Comment la clique gauchiste a transformé les organisations ouvrières en officines immigrationnistes

Publié le 7 février 2011 - par
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Il est vrai que la pensée de gauche, marxiste ou non-marxiste, n’a jamais été vraiment favorable ni à l’idéal républicain, ni aux idées patriotiques et nationales… du moins dans un premier temps. Et, au
départ, pour des raisons légitimes. En revanche, ce n’est que depuis une trentaine d’années que des raisons illégitimes se sont greffées sur des raisons légitimes, ce qui a entraîné certains marxistes – pas tous – dans la bouillie gauchiste d’aujourd’hui.

Il faut prendre conscience, et il faut l’assumer aussi, que la République a souvent été très antisociale. Il y a toujours eu une espèce de distorsion entre l’idéal républicain de 1789, populiste à sa manière, et ce que les républicains en ont fait. Dès les débuts, la France républicaine accouche de la Loi Le Chapelier de 1791 qui interdit les organisations ouvrières, mais aussi les rassemblements paysans et ouvriers, ce qui revient à interdire les grèves, les créations de syndicats, le mutualisme, alors que, dans le même temps, les clubs patronaux bourgeois ne sont pas inquiétés. Il faudra attendre 1884 pour que la République, la Troisième, reconnaisse l’existence d’organisations ouvrières (loi Waldeck-Rousseau
de 1884).

La République s’est souvent montrée féroce avec les travailleurs. On en connaît des exemples célèbres. En 1803, la Première République transformée en Consulat invente le fameux livret ouvrier, instrument de flicage et d’oppression des prolétaires. Je passe sur la France de Napoléon (1804-1814), sur celle de la Restauration (1814-1830) et sur celle de la Monarchie de Juillet (1830-1848), où l’on voit des ouvriers travailler 16 heures par jour et 7 jours sur 7 avec une espérance de vie qui ne dépasse guère les 25 ans. Vient ensuite la Seconde République (1848-1851), avec son cortège d’ambiguïtés qui débouchent sur… la régression sociale. Il suffit à cet égard de citer le portail officiel de l’Assemblée Nationale.

« C’est dans le domaine social que la Deuxième République accomplit sa plus grande oeuvre, avec le souci de créer une démocratie sociale et de militer pour l’avènement d’une fraternité universelle. L’esprit « quarantehuitard » permet l’adoption d’importantes réformes : scolarisation obligatoire jusqu’à 14 ans, création des ateliers nationaux destinés à offrir des emplois aux chômeurs, abaissement de la durée quotidienne du travail des ouvriers à 11 heures (10 heures à Paris), et abolition de la peine de mort en matière politique. » Mais « La
Deuxième République n’a été la république du peuple que durant le court printemps de l’année 1848. » Et rapidement : « Dans le contexte d’une grave crise économique, les élections à l’Assemblée nationale
constituante d’avril 1848 marquent le retour des notables de province. Une répression sanglante contre la révolte des quartiers populaires a lieu fin juin, à la suite de la fermeture des ateliers nationaux, symbole du
nouveau régime. « Je ne crois pas à l’avenir d’une République qui commence par faire tirer sur ses prolétaires ! », s’indignera alors George Sand. »

Passons encore sur le Second Empire (1852-1870), qui n’est pas un régime républicain, mais qui est aussi ambigu que la République, à la fois social et antisocial. De très nombreuses grèves sont réprimées dans le sang, mais Napoléon III s’ouvre aux prolétariat : loi Ollivier de 1864 qui reconnaît vaguement les associations ouvrières, premiers systèmes de retraites, caisse d’assurance contre les accidents du travail, apparition de la Bourse du Travail de Paris, installation d’une école primaire gratuite performante (Victor Duruy). A noter d’ailleurs que la pensée de Marx n’a jamais été autant influente en France que sous le Second Empire, via la création de la première Internationale (AIT) à
Londres en 1864.

Venons en alors à la fameuse Troisième République (1870-1940). Elle débute par la répression sanglante de la Commune de Paris, gouvernement insurrectionnel, ouvrier et d’ailleurs patriote, qui
veut continuer la guerre contre les Prussiens alors même que les Versaillais de Monsieur Thiers sont des anti-prolétariens capitulards, sortes d’ancêtres, si l’on veut, des collabos des années 30 et 40. Puis
la Troisième République prend des mesures, sociales et laïques : Loi Waldeck-Rousseau de 1884, dispositions scolaires de Jules Ferry dans les années 1880 qui confirment les dispositions de Victor Duruy, adoption de la loi de 1905 sur la laïcité comme séparation de l’Église et de l’État sous l’influence d’Émile Combes… Cela n’empêche pas pour autant la III° République de se montrer, à l’occasion, féroce : fusillade de Fourmies dans le nord de la France, le 1er mai 1891 (9 morts, 35
blessés ; à cette époque, Clemenceau, homme politique d’extrême-gauche, soutient les grévistes).

En 1906, des grèves massives seront réprimées férocement par ce même Clemenceau (« premier flic de France »), lequel imposera ou inspirera, jusque dans les années 1910, une politique impressionnante
de fichage, de répression et d’arrestation de syndicalistes et de personnalités de gauche. Comme on peut le constater, la République n’est pas avare de répression antisociale, y compris lorsque des
républicains de gauche ont le pouvoir ! Plus proche de nous, sous la IV° et V° république, la confrontation entre grévistes et CRS (ou autres forces de l’ordre) n’est pas toujours que de pure fiction…

Voilà donc une idée acquise ; si l’on s’étonne encore que les milieux de gauche aient pu s’opposer à l’idéal républicain, c’est que l’idéal républicain, en réalité, n’a jamais été une véritable référence pour le mouvement ouvrier, en raison des ambiguïtés considérables des gouvernements républicains, de gauche comme de droite, en matière sociale. Et qu’en est-il alors des idées patriotiques, voire nationales, qui sont traditionnellement intégrées aux idées républicaines, du moins dans la matrice de 1789 ? Refaisons alors un peu d’Histoire, ce qui nous permettra d’éclairer la question.

En 1871, nous l’avons vu, la classe ouvrière assiégée à Paris est très va-t-en-guerre face à la république versaillaise, qui, elle, est très capitularde face à la Prusse. Marx soutient la Commune, il soutient la guerre civile, et aussi, par la force des choses, la guerre contre les Prussiens puisque cela va de pair avec la guerre civile (les Communards sont pris entre deux feux). Marx ne défend point du tout, dans La guerre civile en France (La commune de Paris), un patriotisme bourgeois qui consisterait à se battre contre les Prussiens pour protéger une République bourgeoise, mais, les anciens ennemis Français (versaillais) et Prussiens étant en pleine collusion pour empêcher l’installation d’un
régime favorable au prolétariat, Marx soutient ce prolétariat qui se bat sur les deux fronts, dans une sorte de double guerre de la Commune contre la Prusse (guerre internationale) et de la Commune contre la France Républicaine « versaillaise » (guerre civile). Clairement : Marx affiche une position qui n’est pas une exaltation inconditionnelle du patriotisme français, mais qui n’est pas non plus un antipatriotisme !

Au début du XX° siècle, les successeurs de Marx (mort en 1883) vont adopter un pacifisme et un internationalisme très fort. Et cela se comprend ! Là encore il y a des raisons légitimes. Si l’on se met à la place des prolétaires, des ouvriers en 1914, voilà une guerre qui leur tombe dessus sans prévenir, en partie causée par la mégalomanie expansionniste d’un empereur un peu dérangé nommé Guillaume
II (et ce sera un peu le même syndrome plus tard avec Hitler). Ces ouvriers connaissent la rudesse du travail et de la pauvreté à une époque où les acquis sociaux n’en sont qu’au stade du balbutiement. Ils
ont le sentiment, parfaitement lucide et légitime, que cette guerre est due à des motifs de prestige politique et à des magouilles industrielles et coloniales. On leur demande de passer de leur misère quotidienne à l’horreur plus grande encore de la boucherie humaine, et tout cela pour des intérêts qui les dépassent, qui ne sont en aucun cas ceux de la classe ouvrière. On peut comprendre qu’ils n’aient guère envie de défendre leur patrie, on peut comprendre le succès des marxistes de l’époque, selon lesquels le prolétariat n’a pas d’autre patrie que lui-même, selon lesquels la lutte des classes prévaut sur l’intérêt national, sans compter que ces principes sont véhiculés par des figures prestigieuses de la pensée sociale et pacifiste comme Jean Jaurès. Si l’on se place, par une sorte d’empathie d’historien, dans la peau des prolétaires de cette époque, on peut aisément comprendre qu’ils aient hésité ! Et, dans une certaine mesure, ce scénario de l’hésitation, dans la classe ouvrière, se reproduira en 1938 à Munich.

Toutefois, si la classe ouvrière hésite, elle n’est ni folle ni lâche. Les ouvriers comprennent peu à peu en 1914 que l’absolutisme germanique, qui vise plus ou moins à une véritable conquête de la France, menace lourdement le prolétariat, plus encore que la Troisième République bourgeoise. D’où le ralliement du syndicaliste Léon Jouhaux à l’Union Sacrée, en 1914, devant la dépouille du pacifiste Jaurès, non contre le peuple allemand, nous dit Jouhaux, mais contre l’impérialisme allemand.

En
1939 aussi, la classe ouvrière comprend qu’elle n’a rien à attendre du national-socialisme d’Hitler, et elle se méfie comme de la peste d’un maréchal Pétain qui, malgré quelques mesures sociales, interdit les syndicats et les rassemblements. Ces retournements vertueux de la classe ouvrière, où l’on imagine aisément qu’il y ait un grand nombre d’intellectuels et de militants marxistes, sont une composante essentielle de son histoire : les salariés sont viscéralement internationalistes et pacifistes, dans l’absolu, mais lorsque leur pays est attaqué par un expansionnisme qui les menace gravement, qui menace leurs acquis, leurs maigres conquêtes, ils n’hésitent pas à faire corps avec la nation et avec la patrie. Les marxistes ont été de toutes les unions sacrées et de toutes les résistances. Les marxistes, évidemment, ne sont pas les seuls à résister ; pour autant, il serait inconvenant de les abstraire systématiquement de la résistance. Les marxistes entrent en résistance lorsqu’un expansionnisme menace les travailleurs ; il en est de même pour leurs frères de lutte, communistes ou syndicalistes. Ou alors ce ne sont pas de vrais marxistes ; ce sont de simples gauchistes infantiles.

Comme il l’a montré en 1871, Marx lui-même n’a jamais été a priori hostile à toute forme de guerre. L’installation d’un pouvoir prolétarien, il l’envisage de toute manière dans un cadre national ; qu’est-ce qu’était la
Commune, si ce n’est une tentative de révolution prolétarienne dans un cadre national et patriotique ? On pourrait presque dire dans un cadre local, fût-il aussi prestigieux que la ville de Paris.

Voilà donc une seconde idée démontrée. Le mouvement ouvrier n’est pas fondamentalement disposé à porter en estime les idées républicaines, non plus que les idées patriotiques ou nationales. Et pourtant il ne cesse de se convaincre au cours de l’Histoire qu’il y a plus à gagner, pour lui, pour ses intérêts de classe, à valoriser un cadre républicain, une patrie et une nation, dont il a l’habitude, et dont il
peut s’accommoder, du reste, en cherchant à le réformer, qu’à cautionner, au nom d’un internationalisme de principe un peu vague, n’importe quel système exotique, déstabilisant et, vraisemblablement, destructeur. Le mouvement ouvrier, s’il est cosmopolitique par principe, ne s’empêche aucunement de rester national et patriotique par clairvoyance et souci d’efficacité face à l’ennemi, par légitime souci de son propre intérêt de classe. Qu’en est-il alors aujourd’hui du monde
du travail face à l’expansionnisme de l’islam ?

Le salariat européen, français notamment, est confronté, face à la montée sans précédent de l’islam, de l’islamisation et de l’islamophilie, aux même défis intellectuels et pratiques qui furent les siens en
1871 face aux Prussiens, en 1914 face à la Triplice, en 1939 face aux nazis. Ceux qui nous accusent de racisme noteront bien que cette phrase n’implique nullement que l’expansionnisme prussien, germanique, nazi ou islamique soient de même nature ou de même méthode, mais elle implique simplement qu’il y ait à chaque fois un expansionnisme, car la réalité est bel et bien, aujourd’hui, celle
d’un quatrième expansionnisme, donc d’une quatrième occupation, dût-on s’abstenir d’y mettre un o majuscule. Différence notable : la quatrième occupation est la seule qui ne provienne pas des terres
teutoniques, mais de la nébuleuse des pays musulmans. Autre différence, considérable, aucune déclaration de guerre officielle n’a jamais été déposée nulle part. Les conflits islamiques ont ceci de
spécifique, c’est qu’ils sont de partout et de nulle part, qu’ils ne connaissent pas les voies régulières de la diplomatie d’autrefois, qu’ils ne sont pas dirigés par des états-majors repérables, et qu’ils se servent
de l’immigration massive de civils peu intégrables, voire inintégrables, et non pas d’armées régulières.

Le conflit territorial actuel n’est pas vraiment défini ni dans son début, ni dans sa fin, ni dans ses formes, mais seuls des ignorants ou des menteurs patentés pourraient nier son existence, et il serait irresponsable autant que vain de la nier. Du reste, on peut tout de même donner une date, celle de 1980, lorsque l’ayatollah Khomeny prononça le discours le plus totalitaire et le plus fanatique de tous
les temps. Discours qui n’a pas d’existence officielle mais que Khomeiny est réputé avoir dit, et qu’on retrouve sur les sites les plus institutionnels comme celui du Sénat.

L’ayatollah Khomeiny aurait déclaré en 1980 : « Nous ne vénérons pas l’Iran, nous vénérons Allah. Le patriotisme est le masque du paganisme. Je vous le dis : ce pays peut brûler. Je vous le dis : ce pays peut bien
partir en fumée, du moment que l’Islam en ressort triomphant dans le reste du monde ». [Il a fallu 500.000 morts iraniens avant que Khomeiny se décide à stopper la guerre avec l’Irak, qui aurait pu être arrêtée
beaucoup plus tôt, note le site du sénat.]

A noter, donc, que cette sorte de guerre, mondiale par son potentiel d’extension, « diffuse » par son manque de définition diplomatique traditionnelle, implique, dans ses méthodes, une superposition de
phénomènes. Elle suppose déjà l’ultra-violence au quotidien dans les territoires d’accueil de l’islam, ultra-violence dont plus aucun islamologue sérieux ne viendrait à contester les liens évidents avec le texte Coranique et ceux de la tradition. Elle suppose également le terrorisme armé le plus effrayant et le plus imprévisible, celui fondé sur le statut du martyr, aimant la mort sans doute plus que ses victimes n’aiment leur vie, pour employer une expression qui circule beaucoup chez les fanatiques.

Elle suppose aussi, fût-elle « diffuse », que ne soit pas même écartée la possibilité d’un conflit armé traditionnel, par exemple entre Grèce et Turquie, ou entre Europe et Maghreb. A noter enfin qu’un holocauste nucléaire n’est pas exclu non plus. De l’aveu même des experts de la Fondation pour la Recherche Stratégique, l’irrationalité des régimes de dictature, les troubles psychiques des fanatiques sont des causes de guerre à part entière, et ce dossier n’est pas un dossier clos. Or, l’Europe est en train de réduire ses budgets militaires, elle est entourée de dictatures plus ou moins islamiques et lourdement armées, et elle comporte dans les Balkans des foyers d’islamisme (et de collaboration) d’autant plus intenses qu’ils sont ancestraux. A cet égard, il serait irresponsable autant que criminel de vouloir démilitariser des États-tampons comme la Grèce ou l’Espagne sous prétexte de crise et de rigueur.

Tout cela pour dire que les salariés sont une fois de plus en première ligne dans cette guerre soi-disant « diffuse », et qui ne l’est pas tant que cela. Par salariés, il faut entendre bien entendu tous ceux qui travaillent. Nos détracteurs insinuent qu’ils ne s’agirait que de salariés nationaux en compactant certaines de nos déclarations, en occultant un adverbe ou un adjectif. Il s’agit en réalité des salariés nationaux, mais aussi de ceux qui, parmi les populations immigrées, ont adopté l’attitude du travailleur légaliste, et supportent, eux aussi, le coup social des phénomènes d’assistanat de l’immigration.

Malheureusement, et nous l’avons démontré mille et une fois à RL et ailleurs, la doctrine islamique n’autorise pas le pur guerrier de l’islam à être un travailleur légaliste ; le pur guerrier de l’islam doit être un pur guerrier de l’islam, point à la ligne. On imagine donc les conséquence d’une immigration massive de personnes islamisées, cela ne saurait être une immigration de travail, mais bien une immigration de remplacement et de conquête, c’est-à-dire, par définition même, dans la réalité comme dans le texte sacré, une émigration de violence. Ou alors ce serait nier la
réalité scientifique des travaux de Bat Ye’Or et d’Anne-Marie Delcambre, mais aussi ceux de Xavier Raufer ou de Jean-Paul Gourévitch… Ces penseurs se seraient trompés, alors même que le vécu quotidien de l’immigration arabo-musulmane par les autochtones de France, mais aussi par les immigrés assimilés, confirme chaque jour un peu plus la teneur authentiquement scientifique de leurs ouvrages ? Cela n’est point vraisemblable. Du reste, aucun économiste sérieux ne peut s’y tromper, tant est absurde cette idée de faire venir des flux considérables de personne étrangères dans un pays déjà cruellement frappé par un chômage de masse.

Nos détracteurs hurleront au racisme : à cela nous répondons que si cette immigration, à majorité arabo-musulmane, avait contribué à faire baisser le chômage réel (chômage statistique, sous-emploi, non-emploi et précarité), cela se saurait. Si elle avait contribué un tant soit peu à l’amélioration des conditions de travail des salariés nationaux, et des
salariés immigrés assimilés, cela se saurait. Idem pour le pouvoir d’achat, ou pour l’accession à un logement décent, dont il serait indécent de dire qu’elle n’est interdite qu’aux seuls « sans-papiers ». Si
cette immigration avait été une « chance pour la France » comme le dit l’expression consacrée, ou même simplement un chance pour les salariés de France, nous nagerions dans le bonheur de ses effets…

Dans un tel contexte, il faut d’ailleurs rappeler aux salariés de France et d’Europe que la conversion de la gauche à l’angélisme, le passage de l’ouvriérisme au gauchisme en définitive, n’a été qu’un mouvement tardif et malsain, auquel Georges Marchais a résisté jusqu’au début des années 1980 lors dans ses prises de positions célèbres contre l’immigration. Dans les années 1970-80 le passage du salariat à l’angélisme est essentiellement le fruit d’une collusion crapuleuse entre un patronat immigrationniste qui veut de la main d’oeuvre à bon marché (Bouygues), certains intérêts pétroliers poussant les gouvernements à se soumettre aux revendications centrifuges des pays arabes, et des
militants, intellectuels et artistes de seconde zone qui se cherchent des prébendes associatives ou une notoriété médiatique. Cette clique gauchiste lancera une OPA sur les leaders ouvriers, à coup d’entrisme et de bons sentiments, au point de transformer les partis et les syndicats de gauche en officines de promotion de l’angélisme. Le constat est clair : aujourd’hui, la réflexion sur l’immigration, sur l’islam, et même l’ultra-violence, tout cela est devenu sujet tabou pour syndicats et partis de gauche. Cela explique leur silence assourdissant sur ces sujets.
Mais la collusion crapuleuse des années 80 n’explique pas tout.

En réalité, aujourd’hui, nous sommes passés à bien pire. L’angélisme surprenant des Français d’aujourd’hui (même si, fort heureusement, il
décline), ne s’explique plus vraiment par la collusion crapuleuse de quelques demi-habiles avec certaines formes du capitalisme, et même si cette collusion existe encore. Un cap a été franchi dans la psychologie de masse. Les salariés qui cumulent les effet dévastateurs de la régression sociale et de l’islamisation développent un syndrome de Stockholm pro-musulman, que l’historienne Bat Ye’Or a très bien décrit : la dhimmitude est une sorte d’auto-avilissement tissé de haine de soi, de haine de l’autre dhimmi (salarié, éventuellement) et de fascination pour l’oppresseur. Cette réduction en dhimmitude connaît d’ailleurs trois degrés, dont la plupart des gauchistes cyniques orchestrent les
effets. 1) D’abord, la minimisation (il y a bien un problème avec l’islam, mais il ne faut pas exagérer tout de même). 2) Ensuite, la négation (il n’y a aucun problème avec l’islam, ou la violence, ou l’immigration, ces problèmes ne doivent même pas être posés). 3) Enfin, et c’est le pire, l’inversion des valeurs, un collaborationnisme d’autant plus dangereux qu’il est souvent sincère. C’est ainsi qu’on a vu le PC et la CGT embrasser la cause immigrationniste, on a vu des anarchistes fascinés par la théocratie, des juges matraquer des gens irréprochables et relâcher les pires criminels, des syndicalistes perdre leur temps dans des manifestations de sans-papier, des féministes se réjouir des viols perpétrés par des caïds (authentique), des victimes porter plainte contre… ceux qui les soutiennent, et, surtout, cerise sur le gâteau, toute une clique de pseudo-laïcs, depuis les Caroline Fourest jusqu’au Marc Blondel de la Libre Pensée, se coucher devant l’islamomania galopante.

Heureusement que la négation de soi-même fini par s’abolir dans sa maximisation. Notre histoire, celle d’aujourd’hui, celle de la résistance à l’islam en est la preuve. Il n’y a rien d’autre à conclure.

Jacques Philarchein

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