Conférence annulée de Djamila Benhabib : le Québec soumis à l’islam

Djamila Benhabib est une journaliste courageuse, dont les prises de position résolument laïques (dans le très simple bon sens du terme) lui valent l’hostilité ardente et infatigable tant des prélats du Prophète que de leurs alliés libéraux-libertaires. Cela sur un modèle parfaitement identifié en Europe, mais que les Nord-Américains continuent de découvrir avec l’étonnement un rien agaçant des candides.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Djemila_Benhabib

S’ajoute à cette chasse à la liberté de dire, d’écrire voire de penser, la lâcheté dominante de ce que nous nommerons intermédiaires de l’information, ou « organisateurs » de réunions, débats, colloques et autres succédanés de l’action supposée démocratique. Dans le maëlstrom politico-médiatique où une maman de djihadiste ne reconnaitrait même plus le bruit de la gorge qu’on tranche, ces girouettes sans autre consistance que celle du millas catalan font et refont l’opinion au gré des pressions qu’elles subissent.

Un exemple ? Ce qui suit.

http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201702/10/01-5068357-le-debat-doit-se-faire-a-la-maison-de-la-litterature.php

Pascal Bruckner qui, comme quelques autres, sait depuis longtemps de quoi il retourne, et qui l’explique, désormais, comme on pratique une autopsie, voit son point de vue sur l’islamophobie couplé à l’anti-racisme conforté par la sanction que subit Madama Benhabib.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/02/10/31003-20170210ARTFIG00265-pascal-bruckner-l-antiracisme-est-devenu-un-marche-judiciaire.php

Il est finalement assez réconfortant d’assister à la fédération de quelques esprits suffisamment libres et alertés pour oser mettre des mots sur une situation dont la gravité échappe à ceux qui, pour toutes sortes de raison, refusent de la voir, de l’entendre, de la sentir. Donc de la désigner. Nous avons, ici, depuis longtemps, désossé comme il convenait les mécanismes de cette reddition à l’ennemi par la trahison, la lâcheté, l’indifférence, la bêtise ou la frivolité. On n’aura qu’à nous lire.

Les Québécois, à leur tour, vivent la censure qu’exerce le noeud vipérin, gluant de bave, cacophonique et pervers, des professionnels de la défaite française. En annulant une conférence de Madame Benhabib devant un public universitaire, les mollusques canadiens agenouillés, bras serrant le bas des kamis, deviennent de fait les crétins utiles d’une conquête qu’ils appellent ainsi de leur murmure affolé. La France compte quelques dizaines de victimes de leur incommensurable couardise. La liste s’en allonge avec la régularité des éveils à la réalité des faits. Elle traverse l’Atlantique, ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle dans ce qui est une guerre mondiale d’intensité basse chez nous.

Bienvenue au club quoi qu’il en soit, Madame Benhabib. Des gens très bien vous y accueillent.

Jean Sobieski

 

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6 Commentaires

  1. Les Canadiens, comme les Belges, ont acquis une solide réputation de naïveté. Mais peut-on soupçonner les dirigeants de naïveté ? Ou peut-on les accuser de couardise, face à un combat qu’ils estiment peut-être perdu d’avance ? Ou de couardise face aux tribunaux internationaux en cas de faux pas ? Mais alors, que ne s’abstiennent-ils pas de lécher les babouches ? Une certitude : nous n’avons pas les dirigeants compétents pour défendre les valeurs de la civilisation occidentale. Donald Trump, au secours !

  2. Entre Hamon qui évoque le Prophète (et ne dit pas Mahomet) et Trudeau qui prie exactement comme un authentique musulman dans une mosquée (sans choquer aucun musulman présent, ce qui est un signe), tout donne à penser qu’un certain nombre de leaders occidentaux les plus à gauche sont déjà (et très discrètement) convertis à l’Islam. On risque des surprises assez étonnantes dans les années à venir….

  3. Idem à Strasbourg. La librairie Kléber a annulé la rencontre avec Djemila Benhabib il y a quelques mois, « pour raisons de sécurité ».

  4. les Canadiens sont naïfs, mais y a pas qu’eux… il va vraiment falloir toucher le fond avant de comprendre qu’on est au fond et alors ils diront ah? on savait pas…

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