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Colonisation : le « Français » Stora insulte de nouveau la France

« À travers ce genre de geste, la France redécouvre son Histoire. Cela contribue à sortir de l’oubli des « pages sombres » de notre histoire. On avait le sentiment que la conquête coloniale avait été brève. Mais la construction de grandes villes haussmanniennes, comme Alger ou Oran, des routes, des hôpitaux, s’est édifiée sur des massacres, sur des choses terribles. »

Non, ce n’est pas un historien algérien qui vient d’écrire ces quelques phrases, c’est un « paraît-il » historien français (paraît-il !).

Mais vous l’avez déjà compris, il n’y en a qu’un seul d’aussi abject : Benjamin Stora, interrogé par l’AFP au sujet de la restitution des crânes des 24 combattants tués au XIXe siècle, au début de la colonisation française.

Je serais curieux que cet individu, qui nourrit une haine inépuisable contre la France et les Français de la colonisation, nous explique comment et pourquoi la construction de magnifiques immeubles, d’hôpitaux (qui ont servi davantage aux Algériens qu’aux « colons » !), de routes, etc. s’est « édifiée sur des massacres de la population indigène ? ».

Mais là où on atteint les sommets de l’absurde, c’est quand Stora explique que : « lors de la colonisation, il fallait hiérarchiser les races, les espèces, et que ces 24 crânes de combattants (décapités après avoir été fusillés) avaient été étudiés pour « chercher à savoir pourquoi ils avaient été si résistants à la pénétration de la civilisation car « Il fallait qu’on comprenne pourquoi » : « Ils ne comprenaient pas ». Et ce sera ainsi tout au long de ce XIXe siècle, poursuit Stora.

Quel peu de considération pour nos savants de ce XIXe siècle ! Nous qui imaginions qu’il s’agissait de l’un de ces « siècles des Lumières » !

Puisque nous en sommes au niveau des plaisanteries, il m’avait semblé que pour Stora et d’autres historiens du même genre, il avait été question d’un « génocide », lors de la conquête ? Je constate que « 24 crânes », c’est loin d’être un génocide, non !

Bien sûr qu’il y a eu des centaines de milliers de morts, lors de cette conquête et des années qui l’ont suivie, mais des centaines de milliers de morts des deux côtés, Algériens et Français, comme dans toutes les guerres et ensuite, pour bâtir ce pays qui n’en était pas un avant la colonisation.

Il ajoute, Stora « On a découvert qu’il y a eu une autre violence encore plus dingue qui a secoué profondément la société algérienne (si profondément qu’on n’en avait jamais entendu parler jusqu’à aujourd’hui et qu’on la découvre, tout comme lui !) de 1830 à 1902, avec la conquête complète du Sahara, notamment l’épisode de Zaâtcha, lieu d’une révolte en 1849, dirigée par l’émir Bouziane, dont le crâne fait partie des restes remis à l’Algérie. »

Stora ne semble pas être informé des « autres violences » encore plus « dingues » qui se sont produites en Algérie, entre 1954 et 1962 ? Est-il nécessaire de lui faire se souvenir de Melouza, d’El Alia, et de cent autres ? Des enlèvements, des disparitions, des assassinats, des massacres, commis par « nos ennemis » ?

Stora souhaiterait la fabrication d’un lieu, un espace, un musée « Où on regrouperait et expliquerait, pour les jeunes générations, qui étaient ces personnages (les combattants algériens évidemment) et qu’a été cette histoire française (la criminelle colonisation bien sûr !).

Qu’il soit exaucé, ce musée, cet espace, existe déjà et il se trouve à Alger, en Algérie indépendante depuis près de 60 années ; nous lui conseillons fortement d’en solliciter la direction et nous sommes persuadés que le gouvernement algérien accepterait sa nomination avec enthousiasme.

Nous ne réclamons pas les crânes, mais plus simplement de savoir ce que sont devenus tous nos disparus, après les « accords d’Évian » et le prétendu « cessez-le-feu ».

Mais cela, Stora, s’en moque totalement, ce n’est pas son combat mais c’est le nôtre, ne lui en déplaise.

Je suggère que lors de sa disparition son crâne soit expédié en Algérie et trouve la place qui lui revient au « musée » où l’on explique, aux jeunes générations algériennes, les « crimes contre l’humanité » de la colonisation.

Manuel Gomez