Comment l’alliance capital-islam-gauchisme entend liquider l’Occident (3/3)

Publié le 22 août 2011 - par
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La montée en force de la mondial-Résistance à la Triplice immigrationniste

Étant donné que la Triplice mondialiste est une espèce de triangle des Bermudes où l’Occident s’abîme un peu plus chaque jour, elle ne peut pas d’abord être attaquée dans sa globalité : il s’agit d’un monstre à trois flancs. Le monstre est énorme, immense, et s’impose comme un Léviathan systémique, très difficile à terrasser. Il a d’abord cherché à diviser les résistants (c’est-à-dire les « restitutionnaires » ou « dévolutionnaires ») en présentant seulement l’un ou l’autre de ses trois côtés. Mais la résistance s’améliore elle aussi tous les jours, et elle envisage sérieusement aujourd’hui de décapiter, de manière concomitante, les trois gueules totalitaires qui configurent le visage de l’hydre. Nous avons atteint le stade où les résistances commencent à se fédérer en un vaste mouvement de rétrocession de l’Occident à ses identités propres, charnelles et politiques.

Il subsiste certes des « écoles », si l’on peut dire, à l’intérieur de la résistance, mais celles-ci, malgré leurs divergences, sont de plus en plus fédérées, c’est-à-dire de moins en moins dissemblables dans leurs positions. Et il y a une raison fondamentale à cette fédération, c’est que, quelle que soit l’école envisagée, il existe un thème fédérateur unique (au centre du schéma fourni en début d’article) qui constitue la bête noire de tous les résistants sans exception : c’est la politique immigrationniste de liquidation de l’Occident. Pendant longtemps, un débat faussé a divisé, parfois déchiré, les résistants, celui de savoir qui de l’islam ou de l’immigration était le plus dangereux… La réponse aujourd’hui est claire : on n’a pas à opposer la résistance à l’islam et la résistance à l’immigration, cette opposition, artificielle, pourrait même devenir au bout du compte une marque de collaborationnisme. La vérité est que la résistance à l’islam n’est qu’un des trois combats menés contre la Triplice, afin d’enrayer le processus fondamental de liquidation de l’Occident par l’immigration de remplacement. La résistance est pleinement résistance à la Triplice islamo-capitalo-gauchiste et processus dévolutionnaire d’enrayement de l’immigrationnisme liquidateur.

Cela n’empêche pas bien entendu la spécificité de chaque école de résistance. D’une manière générale, pour faire un bon résistant, il faut au moins deux ennemis, trois ennemis étant le mieux. En revanche, il est certain que ceux qui n’ont qu’un seul ennemi sont inévitablement des collaborationnistes, en témoigne l’infâme gauchisme, qui prétend se spécialiser dans l’anticapitalisme, et qui, au final, ne combat même pas dans sa catégorie, puisqu’il s’est fait l’allié objectif des oligarchies capitalistes. Les résistants authentiques, eux, se répartissent sur trois écoles, en fonction de leur angle d’attaque, tout dépend par quel côté ils abordent le monstre : en tout cas, ils ont toujours au moins deux ennemis, et deux fronts.

La résistance nationale-révolutionnaire

La résistance nationale-révolutionnaire ou syndicaliste-nationaliste, qui s’incarne très bien en France dans un mouvement comme 3° Voie de Serge Ayoub, aborde la Triplice par le côté capitalisme-gauchisme (à gauche dans le schéma). C’est une excellente école, qui à la différence d’autres écoles, n’a jamais souhaité la fin du syndicalisme, mais, de manière beaucoup plus fine, la fin de l’emprise gauchiste à l’intérieur des syndicats, ce qui n’est pas du tout la même chose. Cette école a des accents nationaux-marxistes, elle témoigne d’un sincère et profond respect pour le travailleur, et elle a eu l’incomparable mérite de faire éclater le marxisme actuel en un national-marxisme, légitime, et un gaucho-marxisme, illégitime, d’ailleurs marxiste sans être marxien, qui, lui, n’est qu’une des déclinaisons de l’ennemi, et que les résistants se doivent de combattre sans relâche. Dit de manière plus simple : la résistance nationale-révolutionnaire a connu son plein degré de maturité lorsque les marxistes économiques et scientifiques ont déclaré la guerre aux marxiste culturels. J’y ai d’ailleurs modestement contribué.

En revanche, l’islam n’est pas l’objet privilégié de la résistance nationale-révolutionnaire. L’islam y est pensé, mais surtout via la problématique plus générale de l’immigration. Je le répète, chaque école aborde la Triplice par un côté, ce qui fait émerger deux ennemis principaux (une sorte de duplice fonctionnelle), le troisième ennemi étant plus éloigné.

Une personnalité comme Alain Soral est une sorte de franc-tireur, qui ressemble quelque peu aux nationaux-révolutionnaires par sa condamnation conjointe du gauchisme et du capitalisme, et par ses accents nationaux-marxistes ; du reste, il fut longtemps lié aux milieux nationaux-révolutionnaires ; mais à la différence de Serge Ayoub, qui a su rester dans une sorte de neutralité vigilante face à l’islam, Soral a sombré dans une fascination regrettable. C’est bien dommage !

Au contraire, une personnalité comme le jeune Fabien Engelmann, par sa triple appartenance à Résistance Républicaine, à la CGT et au Front national, par sa participation à nos rassemblements contre le totalitarisme islamique, a manifesté une grande capacité de synthèse.

S. Ayoub

La résistance sociale-républicaine nationaliste

Souvent appelés ou auto-proclamés « patriotes de gauche », les nationalistes socio-républicains s’incarnent très bien en France dans notre propre mouvement Riposte Laïque / Résistance Républicaine. Ils ressemblent aux nationaux-révolutionnaires par leur condamnation sans faille des oligarchies capitalistes, de l’Union Européenne et de l’Euro comme monnaie de liquidation des peuples européens, et ils rejoignent les positions économiques de Marine Le Pen sur ce dossier. Il faut dire que l’ennemi commun aux nationaux-syndicaux et aux nationalistes socio-républicains, la plupart issus de la gauche voire de l’extrême gauche, est le capitalisme oligarchique. Mais, dans le social-républicanisme nationaliste, l’ennemi principal, à côté des oligarchies, est l’islam. Un journal comme Riposte Laïque s’est presque spécialisé au fil du temps dans l’étude critique de l’islam. C’est bien normal, en ce sens que les socio-républicains, hommes et femmes de gauche dans leur très grande majorité, ont impeccablement perçu le caractère à la fois anti-social de l’islam et son incompatibilité avec nos institutions et nos valeurs républicaines. Leur formation politique les prédisposait donc à aborder le problème sous cet angle.

En revanche, l’école nationaliste socio-républicaine manque parfois un peu d’ardeur dans sa critique du gauchisme. Il faut dire que le nationalisme social-républicain est le produit dissident du gaucho-républicanisme, tel qu’il s’incarne encore dans des organes de presse anecdotiques comme Res Publica. Il subsiste donc des traces de gauchisme à l’intérieur même de l’école de résistance sociale-républicaine : chez certains de mes camarades, on perçoit encore quelque affection pour les jeunes de banlieues, un vague soutien à des positions pédagogistes en matière scolaire, un pacifisme géostratégique un peu naïf, un appui éventuel à des Mélenchon ou a quelques originaux socialo-communistes… Mais rien de grave ; ces vestiges de gauchisme ne sont plus de nature à fausser le débat.

P. Cassen et Ch. Tasin

La résistance identitaire

Il est hautement probable que la résistance identitaire soit la jeune cousine de la résistance libérale, que je n’ai pas figuré dans mon schéma, mais qui se situe dans le même angle d’attaque (contre la duplice fonctionnelle gauchisme-islam) et dont le représentant le plus célèbre est Geert Wilders. En France, l’écrivain et philosophe Renaud Camus semble lui aussi incarner, à sa façon, la résistance libérale (M. Camus m’écrira si je me trompe).

Les libéraux-civilisationnels et, surtout, les Identitaires sont les champions de la lutte contre l’inversion des valeurs gauchiste et contre la néo-dhimmitude occidentale. L’impressionnante mobilisation de nos camarades identitaires en soutien à René Galinier, leur décapante lucidité sur les errements des institutions judiciaires, leur association de soutien aux prisonniers européens (Solidarité-Entraide-Prison), tout cela témoigne de ce qu’ils en savent autant et sans doute plus long que quiconque sur tous ces sujets. Ils ont percé à jour la nature intime du gauchisme : c’est-à-dire la dévastation civilisationnelle par inversion des valeurs et castratisme. Quant à l’islam, leur participation aux rassemblements contre l’islamisation, leurs engagements auprès du peuple kosovar de souche réduit en dhimmitude, tout cela montre, encore une fois, qu’ils sont sans doute à la pointe de ce combat.

En revanche, leur critique du capitalisme transnational semble trop modéré, voire ambiguë. Les positions de Fabrice Robert sur la sauvegarde de l’Euro et de l’Union Européenne restent bien discutables. Leur neutralité agacée face aux derniers mouvements sur les retraites, un certain anti-syndicalisme latent, tout cela révèle que le mondial-capitalisme reste encore quelque peu impensé chez eux. La science identitaire semble excellente, insurpassable en matière civilisationnelle, mais encore insuffisante en matière strictement socio-économique. C’est, je crois, la résistance la plus éloignée des bons aspects du marxisme. Toutefois, les Identitaires, qui incarnent autant une image de virilité combattante qu’une image de solidarité fraternelle avec les autres mouvements, ont suffisamment d’ouverture d’esprit pour que le contentieux du capitalisme ne soit pas matière à division. Je le répète, toutes les écoles de résistance ont une tendance naturelle à s’unifier puisqu’elle combattent un ennemi commun : la liquidation de nos peuples.

Arnaud Gouillon, candidat du B.I.

L’internationale patriotique comme fédération des mouvements dévolutionnaires ou restitutionnaires d’Europe et d’Occident

Je n’ai pas fait figurer la résistance catholique dans mon schéma ; mais elle existe et elle confirme cette idée d’une fédération naturelle. Dans nos mouvements, pourtant laïcards et de gauche, nous avons des camarades cathos-tradi, dont certains sont royalistes, qui s’acquittent assidument de leurs cotisations, et qui ne sont pas les moins vaillants au combat. On voit aussi de plus en plus de libéraux-conservateurs de base, des électeurs de l’UMP, qui finissent par s’inquiéter de leurs acquis sociaux de salariés, et qui descendent dans les manifestations de salariés, aux côtés des syndicalistes qu’ils ne pouvaient pourtant plus supporter. En France, le Front National, rompant avec la ligne ultra-libérale de Jean-Marie Le Pen, a promu des positions en matière socio-économiques qui sont… plus marxistes que celles de l’extrême-gauche ! Et je ne parle même pas de la ligne de vigilance quant à l’islam, défendue par le FN mariniste avec un grand courage. Tous ces paradoxes – et il y en a d’autres – manifestent bel et bien que les écoles de résistance sont en voie de fédération, et que les partis politiques nationalistes s’inspirent de leurs positions. Nos ennemis le déplorent. Nous autres, nous nous en réjouissons. La rétrocession des peuples occidentaux à leurs identités charnelles et politiques est à l’ordre du jour. Je ne dis pas toutefois qu’elle adoptera forcément des voies pacifiques.

De la perspective d’un conflit résolutoire mondial

Une thèse fréquemment diffusée, notamment à gauche, consiste à dire que les oligarchies transnationales, en coupant les vivres via l’hyper-crise, vont installer la guerre civile mondiale, pour imposer, en retour une répression sans précédent contre les peuples occidentaux. On pourrait imaginer par exemple que, dans quelque mois, la France soit à feu et à sang et que le gouvernement en vienne à installer la terreur armée en allant même jusqu’à suspendre le fonctionnement normal des institutions, y compris les élections présidentielles. Dans cette perspective réside néanmoins un paradoxe : la liquidation de l’Occident s’est imposée dans une paix relative conjuguée à un patient travail de sape, presque invisible, et d’une lente et immense efficacité ; une franche et véritable conflagration, elle, peut tout aussi bien nous donner le coup de grâce que réveiller l’ardeur de nos peuples. Et déterminer leur succès. Ce qui est rassurant dans la perspective effrayante d’une guerre civile mondiale, c’est que personne, pas même le Monstre à trois gueules, ne peut prédire son résultat. Alors que le lent et « pacifique » travail de sape, en ce qui le concerne, signerait inéluctablement notre arrêt de mort. On pourrait même aller jusqu’à subodorer que le Monstre a plus intérêt à maintenir cette « paix », si équivoque, qu’à promouvoir la guerre ouverte.

Sans conflit résolutoire, nous serons, c’est certain, tous liquidés ; avec un conflit résolutoire, il nous reste, étrangement, une minuscule chance de survivre.

Résistants durant la Seconde Guerre Mondiale

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