Conférence de presse : on se serait cru à une remise des prix

Publié le 17 mai 2013 - par - 1 485 vues
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Il faisait un temps terne ce jeudi 17 mai 2013. Ni beau, ni moche, comme si la météo française avait décidé de se mettre au diapason de son chef (ou présumé tel !). C’était un grand jour : aujourd’hui il y avait conférence de presse à l’Elysée, pour ne rien dire et que tout le monde le sache.

Le chef, donc, marmonna un discours lénifiant, bouffi des poncifs de son ordre politique, éludant les questions gênantes et apportant la preuve par neuf qu’il ne fallait rien attendre de concret de la part de ce brave homme, plus à sa place dans un conseil municipal rural qu’à la tête de l’Etat.

A la droite du Président, le gouvernement plastronnait, Christiane Taubira en tête, peu soucieuse des tortures des victimes de sa permissivité sélective et profondément raciste. Tous avaient une mine satisfaite, recevant avec gourmandise les congratulations du patron. On se serait cru à une remise de prix !

Mais derrière ce vernis craquelé de la forme, qu’en était-il du fond ? On le touchait, mon capitaine ! Ainsi, ce Président mal élu, mal aimé et mal fagoté avouait sans ambages : « La France n’a jamais conçu le rassemblement sur le mode de l’unanimité » ; ni sur celui d’une minorité dirigeante et méprisante[1], monsieur le locataire de l’Elysée ! Plus loin, François Hollande affinait son propos, déclarant qu’une union nationale risquerait de provoquer une « confusion dont profiteraient les extrêmes. » Comprenez : Marine Le Pen. Car on ne saurait qualifier Jean-Luc Mélenchon d’extrémiste ! Encore faudrait-il me démontrer en quoi la présidente du Front national l’est. Suivant la logique élyséenne, 6 421 773[2] hommes et femmes seraient indignes de faire partie d’un consensus national…ils apprécieront !

Je ne m’étendrai pas sur les non-solutions avancées pour réduire le déficit de la France (qu’on diminuerait bien plus sûrement en arrêtant de subventionner nombre d’associations nocives ainsi que les syndicats, freins à la dynamique économique et qui n’ont jamais protégé que les leurs), mais sur ceci :
« donner à l’autorité judiciaire toutes les garanties pour son indépendance ». Cette proclamation sonnera le glas de ce qui reste de droit et de justice en France.

Armés de ce blanc-seing, les sauvages « défavorisés » étendront leurs dévastations sur tout le territoire. Le pouvoir judiciaire fait la preuve chaque jour qu’il se moque des victimes (quelques fonctionnaires exceptés qui luttent pour maintenir un semblant d’Etat de droit). Songez ce que sera un pareil pouvoir entre les mains d’individus qui traitent de con un homme qui pleure sa fille assassinée et libèrent des multirécidivistes au gré de leur humeur !

« Aujourd’hui, notre devoir est de faire la guerre en maintenant les droits du citoyen, en sauvegardant non pas la liberté, mais toutes les libertés. Eh bien ! Faisons la guerre. »[3], voici ce que j’aurais voulu entendre de la bouche d’un Président digne de ce nom, étant donné la situation de la France.

Mais comme je suis bons chrétien (quelquefois !), ego te absolvo, François, pourvu que tu repentes et ne te représentes plus jamais à une élection présidentielle…

Charles Demassieux


[1] Ceci vaut autant pour l’UMP, dont les préoccupations strictement financières nous ont valu d’appauvrir le pays et d’ériger en dogme la négation des humbles, sans parler des alliances douteuses avec des Nations islamistes.

[2] Chiffre officiel.

[3] Georges Clemenceau, discours du 8 mars 1918 devant la Chambre des députés.

 

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