Complainte d’un enfant de la Ve « Ripoux-blique »


(Qu’Alfred de Musset veuille bien me pardonner ce quasi-plagiat !)

Que m’inspire la classe politique de ce pays depuis ma plus tendre enfance ?
Du dégoût et un profond mal-être; ces gens-là ont tout laissé filer, tout bradé, tout détruit.
Mais il y a plus grave que la destruction économique et industrielle d’un pays ; ils ont tué ses traditions, sa culture, son histoire et ses valeurs morales…

Du temps que j’étais écolier,
Je restais un soir à veiller
Dans une salle assombrie.
Devant ma table alors s’assit
Un grand échalas en kaki
Qui avait bradé l’Algérie.

Son visage n’était que froideur
Et il m’aurait presque fait peur,
Car il mentait comme on respire.
Il mit sa tête dans ses mains,
Et m’ignora, avec dédain:
N’ayant plus personne à trahir ?

Comme j’allais avoir vingt ans
Je marchais un jour, à pas lents,
Dans un bois, sans craindre le loup.
Au pied d’un arbre vint s’asseoir
Un bougnat aux sourcils noirs,
Que l’on appelait Pompidou.

Je lui demandai mon chemin ;
Il me l’indiqua de la main.
Certes il venait de la finance,
Mais il me traita en ami,
Et j’y pense encore aujourd’hui,
Car je crois qu’il aimait la France.

A l’âge où l’on croit à l’amour,
J’étais seul dans ma chambre un jour,
A rêver de pays lointains.
Au coin de mon feu vint s’asseoir,
Un filiforme tamanoir,
Qui avait nom Giscard d’Estaing.

Il était pédant et hautain ;
Visiblement je n’avais rien
Pour retenir son attention.
Il n’en voulait qu’à mon argent,
Pour me taxer très fortement,
Voire me saigner comme un cochon.

A l’âge où l’on est mature,
Ou survivre devient moins dur,
Je me retrouvais comme un gland
Quand vint s’asseoir sur mon banc
Un escroc nommé Mitterrand.

Il camouflait sous un manteau
Des classes moyennes en lambeaux.
Il était fourbe et menteur,
Ne favorisant que ses proches,
Et s’en mettant plein les poches,
Tout en promettant le bonheur.

Un an après, il était nuit ;
J’étais à genoux près du lit
Où venait de mourir mon père.
Vint s’asseoir au chevet du lit
Un excité, un malappris :
Le fondateur du RPR.

Et puis nous eûmes Sarkozy,
Ce petit nabot mal fini
Qui trahit son électorat.
Et puis nous arriva Hollande
Cet incapable, sa triste bande
Qui nous laissèrent dans l’embarras.

Quand me voilà retraité,
Quand la vieillesse me guettait,
Je vis entrer dans ma maison
Un jeune narcisse arrogant,
Sûr de lui et conquérant :
Un certain Emmanuel Macron

Ce type était mégalomane,
Et se prenait pour Superman,
Ou bien pour le sauveur du monde.
Il savait flatter les gueux,
Bien aidé par la mère Trogneux,
Vieux tableau coloré en blonde.

Je ne suis dit : « On va souffrir,
Clone de Giscard, il sera pire :
Il n’aime pas les retraités.
Et d’ailleurs il n’aime que lui,
C’est le début de nos ennuis ;
Cet avorton va nous saigner…

Nous paupériser, nous ruiner ».
Et je ne m’étais pas trompé :
Ce fou se prend pour Jupiter
Certes il complaît aux imbéciles
Aux ventres mous, aux gens dociles.
Mais il nous mène… à la misère.

Cédric de Valfrancisque

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