Comment le Mariage gay devient l’allié du jihad et de la haine des femmes

Publié le 29 octobre 2012 - par - 1 670 vues
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La question du mariage gay, lancée entre autres pour diviser les Français et diaboliser la culture chrétienne, pourrait devenir un sujet de concorde sur certaines de leurs valeurs fondamentales. Ne craignons donc pas de l’aborder.

Face au mariage homosexuel, il y a apparemment un fossé entre les « réacs » et les progressistes, dont les lesbiennes, féministes et autres, alors que si l’on connait à la fois les revendications des militants divers et le contenu –différents- des diverses religions sur la sexualité, on s’aperçoit qu’en réalité, loin d’être favorable aux droits humains, le projet de loi de mariage homosexuel  -tel qu’il est présenté-, est un allié du jihad et de sa haine des femmes.

Le mariage gay tel qu’il est présenté, tout comme le PACS, est à la fois et en grande partie pour les mêmes raisons, une démolition du reste de conception chrétienne qui subsistait dans le mariage civil, et, parce qu’il s’appuie sur la théorie du genre, une menace pour les droits des femmes et des enfants à l’intégrité physique.  

Le mariage homosexuel est aujourd’hui lié aux revendications d’ « égal droit à l’enfant »,  et les militants gays revendiquent la légalisation des «mères porteuses » / gestion pour autrui GPA, à « égalité » avec l’accès des couples ou femmes seules ou lesbiennes aux procréations médicalement assistées, PMA, et l’ « égal droit » à se voir attribuer un enfant adoptable. Ils fondent ces revendications sur la théorie du genre qui résume la réalité à la culture et nie la matérialité physique, les corps et leurs différences.

De nombreuses féministes ont déjà critiqué la négation pure et simple des besoins et de la situation des femmes, et même de la simple existence des femmes, que cette théorie, (peut-être poussée à l’extrême), représente. Or en pratique, elle est poussée à l’extrême, quand elle aboutit à la revendication de ce comble de l’exploitation et de la prostitution qu’est la légalisation des mères porteuses, ou encore, quand elle diabolise toute considération possible des « liens du sang » ou de l’importance éventuelle pour un enfant d’être élevé par un homme et une femme qui s’aiment…

Faire prendre à des enfants le risque de manquer de cette éducation « bi-sexuée »,  ou profiter de la pauvreté de femmes pour les exploiter, ou rétablir la répudiation comme l’a fait le PACS, c’est traiter des êtres humains en poupées, gonflables, jetables, en moyens et non en fin.

Cette version du mariage gay, c’est en résumé, le caprice des adultes et l’égoïsme individualisme érigés, c’est le cas de le dire, en norme, au nom de la sacralisation de la jouissance physique individuelle, ou au mieux de l’égoïsme adulte à deux.  Or c’est précisément cette sacralisation-là par l’islam qui explique la haine des femmes répandue dans les sociétés musulmanes à un bien plus grand degré que dans les sociétés chrétiennes, qui avaient (en principe) pour valeur la chasteté et l’amour.

Les féministes classiques critiquent l’oppression des femmes et la négation de leur individualité, de leur liberté personnelle, dans le mariage et la famille.  Le mariage est fait pour protéger les femmes et les enfants disent ses défenseurs, « tromperie » ou au moins échec, répondent les féministes, en expliquant que la négation de l’individualité de la personne des femmes ne peut que produire ce résultat. Elles revendiquent l’union libre,  ( le Contrait d’Union Libre …) l’assomption par les adultes de leurs responsabilités volontairement et égalitairement.  Personnellement, c’est sans doute une déformation due à  l’étude du droit, ce système si volontaire m’apparait utopique et illusoire, mais il me parait tout aussi choquant, de voir des militants gays revendiquer le mariage en oubliant et négligeant toutes ces réserves féministes, et surtout, revendique un mariage « barbare » et islamisé, rétablissant répudiation et droit à l’infidélité masculine (car en pratique, elle est surtout masculine, pendant que bobonne féedulogise et pouponne ….

La conception chrétienne de la conjugalité/sexualité, presque totalement ignorée aujourd’hui, a au moins depuis Jean-Paul II le même message que les féministes sur un point essentiel : « la femme n’est pas un objet », et depuis toujours une conception du rapport au corps qui me semble expliquer la moindre présence en occident de cette « haine » maladive des femmes liée à l’islam. 

Le christianisme se méfie de la « chair », pour les hommes comme pour les femmes, il prône la chasteté physique et d’abord mentale, chasteté hors mariage pour éviter les maladies et les enfants sans famille, chasteté dans le mariage pour éviter des grossesses trop nombreuses : ce sont ces soucis et non pas le refus du plaisir en soi, qui expliquent la méfiance envers « la chair » autrement dit envers l’égoïsme qui fait passer le plaisir physique avant le souci de la santé des autres.  Jean Paul II, philosophe qui a beaucoup écrit sur la notion de « personne », expliquait que Jésus, en condamnant les pensées adultères à la vue d’ «une femme », voulait dire que regarder même sa propre épouse uniquement en tant qu’objet sexuel et non en tant que personne à part entière, constituait déjà un péché « d’adultère », tromper sa femme avec la dépouille corporelle de sa femme quelque sorte…

Très concrètement et très pratiquement, ce vieux christianisme disait «  Ne fantasmez pas, vous ne ressentirez plus de pseudo besoin » : des médecins chrétiens expliquaient concrètement qu’il n’y a pas de besoin sexuel masculin dans la mesure où les spermatozoïdes non évacués sont détruits ou éventuellement éliminés pendant le sommeil et que le seul risque éventuel de l’abstinence masculine est de culpabiliser à tort de ces réactions involontaires.

A l’opposé, les textes de l’islam exacerbent les « fantasmes » tout en défendant largement leur satisfaction : d’où la haine maladive de nombre d’hommes musulmanes envers les femmes, perçues comme cause de ce supplice de Tantale permanent. Les textes de l’islam encouragent en effet  les fantasmes et traitent les femmes en instruments : le paradis consiste à disposer de nombreuses vierges ou de jeunes  garçons, l’épouse ou l’esclave n’a pas le droit de refuser un rapport sexuel, y compris en position disons animale, la polygamie est permise …  Mais au moins, disent, et ils n’ont pas tort, les musulmans observants, le droit islamique prévoit que l’homme doit ( dans une certaine mesure, « oublient »-ils de dire)  pourvoir à l’entretien de ses femmes et  enfants. Dans votre occident-pourri, disent-ils, la sacralisation de la jouissance va jusqu’à traiter les femmes en prostituées envers lesquelles les hommes n’ont aucun devoir : ils n’ont pas entièrement tort !

Une des normes dominantes et contraignante est en effet bien aujourd’hui de se « réaliser » en réalisant ses fantasmes, autrement dit se faire l’esclave de pensées venues de la strate la plus primaire, la plus instinctive, de notre être, les images « pornographiques ». Cette soumission idiote est présentée comme « la liberté sexuelle », et les institutions ou idées qui la limitent, (comme pour une grande part, le mariage civil devenu égalitaire, comme le refus des GPA ou la critique de la pornographie), par souci des plus faibles – femmes, enfants – sont présentées comme « oppressives », alors qu’elles sont, elles, réellement « égalitaires » et réellement « humanistes ».

Le package actuel, « mariage gay – droit à l’adoption-PMA-GPA » est exactement l’expression de cette conception de la « liberté », comme maximum de jouissance, sans tenir compte du corps et des émotions des autres … L’ « égalité » étant réduite à la déclaration formelle de la même « liberté » pour toutes et tous, en faisant totalement abstraction du fait, que cette liberté ne peut pas être exercée et accessible de la même façon selon que l’ « être genré » réside dans un corps d’homme, de femme ou d’enfant …

C’est pourquoi cette conception du « mariage homosexuel »  est déjà l’instauration de la répudiation et la réclamation de l’esclavage sexuel ( GPA) et mène à la revendication de la polygamie (avec polyandrie ..), c’est pourquoi elle est l’alliée du jihad pour l’instauration de la loi islamique à laquelle .. elle correspond, c’est pourquoi elle exprime et renforcera le mépris et la haine des femmes.

C’est pourquoi il faut s’y opposer au nom de valeurs communes aux Français : la considération pour la personne humaine, comme fin et non comme moyen, le respect de son intégrité.

Pour finir sur une note un peu plus douce, et toute aussi méconnue :  « Lorsqu’un homme a épousé une femme, il sera dispensé de se rendre à l’armée, et on ne lui imposera aucune corvée : il pourra vaquer librement chez lui pendant un an, et il réjouira la femme qu’il a épousée » Deutéronome XXIV-5.

L’homme a donc le devoir impératif (dont elle-même ne peut le dispenser) de faire plaisir à sa femme et de passer un an auprès d’elle : « afin qu’il sache la connaître et la comprendre selon sa nature et son caractère » commente le « Sefer Ha’hinoukh : le livre des commandements ». 

La citation biblique et le commentaire rabbinique que je viens de mentionner se trouvent dans le chapitre « Contre la haine » d’un livre sur le mariage d’un rabbin orthodoxe, préfacé par le plus « réac » des orthodoxes israélien, le Rav Ovadia Yosseph en personne.

Ps : Pétition du CERF : « Oui au mariage homo, non à la GPA » http://reformesfeministes.blogspot.fr/2012/10/petition-oui-au-mariage-homo-non-la_15.html

Elisseievna

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