre des forces électorales qu’ils avaient enfin légèrement retrouvé semble basculer vers la droite à leur grand désarroi.

Le résultat est attendu avec impatience et les bureaux de vote s’apprêtent à recevoir plus de visiteurs que pour les élections précédentes. Une poussée républicaine ? Une poussée démocrate ?

Vue la tournure des événements, il apparaît que ce sera en faveur de Trump car l’opposition, comme en France, est encore trop démoralisée par cette victoire inattendue. Elle n’a aucun nom de leader à opposer et continue à chercher une voie entre la gauche de Sanders ou le centre de Clinton.

Jamais le peuple américain n’a été aussi divisé depuis Roosevelt et son entrée dans la guerre. L’hostilité se lit sur les visages, dans les discours, dans les arguments utilisés par les uns et par les autres pour convaincre.

En ce mardi 6 novembre, le sort de l’Amérique se jouera dans les urnes. Quel suspense !

A souhaiter que les nôtres de mai 2019 soient aussi palpitantes !

André Girod

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10 Commentaires

  1. Une frange pro-Démocrate des services US de renseignements peut très bien avoir choisi et manipulé ce marginal asocial et psychologiquement déboussolé, afin de lui inculquer une haine particulière contre les ennemis déclarés de Trump. Une fois le bonhomme « à point », il leur a suffit d’organiser les envois des lettres-bombes bidons (en sachant qu’aucune personnalité exposée ne peut directement recevoir et ouvrir quoique ce soit).
    Au final: Simplement faire arrêter le suspect idéal, étonnamment découvert en un temps absolument record (chapeau au passage sur la coordination, il ne fallait pas l’arrêter avant que tous les colis soient envoyés).
    Quel inspirateur pourrait avoir imaginé ce coup tordu? le beau George qui organise les vrais-fausses immigrations invasives (comme la marche actuelle vers les USA..) aurait tout-à-fait le profil. Au départ il faut de l’argent et il en a, beaucoup.

  2. Je pensais à une action d’intox des Démocrates… J’ai eu tort…
    Mais ces bombes inoffensives font plutôt penser à nos entartages habituels…

  3. En Israël les juifs sont plutôt armés , non…?
    Et ils savent se défendre…
    Si ceux des USA l’etaient , ils ne serait pas capable de faire pareil ……?

  4. Chaque fois que le sujet est la politique aux USA , je jubile de voir les gauchistes amerlocks s’enfoncer toujours plus dans l’abjects .
    ils n’encaissent absolument pas leur défaite , et se révèlent de parfaits anti-démocrates .
    La pourriture gauchiste dans toute sa splendeur .
    Et le climat de haine et la division , c’est bien ces fumiers qui en sont responsables….
    En passant je voudrais dire que le show biz Hollywoodien est pitoyable ,Clooney et Streep en tête….

  5. Cette histoire de colis pieges ressemble etrangement au film « Des hommes d’influence »avec Dustin Hoffman et de niro. Tiens, ce dernier qui dirigeait la magouille dans le film a ete soi-disant visé par un de ces colis Bizarre… bizarre…

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