Comprendre enfin le nationalisme allemand

Contrairement à ce que beaucoup de Français (souvent ignares en la matière) pensent, en réalité, le nationalisme allemand (qui est d’ailleurs plus un ressentiment historique chronique vis-à-vis de la France qu’un nationalisme dans le sens classique du terme), prend sa source non pas dans un complexe de supériorité mais au fond dans un complexe d’infériorité civilisationnel profond et notamment par rapport à la France, complexe qui se manifeste quotidiennement dans les médias d’outre-Rhin par des articles toujours plus ou moins anti-français (et pas seulement dans la presse populaire. Je rappelle que je vis en Allemagne depuis quinze ans). Les Allemands camouflent leur vrai complexe d’infériorité civilisationnel par une fausse arrogance. Ils se sécurisent comme ils peuvent. Au fond l’Allemagne (nation tardive – « verspätete Nation », qui existe seulement depuis 1871) ne pardonne pas à la France d’avoir inventé il y a 230 ans, avec les Lumières et la Révolution, la démocratie moderne et cela a une époque où elle-même n’était encore qu’une mosaïque de principautés où l’on ne parlait souvent même pas la même langue (certes les Lumières françaises sont aussi à la base de la culture de mort actuelle et de la dictature du politiquement correct antichrétien, mais cela est un autre débat).

Quasiment jusqu’à l’épopée napoléonienne, ces principautés germaniques étaient pour la plupart francophiles. Dans les années soixante du XIXe siècle, Bismarck a compris que la seule façon d’unir l’Allemagne était non seulement une guerre contre la France mais aussi et surtout sa diabolisation en profondeur (Le fameux « Kulturkampf » instauré par Bismarck était dirigé essentiellement contre les catholiques et contre la France). Cet amour de la France, il fallait l’extirper du cœur des Allemands. Si les principautés germaniques (au nombre de 250) étaient restées francophiles, Bismarck n’aurait jamais réussi son coup. L’identité culturelle de l’Allemagne, qui est encore fragile actuellement, (rappelons que la Bavière avait été achetée par la Prusse), repose sur son émancipation par rapport à la domination culturelle française. Non seulement le nationalisme allemand, mais l’existence même de l’Allemagne en tant qu’État unifié, par définition, prennent leur source à la fois dans l’imitation (la France étant la « grande nation » millénaire – pensons au traité de Westphalie pour ne citer qu’un exemple…) mais aussi dans la satanisation de la France. De même d’ailleurs qu’une partie de la philosophie nazie prend sa source dans le désir d’imiter les Juifs, peuple élu. Oui, les Allemands sont jaloux et les Allemands imitent et essayent de prendre la place des autres : l’Allemagne voudrait prendre la place de la France en devenant elle-même la « grande nation » (Bismarck) et elle voudrait prendre la place des Juifs en devenant elle-même « le peuple élu » (nazisme). C’est vrai, nous sommes ici en pleine schizophrénie, d’où le sentiment d’amour-haine – « Hassliebe » des Allemands à l’endroit de la France.  Au fond il n’est pas faux de dire que sans la France il n’y aurait pas eu d’Allemagne unifiée. C’est la nation française (Napoléon) qui a donné l’idée à l’Allemagne de devenir une nation elle aussi (de même d’ailleurs que c’est aussi la colonisation de l’Afrique du Nord qui a permis, par réaction nationaliste réflexive des tribus d’alors, la création de la nation algérienne…). De même que les chefs de tribus algériens ont voulu faire « comme les Français », les Allemands ont aussi voulu « copier » la grande nation.

Bref, pour (enfin) exister, l’Allemagne de Bismarck avait besoin de sataniser la France. Et en effet cela a fonctionné puisque l’unification des principautés germaniques en « Nation Allemande » a pu seulement se réaliser « grâce » à la défaite de la France. Notons que l’exigence de Bismarck que l’Empire allemand soit proclamé (18 janvier 1871) dans la galerie des Glaces du château de Versailles prouve, en creux, que même en période victoire, Bismarck avait besoin d’une sorte d’assentiment civilisationnel de la France (en voulant humilier la France en imposant la signature à Versailles, sans le savoir, Bismarck reconnaît la suprématie française… Pour exister l’Allemagne a éternellement besoin de la France… au point de signer son acte de naissance non pas en Allemagne… mais en France et à Versailles !)

La France reste essentiellement la nation archétypique pour l’Allemagne. À cela il convient d’ajouter que non seulement encore aujourd’hui 80 % de la Constitution allemande est issue de la Constitution française de 1789 (voir le numéro spécial du « Spiegel Geschichte Französische Rervolution ») mais aussi que le système politique actuel de l’Allemagne (système démocratique inventé essentiellement par la France pendant les Lumières) n’a pas été choisi par le peuple allemand mais imposé par les alliés à la fin de la guerre. Les Allemands sont donc un peuple soumis n’ayant pas choisi son destin. Et cela, ils le savent. C’est une des raisons qui les poussent toujours à vouloir prouver quelque chose. Les Allemands n’en finissent pas d’être empêtrés dans leur vrai complexe d’infériorité civilisationnel qu’ils essayent de camoufler en arrogance. La « douce » hostilité (au fond il vaudrait mieux parler « d’amour-haine ») que l’Allemagne contemporaine éprouve encore à l’endroit de la France est pour les élites allemandes quelque chose de vital en cela qu’elle permet un sentiment d’appartenance à un seul peuple. Un certains rejet de la France est en quelque sorte le facteur de cohésion interne pour l’Allemagne. Certes, cette hostilité est souvent à lire entre les lignes, elle est rarement frontale (après tout, les Alliés ont gagné la guerre et les têtes nucléaires se trouvent en France…).

Le paradis sur terre pour l’intelligentsia allemande (je dis  » l’intelligentsia », car le peuple, lui, est au fond beaucoup plus serein et apaisé que ses élites), serait un monde dans lequel l’Allemagne et la Chine, fortes de leur économie, pourront contre l’héritage français, imposer leur diktat à l’ensemble des nations.

Juste encore un petit mot à l’endroit des naïfs hexagonaux qui voient l’Allemagne comme un modèle économique. Je voudrais leur rappeler qu’une des raisons fondamentales de la santé des exports allemands reste le dumping salarial. Pensons aux millions de travailleurs exploités qui gagnent moins de 5 euros de l’heure. (Le salaire minimum, Mindestlohn, vient à peine d’être introduit et il est loin d’être respecté). Réussir en exploitant des millions d’êtres humains, au fond, n’a pas de sens. Je vis en Allemagne et je sais de quoi je parle. 25 % de la population allemande est considérée comme catégorie « working poor » (c’est vrai, cela n’apparaît pas dans les médias). Selon un rapport de l’OCDE, l’Allemagne est le pays en Europe où le taux de pauvreté infantile est le plus élevé et où l’ascenseur social fonctionne le moins bien. Au fond, quand, au IXe siècle les fils de Charlemagne se sont disputé et déchiré le royaume, la France est rapidement devenue une nation (Hugues Capet), tandis que l’Allemagne, en se morcelant en une mosaïque de principautés, est passée à côté de son destin civilisationnel. Elle a raté en quelque sorte « le train de l’histoire ». Tout vient de là, et c’est ce que les Allemands n’arrivent toujours pas à digérer. Pour résumer en une phrase, je dirais que l’Allemagne a un vrai complexe d’infériorité qu’elle n’en finit pas d’essayer de sublimer en faux complexe de supériorité. La compréhension de cette idée est essentielle à quiconque veut vraiment connaître l’Allemagne.

Enfin, pour conclure,  je voudrais rappeler un fait qui me paraît très instructif. Si l’Allemagne est sortie du nucléaire, c’est non pas par « écologisme » (même si les gouvernements allemands se servent de ce prétexte) mais surtout parce que la France est dans le domaine largement en avance. L’Allemagne ne peut pas le tolérer, c’est pourquoi elle essaye de détruire cette industrie « tout court ».

Tout cela ne doit bien évidemment pas nous faire oublier que la culture (ou les cultures ?) d’origine germanique a aussi des côtés merveilleux. Pensons aux arts, aux sciences, à la littérature. Mais cela nous le savons déjà. Il est donc inutile d’y revenir. Mieux vaut parler de ce que nous ignorons.

Je ne crois pas dans l’amitié entre les États, qui ne peuvent être, à moins de se renier eux-mêmes, que des monstres froids caractérisés par leur égoïsme. Ils seraient temps que nos dirigeants le comprennent. En revanche, je crois dans l’amitié entre les Français et les Allemands.

Il convient de faire le distinguo.

Jean-Pierre Aussant

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61 Commentaires

  1. Vous êtes un idéaliste, que dis-je un iréniste, qui plaide pour un monde parfait.
    Mais l’expérience de la vie, loin de tout préjugé (jeune je pensais un peu comme vous) m’a enseigné que l’amitié franco-allemande est aussi solide, réaliste et durable que l’amitié franco-arabe.
    Sans porter de jugement de valeur sur les uns ou les autres, on n’enferme pas dans une même cage une mangouste et un cobra. L’un des deux détruira forcément l’autre parce que c’est dans son ADN de mangouste ou de cobra. Parfois même ils crèveront ensemble. C’est d’ailleurs ce qui risque d’arriver à force de provoquer Poutine.

    • je partage totalement votre réponse ….3 défaites a venger, les allemands ont la rancune tenace et hypocrite….et ils l’ont très bien démontré avec l’UE avec nos aveugles gouvernements…..

      • « les allemands ont la rancune tenace »….Ils se vengent peut être de la mise en esclavage de leurs ancetres Païens, ou des ravages de Turenne sur les populations civiles dans le Palatinat ???

        • C’était « Oradour » tous les jours :

          Ils ont traversé le Rhin
          Avec monsieur de Turenne

          Ils ont incendié Coblence
          Les fiers dragons de Noailles
          Et pillé le Palatinat

          • Et c’est pourquoi c’est l’armistice tous les jours avec « Tonton, il a compris que dalle »…

  2. Article d’une épaisseur remarquable que vous seul pouviez écrire. Merci Jean-Pierre Aussant

    • Article très intéressant en effet. L’opposition de la Prusse protestante et de la Bavière catholique a culminé en 2015, quand la sécession de la Bavière, souhaitant rétablir des frontières face à l’invasion islamique appelée de Berlin le 24 août, a été écrasée par la tromperie des 12 et 13 septembre (voir dans la Huitième Plaie). Cette opposition philosophique rappelle que c’est l’abattement de l’Autriche, parachevé par les révolutionnaires français en 1919, qui a permis la montée en puissance de l’Allemagne, sur le mythe nationaliste d’invention française (la langue plutôt que le territoire ou la religion). La réunification d’octobre 1990, sans referendum des provinces annexées, est encore incomplète puisque l’hymne national revendique « de la Meuse au Niémen ». C’est d’actualité brûlante alors qu’on prépare la prise de Königsberg/Kaliningrad (voir dans le Onzième Coup).

  3. D’autres ont un complexe de supériorité sans avoir les moyens de leurs prétentions.

    • Quelle justesse d’analyse avec, en contrepoint, l’aveuglement de notre classe dirigeante: pour les raisons avancées par J-P Aussant, « ils » ont voulu la mort d’EDF comme ils torpilleront le Scaf de Dassault, entre autres. Plutôt que de regarder le noeud coulant que nous tresse l’Allemagne avec l’Europe de Bruxelles mais que dénoncent de trop rares personnalités comme Asselineau et Philippot, on préfère se focaliser sur W. Poutine, érigé en ennemi n°1 du genre humain au côté d’un Biden parangon de vertu…

      • Excellent complément au texte de J.P Aussant je fais la même analyse. Hélas nous avons notre naïveté chronique à croire que tout le monde nous veut du bien et nous admire… et la flatterie nous fait nous dépouiller de nos richesses. micron dans le genre est un génie qui a tout vendu à vil prix à tout nos ennemis !

  4. L’Allemagne EST LA NATION DE TROP car elle EST UNE NATION SATANIQUE. Moi, je n’oublie pas qu’elle a répandu depuis sa création -et pas seulement au temps du nazisme- la terreur et cela ne doit en aucun cas être oublié et encore moins pardonné. Peut-être oui, a t-elle un complexe vis à vis de la France mais là n’est pas l’importance car l’importance, c’est de l’avoir à l’oeil car jamais ce pays ne changera pour s’extirper de la terreur qui lui est naturelle. Je laisse aux naïfs leur bêtise de croire en l’amitié franco-allemande et au fait qu’elle serait une nation normale. Et je ne perdrai pas mon temps à leur répondre !

    • le nazisme et toujours le naziiiiisssssme.Mais ce genre de truc ça pousse pas spontanément comme l’urticaire.Relisez cet odieux traité de Versailles , relisez « la terreur en Bavière » d’Ambroise Got paru en 1922 et Bainville et bien d’autres ouvrages de cette époque et vous comprendrez ….enfin , comment et pourquoi le nazisme est apparu.Je ne fait en aucun cas l’apologie , mais seulement un effort de compréhension et constat.

      • « pourquoi le nazisme est apparu » et pourquoi on en parle encore : c’est le seul truc sur lequel on peut vomir en toute impunité, donner le meilleur de soi même en toute quiétude dans le sens voulu du NOM…

      • Relisez des livres d’histoire sérieux concernant le Traité de Versailles saboté par les Anglo-Saxons, relisez l’histoire de la faillite voulue de la république de Weimar et vous comprendrez pourquoi le nazisme, financé par les Américains est venu et a été applaudi; comprenez la mentalité protestante des montagnards d’Autriche et de Bavière pour comprendre pourquoi le nazisme a prospéré. Si la France veut vivre, elle doit toujours avoir l’œil sur les Allemandes que je connais très bien.

    • Vous délirez ! Comment une nation pourrait elle être anormale ou satanique ? Pourquoi Dieu l’aurait il créée ? Je ne crois pas qu’Arminius ait envahi le Latium. Le sac du Palatinat, les départements des Bouches de l’Elbe et de la Weser, ça vous parle ?

      • C’est vous qui délirez ! Dieu n’a rien à voir là-dedans, les hommes se déterminent par eux-mêmes, et en ce qui concerne certains d’entre eux, les anglo-saxons (auwquels se rattachent vos petits copains allemands), il serait temps de s’apercevoir du mal qu’ils ont causé à l’humanité continûment depuis leur apparition en Europe au IVème siècle.
        Le sac du Palatinat ? Non mais vous rigolez ? Des troupes françaises qui ont juste une fois franchi le Rhin pour s’arrêter 100 km plus loin, quand vos amis allemands sont sans arrêt sortis de leurs frontières de l’ouest comme de l’est pour conquérir des pays entiers ?

    • L’auteur dit que le suprémacisme nazi s’est inspiré du suprémacisme juif. Ceci expliquerait donc cela. Et quand on se prend pour un peuple élu, on n’est pas vraiment « normal » non plus, vous en conviendrez. Je pense que le suprémacisme nazi était plutôt en réaction à ce fantasme mais également à une réalité qui l’alimentait. Il faut se rappeler ce que Herzl expliquait : puissance financière en haut, velléité révolutionnaire en bas, refus de s’assimiler des juifs. Et également la migration massive des juifs d’est en ouest suite aux pogroms russes, la participation de juifs aux massacres bolcheviques, … Par ailleurs, antisémitisme et sionisme ne sont pas nécessairement opposés. Ils peuvent s’alimenter même. Se rappeler enfin ce que disait Einstein : « Par son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son discours social le « Herout » ressemble aux partis nazis et fascistes ».

    • « UNE nation NORMALE », non jamais, une nation BELLIQUEUSE. En prime elle est arrimée aux amerlocks. Ds un édito précédent, Mantalo disait qu’Israël était le 52e état fédéral des Etats-Unis, je suppose que le 51e est la GB, mais le 53e est bien l’allemagne, le 54e la Pologne et j’arrête-là. Non le nazisme n’a pas disparu, ni changé. Je suis persuadé que de nombreux nostalgiques en conservent encore le drapeau dans leur cave avec MEIN KAMPF…et nous faire croire à un complexe d’infériorité quand on voit l’arrogance de l’AIGLE IMPERIAL…même idéologie DE DOMINATION sur les autres nations que les américains

  5. Bonsoir.
    Un article très intéressant sur la mentalité Allemande, mais , petit détail, je n’arrive pas à me rappeler que la Bavière aurait été rachetée par la Prusse?

  6. Voici un billet passionnant qui va à l’essentiel ! Et qui résout cette énigme historique : Pour qu’elle raison les  » nationalismes dégénérés » sont-ils nés dans les  » nations les plus récentes d’ Europe ? Eh bien parceque le discours vociféré par ces hordes païennes est un énorme mensonge romantique et n’a rien à voir avec un projet patriote. Cette fascination haineuse pour un modèle impossible à imiter, on en retrouve la substance chez Nietzsche : sa volonté de puissance et sa morale d’esclaves sont les deux faces d’une même pièce.Et cela fournit une explication à ce paradoxe relevé par Victor Klemperer chez les nazis: leur haine de l’Etat et de la Loi.
    Pauvre-riche Allemagne…

    • Vous avez tout compris, Travis !
      Ce que vous expliquez, c’est ce que De Gaulle avait résumé en disant des allemands « ce peuple déséquilibré ».
      C’est ce qu’un certain Tacite, le plus illustre des historiens romains, avait déjà pressenti lorsqu’il rédigeait, il y a quelques DEUX MILLE ANS, son fameux « Germania » (la Germanie)…

  7. « je crois dans l’amitié entre les Français et les Allemands. »
    moi non! je constate qu’ils veulent abattre l’industrie nucléaire française, par exemple, avec la collaboration des écolos etc.

    • les peuples n’ont pas d’amis , ils n’ont que des intérèts , communs ou divergents Ayant vécu des années en ALLEMAGNE, et entre autres auprès de la BUNDESWEHR,j’en conclus que les allemands ne sont pas des amis , ils nous supportent , et surtout nous envient , globalement pour notre climat, notre gastronomie, notre littérature , notre cinéma , notre architecture , notre décontraction etc …Combien de fois ai je entendu : » Vous français , quand donc allez vous cesser de voyager en première avec un billet de seconde ? » pour terminer j’ajouterai qu’ils veulent nous piquer et notre place au CONSEIL DE SECURITE ONU et notre gestion de notre arme nucléaire ( ils appellent mutualisation .Ca des amis ?

      • VORONINE Je confirme votre expérience et plus encore:ya rien à comprendre dans tout allemand il y a un nazi qui sommeille c’est dans leur ADN.Ils ont copieusement exporté le nazisme en Amérique du sud et en 2022 en Ukraine on retrouve les mêmes régiments,les mêmes insignes,les mêmes drapeaux,les mêmes slogans,les mêmes barbares.OLOF est un nazi,van den leyen est une nazie,klaus schwab est un nazi.En tant qu’ex-frontalier je sais toute la parenté qu’ils ont décimée.Il ne fallait pas réunir les 2 Allemagnes,tragique erreur.Maintenant ils se réarment et ds qq années ils seront la 1re armée d’Europe pour martyriser à nouveau la FRANCE car ils n’ont jamais renoncé à l’ALSACE ET LORRAINE:VOISIN REDOUTABLE et INSATIABLE.

  8. Deux remarques:
    1) La dynastie des Wittelsbach était plus puissante et plus anciennes que celle des Hoenzollern. En toute logique l’unité allemande aurait du se faire autour de la Bavière et non de la Prusse
    2) Avec l’inverti de l’Elysée, l’Allemagne ne devrait plus tarder à prendre le contrôle de la dissuasion nucléaire et à mettre la main sur le siège de la France au Conseil de Sécurité de l’ONU. Le rêve de Bismarck d’une hégémonie allemande sur l’Europe sera alors accompli

    • Oui l’inverti a encore de beaux jours devant lui: 4 ans et 8 mois… pour nous faire plier les genoux devant ursula et les prussiens! Quelle horreur!

  9. Un aspect également du problème que l’on connait peu : la part essentielle jouée par les philosophes allemands dans la destruction de la philosophie réaliste catholique médiévale, appelée scolastique. La philosophie dite des Lumières a été initiée par ces philosophes allemands, ainsi que le génocide de 1789 qui en a découlé.

    • Malheureusment, Isa, à part quelques germanistes éminents qui est conscient de cela chez nous ?
      J’ai parfois tenté moi-même d’en parler ou de l’expliquer autour de moi (avec le succès que je vous laisse imaginer) et, de guerre lasse, je me souviens avoir dit un jour que toute cette philosophie allemande avait eu sa conclusion logique dans l’ornement du portail d’Auschwitz par la formule célèbre de Hegel : « Arbeit macht frei ».

      Malheureusement aussi, le problème de cette relation franco-allemande, ce n’est pas du tout ce complexe d’infériorité que les allemands auraient soi-disant envers la France et les Français, mais bien plutôt, à l’inverse, le complexe d’infériorité de la classe politique et dirigeante française envers l’allemagne. Jean-Pierre Chevènement s’en est largement ouvert dans un livre que Jean-Pierre Aussant serait bien inspiré de lire s’il se donnait la peine de se documenter un peu : « France-Allemagne, parlons franc ».

  10. Il semble que vous omettez un point fondamental : Rome. Les territoires aujourd’hui Allemands ne faisaient pour l’essentiel pas partie alors que la Gaule était romanisée. C’est aussi pour cela qu’après Charlemagne les territoires germains reviennent au morcellement alors que la Gaule (les campagnes parlent encore gaulois en 800) confirme sa transformation vers la France, dont l’élection de Capet sera le véritable acte de naissance (pourquoi diable élire un roi s’il n’y avait pas un sentiment « national » ?).

  11. Article LA – MEN – TA – BLE !

    j’ai cru relire le « De l’Allemagne » de Madame De Staël, construit en plus sur le modèle du « Vie de Jésus » d’Ernest Renan : que dire pour tromper le lecteur et comment le dire pour être sûr de réussir à le tromper ?

    Mais de toute façon, les masques tombent avec la conclusion : « Je crois dans l’amitié entre les Français et les allemands », qui prouve à elle seule que l’auteur ne connaît pas l’allemagne et encore moins les allemands.

    La seule question qu’il importe finalement de se poser, c’est pourquoi RL admet la publication de semblables articles sur son site qui se devait d’être un site de résistance.

  12. Juste une question : d’où sort ce Jean-Pierre Aussant ?
    Quelqu’un connaît-il cet individu, capable d’écrire de telles inepties ?

    • Toi tu sors du néant, alors retourne au néant ! Cet article est remarquable. Lis « Par dela bien et mal » de Nietzsche ou encore Heidegger, tu comprendras le fond de l’article de JP Aussand. Mais bon, là, ça demande une certaine volonté et un esprit d’analyse. Allez, bonne lecture. (ma grand mère était allemande, je connais un peu le sujet)

      • Toi, tu n’as pas besoin d’en sortir, du néant, ou d’y aller : tu es en plein dedans. Dans le néant de ta connerie de « lanceur d’alerte », comme tu te qualifiais quand tu es venu sur ce site pour demander aux patriotes d’aller faire une révolution que tu n’es pas capable de faire, avant de vouloir nous vendre du Zemmour. Pauvre bouffon ! Ta grand-mère était allemande ? Retourne dans le pays de tes aïeux, ça nous fera des vacances !

    • Je me pose la même question. Je vais répondre par un article.
      Il y a trop d´inepties et raccourcis idiots.
      Suédois des Cévennes

  13. Notons dans le jeu de la mauvaise conscience que l’extrême droite Française a adopté la position pan germaniste anti Française. Pas seulement politiquement dans la collaboration, mais avant et après dans leur croyances intimes. Les théoriciens antisémites, ont paradoxalement intégré la supériorité Allemande dans leur tête dans la mesure où ce qui fondait cette nation était l’unité raciale. Le France dès lors ne peut être qu’un pays inférieur par rapport à l’Allemagne parce que abâtardi. Dès lors tôt ou tard même les plus anti boches en sont arriveés à souhaiter la disparition de la France et la regénération de sa population par l’englobement dans le reich allemand. Et aujourd’hui dans une Europe Identitaire.

    • @Deloire.
      N’importe quoi. Charles Maurras à toujours été anti-germaniste. Bainville était sur la même ligne politique. Tous les grands penseurs monarchistes du 19e et 20e siècle nient une quelconque supériorité raciale et ne s’y référent pas.
      A la chute du Second empire, Bismarck à soutenu les républicains français au détriment des monarchistes, et sans doute que le renoncement du comte de Chambord à porter la couronne doit plus aux menaces de guerre qu’à cette histoire de drapeau qu’on nous vend !

    • @Deloire
      Vous délirez ! Cette « extrême droite » à laquelle vous vous référez n’existe pas !
      Ce qu’on pourrait appeler « l’extrême droite » française (qui, déjà, ne partageait pas l’idéologie fasciste de l’extrême droite espagnole (la Phalange), italienne (les fascistes historiques) ou allemande (depuis les militaristes prussiens jusqu’aux SS, en passant par les SA), ce sont les monarchistes, les maurassiens, les Ligues, et quelques autres, or tous étaient germanophobes.
      Et ceux qui ont voulu l’alliance avec l’allemagne, après 1945, ce sont les gaullistes (De Gaulle avec Adenauer), et les gauchistes (mitterrand avec Kohl, et les successeurs de mitterrand).

    • Oui sans doute mais l’apport turc en Allemagne réunifiée pose tout de même problème. Gott mit uns !

  14. Au point où on en est, je ne sais vraiment pas si à l’étranger, il serait judicieux de faire savoir qu’on est français et en sortir indemne , n’est-ce-pas ?

  15. Je pense que vous n´avez pas compris l´esprit allemand et le besoin des allemands
    de se réaliser en travaillant dur pour leur pays, qu ´ils le fassent en Allemagne
    ou ailleurs dans le monde. La solidarité entre allemands n´est pas un vain mot.
    2 exemples : redressement spectaculaire après 1945 et intégratiion de l´Allemagne de
    l´Est réussie. L´Allemagne a apporté la prospéritée à ses voisins en y implantant
    des usines. Les Allemands ont toujours
    parlé allemand, sauf les aristos qui effectivement parlaient francais..et allemand.
    Il faut aussi parler des trois guerres de réunification de 1860 à 1871 : Danemark, Autriche et France. Les Allemands effectivement aimaient le modèle de vie à la francaise : « Leben wie die die Götter in Frankreich ».

  16. Le qualificatif nazi en 2022 n’a plus de sens ! Le nazi c’était le boche des années 30 !
    Encore aujourd’hui je m’autorise à détester le boche au moins autant que la pourriture islamique !

  17. « Les Allemands sont donc un peuple soumis n’ayant pas choisi son destin. » : comme tous les peuples qui perdent la guerre et sont colonisés. Ni plus, ni moins. « et elle voudrait prendre la place des Juifs en devenant elle-même « le peuple élu » (nazisme) » : c’est un peu hardi comme hypothèse. Tout peuple, à un moment donné de son histoire, essaie de se dire qu’il est le meilleur pour des raisons évidentes de cohésion. « Inuit », ça veut dire « les hommes ». Les Eskimos essaient-ils depuis existent d’imiter les Hébreux ? Les Alamans (= Alle Männer = tous les hommes), confédération germanique apparue en 213 et qui n’avait jamais entendu parler du Moyen-Orient, essayaient-ils de ressembler aux Hébreux ? On pourrait multiplier les exemples à travers le monde depuis qu’il existe.

  18. J’ai apprécié votre article d’opinion, notamment le vieux complexe vis-à-vis de la centralisation précoce de la France en nation, mais vivre depuis 15 ans en Allemagne ne fait pas de vous un historien mais un immigré. Les Allemands, vassaux principaux des Etats-Unis en Europe, ont dépassé les Français prétentieux depuis au moins la fin des années 80. Puis ont eu à supporter l’absorption de l’Allemagne de l’Est. Mais ils sont jaloux de nous. Cocorico !

  19. Vous me sortez une sacrée épine du pied, car effectivement toutes ces notions d’histoire ne sont jamais enseignées, et bien peu y accèdent… alors qu’il serait vital d’y parvenir, d’autant plus que les conflits franco-allemands sont des éléments incontournables du passé : et comment comprendre notre présent sans savoir d’où il vient ? Merci de votre analyse judicieuse, qui donne envie d’en savoir plus.

  20. En effet, il serait temps de faire le « distinguo » entre les états et les peuples.

    Moi, je fais un premier « distinguo » entre le gouvernement allemand et le gouvernment français, et je m’aperçois qu’en Allemagne il y a un gouvernement qui fait tout pour favoriser les intérêts allemands (grâce à quoi l’Allemagne dirige maintenant l’union européenne), tandis qu’en France il y a un gouvernement qui est en train de mener consciencieusement le pays à la ruine.

    Et je fais un deuxième distinguo entre les peuples allemand et français : le premier est très content, très fier de s’en être si bien sorti, tandis que le second en est encore à se demander comment il en est arrivé là.

    • Oh là arrêtez vous oubliez Van der Layen qui est une Macron en robe de soirée.

  21. Quand j’entends parler du couple franco-allemand, je rigole ; les casques à pointe patron de l’UE sous tutelle amerlock n’ont de cesse de tenter de détruire notre système nucléaire de production d’électricité et EDF avec la risible concurrence des producteurs d’énergies électriques créés de toute pièce et qui ne produisent rien pour couler EDF .

  22. J’ai une solution déjà expérimentée. Pour éliminer le complexe allemand vis à vis des français, rien ne vaut d’offrir à un allemand un Pernod 51.

  23. Excellent article!
    La piste du ressentiment civilisationnel doit être suivie pour deux pays que la France a fait advenir: les États Unis d’Amérique et l’Algérie.

  24. Un détail : on dit plutôt les traités de Westphalie (Münster et Osnabrück).

  25. Le drame des Allemands ce sont leurs philosophes pourris à partir des années 1840 avec Karl Marx, Schopenhauer et Nietzsche.
    Lui, il a écrit en 1895 dans son livre L’Antéchrist: «Les juifs, les faibles et les ratés doivent périr: c’est le premier principe de notre charité. Et on devrait les aider à disparaître.»
    Il a aussi écrit que le christianisme est mort quand le Christ est mort sur la croix.
    Il a aussi écrit que Dieu est mort et il précise: Ce sont les athées qui l’ont tué.
    Mais avant ces tarés, les Allemands ont eu de grands philosophes (Leibniz et Kant) et de grands compositeurs, ex. J.-S. Bach, Haendel, Beethoven. Kant fut un grand philosophe des Lumières.

  26. Richard Wagner critiqua Nietzsche et celui-ci, ne l’a pas pris, le pauvre.
    Bref, les Allemands ont dérapé vers les années 1840, 1850.
    Et ce sont eux qui ont provoqué la 1ère guerre mondiale, pas les Russes ni les Français ni les Anglais.
    Les élites Allemandes en lisant Karl Marx, Schopenhauer et Nietzsche se sont crus des surhommes.

  27. La collaboration a encore de beaux jours devant elle, comme ce monsieur Jean-Pierre Aussant vient d’en faire la démonstration.

    • Jean Pierre Aussant trouve son bonheur à être prof de FRANCAIS à HAMBURG, tant mieux pour lui qu’il y reste:ce n’est pas une raison pour essayer de nous faire croire à ses intimes convictions de complexe d’infériorité qui ne sont convaincantes que pour lui!!!j’ajouterai que les spuntz sont la plupart du temps très « lourds »,aimant la pornographie crue et dure.Qu’en groupes ils deviennent carrément insupportables,alcooliques,bruyants,tapageurs voire bagarreurs:10 spuntz dans un hôtel et tu n’as plus qu’à plier bagages.Oui ils aiment l’ordre,la propreté,l’obéissance mais ce penchant peut très vite devenir un défaut:mettez-leur un CHEF qui gueule haut et fort et,en colonnes et en rangs,ils lui emboiteront le pas COMME UN SEUL HOMME, COMME EN 40…DEUTSCHLAND über ALLES…

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