Comment la presse française et algérienne traitent un fait divers impliquant un Algérien…

Surtout pas d’amalgames…

Une « brève » de Lyon Capitale :
http://www.lyoncapitale.fr/journal/Autre-contenu/Breves/Jaloux-il-brule-sa-compagne-au-metal-chaud/%28language%29/fre-FR
Donc « une jeune mère de famille », torturée par son « concubin de 22 ans », qui a été arrêté par la police. On n’en sait pas plus sur ces deux personnes qui habitent dans le 9ème arrondissement de Lyon.
Le « fait divers » vu par Le Progrès de Lyon :
http://www.leprogres.fr/fr/dernieres-minutes/article/4404549/Lyon-9e-jaloux-il-torture-et-brule-sa-compagne.html
« Une jeune Lyonnaise », « son compagnon âgé de 22 ans ».
Et dans 20 Minutes : http://www.20minutes.fr/article/646558/lyon-lyon-jeune-femme-brulee-compagnon-jaloux
Idem. Mais on note quand même « En raison de débordements sur ce sujet, nous sommes contraints de fermer cet article aux commentaires. Merci de votre compréhension. »
Des internautes auraient-ils fait des « amalgames », des « stigmatisations », etc. ?
Ou alors ils ont peut-être lu la version du journal TSA Algérie :
http://www.tsa-algerie.com/-/_13562.html
Là on apprend que l’homme est algérien et « sans profession ». Que sa compagne, elle aussi algérienne, a 21 ans et est « aide-cuisinière ». Qu’ils ont 2 enfants, et que « le couple vivait en France depuis 3 ans ».
Ca au moins c’est du journalisme d’investigation !
Et un internaute dit que « Plus grave, la population algérienne est l’une des plus violente au monde, mais tout le monde trouve ça normal. Ce normal est parfois conforté par des fetwa. »
Heureusement qu’il écrit ça sur un site algérien, parce qu’en France, c’est direct la 17ème chambre avec Aounit-Sopo-Jacubowiwz aux fesses. C’est tout de même incroyable de stigmatiser ainsi « la population algérienne » dans son ensemble, en laissant croire qu’elle serait violente, ce qui ne peut qu’attiser la haine et la violence contre elle ! Et cet internaute aggrave son cas en parlant de « fatwa », osant ainsi faire un amalgame entre violence et une religion déterminée.
Martine Chapouton

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