Comment France Infos fait tout pour minimiser le suicide d’une enseignante

Publié le 20 octobre 2011 - par - 3 294 vues
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Entre 7H30 et 8H00, écoutant France-Infos, il a été évoqué de manière fugace, le fait qu’une vidéo montrant la malheureuse professeur, récemment immolée par le feu, circulait sur internet, et dont les parents d’élèves demandaient le retrait.

A cette évocation, il m’est revenu en mémoire, un commentaire journalistique sans doute sur la même radio, datant du jour de ce drame. La journaliste, à mon sens minimisait visiblement l’affaire, en insistant lourdement sur le fait, que cette professeure était déjà dépressive, avant de commettre son geste.

N’est-ce pas là un bel exemple de manipulation et de désinformation, visant à dédouaner « le système », et partant les responsables de « l’éducation dite nationale » ? Et ceci, en ne posant surtout pas les bonnes questions du genre :

« Cette professeure n’était-elle pas dépressive, à cause des conditions dans lesquelles elle doit exercer son travail? »
« Quel était la nature du conflit entre elle-même, et certains élèves qui l’a amené à cette fin? »
« Qui étaient les élèves en question? » etc.

Rien de tout cela. Il m’a semblé que la journaliste, sans doute aux ordres, cherchait visiblement à calmer le jeu si j’ose dire, et à faire en sorte, que cette malheureuse prof ne devienne surtout pas un symbole de la souffrance des enseignants dans la France de 2011, comme l’est devenu ce pauvre marchant de fruits et légumes tunisien, qui a choisi ce moyen d’attirer l’attention du monde, sur les difficultés de son existence.

Quant à la réaction des parents d’élèves, de vouloir faire censurer la vidéo exhibant cette professeur en flammes, si l’on peut comprendre leur réaction, visant à protéger leurs chérubins de cette vision, issue d’un fait bien réel, ne devraient-ils pas au contraire, faire en sorte que la vidéo continue à circuler, aux fins de bien mettre en exergue, la manière dont cette enseignante a sans doute cherché aussi, à devenir un symbole du désarroi profond de nombres d’enseignants . Mais, nous ne sommes pas en Tunisie, et on a l’impression qu’ici la formule est plutôt « Enterrons vite cette femme et que surtout on en parle le moins possible!!! »

Ce sujet, mériterait sans doute d’être creusé, et il y a des membre de RL beaucoup plus compétents que moi, pour s’y exercer.

Je termine en vous priant de bien vouloir féliciter M.Hilout sur son dernier travail, très bien fait et fort intéressant. Pour les autres documents, je n’ai pas encore eu le temps de les lire.

Jean-Claude Collet

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