Comment reconnaître un musulman sincère de celui qui pratique la takkya ?

Publié le 7 février 2011 - par

A quel moment doit on commencer à se poser des questions sur les musulmans qui nous entourent sans tomber dans la parano ?

Comme c’est facile de taxer de racistes des gens qui vivent depuis des lustres tranquillement et qui d’un coup voit apparaître et surtout augmenter autour d’eux des personnages qui semblent sortir d’un cauchemar.

Je m’explique.

En 1960 j’avais 7 ans. Il y avait encore ce que l’on appelait “les événements d’Algérie”. On voyait peu de magbrébins, et ceux que l’on voyait avaient l’air doux et gentils. Par ailleurs mes parents, catholiques, nous avaient enseigné le respect des autres et l’abomination du racisme. Tous les hommes sont égaux et respectables. Voila leur message.

Pendant 20 à 30 ans je n’ai jamais vraiment entendu parler de mosqués, de voiles et autres détails de la religion musulmane. J’ai fréquenté des écoles de bonnes soeurs et il y avait des petites filles (ce n’était pas encore mixte) qui était musulmane et avec qui j’étais très copine. Je précise qu’il s’agissaient d’écoles privées, Catholiques. Ce n’est donc pas nouveau que des musulmans inscrivent leurs enfants dans des écoles Chrétiennes. Nous avions une cantine et je me rappelle que les jeunes musulmanes lorsqu’il y avait des saucisses, n’en mangeaient pas (sauf quand ma copine Farida me piquait la mienne, car elle préférait manger ma saucisse et moi son steak). Avec ma copine Farida nous adorions nous voir le jeudi (à l’époque ce n’était pas le mercredi). Nous écoutions ou chez elle ou chez moi “Salut les copains” et nous adorions Sylvie Vartan et Franck Alamo. On essayait les chorégraphies qu’on avait vu à la télé avec âge tendre et tête de bois.

Farida rêvait d’être blonde et de se coiffer comme Sylvie et moi aussi. J’étais plutôt maigrichonne et Farida aussi, mais nous regardions nos seins régulièrement en attendant qu’ils poussent. Nous avions 11 ans. Je connaissais un peu les parents de Farida qui étaient souriants et discrets. Farida était l’aînée. Elle avait deux petits frères et une petite soeur.

Et puis nous avons grandi, Farida est devenu à 14 ans une jeune fille pulpeuse, belle poitrine, belle jambe, belle cambrure. Je la regardais avec admiration car moi j’étais toujours un peu maigrichonne.

La dernière fois que j’ai vu Farida, elle venait de se faire offrir une paire de bottes par ses parents, elle était très contente car comme beaucoup de parents ceux-ci n’avaient pas toujours les moyens de lui acheter les vêtements et accessoires qu’elle souhaitait. Elle balançait ses jambes entre les bureaux de la classe et j’admirais ses jolies bottes toutes neuves. Nous papotions tranquillement toutes les deux, comme d’habitude. A un moment, elle m’a dit, “ça me barbe, on ne pourra pas se voir jeudi on reçoit des gens à la maison et je dois y être”. J’ai du lui répondre quelque chose comme : “c’est pas grave on se verra samedi ou jeudi d’après”. Elle a ajouté : “ben dis donc mes parents m’ont gâté, en plus des bottes, j’ai eu des jolies robes et pleins d’autres trucs”, j’étais contente pour elle, sans me poser plus de questions. A cet âge là on ne se pose pas de question. Papa et maman achètent on est contents point barre.

Je n’ai jamais revu Farida. Le lendemain elle n’est pas venue, le surlendemain non plus et lorsque j’ai demandé à mes bonnes soeurs autour de moi si elles avaient des nouvelles, elles m’ont regardé d’un air gêné et ont fini par me dire qu’elle avait déménagé.

C’est bien des années après que j’ai compris que Farida avait certainement été mariée de force à un homme de 50 ans qui avait donné de l’argent à ses parents (d’où les beaux cadeaux pour atténuer l’éventuelle rébellion et pour acheter le trousseau) et qu’elle devait vivre depuis des années au bled entourée d’une quinzaine d’enfants, heureuse je l’espère de tout mon coeur. Mais mon coeur maintenant me dit que ma petite copine aux yeux de velours a peut être été frappée, maltraitée, qu’elle a peut être été obligée de s’accommoder de quelques épouses supplémentaires. Est-elle déformée par les grossesses, les violences ? Est-elle résignée ? Et d’abord est-elle toujours en vie ? Nous avions le même âge. Je suis une femme indépendante, qui travaille, qui a choisi de n’avoir qu’un seul enfant. Je crois pouvoir dire que j’ai une vie parfaitement heureuse. Parce que libre. Formidablement libre. Je suis devenue blonde à 20 ans, je pense à Farida qui aurait adoré devenir blonde, ce n’est certes pas un but en soi ! Mais c’était son désir, un désir simple. Cela m’étonnerait qu’elle l’ait réalisé. C’était en 1967. Cela fera 44 ans.

Pardon d’être un peu longue, mais j’avais besoin de raconter cette histoire. J’ai souvent, depuis, pensé à elle. C’était à une époque et dans une société où ces coutumes n’étaient pas connues du grand public.

J’ai un ami qui a pour collègue de travail un homme jeune d’origine Algérienne. Cet homme jeune (24 ans) a l’air totalement occidentalisé. Et puis, mon ami a appris qu’il allait faire la prière à l’heure du déjeuner (il porte la zebiba) . Qu’il ne mange jamais de viande dans l’entreprise et il a surpris sous son bonnet en laine une calotte en broderie (je ne connais pas le nom)que porte tous les islamistes.

Le problème qui m’obsède est d’un genre particulier. Etant profondément respectueuse des libertés de chacune et chacun, je me demande à quel moment doit on se méfier (je n’aime pas ce mot) des musulmans qui nous entourent sans tomber dans l’excès.

Comment fait-on ?

Comment sait-on s’ils pratiquent la taqqia ou pas ?

Quels sont les musulmans qui ne souhaitent pas l’instauration de la charria ?

Comment peut-on en parler ouvertement sans se faire traiter de raciste primaire ?

Combien de questions sans réponses ? Comment défendre notre culture et nos coutumes en ne maltraitant pas nos frères humains différents mais qui s’installent ici en France en essayant d’imposer leurs propres coutumes ?

Pourquoi n’a-t-on pas le droit de dire qu’on a pas DU TOUT envie de vivre comme eux ?

Pourquoi n’a-t-on pas le droit de dire qu’on a PAS DU TOUT envie d’habiter à côté de certains sans se faire traiter de raciste ? Non pas parce qu’ils sont maghrébins, mais parce que parfois, ils sont bruyants, sales, ils seraient suédois, danois, ou autres, le fait qu’ils soient sales et bruyants ne serait pas plus acceptable.

Pourquoi leurs traditions sont-elles si violentes ? Egorgement, mariage forcé, nez coupé en représailles d’honneur soit-disant bafoué ? Vitriolage ? Membres coupés, Lapidation ? Brefs autant de châtiments cruels qui n’ont plus rien d’humain.

Pourquoi cette permission de mentir aux non croyants ? Je conseille à certains et certaines de lire le livre de Betty Mahmouddi “jamais sans ma fille” , ancien certes, mais très explicite sur la façon de certains époux musulmans à tromper et mentir pour arriver à leurs fins.

Pourquoi certains s’autorisent-ils à mettre dans le même panier au nom d’un anti-cléricalisme primaire l’islam et la religion Chrétienne – N’est-ce pas Hubert Sage ? Vous ferez l’objet d’un prochain courrier. Vous nous faites un tableau plus que sombre de certains religieux catholiques que vous avez croisé. Moi j’en connais une majorité qui sont dévoués à tous ceux qui souffrent dans leur chaire, dans leur coeur.
Qui accompagnent les sidéens en phase terminale et qui passent des nuits entières à calmer leurs angoisses de la mort, de la fin, de la souffrance.

Les restos du coeur sont une admirable organisation. Mais bien avant existait déjà le secours Catholiques, qui a aidé et continue à aider les personnes en difficultés. Pour avoir travaillé quelques mois dans cette structure j’ai été témoin de gestes admirables de prêtres ou de religieuses. Seulement voila, du moment que c’est étiqueté “catholique” c’est ringard n’est-ce pas ? C’est tellement plus joli “enfoiré”. Enfin je vais m’arrêter là. Mais vous ne perdez rien pour attendre M.Sage.

Catherine Dumont

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