Comme au Portugal en 1974, il va falloir que l’armée débarrasse notre peuple des corrompus

Publié le 1 octobre 2013 - par - 2 019 vues
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Il serait presque ridicule de répéter, ici, combien la situation politique et sociale de la France est calamiteuse, combien le crime prend le pas sur l’ordre, combien les citoyens honnêtes sont détroussés du fruit de leur labeur, à la fois par les agents étrangers à la tête de la nation, et par les exactions incontrôlées et désormais volontairement incontrôlables de populations allogènes , combien la classe dirigeante se transforme en caste pour mieux écraser toute tentative de contestation, combien la révolte gronde pour se transformer en désespoir impuissant et combien chacune et chacun des patriotes souhaitent voir dégager les profiteurs et les agioteurs soutenus par de véritables grossiers histrions médiatiques. Qu’ils s’en aillent ! Qu’ils partent et vite ! Ils nous trompent en nous avilissant , entendons-nous de mille échos.

Et alors ? Tout semble-t-il a déjà été essayé pour que le « Régime » survive : Gauche et droite et droite et gauche. Manifestations dures ou festives sabotées, débats brouillons et truqués, manigances syndicales et patronales, substitution de populations, destruction des valeurs françaises, deuxième mort de Clovis…

Le peuple français est en état de légitime défense et à l’heure où j’écris, encore une fois, un travailleur doit tirer sur son agresseur car les gouvernements successifs ont démoralisé la police et phagocyté la justice. L’état de droit a disparu laissant aux hiérarques « le fait du prince », marque de l’injustice et de l’oukase.

Qu’on ne vienne surtout pas nous parler de révolution populaire! Révolution avec qui ? Les partis de la gauche extrême représentés à l’assemblée, toujours prêts à vociférer contre leurs alliés libéraux mais si prompts à se vendre pour une misérable place de conseillers municipal ? Les traîtres à la cause ouvrière, spécialistes de discours enflammés une écharpe rouge autour du cou, au grand air, et de capitulations de couloir le cigare au bec ? Il suffit messieurs les complices !

Tout serait donc fini ? La France devient-elle l’égale de la principauté de Monaco avec ses intrigues de palais et ses courtisanes dépravées ? Oui le basculement s’est fait mais comme sur l’échafaud, il suffit maintenant de laisser tomber le couperet.

L’UMP Eric Doligé a déclaré avoir «un instinct meurtrier». Avec sa tronche réglementaire de maire, conseiller général, député puis sénateur et membre de la commission des finances, le voyez-vous faire le coup de feu ? C’est à se tordre de rire. Si ce type éternue, il perd sa perruque poudrée.

Soyons sérieux.

La chute du régime est une des conditions majeures pour atteindre nos buts : rétablir les préceptes de notre république laïque. C’est le préalable. 

Depuis toujours, dans la mesure où l’on souhaite vraiment la transformation d’une société, et c’est le cas aujourd’hui, cela ne peut se faire sans un renversement « radical », seulement possible par la violence. Seule une organisation armée, secrète et centralisée peut prendre le pouvoir contre «  l’élite et les privilèges » et entraîner ensuite le peuple. Ce fut le cas au Portugal le 25 avril 1974. L’armée, par la «  Révolution des œillets », débarrassa le peuple des corrompus. L’insurrection armée est un concept central pour tous les résistants épris de liberté et de justice. L’insurrection représente la forme la plus haute de la lutte politique. L’armée ai-je dit ? Oui, car tout le monde en parle partout. Dans les journaux, sur les sites internet, sur les réseaux sociaux, dans les écoles de cadres, dans la police et même au plus haut sommet de la hiérarchie militaire.

Alors j’en conviens, la première question qui se pose est de savoir la définition de ce qui est juste. Est-ce qu’il existe une différence entre ce qui est juste « juridiquement » et ce qui est juste « moralement » ? Une société peut-elle se construire en dehors du droit  légalement établi? C’est-à-dire en dehors des lois juridiques en cours ? Cela pose, du coup ,deux autres questions : Existe-t-il des sociétés désireuses de liberté en dehors de la structure étatique ou bien est-ce que seul l’État se révèle comme la condition nécessaire et suffisante à la liberté de toute société , en tous lieux et tous temps ?

La réponse est limpide : Si l’État joue son rôle régalien et impartial, il est le garant de la Justice et l’on ne peut juridiquement contester sa légalité sinon il devient un État délinquant et l’insurrection est le plus sacré des devoirs conformément à la DDH du 24 juin 1793.

Mais pourquoi l’armée ?

L’armée et la police restent encore les seuls corps capables de réagir détenant les moyens pour cela. Un putsch alors ? Horreur, malheur ? Non , car pas d’autre choix vraisemblablement.

Quand les procédures constitutionnelles démocratiques en place sont respectées et offrent des moyens pacifiques institutionnalisés de résoudre les conflits internes, de représenter équitablement toutes les opinions politiques, de changer de politique et pas seulement de gouvernement, et de demander des comptes aux officiels, il y a moins de risque de coup d’État. Si les problèmes internes sont relativement limités et peuvent se résoudre par des moyens pacifiques et institutionnalisés, le risque est également réduit.

De même, s’il s’agit de conflits graves qui peuvent être abordés de manière non-violente plutôt que par une violence interne, il n’y a plus de prétexte de « putsch » pour un groupe s’appuyant sur la promesse de mettre fin à la violence et de rétablir l’ordre. Si les « politique » s’efforcent de servir la société et de lutter contre la corruption, l’un des éléments « justifiant » un « coup » manque . Mais à cette heure , nous sommes à l’opposé de ces concepts basiques du fameux « vivre ensemble » car ces conditions ne sont pas réunies. Les bases des systèmes politiques démocratiques sont superficielles et érodées. Le gouvernement est perçu comme illégitime, ses « performances » provoquent un sentiment général d’insatisfaction. Il est accusé d’incompétence, de corruption ou d’indécision en temps de crise. Il y a un manque de confiance général dans la capacité des procédures démocratiques détournées et bafouées à améliorer la situation.

Les institutions civiles non officielles de la société (associations, partis politiques, institutions éducatives indépendantes, organisations religieuses, syndicats), à part l’Islam, sont faibles ou inexistantes, ou réduites à la repentance. Les citoyens ne participent plus activement au système politique. Dès lors, il n’y a pas de groupes ou d’organisations capables de s’opposer à une emprise de l’appareil d’État. La société a de graves problèmes internes liés à la violence. La sécurité, le premier des droit, n’est plus assurée. Donc constatant les troubles sociaux sévères, les problèmes économiques permanents, les conflits politiques profonds, les violences intérieures et les assassinats, la majeure partie de la société est en train de souhaiter un nouveau gouvernement fort, qui promette de « rétablir l’ordre » et de sortir de la crise. Les conditions économiques adverses, liées aux facteurs politiques, la dépendance excessive au marché international inconstant rendent la société prête au coup d’État.

Cette prise du pouvoir, grâce à des moyens non constitutionnels, imposée par la survie de la nation s’appuiera sur tout ou partie de l’armée et de la police, bénéficiant au départ du soutien (bien évidemment muet et neutre) d’au moins une partie de la classe politique et de la société civile.

Nous pouvons dès à présent différencier trois moments délicats lors de cette opération : avant l’exécution, pendant et après. Machiavel, lui-même se réfère à la conjuration de Catilina, écrite par Salluste, pour montrer que les conspirations contre un État n’échouent pas dans l’organisation même du complot, mais souvent dans son exécution. Il s’agira , selon la fameuse formule, d’user de la « violence chirurgicale ». Rapidité, fermeté, intégrité, détermination, discipline.

Pour un républicain, le Coup d’État est-il un souhait ? Je répondrais avec clarté. Certainement pas. Mais, et c’est un principe physique, les forces considérables exercées sur le peuple induisent nécessairement une déformation douloureuse qui entraîne une perte de confiance dans le « miracle démocratique ». Nous avons vu dans l’Histoire, et même récemment, des peuples à l’agonie soutenir leur armée contre un gouvernement  « légal » précisément parce que celui-ci, ivre de sa toute puissance, en oublie le premier de ses devoirs : être l’épée et le bouclier de la nation pérenne.

Comme disait Victor Serge « Il est minuit dans le siècle ».

Jean-Marc Desanti

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