Comment la police de Valls met en garde à vue un dangereux terroriste juif

Publié le 27 juillet 2013 - par - 2 142 vues
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Mercredi 12 juin, un brave Juif – scandalisé comme beaucoup d’autres Juifs par l’exposition polluant la salle du musée du jeu de paume où les élus de la nation prêteront en 1789 le célèbre serment, puis se constitueront en assemblée nationale –  se retrouvera convoqué à la brigade criminelle.

Qu’avait-il fait le bougre ?

Normal : cet inconscient, avait eu l’audace de demander à parler à madame la Directrice du musée du jeu de paume.

Ce provocateur, avait voulu faire savoir qu’il n’appréciait pas qu’un musée de la République, fasse, avec les deniers des citoyens, la promotion d’un groupe de lâches assassins présentés, par les organisateurs de l’exposition, comme étant des « résistants », comme des victimes n’étant pas restées passives devant l’oppression « sioniste ».

Pour l’exposition, ces hommes avaient légitimement donné la mort. Tel est le message abrité dans les salles de notre musée du jeu de paume.

Le musée du jeu de paume, -avec la bénédiction et les subsides du ministère et du ministre de tutelle-, expose donc les portraits d’hommes de sang, des personnages ayant planifié et exécuté l’assassinat de femmes, d’enfants, de vieillards.

Les actes de « résistances », portés aux nues par des cyniques ou des inconscients, consisteront à exécuter, au poignard, à la mitraillette ou à la bombe : des écoliers, des passagers d’autobus, des chalands faisant leurs provisions au marché, des consommateurs au restaurant… Bref, on le voit, rien que des actes glorieux de résistance, pour les responsables de cette exposition sordide qui n’a de précédent à Paris que la fameuse exposition du cinéma Berlitz, dénonçant le Juif menaçant la France (5 septembre 1941- 15 janvier 1942).

Revenons à notre homme

En fin de matinée, mardi 11 juin, il appelle le musée. Il demande à parler à sa directrice. On lui passe quelqu’un, mais ce n’est pas la directrice. Notre « terroriste », puisqu’on va voir qu’il s’agissait d’un terroriste,  explique alors ce qui ne lui convient pas et pourquoi, dans cette exposition.

Ce que ce Juif indigné dit, en plus, il le confirmera par écrit, par mail

A-t-il menacé de s’en prendre physiquement aux organisateurs de cette apologie du meurtre ? Non. Les a-t-il offensé, en leur disant qu’ils se rendaient activement complices, intellectuellement, -et agissant en « bande organisée »-, en promouvant le meurtre sauvage de civils de tous âges et tous sexes, parce qu’ils étaient Juifs d’Israël ou simples travailleurs immigrés africains ou asiatiques prenant leur bus israélien pour aller travailler dans une entreprise israélienne ? Non.

Pourtant, le simple fait de s’étonner et se scandaliser -par téléphone et par mail- d’une exposition faisant l’apologie du meurtre organisé de Juifs d’Israël- deviendra un début de délit grave : Cela deviendra un début d’acte de terrorisme, sinon un acte terroriste accompli.

En effet, mercredi 12juin, ne voilà-t-il pas que notre Juif indigné reçoit un appel téléphonique. C’est la brigade criminelle. Elle veut le voir, le jour même à seize heures. On ne perd pas de temps dans la police criminelle.

Normal, on lutte ou on ne lutte pas contre le terrorisme, n’est-ce pas ?

Notre homme rappelle la brigade criminelle, pour lui dire qu’il ne pourra pas se présenter à seize heures comme on le lui a demandé, parce qu’il a un empêchement familial. Il avait aussi appelé le bureau du Maire du 9ème arrondissement, pour l’informer et s’étonner de la situation.

Comme on le voit, notre terroriste était tout à fait dangereux, multipliant à plaisir les traces de son forfait

Jeudi 13 juin, notre délinquant sévère se rendra au rendez-vous fixé par la brigade criminelle. Une garde à vue lui est alors signifiée. Pas moins que cela, et, la dite garde à vue, lui dit-on, pourrait durer 96 heures, parce qu’on est dans une affaire de terrorisme… Notre brigand de grand chemin terroriste se voit être interrogé sur son appel téléphonique (non anonyme répétons-le) au musée du jeu de Paume. Il persiste et il signe, l’inconscient. Il demande à récupérer son mail, pour le montrer aux inspecteurs qui l’interrogent  afin d’informer complètement la brigade criminelle de la nature de sa démarche « terroriste ». La brigade a en effet été rapide, si diligente, qu’elle n’a pas eu le temps de prendre connaissance du mail coupable. A moins que les victimes du « terroriste » n’aient pas souhaité éclairer plus précisément la lanterne des policiers et qu’ils ne leur en aient pas parlé ?

Les choses ne s’arrêteront pas là

Cinq fonctionnaires de polices accueilleront dans leurs bureaux notre Ben Laden de la défense de l’honneur des Juifs d’Israël. Ensuite, ils seront trois à l’escorter, jusque chez lui, pour procéder à une perquisition. Et ce ne sera pas une perquisition à moitié. Nos trois fonctionnaires de la brigade seront consciencieux, ce sont des professionnels, des gens sérieux. Rien ne doit échapper à leur vigilance. Si la bibliothèque n’intéressera que modestement les perquisiteurs, par contre les endroits plus intimes où l’épouse du terroriste range ses dessous, seront scrutés attentivement, des fois que n’y soit caché un explosif, on ne sait jamais

La lutte antiterroriste continue…

Depuis le domicile, l’épouse du terroriste sera appelée sur son lieu de travail : « votre mari a été interpelé.  Il est en garde à vue à la brigade criminelle, dans le cadre d’une menace terroriste ».

De retour dans les bureaux de la brigade, les interrogatoires se poursuivront. On triturera les paroles du fanatique sioniste indigné -à tort doit-on penser-, par l’apologie d’actions sanguinaires sur la personne de Juifs et non-Juifs d’Israël.

On essaiera de faire, d’une demande d’échange avec la directrice du musée, des menaces terroristes. Après que la brigade ait pris contact avec deux magistrats travaillant avec elle, la garde à vue prendra fin, … A 13  heures 20. Notre ex terroriste pourra rentrer chez lui. De son côté, le Maire du 9ème arrondissement était intervenu, cherchant à savoir ce qui se passait.

Que déduire de cette affaire ?

Elle illustre des dérives inquiétantes : La France de Voltaire, celle de Diderot, celle d’Isaac et Mallet cesse progressivement d’être cette France-là. Elle devient par, certains côtés, le territoire de chasse de polices de la pensée, des polices  publiques ou privées, traquant le « délinquant » du verbe ou de l’écrit.

Doit-on attendre des excuses de notre brave ministre de l’intérieur ?

Les excuses seraient appréciées, par une famille bouleversée par cette irruption d’un ordre policier arbitraire et sidérant ; par contre, elles ne mettront pas de baume au cœur des Juifs qui savent ce qui continue de se passer, à nos frais, au musée du jeu de paume.

Un scandale policier a été stoppé par des Juges : téléphoner n’était pas un acte terroriste !

Par contre, comme si de rien n’était, se poursuit le scandale politique, que constitue l’apologie subventionnée  des meurtres sauvages conçus et réalisés par des fanatiques sur la personne de Juifs, parce que ce sont des Juifs, et que tous les moyens sont bons pour mettre fin à la renaissance étatique de la nation juive.

Alon Gilad

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