Comment l’Islam fait feu de tout bois pour imposer sa loi sur le territoire français

La Révolution, si elle est authentique, ne peut se passer de la Terreur laquelle, en règle générale, accompagne sa naissance jusqu’à en être, à elle seule et pour plus ou moins de temps, le prolongement. L’Angleterre de Cromwell, la France de Robespierre, la Russie de Lénine, le Cambodge de Pol Pot ont, parmi d’autres, validé le modèle.

Si nos perroquets de studios avaient la moindre culture historique et le recul suffisant pour s’en servir à la seule fin de comprendre ce qui se passe actuellement dans le monde musulman, ils tireraient sans tarder cette évidente conclusion : les émeutes du Caire, de Tunis, de Dacca et de trente autres endroits ne sont qu’une page, parmi d’autres, de l’accouchement sanglant d’un monstre programmé depuis toujours pour s’imposer, dominer et écraser. À ce sujet, il est intéressant de remarquer l’exacte correspondance entre les lieux où s’exprime ces temps-ci la haine du mécréant et ceux, qu’ensanglante (20.000 attentats, meurtres, massacres, etc. depuis onze ans) la dévotion absolue à des textes sortis du désert à l’époque des Vikings.

Sous les yeux occultés par des peaux de saucisson de nos désinformateurs professionnels naît une dominance islamique déclarée « modérée », logiquement désireuse de se débarrasser de ses scories extrêmes. En clair, si le crime en cours profite à quelqu’un, ce ne peut être qu’aux bourgeois de l’Islam confrontés aux va-nu-pieds salafistes (et autres) dorénavant exposés en première ligne aux baïonnettes qui, peut-etre les extermineront. On peut raisonnablement supposer que les Américains appuieront désormais le nettoyage interne que ces « modérés » portés par eux au pouvoir feront un jour ou l’autre. Est-il déjà trop tard pour ça? L’avenir proche nous le dira.

Pour le moment, on essaie de nous faire accroire que l’affaire ne concerne en fait que des gens suffisamment éloignés de nous pour que nous ne nous en fassions pas davantage de souci que cela. Ainsi le téléspectateur avachi dans son canapé peut-il se persuader que la « flambée de violence » illuminant l’Orient ne le touche que de loin, voire qu’elle dirige son incendie exclusivement vers la cible désignée : les USA et vers deux ou trois satellites, l’Allemagne, l’Angleterre, la Suisse même, tous promis aux affres de la vengeance !

Démonstration aussi péremptoire que sommaire. Le premier de ses pairs qui osera affirmer publiquement que la guerre télévisée brûlant l’Orient nous est en vérité prioritairement faite méritera d’entrer dans l’Histoire pour avoir enfin ouvert les yeux sur la réalité.

Le calme qui accompagne chez nous la relativement molle répression des délires salafistes est pour le moins étrange. Quoi ! À part la tentative ubuesque des fous de Dieu de remonter les Champs-Élysées pour, sans doute, déposer une gerbe sous l’Arc, tentative annoncée sur Internet, puis tolérée par les autorités derrière des condamnations sans aucune portée, à part ça, donc, pas de voitures cramées, pas la moindre atteinte aux lois de la République entre Saint-Denis et métro Jourdan ? On blasphème le Prophète et personne ne réagit, comme à l’habitude, par la mise de la mécréance charlie-hebdoïde au bûcher? Pardieu, braves gens, sommes-nous toujours en Gaule ?

C’est que les « modérés » made in France ont pris sans tarder le micro que leur tendaient les autruches en panique. « Vite, amis sincères de la laïcité, rassurez-nous! » Messieurs Chebel, Boubekeur, Moussaoui, Sifaoui et leurs débiteurs catégorie Boniface des cercles d’influence estampillés paix, tolérance et amour se sont exécutés de bonne grâce. Et c’est parti dans la minute, même plus besoin de remettre les masques ! On ne tue pas un ambassadeur ami mais attention, d’un autre côté, on ne discute pas la pureté originelle du dogme, son intangible aura, sa masse capable d’écraser quiconque la met en doute. À la compassion de rigueur pour les suppliciés s’associe d’emblée la menace et personne, parmi les gens qui comptent, ne tire cette autre conclusion, aveuglante : l’Islam est désormais partie prenante du débat français, le dixième d’une population se sent assez fort pour vouloir imposer à la majorité sa manière d’être, de penser, d’agir et en fin de compte de corrompre l’opinion. Nos « modérés » jouent là sur du velours. On leur sert la soupe alors qu’ils ont déjà l’estomac plein. Comme il leur est facile dès lors, de stigmatiser, à leur manière cauteleuse, les excités du 15 Septembre à Paris, à seule fin de nous vendre leurs salade assaisonnée Lumières !

C’est ça, le bilan provisoire, et rien d’autre. Tout ce qui tourne autour n’est que fumées de diversion, leurres (le « film » sentant fort la manipulation en est un, aussitôt exploité), tumultes cantonnés le plus loin possible de l’endroit où se joue le dernier acte déjà écrit : le monde libre avec, en son centre, la France.

Pourquoi la France ? Parce que divisée comme disait l’autre en soixante millions de Présidents de la République, tiraillée par l’artifice habilement exploité de sa soi-disant diversité historique, minée de l’intérieur par cette idiotie utile qui semble résumer, si souvent, son patrimoine génétique. Parce que conduite par des pompiers incendiaires dont les lances jettent sur le brasier des filets d’eau à peine capables d’éteindre une chandelle. Proie facile, à saisir d’urgence !

Ceux qui ont ouvert chez nous la boîte de Pandore islamique peuvent rentrer chez eux le devoir accompli, et suivre tranquillement la fin du film à la télévision. Comme le voile, ce cheval de Troie qui s’impose publiquement et massivement là où la burqua s’est paraît-il effacée, la « modération » rassurante va bientôt, si la frange gênante du mouvement est éliminée, occuper le terrain débarrassé des barbus arrogants. Le ménage qui va se faire en Orient se continuera chez nous, tranquillement, pour la plus grande gloire du Prophète, à la satisfaction de ceux pour qui l’abandon de la souveraineté française s’accompagne forcément de la mise aux fers, au bénéfice de leurs futurs maîtres, de tout ce qui l’a fondée.

Dans la gigantesque partie de poker menteur engagée à l’heure qu’il est de Rabat à Djakarta via Paris, Montréal, Moscou ou Sidney, le peuple de France continuera à recevoir des cartes pipées. La facilité avec laquelle il accepte aujourd’hui encore la donne est la chose la plus stupéfiante qui se puisse vivre.

Alors, qui sont nos dirigeants, dans cette affaire ? Ceux que nous avons si douloureusement élus en Mai-Juin, ou bien d’autres lesquels, sans le moindre mandat, se révèlent capables d’influer, par le verbe et, lorsqu’il le faut, par la violence, sur nos destinées ? Tactique et stratégies. Nous avons le rare privilège de participer, que nous le voulions ou non, à une bascule historique de première grandeur.

Face au défi qui lui est lancé via les méandres de la parole musulmane, François Hollande a grand intérêt à évaluer rapidement la différence existant entre la petite cuisine des arbitrages et manœuvres à l’intérieur d’un parti et la conduite des affaires d’une nation. Ce n’est pas tout-à-fait la même chose, les dimensions y sont quelque peu différentes. La gestion d’un pays au cœur duquel pousse le chiendent de la subversion est d’un autre calibre. Le pire étant, dans une guerre, de prétendre ne pas avoir d’ennemi, la moindre des choses serait, pour le citoyen lucide, d’obtenir que les chefs en désignent un, fût-il intérieur, ne serait-ce que pour savoir vers quoi diriger la défense. Poniatowski le fit en son temps brillamment face aux communistes français. Mais au silence des chefs qui prétendent nous diriger aujourd’hui répond l’indifférence vaguement inquiète de la troupe. On gagne rarement les guerres avec un pareil attelage.

Pourtant l’Occident n’a jamais cessé d’être l’adversaire déclaré de ceux qu’il a lui-même mis en place pour, semble-t-il, défendre ses intérêts. Pas d’illusion, citoyens ! Monsieur Morsi, Premier Ministre « modéré » d’Égypte, nous hait tout autant que les assassins barbus sur qui il donne l’ordre à sa police de tirer. C’est simplement une question de moyens, de temps, de patience, pour nous amener à la reddition. Vue de l’intérieur, cette offensive masquée par le débat intra-Islam est d’une évidence telle qu’elle aveugle, par son éclat, ceux qui normalement devraient de toute urgence s’y affronter chez nous.

Voisinant avec la menace directe de Qaradawi contre le Pape (dont la visite au Liban n’est certainement pas un hasard du calendrier), deux faits collatéraux, différents mais liés, viennent étayer la théorie selon laquelle nous sommes, au-delà de ces convulsions orientales, face à un conflit de civilisations : dans le silence absolu de la clique censée nous vendre un Islam compatible avec les valeurs de la République, la prime sur la tête de Salman Rushdie a été augmentée de 500.000 dollars, vingt trois ans après avoir été lancée. Loin d’Iran, l’agression violente contre Caroline Fourest à la Fête de l’Huma démontre à quel point l’ambigüité face au danger islamique peut être dangereuse. Si cela, et tant d’autres choses, ne se coule pas dans la conduite d’une guerre, alors, quelle est la définition du mot guerre?

Ce n’est donc pas par l’incantation, par la énième loi anti-terroriste annoncée, que l’on résoudra le problème, mais bel et bien par le tracé, suivi de sa garde vigilante, d’une frontière entre ce qui est acceptable et ce par quoi la fin nous est annoncée. L’enjeu? Repousser l’adversaire et survivre libres.

Alain Dubos

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