Comment peut-on nommer Benzema capitaine de l’équipe de France de football ?

Publié le 30 mars 2015 - par - 2 389 vues
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BenzemaLettre ouverte à Monsieur Noël LE GRAËT

Président de la Fédération de Football

Monsieur le Président,

Je m’apprêtais à passer une bonne soirée. Je désirais me délecter d’un moment de fierté partagée à la vue des images télévisées de l’un de ces matches France-Brésil que l’on n’oublie pas. Je salivais déjà de plaisir anticipé à l’entrée des équipes. Elles s’alignèrent pour les hymnes. Les brésiliens chantèrent le leur à pleins poumons. Puis vint le tour de notre « Marseillaise »… Là s’arrêta ma participation ! Je coupais furieux cette retransmission et changeais de chaîne.

Je venais de découvrir que le capitaine de l’équipe de France refusait ostensiblement de chanter avec ses coéquipiers l’hymne de la France. Sa bouche toute autant fermée que son visage témoignait de son mépris pour ce symbole d’unité nationale et de son détachement les valeurs du Pays qui l’avait vu naître et qui lui avait donné la chance de la réussite qui était la sienne. Un bel exemple d’ingratitude de sa part.

Certes son attitude méprisable par rapport à nos valeurs nationales en tant qu’équipier était déjà connue et n’avait entraîné de réaction de votre part pas plus que de celle du sélectionneur national. Mais ce qui pouvait n’être qu’inadmissible pour un membre d’une équipe voulant être « de France » devenait révoltant lorsqu’il s’agissait de son capitaine.

Honte à vous d’avoir accepté sans broncher un tel affront ! Honte à votre sélectionneur incapable de faire respecter par le capitaine de son équipe  les valeurs qui font d’elle notre « Equipe de France » ! Votre passivité vous rend indigne de la charge qui est la vôtre !

Comment pouvez-vous accepter que le capitaine, désigné pour motiver chacun des membres de l’équipe et leur faire partager la fierté d’appartenance indispensable à un dépassement de soi intimement lié à la distinction attachée à une telle sélection, se comporte en mercenaire au cœur d’apatride qui ne saurait inculquer des valeurs qu’il rejette.

Les commentateurs de la rencontre ont noté son peu d’engagement dans le jeu alors que ses prestations sont d’un tout autre niveau en club. Cela prouve bien son indifférence au partage de nos valeurs nationales et son seul intérêt pour les copieux revenus que lui rapporte sa pratique.

Certes son attitude est pitoyable mais que dire de la vôtre,  plus haut responsable d’une fédération qui, avant d’être de football est, dans son intitulé même « française » ? Vous avez l’audace de parrainer et promouvoir parmi les jeunes footballeurs les « Mercredis du Respect » destinés à leur faire partager les valeurs qui devraient être l’apanage du football. Ce mot de « respect » ne vous brûle-t-il pas les lèvres ? N’êtes-vous pas honteux du pitoyable exemple que vous donnez ainsi à ceux que vous avez l’ambition d’éduquer et de motiver ?

Ne croyez pas que seule une erreur typographique a fait que, dans mon intitulé, je me sois adressé à vous en tant que « Président de la Fédération de Football ». Comment pourrais-je vous reconnaître comme président d’une fédération française alors que vous laissez fouler au pied le symbole de nos valeurs nationales par le capitaine de l’équipe portant nos couleurs.

Pour vous maintenir là où vous êtes, vous avez sans doute une capacité à négocier dans l’opacité, à savoir vous mouvoir dans le flou en évitant les décisions courageuses susceptibles de vous couper de certains de vos soutiens. Nul doute que votre fédération se distingue alors par une médiocrité à votre image.

Je doute qu’à votre âge, compte tenu de l’ancienneté de vos pratiques, je doute que vous puissiez évoluer.

C’est donc sans illusions, que je vous adresse mes salutations.

Jean-Claude Féraud

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