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Comment nos dirigeants peuvent-ils être surpris de la trahison australienne ?

À la suite de l’annonce de la rupture du contrat de fourniture de sous-marins nucléaires français à l’Australie, les réactions de personnalités politiques se multiplient.

L’Australie a fini par rejoindre sa famille de culture, sa famille de cœur, celle des Anglo-Saxons qui depuis plusieurs centaines d’années déjà, a toujours nié la suprématie française, ses prétentions d’être une nation qui compte sur l’échiquier mondial.

C’est bien sûr de l’humour, quoi que pour le reste, « c’est pas faux »

Le pitoyable ministricule Jean-Yves Le Drian qui prétend représenter la France sur cet échiquier qualifie cette décision de « coup dans le dos ». « Nous avions établi avec l’Australie une relation de confiance, cette confiance est trahie ».

Faut-il rappeler à ce ministre quelques leçons d’Histoire comme la rupture du traité d’Amiens par les Anglais qui enclencha les guerres dites napoléoniennes, alors qu’elles furent des guerres fomentées par les Britanniques.

Faut-il rappeler les complots fomentés contre la Révolution française et les financements des révoltes royalistes et des attentats contre le consulat.

Faut-il remonter plus loin et lui rappeler l’attitude de ces mêmes Anglais combattant la suprématie de la France aux Amériques, si ce n’est au Québec, et les déportations des colons français de l’Acadie dans les colonies anglaises d’Amérique. (SOURCE)

L’Acadie ne bénéficie d’aucune existence juridique officielle, pourtant elle existe dans une région de l’Atlantique-Nord, c’est-à-dire dans les provinces maritimes du Canada : le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard, mais aussi à Terre-Neuve, au Québec, aux îles de Saint-Pierre-et-Miquelon et dans l’État du Maine. (Source) Des terres qui appartenaient à la France.

Les Anglo-Saxons n’ont jamais admis la suprématie française, ni sa culture et ont toujours cultivé cette rancune venue du fond du Moyen Âge, à commencer par Guillaume le Conquérant, et par la suite, les pertes de ses conquêtes en territoire de France, par les combats de nos rois, transcendés pour nous par Jeanne d’Arc.

Éric Zemmour a raison, les peuples sont gouvernés par leur passé. Ils sont tributaires de leur histoire, et les Anglais sont issus d’un vieux peuple comme les Français. Ils n’ont jamais oublié qu’ils furent autrefois sous la domination de la culture française, et que leurs seigneurs parlaient le français.

Le génie et la fourberie des Anglais a malheureusement fait face à la niaiserie des Français.

  • Ce génie lui aura permis de coloniser, à travers les mœurs et la langue, ce qui allait devenir les USA, constitués sur les monceaux de cadavres amérindiens, et le Canada contre la volonté de la France ;
  • Il aura colonisé l’Inde, l’Australie, la Nouvelle-Zélande à travers ce que l’on peut appeler des génocides comme l’empoisonnement des Tasmaniens par exemple.

Les Anglais auront réussi à communiquer à ces colonies devenues indépendantes les fondations de l’hégémonie dominante anglo-saxonne. Tous ces peuples de langue anglaise fonctionnent peu ou prou comme l’ancien colonisateur.

Il est légitime de penser que l’Inde pourrait, elle aussi, renoncer à ses contrats avec la France.

L’Angleterre n’a jamais été notre amie. Même si Napoléon III y a cru, jusqu’à ce qu’il comprenne lors de la guerre de 1870 que la reine Victoria, qu’il appréciait pourtant, ne viendrait pas à son secours ni diplomatiquement, ni militairement.

La France, en 23 ans de règne de Louis Napoléon, avait dépassé l’Angleterre en matière d’économie et d’industrie. Une insulte gigantesque pour l’Angleterre.

C’est aussi la bêtise des élus en partie républicains qui, en voulant la guerre à la Prusse de Bismarck, a tué la France sous les yeux ravis de l’Empire britannique. Le plus triste c’est que le prétendant à la couronne impériale est mort sous l’uniforme anglais en terre boer.

La minable CGT de Naval Group à Cherbourg évoque une « déception modérée ». « On avait un enthousiasme modéré lors de la signature du contrat. Le risque était connu », précise son secrétaire général Vincent Hurel.

La CGT d’hier, celle de 1939, avait elle aussi une déception modérée quand elle sabotait les usines d’armements pour d’autres raisons moins glorieuses. Elle est toujours « modérée » lorsqu’il s’agit de construire des armes ou de les vendre, même si elle en vit très bien finalement. Posez la question aux chantiers d’armements ou à Dassault. Plus faux-cul tu meurs.

Vu le tableau historique précédent, il n’y a finalement rien d’extraordinaire à la décision de cette Australie qui rompe ses engagements avec la France sur les sous-marins. L’Australie porte un coup à une coopération stratégique avec la France mais elle le fait au profit de ses alliés de cœur.

Que Le Drian, Parly et Macron aient pu croire que ces engagements étaient prometteurs en dit long sur le niveau de culture historique de ceux qui nous gouvernent.

Il y a ce député de La France insoumise, Bastien Lachaud, qui espère que Paris quittera l’OTAN pour « sortir de notre dépendance aux USA » dit-il ; c’est là aussi faire preuve d’une grande naïveté. La France n’est plus sous Charles de Gaulle. Elle est régie par des nains politiques n’ayant aucune vision, si ce n’est sur les comptes d’exploitations du CAC 40.

François Asselineau a beau jeu de souligner que le Royaume-Uni montre ainsi qu’il n’est « pas du tout coupé du reste du monde ». L’Angleterre a quitté l’Union européenne parce qu’elle avait compris qu’elle n’avait plus rien à en tirer. La seule chose qui compte pour les Anglais, c’est eux, et eux seuls. Eux, et leurs frères de langue et de culture.

Il serait temps que la France comprenne que depuis plus de 300 ans, elle aura toujours été bernée par la perfide Albion et ses progénitures. L’intérêt de la France serait de renouer d’urgence avec la Russie, dans l’esprit de Charles de Gaulle, et qu’elle quitte, elle aussi, l’Union européenne et l’OTAN pour suivre sa route.

Gérard Brazon