Combattre l'islam par une éducation de masse des musulmans

Passionné par l’Islam, j’ai étudié les véritables origines de cette secte théo-totalitaire dérivée de l’hérésie judéo-nazaréenne. Comme hier, je distinguais nazisme et Allemands, stalinisme et Russes, aujourd’hui je distingue l’islam, des musulmans : ces derniers ne sont que les victimes endoctrinés par un dogme fondamentaliste dangereux pour notre civilisation occidentale et notre république laïque. Le dogme actuel de l’islam adopté en 854 en fait une idéologie théototalitaire affichant un projet de conquête politique à visées hégémoniques, incompatibles avec les principes des droits de l’homme et de la démocratie.
Fervent défenseur de la laïcité comme garant de la paix religieuse dans notre pays, je vis dans une région concordataire. Or le contrat concordataire d’Alsace-Moselle n’intègre pas l’islam et je ne souhaite en aucun cas que nos politiques ajoutent l’islam dans ce concordat qui constitue déjà une exception à la loi de 1905. Comme les Alsaciens-Mosellans sont attachés majoritairement au statut concordataire, il est au moins nécessaire d’empêcher toute tentative de révision du concordat qui viserait à intégrer l’islam dans ce contrat.
En revanche je suis favorable à une éducation des masses musulmanes sur les origines de l’islam par l’école de la République, comme prérequis à leur intégration voire leur assimilation et évidemment leur naturalisation (pour ceux qui ne sont pas déjà Français). Quel musulman sait la façon dont le calife abbasside Jaffar Al MUTAWAKIL a fait adopter le dogme fondamentaliste hanbalite en 854 pour contrer une révolution de palais qui remettait en cause la légitimité de son ascension au pouvoir. Qui sait que ce calife en s’appuyant sur les hanbalites, très influents à l’époque auprès du peuple de Bagdad, a figé l’Islam en imposant un dogme déterministe et fondamentaliste qui a fermé les portes de l’hijtihad (exégèse rationaliste) par ce qu’il considère le coran comme l’œuvre incréé d’ Allah descendue en une seule fois des cieux, ouvrage immuable et intangible, que nul autre qu’Allah ne peut interpréter (cf. verset 7 de la sourate 3) ?
Pouvoir et religion n’ont jamais fait bon ménage, la religion ayant longtemps été l’instrument du pouvoir pour influencer ou maintenir sous leur influence les masses populaires. En attendant depuis 854, l’adoption de ce dogme déterministe a privé les musulmans d’exercer un regard historico-critique tel que pratiquée dans le judaïsme ou depuis le début du XXè siècle dans le christianisme. La civilisation islamique, en se figeant dans une doctrine moyenâgeuse, a alors entamé son long déclin. Sans le pétrole, les pays arabes seraient encore réduits aux commerces bédouins des épices et à l’élevage de moutons… Lorsque j’échange avec de jeunes beurs sur leur civilisation passée qu’ils ne connaissent pas plus que leur religion, ils sont médusés d’apprendre une autre réalité, notamment un islam brillant sous le règne du calife abbasside Al Mamum qui lui avait fait adopter à ses sujets le dogme mutazilite. Un « islam » compatible avec la science, la raison et la modernité. Les mutazilites étaient des rationalistes influencés par la philosophie aristotélicienne et néoplatonicienne qui avaient le tord de penser que seuls les érudits pouvaient accéder au savoir philosophico-religieux et qui de ce fait négligeait les masses populaires. Ils constituaient une élite et considéraient naturellement le coran comme une œuvre crée par les hommes. De cette considération découlait la possibilité de modifier le coran pour que « la raison ne puisse pas contredire la foi » et inversement. De toute évidence, dans le cas contraire, le message ne pourrait avoir été inspiré par Dieu…
Or pour celui qui découvre sa « divine lecture », le « saint coran » est un indigeste salmigondis sans queue, ni tête. Il faut bien des efforts pour arriver à retrouver une quelconque logique dans les nombreux versets qui se contredisent les uns par rapport aux autres. Ce problème des nombreuses contradictions avait déjà été soulevé par les chrétiens érudits contemporains des premiers musulmans notamment Jean Damascène à la cour des Melik ommeyades. Car le verset 82 de la sourate 4 pose un problème majeur aux fondamentalistes :  » Si la prédication venait d’un autre qu’Allah, les incrédules y trouveraient de nombreuses contradictions. » Pour tenter d’éluder ce problème des nombreuses contradictions contenues dans le coran visible à la première lecture et ainsi résoudre le problème posé par le verset 82 de la sourate 4, les docteurs de la foi islamiques renvoient au fameux principe d’abrogation (nashk) dont précisément parle le verset 7 de la sourate 3 qui se termine par la formule définitive autant que lapidaire : « nul autre qu’Allah ne peut interpréter le coran ! » Comme c’est à partir notamment de ce verset que se fonde la légitimité des commentaires coraniques des Uléma (docteurs de la foi islamique) et des imams les plus « érudits » pour tenter de remettre un peu d’ordre dans le fatras coranique, on comprend mieux que tout cela puisse échapper à l’entendement des esprits faibles et peu érudits… Je ne fais pas allusion ici aux politiques qui collaborent avec ces fondamentalistes islamiques pour légitimer leur place dans la Citée !
Ce caractère abstrus du coran explique donc autant l’inculture de nos jeunes beurs sur l’islam que le succès du prosélytisme des imams dans les banlieues : Ils « éclaircissent » de leur faux « savoir » les « âmes égarées » pour leur permettre de trouver « La Voie » ! Lorsqu’on connaît la façon dont le coran a été progressivement constitué sur plus d’un siècle par compilation de différents textes dont un lectionnaire judéo-nazaréen et la charte de Médine, on comprend mieux comment des versets simplistes peuvent en côtoyer d’autres apparemment abstrus dans cet abscons fatras, défiant à chaque page toute logique.
Tant que le dogme fondamentaliste actuel interdira toute autre présentation de l’islam et condamnera toute interprétation, seule l’érudition permettra de contester le discours des fondamentalistes et d’ouvrir les yeux de ces jeunes sur les dangers du fanatisme religieux des imams sunnites et shiites. Seule l’érudition peut leur éviter de sombrer dans un intégrisme autant abrutissant qu’obscurantiste pour en faire les apôtres de la réforme de ce dogme fondamentaliste.
Je considère comme des réformistes modérés uniquement les musulmans convaincus que le coran est l’œuvre des hommes et notamment des califes. Tous les autres par le caractère sacré qu’ils confèrent au coran, sont des fondamentalistes qui adhèrent au dogme d’Ibn Hanbal, imposé à l’islam en 854 !
La raison autant que l’histoire, la paléographie, la philologie, la sociologie et l’archéologie prouvent que le coran a été moult fois réécrit par les califes au gré de leur besoin pour légitimer leur pouvoir. Accepter cette évidence, permettrait à l’Islam de sortir de l’impasse fondamentaliste et de s’adapter à la modernité.
Bertrand PLAS

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