Comment l’affaire Dreyfus a mis en danger la République…

Publié le 23 novembre 2019 - par - 26 commentaires - 1 293 vues
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 Voici deux caricatures complémentaires dessinées par Caran d’Ache, illustrateur célèbre de la fin du XIXe siècle, l’une représentant un banquet familial serein, l’autre les mêmes se battant à qui mieux mieux autour de la table dévastée. Nous sommes en 1898, alors que l’affaire Dreyfus bat son plein, divisant la France en deux factions opposées : les partisans de Dreyfus ou « dreyfusards » et ses opposants ou « antidreyfusards ».  La première image est  intitulée « surtout ne parlons pas de l’affaire Dreyfus », la seconde  « ils en ont parlé ». Cette famille qui se bat en deux clans symbolise la France de « l’affaire Dreyfus », au départ une simple affaire d’espionnage dans l’armée, devenue une affaire d’atteinte caractérisée aux droits de l’homme fortement teintée d’antisémitisme.

Lorsque  l’affaire commence en 1894, la France sort d’une douloureuse guerre contre l’Allemagne qui lui a pris en 1870 l’Alsace et la Lorraine. Les rancœurs sont exacerbées et les petits conflits de frontière sont fréquents. On sent en outre que l’Allemagne prépare une nouvelle guerre (alors que la croissance sidérurgique baisse dans tous les pays de la 1re révolution industrielle, elle augmente fortement en Allemagne où le Kaiser entasse du matériel militaire), et le fait qu’un officier français puisse trahir au profit de l’ennemi met la France que tout oppose avec l’Allemagne, en particulier sa forme de gouvernement, la République, qui a eu tant de mal a s’imposer, dans une situation difficile, que ce soit à l’intérieur où il existe encore beaucoup de monarchistes, ou à l’extérieur face à l’Allemagne et aux autres nations. L’image de la France est ternie par cette affaire d’espionnage au profit de l’ennemi…

C’est là que les autorités militaires, salies par la trahison de l’un d’eux , utilisent le capitaine Dreyfus comme bouc émissaire, profitant d’un antisémitisme latent qui trouvera son plein épanouissement 45 ans plus tard sous Vichy. Le capitaine Dreyfus est en effet juif. Quelle belle aubaine ! Et l’armée de fabriquer des faux grossiers alors que le véritable traître est rapidement connu. Qu’importe, on décide au plus haut niveau de l’état-major de protéger celui-ci, l’honneur de l’armée étant en jeu. Qu’un Juif trahisse, cela n’a pas d’importance, car depuis le soi- disant baiser de Judas, les Juifs se sont vus appliquer le qualificatif de traîtres, et pour l’état-major, on ne pourra s’étonner de cette trahison-là.  On espère se laver en se déchargeant de la honte sur les Juifs. On cherche donc un officier juif, on le trouve en la personne d’Alfred Dreyfus, on dégrade celui-ci et on l’expédie au bagne en se frottant les mains.

L’Église catholique qui, depuis des siècles persécute les Juifs en racontant qu’ils ont assassiné Dieu (« le peuple déicide »), accusation qui ferait rire n’importe quelle personne sensée si ses conséquences n’étaient pas aussi tragiques, entre avec toute la force de sa haine dans le débat  pour accabler l’innocent. La presse de droite se déchaîne, avec l’aide des milieux d’affaire. Un demi -siècle avant, cette coalition préfigure ce que sera la France du maréchal Pétain.

L’affaire n’en reste pour autant pas à ce stade. Des hommes honnêtes existent, tant dans l’armée que dans la société civile. Et d’abord le colonel Picquart, chef du Service des renseignements qui, à la lecture des pièces, ne met pas longtemps à découvrir, dès mars 1896, que le véritable coupable est Esterhazy, un autre officier de l’armée. L’état-major s’en étrangle et se débarrasse de Picquart en l’envoyant se faire voir en Afrique au début de l’année 1897. Mais déjà la presse s’en est mêlée, et le journal l’Éclair a fait état, en septembre 1896, du faux document  remis au procès, faux que le colonel Henry reconnaîtra en vain, en août 1898, avoir fabriqué lui-même sur ordre de ses supérieurs, sans que cela modifie la situation de Dreyfus.

Ces hommes honnêtes, ceux qui  défendent l’équité, la justice, les droits de l’homme, ceux qui ne sont pas enfermés dans leur antisémitisme millénaire, des républicains et des intellectuels, entrent dans le débat qui est devenu public. Le 11 janvier 1898, l’armée, qui ne veut pas se déjuger, un innocent fût-il condamné à la place d’un coupable, acquitte le traître Esterhazy. C’en est trop. L’écrivain Émile Zola accuse deux jours plus tard, dans le journal l’Aurore, les responsables du complot, révélant leurs noms, généraux et hommes politiques… Et Zola est condamné en février 1898, ainsi que le journal l’Aurore qui a publié son article. Une ligue des droits de l’homme  se crée immédiatement afin de défendre les valeurs bafouées de la République. Et la France se coupe en deux, Dreyfusards et antidreyfusards. C’est ce que veut montrer Caran d’Ache dans cette caricature. Dans ses dessins, aucune majorité ne se dégage, les « pour » et les « contre » semblent à égalité.  Dans le dessin, aucun ne l’emporte. Cette famille est à l’image de la France, une France profondément divisée entre ses conservateurs et ses républicains. Une France qui n’a cessé de fonder et d’abattre la République. (précisons pour la petite histoire  que ce dessinateur très connu est lui-même antidreyfusard et antisémite).

En 1899 Dreyfus, qui a été libéré, subit un deuxième procès qui le condamne à nouveau, bien que les auteurs de tous les faux aient avoué, et en septembre le président de la République gracie l’innocent. Il pense mettre ainsi un terme à l’affaire qui souille la France aux yeux du monde.

Or gracier, c’est reconnaître la culpabilité mais pardonner. Dreyfus ne peut donc l’accepter, il demande la révision de son procès et est réhabilité par la Cour de cassation… mais en 1906 seulement. Car il aura d’abord fallu que les républicains puissent s’affirmer et séparent en 1905 l’Église de l’État.

L’enjeu est considérable. Cette France coupée en deux oppose les républicains porteurs de valeurs (dites lesquelles) aux tenant d’une France conservatrice, plus ou moins monarchiste ou bonapartiste, opposée aux droits de l’homme, s’appuyant sur les diktats d’une Église rétrograde, voulant imposer le catholicisme à tous alors qu’une bonne partie  des républicains s’en sont détachés.

Nous ne devons pas oublier que la République a eu beaucoup de mal à s’imposer. Créée en 1792, elle a été suivie en 1799  par un empire, trois monarchies et un nouvel empire qui a mis fin à la restauration républicaine de la Seconde République (1848-1851). Dès son installation en 1870, la nouvelle république a failli se perdre à nouveau, et n’eussent été les caprices du duc de Chambord, candidat au trône de France avec le drapeau blanc, la Troisième République n’aurait pu se maintenir. Or l’affaire Dreyfus, en abattant les principes mêmes qui l’avaient fondée, met à mal cette jeune république.  Celle-ci se déjuge par sa corruption judiciaire, ses valeurs ont été battues en brèche par ceux-là mêmes qui en étaient les garants et  qui devaient les faire respecter, c est-à-dire les pouvoirs publics au plus haut niveau. (le président du Conseil Méline  a osé dire devant l’Assemblée qu’il n’y avait pas d’affaire Dreyfus).

Toute république française trouve son fondement dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, ce qui signifie que si ces principes sont bafoués, la République ébranlée dans ses fondements mêmes ne peut que vaciller.

Or qu’établit la DDHC ? Avant tout des droits fondamentaux, universels et imprescriptibles.

Parmi eux, l’égalité devant la loi. Or Dreyfus, en tant que juif, est traité avec iniquité, les droits de la défense ne sont pas respectés puisque des « pièces secrètes » sont fournies derrière son dos au tribunal. Les procédures normales ne sont donc pas  suivies.

Le principe de justice, c’est-à-dire les droits accordés pour un procès équitable, ne sont pas non plus respectés. Les traîtres sont acquittés, l’innocent est condamné. La justice se montre partiale.

Mais au nom de quoi cette partialité ? Au non d’une soi-disant « raison d’État », comme sous les rois de l’Ancien régime. Non seulement il n’y a pas là de respect du droit, mais cela signifie surtout que le pouvoir exécutif intervient dans les affaires judiciaires, c’est-à-dire que la séparation des pouvoirs, qui fonde le système républicain, n’est plus respectée. Comme dans les dictatures. Certes, il existe des républiques qui sont des dictatures, mais en France, république et démocratie vont de pair. Mettre à mal la séparation des pouvoirs, c’est donc mettre à mal une république jeune et fragile, déjà durement éprouvé par la guerre franco-allemande et la Commune de Paris qui en a été la conséquence.

Enfin, et le problème n’est pas des moindres, la France est devenue en quelques années une puissance coloniale. 1898, c’est l’année où s’affrontent à la Chambre des députés Jules Ferry, partisan de la colonisation pour des raisons économiques et stratégiques (travesties sous l’argument de raisons humanitaires), et Clemenceau qui plaide  le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes  et refuse l’idée de peuples supérieurs et inférieurs. Une image dégradée de la France aux yeux de ses jeunes colonies peut donc avoir des implications importantes, à une époque où les querelles coloniales sont nombreuses, notamment avec l’Allemagne, et fragilise donc la République.

À quelles contre-mesures ces atteintes caractérisées aux droits de l’homme aboutissent-elles ?

À la séparation de l’Église et de l’État en 1905 , qui a été la condition de la reconnaissance de l’innocence de Dreyfus en 1906. Condition nécessaire puisque l’affaire avait en grande partie été supportée par l’Église pour cause d’antisémitisme.

Louise Guersan

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Notifiez de
lafronde

Ainsi, la laïcité républicaine serait venue terrasser l’antisémitisme. Tel est le « récit » républicain. De fait la France concordataire fut étrangère à l’antisémitisme, en témoigne leur élévation sociale tout au long du XIXe siècle. Issu des « juifs du Pape » en Avignon, le célèbre avocat, puis ministre Adolphe Crémieux, fit progresser l’émancipation des juifs sous cinq régimes successifs ! L’antisémitisme arriva avec les temps démocratiques, lorsque la IIIe République rompit le lien de la France avec son baptême. En témoigne le succès de « la France juive » d’E. Drumont. Centralisation électorale et système partisan sélectionnent rarement les meilleurs députés et gouvernements. Chaque fois qu’elle fut impopulaire, la République s’est inventée un nouvel ennemi intérieur. L’Eglise a bon dos.

M de St Liguaire

L’épuration républicaine permanente en a profité pour enlever à l’armée le pouvoir de nommer les généraux. On a eu Joffre ! On a épuré l’armée de ses cadres catholiques. On a eu ensuite 1944/1945 nouvelle épuratio et actuellement on désocialise tout individu « mal pensant ». Quant à l’antisémitisme il a bon dos, que faisait Dreyfus dans l’armée française dans ce cas. Lire le procès de Rennes.

plouc

que faisait Dreyfus dans l’armée française ? pourriez vous m’expliquer ce commentaire car je m’y perd dans le procès de Rennes !
moi je pense qu’il était coupable et comme on dit il n’y a pas de fumée sans feu !

Garde Suisse

@la fronde.
Ce que vous écrivez est intéressant. En effet il n’y a pas d’antisémitisme en France entre le Moyen-âge et la Troisième République. Même quand les Catholiques et les Protestants s’entretuaient prudemment les juifs sont restés à l’écart et là en cette fin de XIXe siècle au moment du triomphe de la République apparaît l’antisémitisme. Pourquoi ?

M de St Liguaire

Ne vous inquiétez pas, ils feront de même quand on se mettra sur la figure avec les muzz. L’antisémitisme me fait penser à ces gâteaux de mariage appelés pièces montées. On ne parle plus des GJ = il n’y en n’a plus, disparus des radars. Id pour l’antisémitisme, mais en sens inverse, désormais légiféré, loi votée par 5 députés si mes souvenirs sont exacts ( tous … et de gauche). On confond antisémitisme et antisionisme allègrement. Ceci est dû d’abord aux programmes scolaires peu soucieux de vérité et aujourd’hui frôlant le néant.

POLYEUCTE

Reparlerons-nous un jour de l’Affaire Papon ? Et de sa réhabilitation ?
Tant d’écrits l’ont innocenté !
Quand Lobbys deviennent hobbys…..

ISWT

Première nouvelle.

ISIDORE DE TRIVAGNAC

HISTOIRE ET FALSIFICATION : nous ne laisserons pas passer votre article sans que l’on exprime notre devoir de contester sa ligne BHLienne israélite et tribaliste totalitaire antifrançaise et antinationale et sans notre droit de réserve sur ce qu’on appelle éhontément « AFFAIRE DREYFUS » qui n’est en vérité qu’une propagande cosmopolite de la Presse du Lobby judeo-maçonnique de l’époque et reprise par le même lobby judeo-socialiste après 1981 et qui a engendré la Loi totalitaire PS/ Fabius dite Gayssot pour entériner cette falsification historique et interdire tout débat autour de ce procès et sur tout ce qui a suivi jusqu’à la 2éme GM et ce que nous vivons aujourd’hui et qui a été Fixé comme un Dogme dans le bréviaire de la Haine de BHL : » l’idéologie française »

Perrin

Ne vous en déplaise la France de part ses fondements religieux depuis Clovis est Judeo-Chretienne
Rappellez vous que les premiers chrétiens étaient considéré par les romains comme une secte juive juive et furent persécuté à cause de ça !
L’a franc-maçonnerie n’existait encore.
Un grand nombre de français sont issuent de conversions forcée.
Faites votre arbre généalogie nous en reparlerons après !
Même catholique Marie et Joseph sont issue de la maison de David.
Que dire.de Jésus sacré rois des Juifs.INRI par les romains.
Quand vous irez en bon chrétien à la messe. De Noël pensez y.

M de St Liguaire

La France est Chrétienne de culture gréco romaine. Jesus n’a pas été reconnu comme étant le Messie … qui est toujours attendu … et qui pourrait bien venir sous peu. Ils vont bien nous en fabriquer un.

ISIDORE DE TRIVAGNAC

Mr PERRIN vos mystifications sont non seulement grotesques mais elles font pâlir même un chat sur sa gouttière et qui ne pourra plus tomber sur ses pattes . A vous lire on croirait que les juifs sont des lutins sortis de la Forêt de Broceliande . J’ajouterai que la question juive en France et en Europe ce n’est pas pour des motifs de race ou de religion . c’est faux ! Et vous le savez . Les Aryens sont des peuples sédentaires-producteurs , ils n’aiment pas les migrants ! VOILA LA VRAIE QUESTION . les juifs comme le gitans , ( populations anthropologiquement migrantes et communautaires ) ( on dit bien le juif-errant) ont toujours été refusées par les français et les européens Aryens. Quant à votre Truc ridicule judeo-chretien : UNE INVENTION DANS LES PARTOUZES DU PS , ça date de 30 ans

Antoine de la Chienlit

isidore de trivagnac
falsificateur et révisionniste de l’histoire aveuglé par sa haine puante. Le type d’ignare inverti qui a condamné Dreyfus parce que juif, sucé du nazi et du fritz en 40. Le type qui se croit plus Français que les autres, alors qu’il n’a qu’une grande gueule édentée et qui comme la plupart des pleutres se choisit toujours une proie facile tant les clichés sont tenaces chez les véritables cons.

chN

L’affaire Dreyfus est un crachat sur la France, elle a été une entreprise de destruction très méticuleuse de notre socle civilisationnel ! Après elle, tout l’ordre ancien bascule et les marchands du temple prennent le contrôle du pays… voilà pourquoi à intervalles réguliers il faut une piqure de rappel sur cette affaire afin que les français n’oublient pas qu’ils sont coupables et continuent de s’aplatir devant les puissances oligarchiques !

Allobroge

« L’Église catholique qui, depuis des siècles persécute les Juifs en racontant qu’ils ont assassiné Dieu (« le peuple déicide ») ». En fait Jésus fut assassiné par les romains sur la demande des marchands juifs qui ne respectaient pas Dieu devant le temple pour pouvoir continuer à faire du commerce !.Bien sûr ils ne commirent pas le crime d’assassinat, ils se déchargèrent sur les romains, qui, pour avoir la paix firent le travail !. Ah ces commerçants !…Ça ne vous rappelle rien ? J’ai comme l’impression que de nos jours …..

Sylvestre Pin

Il n’empêche que c’est l’affaire Dreyfus qui a engendré la loi sur la laïcité, loi qui a apaisé la France. Ce qui est regrettable depuis 1974 et l’ouverture de nos frontières aux ennemis de cette laïcité, c’est l’incroyable forfaiture de tous nos gouvernements devant quelques bandes de criminels tuant et brûlant au nom d’Allah. La France est en guerre elle est donc en droit de décréter des lois de la guerre qui permettraient une répression sans faille contre les fauteurs de trouble de notre pays

Lionel

Je rêve ou LG recycle des cours d’histoire de première?

« Cette France coupée en deux oppose les républicains porteurs de valeurs (dites lesquelles) » ??? On dirait un copié-collé de notes de cours, avec les questions à poser aux élèves…

Dugenou

De ‘porteurs de valeurs’ à ‘porteurs de valises’, il n’y avait qu’un pas.

patphil

d’habitude on ne parlait pas politique lors des repas de famille
ces derniers temps, ceux qui ont voté macron esquissent quelques remords (sans aller jusqu’au regrets) je ricane ouvertement sans me faire réprimander d’ailleurs !

Patrick Granville

P^ovre France avec ta république qui devient une ripoublique ; avec tes droits de l’homme qui s’inversent en droit des immigrés et rien pour les autres; avec ton affaire Dreyfus qui pue l’antisémitisme ; tu salies ton histoire et elle devient indigne de toi. Tu risques de disparaitre dans une guerre civile proche par mépris de ceux qui ont fait ce que tu représentais ailleurs dans le monde. Ton rayonnement s’est éteint pour te plonger dans les ténèbres de la trahison de tes valeurs que tu as si brillamment fait valoir du temps de ta grandeur, au temps du siècle des lumières et des 30 glorieuses.

Jill

Il faut dire quand même qu’une grande partie du pays est resté en dehors de affaire. Dans les
campagnes, on ne savait même pas qu’il y avait des juifs en France… juif, c’était une notion biblique qu’on apprenait au catéchisme.

incongru

tout à fait : petit, pour moi et mes camarades, la laïcité, c’était pour cathos et protestants, qui avec les libres penseurs (à ne pas oublier, ils étaient nombreux et influents), allaient à la même école, aux mêmes défilés, aux mêmes fêtes de quartier

ISWT

Depuis l’affaire Dreyfus, il y a beaucoup moins de juifs mais toujours autant de cons, dans l’armée française. Pierre Desproges.

Jill

Les cons sont équitablement répartis dans toutes les institutions et toutes les sociétés.

ISWT

Ils sont partout. Oui. Équitablement j’en suis moins sûr.

Allobroge

On est toujours le con de quelqu’un, d’où la nécessité d’être souvent humble ou alors d’avoir un argumentaire imparable !

ISWT

L’affaire Dreyfus est un argumentaire imparable.