Comment les médias français vident de sens les mots « déporté » et « génocide »

Hier soir, en écoutant TF1, j’ai pu entendre de la part d’un journaliste de cette télévision d’état que les habitants qui n’étaient plus à Kherson avaient été « déportés » par les Russes.

Il s’en est ensuivi un reportage à charge sur les exactions des méchants Russes, bien entendu, « certaines ». C’est ce qu’affirmaient nos journalistes ; « paroles de journalistes libres et indépendants« .

On se demande, d’ailleurs, où étaient ces journalistes de TF1 depuis 2014. Certainement pas au Donbass, sinon nous aurions eu des reportages sur les bombardements humanitaires effectués par les anges gardiens d’Azov, les interventions d’Haïdar et de Kraken. Sans compter les feux de l’amitié dans la maison des Syndicats à Odessa, qui ont provoqué la mort de 48 syndicalistes.

Pour le journaliste Manlio Dinucci : la brigade Azov « n’est pas qu’une unité militaire, mais un mouvement idéologique et politique, dont Biletsky est le chef charismatique, en particulier pour l’organisation de la jeunesse qui est éduquée dans la haine des Russes avec son livre Les Paroles du Führer blanc. » (Source)

On notera au passage que, dans le texte suivant, j’ai remplacé volontairement le mot « extrême droite » par celui de nazis. Les nazis ne sont pas de droite et même pas de son extrême, car ils sont issus du socialisme. Mussolini avec le Parti Fasciste et Hitler avec le NSDAP (Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands). En clair, ces mouvements sont d’extrême gauche, n’en déplaise aux gauchistes actuels et aux mal nommés antifas.

Comme le régiment Azov, le régiment Kraken a également fait l’objet d’une controverse entourant le recrutement de combattants de groupes « nazis », bien que les soldats de l’unité rejettent cette affirmation comme de la propagande russe. (…) Le régiment a également été accusé d’avoir maltraité des prisonniers de guerre russes, ce que le régiment lui-même nie. Kraken ne fait pas officiellement partie des Forces armées ukrainiennes, mais relève du ministère de la Défense. (Source)

Drapeau d’Azov en compagnie du drapeau nazi et de celui de l’OTAN.

Il y a des jours où, malgré une solide habitude de la mauvaise foi de la part des médias français, j’arrive encore à me révolter sur la manière dont se comportent ces journalistes gastéropodes, et autres reporters gallinacés de la basse-cour médiatique.

Je m’explique : 

« Déporté » c’est comme « Génocide ». Des mots de plus en plus galvaudés, rabaissés à une action somme toute presque banale par la répétition journalière qui ne fait plus de différence entre les wagons à bestiaux filant vers leur horrible destination. Ces déportés, selon leurs âges, seront abattus sur le quai, exploités, utilisés comme cobayes, et finalement pendus ou gazés pour alimenter les fours. Rien à voir avec les habitants que nous avons pu voir partir volontairement de l’autre côté de Dniepr pour assurer leur protection. Rappelons que c’est à plus de 70 % que les habitants de Kherson ont voté pour adhérer à la Russie sous le contrôle d’observateurs étrangers.

« Déportés« ! C’est la Shoah que ce journaliste, dans cet ignoble reportage sur TF1, a insulté.

« Génocide », c’est désormais affirmé, voire affiché partout sur nos télévisions d’État où chacun sait désormais que la parole n’est pas si libre, voire le plus souvent corrompue.

Même sur CNEWS et Sud-Radio qui sont les plus libres actuellement des médias parlés, nous sentons bien la retenue de beaucoup de journalistes, et celle de la plupart des commentateurs. Ils sont très prudents dans leurs propos. C’est de leur avenir social qu’il s’agit. C’est tout dire.

Génocide, c’est pour les musulmans Chinois, pour les musulmans de Birmanie et certainement bientôt pour les Ukrainiens de Kherson, nous dira la bien-pensance qui ose déjà parler de déportation.

C’est surtout un mépris du génocide arménien dont tout le monde se fiche d’ailleurs, dans ce monde occidental si « libre et si éclairé » sous la tutelle des USA, atteint de wokisme aigu.

Le génocide des Juifs, des Chrétiens, des non Aryens, des homosexuels, des malades mentaux, etc. est réduit comme celui de déportés. Ils sont devenus des mots valises, pour absoudre, fondre la réalité, celle des millions de victimes qui ont vécu et subi l’horreur d’un réel génocide, et non pas un exode pour les uns, ou un déplacement volontaire pour d’autres. L’horreur de la novlangue où « la paix c’est la guerre« .

Il serait temps que le français, qui est une langue extraordinaire de précision, ne soit pas lui aussi évacué, réduit à être, comme le disent les autorités algériennes, une langue captive de guerre, face à l’anglais international.

Gérard Brazon

 

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5 Commentaires

  1. N’oublions pas, selon les historiens, les liens indéfectibles entre le nazisme et l’islam, dont Hitler était un admirateur. Le régime nazi a entretenu le Grand Mufti de Jérusalem (oncle de Arafat), confortablement à Berlin et lui a accordé la création de divisions SS musulmanes (Handschar) etc. . . Le mouvement arabe anti anglais, notamment, était soutenu par Berlin et les nazis. YouTube regorge de documentaires bien réalisés. Voilà le mal de l’Occident. Bien pire que le fascisme et le nazisme selon bon nombre d’érudits, et leur seul complice à n’avoir pas été jugé.

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