Comment je me suis évadé du Camp des Saints

Ma conscience politique s’est révélée très tôt, dès mon enfance. J’ai compris que nous, ma famille, n’étions pas comme les autres. Les autres, c’étaient les petits-bourgeois du voisinage. Les différences se voyaient d’abord sur le plan matériel : ils étaient propriétaires de leurs maisons, ils possédaient une voiture, ils étaient bien habillés, les enfants avaient de beaux jouets. Ils n’avaient pas les mêmes attitudes, leur langage était châtié. Ils allaient à la messe le dimanche. Je remarquais tout cela. C’était comme si nous ne vivions pas dans le même monde. Nous étions une famille d’ouvriers.
Je suis arrivé au début du printemps dans un petit village à proximité de La Rochelle il y a soixante-sept ans, le cinquième d’une fratrie de sept enfants.

Ma mère est allée à l’école jusqu’au certificat d’études, elle était mère au foyer. Mon père a été peu scolarisé. Il était ouvrier métallurgiste, militant cégétiste et communiste. Nous sommes des pauvres, des prolétaires.

En ce temps-là, les années cinquante et soixante, c’est quoi, être pauvre ? Je ne vais pas faire de la sociologie, mais dire la pauvreté telle que je l’ai vécue.

D’abord c’est un regard. Un regard qui juge, exclut. Ce regard est porté par les gens de la petite-bourgeoisie sur nous, sur moi. Qu’est-ce qui nous distingue ? Leur maison est bien aménagée, il y a une salle de bain, des toilettes à l’intérieur, chaque enfant possède sa chambre. Les enfants ne grimpent pas aux arbres, et ne se roulent pas par terre en se bagarrant. Ils vont au catéchisme. Ils ont des vêtements du dimanche et partent en vacances l’été, ils ne disent pas de gros mots. Chez nous, il y a une résignation au manque. Nous nous contentons de ce que nous avons et de ce que nous n’avons pas. Nos habits ne sont pas neufs, mais on a des habits, on ne mange pas de la viande tous les jours, mais nous ne mourrons pas de faim. Nous étions pauvres mais nous ne le savions pas tant que nous n’étions pas en présence des riches. Nous vivions de l’essentiel et cela nous suffisait.
J’étais un petit sauvage, j’en avais conscience et honte. Un animal mal éduqué. Ma révolte était à l’intérieur, à l’extérieur c’était plutôt la soumission, la crainte, la tête baissée.

À l’adolescence je me suis « anarchisé », je me rapprochais des idées libertaires « ni dieu ni maître ». Je découvrais Arthur Rimbaud, symbole de l’adolescent révolté et mystique. C’étaient les injustices et les privilèges qui furent à l’origine de ma révolte. Le regard porté sur mes parents. Je voyais la souffrance de ma mère qui comptait chaque centime pour finir le mois. Elle était résignée à sa condition de mère au foyer et de pauvre. J’avais vu la souffrance de mon père qui faisait un travail pénible pour un salaire minable. J’avais conscience que des hommes s’étaient battus pour que nous ayons les allocations familiales, la sécurité sociale, la retraite. Ces acquis sociaux ont été gagnés contre la bourgeoisie, contre les tenant du pouvoir. Les riches étaient riches parce qu’ils payaient mal les pauvres qui contribuaient à leur richesse et n’avions en retour que mépris et humiliations. Les pauvres sont pauvres, disait-on à l’époque, parce que Dieu l’a voulu ainsi. Alors il me semblait logique de défendre le communisme athée, que je voyais comme une justice sociale et une répartition équitable des richesses et la reconnaissance du travail manuel. La fin de la misère et de la soumission.

Le regard que je portais sur le monde et les malheureux ne pouvait que m’amener vers les grands hommes qui ont pris leur défense. Ce sont ces hommes qui ont construit la gauche. Le rêve d’un monde sans injustice, sans humiliation, sans privilège, sans violence, sans guerre. Où le mal serait banni.

Je croyais en ce monde meilleur qui retirerait les privilèges des nantis. Je croyais au communisme, aux idées libertaires, à l’autogestion et à l’autodétermination. Pour moi, c’était une évidence. On ne pouvait qu’être du côté des plus faibles, j’avais des difficultés à comprendre que l’on puisse penser autrement. La droite était l’ennemi, les méchants.

Après mon bac, j’entre dans le monde du travail. J’aurais pu faire des études universitaires car j’avais droit à des bourses d’études et à une chambre universitaire. Mais je suis paresseux, les études m’ennuient. Je préfère faire la formation d’infirmier psy. Cette formation se divise en deux temps : mi-temps aux études, et mi-temps dans les services. Je suis donc payé un peu plus que le SMIC. Durant les années 70, je suis sympathisant socialo-communiste (idéologie majoritaire dans la fonction public) et adhérent CGT (majoritaire dans l’établissement). Je participe aux différentes manifs de l’époque. Je vote pour la première fois en 74, pour Mitterrand, bien sûr.

Tout bascule le 21 mai 1981. François Mitterrand est élu Président. j’ai cru que le « grand soir » était arrivé. Enfin les ouvriers allaient vivre décemment, les riches allaient rendre tout ce qu’ils avaient pris aux pauvres. Un nouveau soleil se levait sur la France ce matin du 22 mai. J’allais à mon travail le cœur léger, imaginant toutes les mesures que le gouvernement socialiste allait prendre en faveur des plus démunis. L’espoir était là, sous mes pieds. Je pensais à mon père, à ma famille. Plus personne ne vivrait ce que nous avions vécu. La honte, l’humiliation, l’infériorité.

Au travail, tous les collègues jubilaient de cette victoire tant attendue de la gauche et de son grand prêtre Mitterrand. Croisant mon chef de service, socialiste notoire, je lui fis part de ma joie, enfin les ouvriers allaient être plus heureux ! Il reçut mes propos avec un grand étonnement, comme si je me souciais de pacotilles. Je demandais alors quel était l’intérêt de voter socialiste, il me tourna les talons en répondant avec le même mépris qui me blessait enfant, « mais pour le pouvoir !». C’est bien plus tard que je compris tout le sens de sa phrase. En fait, la seule ambition de ces post-soixante-huitards, ce n’était pas l’abolition du capitalisme, ni l’amélioration des conditions de vie des prolétaires mais uniquement être calife à la place du calife. Je ravalais mon illusion.

Je laissais les clés aux socialistes, pensant que les vaches seraient bien gardées, et je me consacrais à mes études. Tout en travaillant à l’hôpital, j’allais en fac étudier la psycho et la psychanalyse. Je m’éloignais du syndicalisme et de la politique. Je faisais confiance aux socialistes pour nous protéger de la peste brune, qui après les élections à la proportionnelle était devenue visible et montait dans les statistiques. J’étais ignorant de la déconstruction du pays que peu à peu les socialistes et les communistes mettaient en place, profitant de la lâcheté de la droite et de l’épouvantail Le Pen. Je me fiais aux informations des télés d’État. Je croyais à ce qui se disait sur la discrimination, le racisme des Français etc.

Je ne me suis pas aperçu de l’abandon du prolétariat et la mise en place d’une politique multiculturaliste visant à faire table rase de l’histoire de France, et des immigrants les nouveaux damnés de la Terre.

Trompé par quarante années de mensonges gauchistes, j’avais une résistance à me sortir des idées formatées que j’avais tissées dans mon esprit depuis mon enfance. Wafa Sultan explique très bien ce phénomène psychologique du déni : « Pour une raison quelconque, certaines personnes adoptent des convictions acquises au cours d’expériences précédentes, refusent de les remplacer par d’autres différentes, même s’ils vivent des expériences qui prouvent leur caducité, leur obsolescence progressive. » Wafa Sultan : l’islam fabrique de déséquilibrés ? (Riposte Laïque).

Il me faudra attendre 33 ans, au cours de l’année 2014, pour prendre conscience de mon déni.
Une accumulation de doutes durant ces trente années m’amena peu à peu à m’éloigner du discours lénifiant des soi-disant révolutionnaires, progressistes, antifascistes, multiculturalistes, antiracistes, enfin toute cette bien-pensance lénifiante.

C’est grâce à mon expérience professionnelle qui, à partir de 2004, en me confrontant à la pathologie des manipulateurs dont étaient victimes mes patients, m’a appris à décrypter les discours et les manipulations perverses. Cet enseignement (les très nombreux livres que j’ai pu lire sur le sujet) illustré par les patients que je recevais, a pu s’étendre sur l’ensemble de notre société contemporaine. Je développais un esprit critique qui me permit de faire évoluer mon regard sur la politique et la société. Wafa Sultan écrit : « Le jour que vous vivez offre le résultat des convictions que vous avez acquises à la faveur de vos expériences précédentes. Chaque nouveau jour va vous octroyer de nouvelles convictions à travers les expériences que vous allez vivre ce jour-là. Une conviction quelconque pourrait en annuler une autre, la soutenir ou la consolider au besoin (…) Le niveau de prise de conscience chez tout homme détermine sa capacité à tirer les leçons comme les convictions des expériences vécues, voire réitérées. » (op.cité)

Et puis il y a eu la lecture du Suicide français de Zemmour qui me révéla ce qui s’était passé durant mes quarante années d’aveuglement J’ai constaté que le fascisme avait changé de camp et cela depuis bien longtemps. « Les antifascistes d’aujourd’hui seront les fascistes de demain. » a dit Churchill dès la fin de la Seconde Guerre mondiale. Curieusement ma remise en cause politique est apparue avec la lecture horrifiée du contenu de l’islam et du Coran.

Tous ceux que je contestais durant mes années d’aveuglement, les réactionnaires, les conservateurs, les défenseurs de l’identité et de la culture française devenaient à mes yeux du bon sens. Les vrais humanistes, ce sont eux.

Aujourd’hui je vomis l’héritage et les héritiers de mai 68. Toute cette gauche qui a abandonné le prolétariat au profit de ses propres intérêts et des descendants d’immigrés dont la victimisation portée en étendard pervers me donne la nausée.
Aujourd’hui j’entends, j’écoute les Cassandre et les musulmans apostats qui prédisent la chute de la civilisation occidentale. Je décrypte, j’analyse, je comprends tous les cheminements qui ont amené et qui amènent notre pays à la soumission à l’islam depuis quarante ans
Aujourd’hui je sais que j’ai été trahi par ceux (les socialistes, les communistes et les anarchistes) qui prétendaient être avec moi.
Aujourd’hui, suis-je à droite ? Impossible, mais je ne me sens pas à gauche, encore moins anarchiste, les anarchistes ne veulent pas d’État ; ils ont gagné, il n’y a plus d’État ! Le pouvoir est gangrené par les minorités fascisantes, par le fascisme islamique. La peste verte (l’islam) a remplacé la peste brune. Mais cette fois l’occupant est reçu à bras ouverts par les immigrationnistes.

Adrien Lafleur

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58 Commentaires

  1. Tous ceux que je contestais durant mes années d’aveuglement, les réactionnaires, les conservateurs, les défenseurs de l’identité et de la culture française devenaient à mes yeux du bon sens. Les vrais humanistes, ce sont eux / dixit

    Tous les hommes font des erreurs, assez peu sont capables de le reconnaitre, et surtout de changer de cap…
    Je condamne surtout ceux qui persistent dans delire et le suicide d une nation

    Bravo a vous

  2. Même parcours en plus court . A 27 ans en 89 , j’ai compris la duplicité de nos socialistes gauchistes anarchistes et j’ai assisté impuissant à l’agonie de notre pays , avec ces moutons qui ne voyaient rien , ne comprenaient rien . Le lavage de cerveau 68tards et socialistes a été très efficace sur les français …et un jour j’ai vu zemmour chez ardisson, en 99 je crois , et la lumière s’est réellement allumée …

  3. Ok n’y a que les cons et les mal comprenant qui ne change pas d’avis y

    • merci, le problème avec la connerie le voici : la certitude rend con, le con sait tout mieux que vous, y compris ce que vous devez penser, ressentir , comment vous devez voter. il sait mieux que vous qui vous êtes, et ce qui est bon pour vous. si vous n’êtes pas d’accord il vous méprisera, vous insultera. plus vous essaierez de réformer un con, plus vous le renforcerez, il sera trop content de se considérer comme une victime qui dérange et qui a donc raison, vous lui offrirez la consécration de se croire un héro de l’anticonformisme à plaindre et admirer. lutter contre la connerie la renforce! voilà la description de tous les bienpensants

  4. CHAPEAU LARTISTE ! cela a ete le parcours de bon nombre d entre nous ; peut etre en plus light . disons des jeunes rocardiens a opposant franc et massif a la PESTE VERTE ! ENCORE BRAVO .

  5. Adrien, seuls les imbéciles ne changent pas d’avis !!!

    J’ai voté cette ORDURE de mitte errante, en 1981, parce que je pensais comme toi, et je suis né dans une famille très pauvre, nous n’avions pas à manger tous les jours…

    Et, comme toi, j’ai réalisé l’immense trahison il y a près de 8 années !!!

    ll faut être capable de remettre ses idées en question, ce que tu as fait, ce que j’ai fait, ce que de plus en plus de citoyens français ont fait, ou vont DEVOIR faire, enfin s’ils veulent survivre à la guerre qui arrive, qui est déjà là dans les faits, sournoise, cachée par les TRAÎTRES qui gouvernent ou ont gouverné le pays appelé France !!!

    Rappelle-toi aussi que les immigrationnistes et autres idiots du NAZISLAM feront « couic halal » le moment venu, comme en Iran …

    • merci, je me sens moins seul, je vois que nous avons les mêmes lectures

  6. triste constatation (qui est partagée par l’expérience de nombre d’entre nous)

  7. Beaucoup de fils d’ouvriers et d’ouvriers sont passe par là et faisant Leur chemin de Damas ,devant les faits ont virés souverainistes, comme moi! Mais n’oublions pas que juste Qu’à 1983 nous ouvriers et employés et petits paysans avons été les idiots utiles de l’alliance bourgeoise et du socialisme!
    N’oublions pas que la bourgeoisie continue a détruire la France et son peuple .

  8. vraiment ton article est simple et clair On est nombreux à s’y retrouver .La plus belle » des trahison :81! moi aussi ,venant de voter pour le début de la fin j’étais content et sûr de moi .

    • La plus belle illusion est de croire que tout ça a commencé avec la gauche cette saloperie menteuse. Tout a commencé il y a des siècles quand les hommes ont cru s’améliorer en ignorant que le mal est EN EUX comme le bien. Le combat est personnel avant d’être social. Pour être plus pragmatique tout a commencé avec Giscard…

  9. J’ai eu la même enfance. Ma mère a quitté l’école à onze ans pour garder les vaches… J’ai voté Mitterrand en 81 mais ai très vgite compris que je me suis fait avoir.

    • quiconque n’est pas révolutionnaire à 20 ans ans n’a pas de coeur
      quiconque l’est encore à 60 ans n’a pas de raison
      signé : un amoureux de la saintonge

  10. Félicitations.
    Je n’ai jamais été communiste mais j’arrive aux même conclusions.
    Rien n’est jamais parfait. le monde est divers et varié. A une époque, j’ai travaillé à construire un quartier et moi, PN qui les vomissait, j’ai du intimement admettre qu’ils y avait –aussi– des gens au grand -coeur.et ont beaucoup payé sans renoncer à leur croyance.
    Malheureusement, malgré leur bonne conduite sociale ils étaient ancrés dans un  »crédo » et étaient incapables de critiquer des aspects dont la nuisance et le criminel étaient évidente.
    Des » bornés »..mais il en existe de partout et la nature humaine est ce qu’elle est.

  11. Un texte magnifique et une analyse magistrale alliées à une belle écriture. . Mais il n’y a pas que les anciens pauvres a y adhérer à 100%. Née dans une famille bourgeoise de grands résistants libéraux attachés aux libertés et anti fascistes qui avaient fêté joyeusement l’arrivée de Mitterrand, ayant observé de près puisque étudiante à Paris les événements de mai 68 avec tous leurs faux semblants, devenue professeur d’histoire, j’avais fait la même analyse dès 1992 et me permettais de l’enseigner, ce qui m’avait valu la haine de parents appartenant au système. Mais j’avais tenu bon. Monsieur Lafleur, chapeau ! Est-il indiscret de vous demander votre profession ?

    • je suis devenu psychanalyste, mais un pauvre psychanalyste, pas de ceux qui se font du pognon sur le dos des pauvres, je ne m’occupe pas des bobos nantis, de leurs états d’âme et de leurs névroses minables

  12. Très bon article dans lequel je me reconnais. Bien qu’issu d’une famille ouvrière, ex bourgeoise, j’ai un parcours similaire à celui d’Adrien Lafleur.

      • comment peut on être encore communiste ça me dépasse après les millions de morts !

    • non ça va, ce n’est plus le bordel je vais mieux, je suis guéri à présent mais je vous remercie de votre compassion

  13. bien venue au club ,20 ans technicien de théâtre j’ai eu 2 patrons socialistes 1 communiste, d’immondes saloperies dont le plus pourri le communiste. Pendant 10 ans je suis rentré le soir avec la boule a la gorge et l’envie de vomir.Les seuls sentiments qu’ils ont c’est pour leur portefeuille, leur jouissance le pouvoir , appuyé sur leur nullité .Pacifiste je suis rentré au FN pour que nous ne soyons jamais confrontés a une guerre civile ou nous mène les politiques économiques et immigrationnistes de la gauche UMPS

  14. ces trucs nocifs qui commencent par co ; je réfléchis
    coran, coronavirus, corinne (alias hapsatou sy), cohn bendit, collabo, communiste

    j’avais une relation qui pratiquait la règle des 3 B : Bouffe, Baise, BM

    La France elle pratique les religions des droits de l’homme et du multiculturalisme : le suicide comme dirait mon maître : ZEMMOUR

  15. Bravo M. Lafleur ! Vous prouvez que l’on peut magnifiquement exprimer ses idées même si l’on ne sort pas de l’Université ! Votre cheminement de pensée est tout à votre honneur. Nous serions sauvés si tous les convertis au politiquement correct finissaient par sortir de leur déni ! L’écueil tient peut-être au fait qu’il y a beaucoup de « nantis » de naissance qui, croient s’affranchir de leurs racines sociales en tombant dans « l’humanisme » sans limites, alors que vous, vous avez l’expérience de la pauvreté et savez à quel point vos idéaux ont été trahis par ceux qui prétendaient le mieux les défendre. J’espère que votre témoignage en fera réfléchir certains.

  16. Bonjour M. Lafleur. Très beau texte, je reconnais pour une partie mon enfance, sauf que j’ai eu la chance de naître dans une famille ouvrière vendéenne, n’ayant pas oublié son passé et allant à la Messe ! Je vous conseille d’y aller, c’est très reposant !
    Comme disait Coluche, chez nous, les fins de mois commençaient le 15 et à partir de cette date, il fallait faire « crédit » auprès des boulangers et des épiciers. Il est vrai que notre chance était d’habiter la campagne. Toujours est il qu’au collège, j’ai compris ce qu’était le socialisme lorsqu’une prof gauchiste m’a interdit d’évoquer en cours d’histoire, les massacres commis par les colonnes infernales dans notre patelin !
    N’est pas Ventrachoux qui veut !

    • merci, il y a une autre citation de Coluche que j’aime « à la télé plus les cons sont nombreux et plus les gens intelligents passent pour des imbéciles « 

  17. Rassures toi Adrien, beaucoup d’entre nous ont suivi ton parcours, tes illusions et tes désillusions. J’ai eu deux grandes joies dans ma vie d’adulte : la mort de De Gaulle l’assassin du colonel Bastien-Thirry et l’arrivée de Mitterrand en1981. Aujourd’hui, après avoir subi les rois fainéants Chirac Sarkozy et Hollande, je sui stupéfait devant le bambin arrivé à l’Elysée qui joue avec la France et avec les français comme des jouets pour se distraire. Quand on connaît le destin des jouets d’enfants, nous finirons dans la poubelle de l’histoire et notre beau pays retournera, lui, au moyen-âge dont le siècle des lumières l’avait sorti.

  18. Belle écriture qui relate le vécu de beaucoup d’entre nous et le futur de beaucoup d’autres.
    J’ai eu beaucoup de plaisir et d’émotion à vous lire.

  19.  » Ils allaient à la messe le dimanche  » dans votre article- Ce n’est pas parce qu’on va à la messe le dimanche qu’on est un bourge ou du mauvais côté de la plaque. Il y a beaucoup de pauvres gens qui vont à la messe qui ont simplement besoin d’espoir pour continuer à vivre. Attention aux raccourcis.
    Ceci étant, je partage avec vous votre avis sur les conséquences devastatrices de Mai 68 que vous évoquez avec ses mensonges sur des lendemains qui chantent. Aujourd’hui tous ces ex-étudiants qui n’ont jamais été du côté des pauvres vivent très confortablement.

  20. Belle démonstration !
    si je puis préciser : la droite ET la gauche sont les deux faces d’une même médaille socialiste-mondialiste-immigrationiste-islamophile
    la ligne de front est entre ces mondialistes et les souverainiste-identitaires
    ILS abusent encore le populo avec ces mots, « gauche » et « droite » qui n’ont plus aucun sens…………..

  21. le coup de la peste brune est le casse du millénaire.
    ca permet de faire accepter la peste noire.
    et celle là sera virulent😖

  22. j’ai milité à la Federation Anarchiste pendant 10 ans, jusqu’a ce qu’un connard de pseudo chef de bureau exige que je colle plus d’affiches…quoi, un ordre !!! mais pour qui se prenait cet abruti…pour un facho de gauche, comme il y en a des miliers aujourd’hui…et puis apres l’armée obligatoire, j’ai rempilé car cette armée détestée au depart m’a appris ce que pouvait etre la fraternité et l’entraide…et puis apres, la police (pour ne pas finir au chomage…) et là, j’ai vu, que les mechants, les tordus, les mauvais, les vicieux, les salauds, c’etaient tous ceux que la france avaient accueillie pendant des années, et leurs enfants etaient pires qu’eux et haissaient notre pays….je suis un anarchiste de droite, comme audiard…mais je sais pourquoi, j’ai vu !!!!!

  23. Hum, j’ai vécu une enfance du même style que la vôtre, mais ma famille était catholique et j’allais au catéchisme. Par contre autour de moi, la plupart des riches étaient athées —–.

    • j’ai fait l’impasse sur cet aspect par manque de place, c’est mon témoignage, ce que je n’ai pas dit c’est que nous étions protestants (non pratiquants), et ce n’était pas bien vu dans le village par les cathos, mais à ce sujet là j’ai aussi revu ma copie, merci pour votre commentaire sympa

  24. Très beau et touchant témoignage, auquel beaucoup se reconnaîtront je pense. Mon beau père a connu une enfance a peu près comme la vôtre, des culottes courtes en hiver dans le Jura, le mépris des enseignants pour le « pauvre » qu’i, était, une orange comme cadeau de Noel etc. Ils est comme vous revenu de la gauche qui a trahit les français modestes pour se prosterner devant le musulmans, l’arabe immigré devenu le totem indépassable. La gauche est morte avec sa promotion du multiculturalisme et elle ne se relèvera pas!

  25. 40 ans d’aveuglement ?
    c’est pas une paille ; moi aussi j’ai voté Mitterrand en 1981 ; mais très vite j’ai compris que les socialistes préféraient l’autre (l’étranger, l’immigré, le gens du voyage, le musulman,) à leurs compatriotes
    Le suicide français est un livre admirable de vérité ; après on peut lire la religion du multiculturalisme de Block Côté et le crépuscule de l’universel de Chantal Delsol qui compare les différentes conceptions des droits de l’homme dans le monde
    Je pense lire bientôt les livres de Jean-François Harouel sur les droits de l’homme et la peine de mort

    • je ne me cherche aucune excuse mon propos était de faire comprendre comment l’enfer est pavé de bonnes intentions, j’assume mes erreurs de jugement et mon absence d’esprit critique, c’est le risque de signer un chèque en blanc, je vous envie d’avoir compris les choses plus tôt, merci pour votre commentaire

  26. Moi aussi, je ne sais pas si je suis à droite à gauche
    Mais comme disait mon adjudant chef au 57ème régiment d’Infanterie : « toujours baisé; jamais surpris »

  27. Très bien Adrien, mais 40 ans pour se réveiller, c est très long…, très très long…

    Et aujourd’hui, vous qui avez été militant anarchiste (casseur ?), que comptez vous faire ?

    A 67 ans , allez vous dire je suis trop vieux ? (Trop facile)

    Que pensent vos enfants et vos petits enfants si vous en avez ?

    Est ce qu au moins vous vous battez pour qu’ils ne pensent pas les mêmes conneries que vous jeune ?

    • je ne dirais pas que je suis trop vieux, j’agis au plus près de chez moi et dans le cadre de mon travail, j’aide dans la mesure de mes moyens des personnes victimes de maltraitance et de harcèlement dans leur travail et dans leur famille, je suis psychanalyste et je pratique des honoraires à la portée des bourses de ceux qui n’ont pas les moyens financiers de se faire aider, mes séances peuvent être aussi gratuite quand j’ai à faire à des jeunes en rupture familiale, je ne sais pas si je réponds à votre question, je peux résumer les choses ainsi j’agis sur le terrain. Et je peux témoigner de toute la souffrance des « gens qui ne sont rien » comme le dit si bien notre président, j’essaye de les aider à retrouver la dignité et la fierté qu’ils ont perdues à force d’humiliation.

    • je pense que tout est dit dans le texte, ma fille a suffisamment d’esprit critique pour avoir l’esprit critique et ses propres opinions que je respecte, et ça ça la regarde, et vous vous faites quoi ? merci de m’avoir lu.

  28. Merci pour votre très beau texte.
    B. Shaw disait
    « Celui qui n’est pas communiste à vingt ans n’a pas de coeur; celui qui l’est encore à quarante ans n’a pas de tête.
    Personnellement, c’est grâce à un cours d’histoire-géo en 5ième, comme par hasard en 1968 (mais c’était dans lycée Français en Allemagne –Lycée Charles de Gaulle–il n’y avait pas grève) que j’ai fait mon aggiornamento.. un cours concernant les affamés et les damnés de la terre..Du coup, j’ai creusé la question, et la conclusion m’a sauté aux yeux.

  29. Superbe texte… La pauvreté dans les années 50 était vécue par les enfants comme une honte, une humiliation ;dans les internats beaucoup
    mentaient sur la profession de leur père. Sans compter que les enfants de bourgeois bénéficiaient d’un statut particulier;un fils de docteur n’était pas traité de la même manière qu’un fils d’ouvrier.

  30. J’ai fait le meme constat et en 81 j’ai honte de le dire j’ai voté pour mitterand …comme vous je suis né pauvre dans un taudis sans eau ni électricité en 1950 fils de pecheur sardinier l’été , et navigateur l’hivers quand la sardine n’etait pas au rendez vous l’été ….par contre tout le monde au village etait de ma condition sociale puisqu’il y avait des familles logées dans les bunkers allemands laissés libre cinq ans avant . Oui les bourgeois gauchistes soixante huitards nous ont roulé dans la farine et nous les avons retrouvé les cheveux coupés courts essaimés dans les ministeres de la vieille mitte a occuper des emplois fictifs grassement rémunérés….les memes qui en 68 cramaient les voitures des ouvriers avec a leurs tetes l’ignoble cohn bendit dont il est inutile de faire l’éloge

  31. Comme beaucoup, on a crié victoire en mai 81 … Gaston Deferre à l’Intérieur, on se disait, les racailles (déjà) seront mises au pli … Mauroy fait voter les 39 h, on s’y voyait et s’y croyait … La manip a été phénoménale … Le nombre de cocus aussi … Plus que jamais le fameux dicton est vrai de vrai : élections piège à c …

  32. La contre-révolution libérale soixante-huitarde rime avec sociétal et anti-social. « 1789 sacralisé pour mieux imposer la revanche d’une contre-révolution libérale que n’aurait pas reniée Burke », écrit l’ami Eric Zemmour dans l’introduction de son Suicide français.

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