Comment se comprendraient tous les anciens « colonisés » sans le français ?

Le 18e sommet de la « Francophonie » s’est tenu à Djerba, en Tunisie, les 19 et 20 novembre 2022, et le prochain se tiendra en France en 2024.

L’Algérie fut l’un des plus grands pays francophones du monde. Je ne sais pas s’il l’est toujours mais il est certain qu’il ne le sera plus d’ici quelques années.

Malgré cet avantage, que les Algériens n’apprécient pas à sa juste mesure, elle n’est pas membre de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), bien que son adhésion soit souhaitée par la France, et cela pour des raisons uniquement politiciennes exigées par ses gouvernements successifs depuis plus d’un demi-siècle, qui considèrent l’OIF comme un espace politique, issu de la colonisation, et non pas linguistique ou culturel.

Se sont-ils, une seule fois seulement, posé la question, ces gouvernements successifs et même l’actuel, de ce que serait l’Algérie sans les bienfaits de cette colonisation, dont l’un des principaux fut, justement, de leur avoir offert sa culture, ses valeurs et sa langue ?

La langue française était présente à tous les niveaux dans ces pays qui furent « colonisés » : l’administration publique, l’éducation, l’enseignement supérieur, l’école, les médias, les systèmes de santé, l’industrie, le commerce, l’édition littéraire, etc. Ce fut la première langue enseignée loin devant l’anglais et l’espagnol.

Lors du 21e Salon international du livre, en novembre, à Alger, le ministre des affaires maghrébines, Abdelkader Messahel, s’était élevé contre « l’aliénation de leur système d’éducation hérité de la « colonisation » et qui perdurait ».

Suivi dans cette accusation par l’Africaine Hulo Guillabert qui estimait que son pays, le Sénégal, était encore aliéné par le système éducatif « colonial ». 

Combien d’autres nations africaines estiment « avoir, et être toujours, « aliénées » par cette langue française qui leur a été « offerte » par la colonisation et qui, sans elle, ne pourraient même pas communiquer entre elles ?

Actuellement la francophonie regroupe 80 états et dans 25 ans 80% des « francophones » dans le monde seront des Africains.

La critique est sans doute aisée mais comment feraient, tous ces pays d’Afrique, y compris le Maghreb, pour se comprendre entre eux s’ils n’avaient pas bénéficié, entre de nombreux autres avantages, de la culture française ?

Un seul point noir, si j’ose dire, de ce 18e sommet de la Francophonie, la décision assez surprenante du président Macron d’avoir désigné la « chanteuse Yseult » pour représenter la France alors que, justement, elle vient de s’expatrier en Belgique à cause, paraît-il, « que la France n’assume pas son passé colonial » ! S’est-elle seulement posée la question de savoir quelle aurait été sa vie, son destin, « sans le passé colonial de la France » ?  

Manuel Gomez

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5 Commentaires

  1. Tant mieux, si les Algériens ne parlent plus français, ils viendront moins en France !

  2. Les anciens colonisés étant mahométans à 95%, il leur suffirait de faire l’effort d’apprendre l’arabe littéraire, celui du coran commun à toute la musulmanie, comme était le latin pour les clercs au Moyen Âge en Europe.

  3. Ils parlaient le Wakandé ? Si, si, ne riez pas, je l’ai compris dans le documentaire « Wakanda forever »… oui, bon, c’était de l’amerloque qu’ils baragouinaient… mais certainement pas du français.

  4. Israel, un million de francophone, ne fait pas partie de cette organisation, cherchez l’erreur !!

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