Le « Comité de l’ONU contre la torture » préfère surveiller la Suisse que l’EI !

Publié le 14 août 2015 - par - 18 commentaires - 1 393 vues
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«Le Comité de l’ONU contre la torture »  expertise la Suisse ! Pourquoi pas le prétendu Etat islamique d’abord?

La presse nous a appris la semaine passée, le 3 août 2015, que dix experts de l’ONU venaient passer au crible la torture en Suisse (Le Matin, 3. 8.2015).

On croit rêver, mais je n’invente rien.

Je n’ai jamais pensé que la Suisse était parfaite, mais je trouve absolument scandaleux qu’au moment où les tortures, les tueries, exécutions de masse, la mise en esclavage de filles et de femmes – vendues sur des marchés aux enchères et dont la vie est à tout jamais détruite et qui les amène en nombre au suicide -, sont commises par les islamistes du groupe EI (Etat islamique, Daesh étant l’acronyme arabe de EI), l’ONU ne fasse pas une priorité  absolue de cette barbarie sans nom et vienne plutôt voir quel est l’état de la torture en Suisse !

Ne serait-ce pas depuis longtemps le rôle prioritaire de l’ONU de participer à l’organisation et à la création d’une force armée internationale afin de détruire cet EI et de mettre fin à ces crimes et massacres de masse ?

Un organisme comme l’ONU, garant de la paix mondiale, n’aurait-il pas immédiatement dû en faire une priorité d’une urgence absolue, comme cela a été parfois le cas, cas il est vrai plutôt rares, si cette institution internationale veut garder un minimum de crédibilité et justifier son existence ?

Bien sûr, on me dira que ce Comité contre la torture en visite en Suisse a d’autres tâches et que ce n’est pas son rôle, etc., etc.

Quelle image donne l’ONU d’elle-même en agissant ainsi, et surtout en n’agissant pas dans l’autre cas ? Il est évident qu’une force internationale armée aurait mis fin en quelques mois aux crimes contre l’humanité de ces islamistes.

L’ONU deviendrait-elle complice de crimes contre l’humanité plutôt que de les empêcher ? J’ai maintenant honte que la Suisse soit devenue membre de cette institution internationale et aurais voulu que notre gouvernement refuse la visite de ce Comité, afin de protester, même à titre symbolique, et exige qu’il soit redirigé vers ces tueurs de masse impunis.

Je tiens à souligner que pour moi ce n’est pas seulement  l’esclavage, la tuerie et la torture de masse qui m’incitent à protester.

Pour moi, un seul viol, meurtre, exécution, réduction en esclavage, etc. devrait être suffisant pour exiger une intervention immédiate et massive, notamment à l’initiative de l’ONU. Car tous ces morts, torturés, esclaves sexuels, très jeunes et moins jeunes, etc. finissent par devenir des quantités abstraites, réifiées et déshumanisées. On finirait par s’habituer aux annonces journalières de ces crimes de masse tant ils sont constants et sans fin.

Certains médias recommandent même de ne pas montrer les images de ces atrocités. Pour oublier encore plus vite ces terrifiantes réalités ?

Et même l’ONU ne réagit pas avec la détermination, la force et l’immédiateté nécessaires.

Honte sur l’ONU ! Il faut le dire et le crier haut et fort.

La Suisse  devrait refuser ces experts et leur proposer une nouvelle mission. Face à l’horreur absolue, un agenda, même s’il s’agit de celui d’un monstre bureaucratique comme l’ONU, doit pouvoir être adapté aux réalités quotidiennes..

Protestons contre ce Comité, publiquement, médiatiquement et perturbons leurs séances superflues et dispendieuses en leur montrant le chemin vers les lieux de l’horreur absolue.

Une fois cette tâche prioritaire accomplie, ces « experts » pourront revenir puisqu’ils se cherchent des occupations.

Quand en 2002, j’ai finalement, de guerre lasse, voté pour l’entrée de la Suisse dans l’ONU, je n’ai pas voté pour cette ONU-là. Je m’en veux de m’être fait avoir. Je vais rester plus vigilant que jamais face aux pressions pour adhérer à de nouveaux organismes internationaux ; en fait, il faudrait commencer par faire la liste de ceux qu’il faudrait quitter.

Une fois Daesh détruit, je pourrais admettre que ces fonctionnaires onusiens viennent en Suisse non pas pour nous donner des leçons mais aussi pour tenter de comprendre les particularités de notre pays qui vit en paix depuis des siècles et qui a l’une des proportions d’étrangers parmi les plus élevées des pays membres, et que nous ne gouvernons pas par la torture ; et surtout de réaliser que nous ne sommes pas  prêts à nous soumettre à n’importe quelle directive étrangère.

Je souhaite donc que ces « experts  en torture » se concentrent en priorité sur les pays où la pratique de la torture est quotidienne. On a parfois l’impression que les experts de l’ONU évitent les situations les plus dramatiques et terribles, situations où ils semblent ne pas oser s’aventurer  pour se concentrer sur des pays  où l’accès ne pose aucun problème et où ils se concentrent sur des problèmes totalement secondaires ; où ils ne courent aucun risque et ne rencontrent aucun obstacle.

Je ne me fais bien sûr aucune illusion sur une mise en pratique quelconque de mes propositions mais pense traduire un sentiment beaucoup plus général et dont l’effet rejaillit à coup sûr sur l’image notamment de l’ONU, image qui n’est justement pas très positive et qu’il serait irresponsable de laisser se dégrader encore davantage. Ces organismes doivent montrer une détermination beaucoup plus marquée et visible par rapport aux missions qui leur ont été confiées, dans le cas de la Suisse même par approbation populaire. Le risque, en cas d’inertie flagrante et de missions contreproductives continues : un appui certain du peuple suisse à des propositions de retraits d’organismes internationaux et à des dénonciations de traités déjà signés.

Autre exemple de problème urgent à propos duquel l’ONU est totalement impuissante, voire noyautée par des pays qui tentent par tous les moyens d’imposer leurs dogmes politico-religieux en empêchant même toute discussion sur ces dogmes : celui de la tentative des 57 pays musulmans de l’OCI (Organisation de la coopération islamique) qui veulent par tous les moyens et avec une insistance permanente faire passer les critiques de l’islam pour de la « diffamation des religions » et la prétendue « islamophobie » pour une forme de racisme, racisme qui deviendrait donc condamnable pénalement. Plusieurs séances de l’ONU montrent concrètement comment les discussions sur ces sujets sont empêchées.

Retour sur la torture en Suisse. Comme il sera difficile de trouver des cas de torture en Suisse, les « experts » ont déjà donné une acception beaucoup plus large à leur mandat et vont s’attaquer à des domaines relevant encore de la souveraineté nationale de notre pays, même si nos autorités sont déjà prêtes à s’aligner sur des standards internationaux en la matière.

Domaines que ce « Comité contre la torture » va expertiser :

– l’éventualité d’une primauté à l’avenir du droit suisse sur le droit international (justement ce sur quoi une opposition se fait jour en Suisse). Veut-on prendre les devants et signaler à la Suisse qu’un tel refus de soumission, même par un pays souverain, ne serait pas acceptable et aider ainsi par un tel diagnostic nos autorités à se soumettre ?

– les refoulements des réfugiés (qui a bien sûr à voir avec la torture !) : ici sera  examinée «la méthodologie pour procéder aux renvois »)

– « il semblerait que la Suisse place sa sécurité au-dessus de la dignité » a déclaré un expert, sans doute une façon de justifier sa venue impérative. On notera que cet expert se base sur des on-dits ».

– le cas de demandeurs d’asile ayant été victimes de torture serait également préoccupant.

Remarquons que l’on considère qu’il va de soi qu’il s’agit de demandeurs d’asile, et non de clandestins, voire parfois de criminels potentiels.

-autre « préoccupation » : la surpopulation carcérale et les conditions déplorables  qui en découlent.

-la disparition de mineurs arrivés non accompagnés en Suisse, devraient faire l’objet d’une attention particulière

-les violences domestiques : 70 % des plaintes n’aboutissent pas.

 

Encore une fois, chaque pays peut améliorer sa situation dans ces domaines considérés comme relevant du « Comité contre la torture », et je ne suis nullement opposé à de telles visites dans des pays comme le nôtre. Simplement j’aimerais, et je ne suis de loin pas le seul, que ces experts et surtout l’ONU interviennent, d’abord ou au moins parallèlement, massivement, énergiquement, de manière efficace et visible publiquement dans les pays où ces phénomènes sont d’une gravité scandaleuse et révoltante et relèvent de pratiques meurtrières de masse.

Il est en effet plus facile de venir nous faire la leçon que d’intervenir dans ces derniers pays. On semble préférer les promenades de santé dans des pays culpabilisables et déjà culpabilisés d’avance, prêts à admettre et à s’excuser de pratiques qui parfois n’existent même pas.

Il n’est pas inutile de rappeler que ces groupes d’experts en visite vont souvent et en premier lieu, une fois sur place, auprès d’ONG professionnalisées en matière d’indignation, et qui sont très sélectives dans leur indignation.

 

Exemples de quelques-uns de mes autres articles parus sur Lesobservateurs.ch relatifs à ces experts de l’ONU venus en Suisse parce qu’alarmés, par  exemple, par une vague dite de racisme grandissant ou invité par nos médias à se prononcer sur le problème des migrations, et proposer des solutions surréalistes et  irresponsables mais recevant un très bon accueil, voire de l’admiration béate de la part de certains de nos animateurs de radio ou de  télévision.

 

1. Article relatif à la visite du « rapporteur spécial » de l’ONU sur le racisme Doudou Diène en 2006 (voir également mon article: «Doudou en Helvétie », Bilan no 198, 15-16 février 2006) : « Experts internationaux donneurs de leçons : à quand la riposte », 24 mars 2012

Lien vers l’article : ici

2. Article relatif à un expert en migrations pour le moins indigné, « Migrations : principes idéaux et réalités quotidiennes », 17 juin 2014.

Lien vers l’article, ici

 

Uli Windisch

 

Article publié sur RL et lesobservateurs.ch

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Notifiez de
Denis

J’aimerais beaucoup pouvoir aller me faire torturer en Suisse!
Quel asile demander pour un malheureux Français, svp?

Herbert Sogno

Visiblement, l’ONU est complice de l’invasion musulmane qui s’opère dans le monde occidental. Reste à savoir qui tire les manettes de l’ONU.

Louise du Canada

Herbert Sogno, c’est LA question que je me pose depuis 3-4 ans. QUI tire les ficelles???? La question se pose aussi pour votre Union Européenne. Les personnes de ces deux entités sont les plus dangeureuses.

Cémoa

L’ONU ! ce sac à merde devrait disparaître dans le tourbillon d’une chasse d’eau de chiotte.

Dorilée

Il y a trois autres  » pays  » à inspecter de toute urgence. Laissez tomber la Suisse et intéressez vous à Andorre, Liechtenstein et Monaco.
Ces cons de l’onu n’ont vraiment rien à faire !!!

Joelle B

et oui c’ est ainsi pour la Suisse, le Canada, et surtout Israël qui est championne des accusations abracadabrantesques de l’ ONU
votre indignation est juste, vos suggestions aussi, mais ne seront pas entendues.
l’ ONU est de plus en plus une honte, et prépare la venue de l’ antéchrist plus que le bonheur des peuples

MF

La Suisse se débat dans la toile d’araignée de l’Ordre Mondial.

MF

La Suisse est à l’agonie dans la toile d’araignée de l’ordre mondial!

Nemesis

Charles de Gaulle surnommait l’ONU « le machin » car il considérait que c’était une vaste fumisterie. Il avait bien raison.

jlriv

Evidemment qu’il faut en finir avec l’ONU (dont le principe de base est absurde). Le Machin est nuisible à tous égards surtout quand il se mêle de droits de l’homme, la majorité des Etats qui le composent sont des dictatures (dont un grand nombre théocratiques). Il faut quitter l’ONU (et l’UE dont la bêtise est à peu près la même ainsi que toutes les organisations supra-nationales et revenir aux traités bilatéraux.)

Charles DALGER

La réponse à la question du titre est : OUI !

Avec tous les déchets contenus dans de grand immeuble.
Le plus vite sera le mieux !

Bozzo le clown

Quand le Machin examine avec le plus grand sérieux la candidature de l’arabie saoudite à la présidence de la commission des droits de l’homme, il n’est pas étonnant d’apprendre ce genre de nouvelle. Il y a déjà eu la « persécution » des musulmans et des roms en France (ben oui, il y a des associations communautaires qui couinent, il n’y a pas de fumée sans feu), l’accueil « indigne » des réfugiés dans les îles grecques et sur les côtes italiennes (alors que tout le monde sait qu’ils sont accueillis dans des trois étoiles en Turquie et encore mieux en Libye).

westie51

Il serait peut être temps de virer ce machin qu’est l’ONU ou alors changer le sigle et sa mission, car organisation des « nations unies » (?), ça fait doucement rigoler quand on voit les guerres partout dans le monde ! Encore des fonctionnaires grassement payés à blablater alors que l’ONU accepte des stagiaires, sans les rémunérer, comme dernièrement j’ai lu qu’un stagiaire n’ayant pas les moyens de se payer une location de chambre s’était installé dans un parc avec sa toile de tente ! Chez nous, ce sont les socialistes, principalement, qui préfèrent pister, traquer, chasser l’infâme bête immonde qu’est le… lire la suite

Nemesis

« L’ONU aide à construire une monde meilleur » … Quand on regarde la liste de ses états membres il y a lieu de penser qu’ils vont avoir du travail pour très longtemps … s’ils s’attaquent à ceux qui nécessitent leur intervention. Avoir le culot de regarder la Suisse à la loupe permet de déduire que l’ONU ne remplit plus sa tache et qu’elle n’a plus de raison d’être. Je voudrais bien savoir combien tout ce beau monde perçoit pour siéger à cette institution ?

Daniel Boutonnet

L’ONU avait élu la Libye pour présider la commission des Nations Unies pour les droits de l’homme du temps de Kadhafi. Lorsqu’on en arrive à un tel niveau de confusion mentale et d’indignité, plus rien ne peut surprendre ! Par leur nombre les états africains ont pris l’organisation en otage, avec la complicité de quelques traîtres occidentaux.

pikachu

L’ONU est une blague. Pendant la guerre à Gaza de l’été 2014, les infrastructures « humanitaires » de l’ONU, à Gaza, abritaient des missiles du Hamas : http://www.timesofisrael.com/20-missiles-found-in-un-run-school-in-gaza/ D’autre part, une organisation (UNWatch) s’est mise à établir des statistiques sur les condamnations concernant Israël, résultat de 2006 à 2015, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a pondu 116 condamnations. Sur celles-ci 61 condamnaient Israël et 55, le reste du monde. http://www.unwatch.org/cms.asp?id=7734106&campaign_id=63111 Dans la même veine, un moment d’anthologie : un interprète de l’ONU, lors d’une assemblée, parle en live et déclenche l’hilarité par sa naïveté. Il s’étonne du fait qu’Israël… lire la suite

Nemesis

Merci pour vos renseignements … Mais surtout merci à RL d’éclairer par ses articles l’ensemble de ses lecteurs.

Praxitèle

L’ONU est un infâme machin.