Comment Hollande détourne systématiquement l’Histoire de notre pays

HollandemouilleEn écoutant le discours de François Hollande prononcé sur l’île de Sein[1], relatif à l’engagement massif de ses habitants ayant refusé l’armistice de 1940 et partis rejoindre la France libre, j’assiste une fois de plus à l’art du kidnapping de l’Histoire, discipline dans laquelle les élus de Gauche excellent !

L’année 2014 est en effet riche de dates anniversaires, dont certaines passées sous silence, victimes d’une sélection idéologique de la mémoire collective !

Citons-en quelques-unes qui n’ont pas eu l’heur de plaire à la frénésie mémorielle dudit Hollande et sa cour : la naissance de Saint Louis (25 avril 1214) ; la disparition de l’ordre des Templiers avec la mort sur le bûcher de son dernier maître (18 mars 1314) ; l’exécution de Robespierre (28 juillet 1794) ; la première abdication de Napoléon Ier à Fontainebleau (6 avril 1814).

Evidemment, ces dates ne sauraient intéresser le pouvoir en place puisqu’elles ne le servent pas directement et mettent en lumière des personnages que la rééducation idéologique a remisés dans les caves de l’oubli : trop identitaires sans doute ?

La mort de Jaurès, le début du Premier conflit mondial, le débarquement de Provence, ça c’est beaucoup plus malléable !

Oui mais, parce qu’il y a un « mais », on ne peut obliger l’Histoire à se plier aux exigences personnelles. Je ne suis pas convaincu que de Gaulle aurait goûté l’invasion de la capitale par des hordes fanatiques ; ces mêmes hordes arborant un drapeau aussi mortel pour la France que le tristement célèbre étendard à croix gammée ! Pas plus que Clemenceau – « le Père la Victoire » – ne se serait reconnu dans la disparition des frontières d’une Nation qu’il a défendue avec un acharnement qui passerait aujourd’hui pour une déviance identitaire suspecte !

Quant aux messages présidentiels subliminaux, disséminés dans ses discours – tandis que la majorité très relative fond comme un sucre dans le thé ! –, ils ne trompent plus que les crédules ou les intégristes de la Rose, n’ayant même pas l’élémentaire pudeur de saluer soldats, résistants, victimes pour ce qu’ils furent.

Voici donc quelques saillies verbales du squatteur de l’Elysée qui étayent mon propos :

  • « Ce temps de mémoire intervient également dans un contexte où l’idéal européen paraît s’épuiser, où la paix suscite l’indifférence tant elle s’est installée comme une évidence, alors même que sur notre continent, montent les particularismes, les séparatismes, les extrémismes et les nationalismes. »

(Allocution pour le lancement des commémorations du Centenaire de la Première guerre mondiale, le 7 novembre 2013, laquelle pointe les nationalismes comme danger ultime, loin devant l’internationale islamique !)

  • « C’est du Sud, oui du sud, que l’Europe doit son salut et elle ne doit jamais l’oublier » […] « A la jeunesse d’Afrique, je veux lui dire que nous n’avons pas oublié le sacrifice des anciens et que la France sait ce qu’elle leur doit même si elle a mis du temps, trop de temps, pour en tirer toutes les conséquences en termes d’émancipation et de reconnaissance. »

(Discours prononcé sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, le 15 août 2014, sans avoir pris la peine, au passage, de saluer les catholiques de France en ce jour de l’Assomption : il est vrai que ce n’était pas ramadan et que justement on devait – je l’ignorais ! – notre liberté exclusivement aux enfants de l’islam, pas aux adorateurs de Marie !)

  • Evoquant à demi-mot son « courage personnel », sous couvert de l’hommage rendu aux seinans, Hollande déclare avec une allure de Danton qu’ « ils n’ont pas écouté la prophétie de malheur, les pessimistes, les fatalistes, les défaitistes. Ils n’ont écouté que leur courage et n’ont exprimé qu’une seule chose : leur confiance dans l’avenir. »

(Discours du 25 août 2014, prononcé sur l’île de Sein)

Je pourrais continuer à égrener les manigances discursives présidentielles, tant elles sont abondantes, mais je préfère vous exhorter, tous autant que vous êtes, à mieux connaître votre pays, à étudier son Histoire, à vous souvenir enfin que vous habitez une Nation dont l’unité identitaire a fait d’elle ce qu’elle était avant le cataclysme de 1981 et l’avènement du grand remplacement de population, pour reprendre les termes de Renaud Camus.

Quelles que soient nos différences idéologiques, nos origines, si nous nous sentons Français de corps et d’âme, nous avons l’impératif de résister à l’envahisseur – dont chaque jour nous constatons la virulence – car il se pourrait bien qu’un jour on égorge les journalistes sur la place de Paris !

« Quand l’enseignement patriotique aura refait la Nation, quand la France sera redevenue le champion de la Justice et du Droit ; nos pères seront consolés dans leurs tombes, et le progrès de l’humanité, aujourd’hui interrompu, reprendra son cours éternel par la main de la France. » (Henri Martin)

Charles Demassieux

[1] Le Président de peu de Français devrait toutefois se méfier ! Il existe en Bretagne un proverbe qui dit ceci : « « Qui voit Ouessant voit son sang / Qui voit Molène, voit sa peine / Qui voit Sein, voit sa fin / Qui voit Groix, voit sa croix. »

image_pdfimage_print