Conférence du professeur Jean Bouzon : Sources idéologiques du terrorisme islamique

Mesdames et Messieurs,
Je vais d’abord me présenter brièvement. Je suis né à Dijon, j’y ai vécu mes 20 premières années et j’ai fréquenté le lycée Carnot depuis la classe de 12e jusqu’en Mathématiques Spéciales, qu’on appelle aussi la Taupe. J’ai réussi les concours d’entrée à plusieurs Grandes écoles scientifiques dont Polytechnique et l’École Normale Supérieure. J’ai opté pour Normale Sup, où j’ai passé l’Agrégation de mathématiques. Par la suite j’ai passé plusieurs années au CNRS et obtenu le doctorat d’État. Puis j’ai enseigné comme professeur d’université à Saint-Étienne, où j’ai terminé ma carrière comme professeur émérite. Après cela, je suis revenu m’installer à Dijon.
Comme vous voyez, je n’ai pas fait d’études supérieures concernant l’islam, donc je ne suis pas islamologue, et ce n’est pas un mal, car il est naturel que les étudiants qui choisissent l’islamologie se recrutent principalement parmi ceux qui ont un préjugé favorable pour l’islam, souvent pour des raisons artistiques ou architecturales (Alhambra de Grenade, Taj Mahal à Agra, etc.). Par exemple l’islamologue français Gilles Kepel, actuellement le plus réputé, a publié en l’an 2000 un livre où il expliquait que l’islamisme était en voie d’extinction ! Il a commis là une erreur colossale, démentie totalement par la suite des événements. De plus, en tant que mathématicien, je suis spécialiste de la logique et du raisonnement, ce qui est un point essentiel pour étudier et analyser un texte comme le Coran.
L’un des grands périls de notre époque est l’islamisme et le terrorisme associé. Il a fait 100 000 tués en Algérie, 200000 au Soudan, plusieurs milliers en Égypte (y compris le président Anouar el Sadate), des milliers en Somalie, 60000 en Irak, des dizaines de milliers en Afghanistan, des milliers au Pakistan (y compris Benazir Bhutto et les « crimes d’honneur »), quelques milliers en Iran où l’État a promulgué les lois cruelles de la charia, etc. Ce sont là des pays musulmans, mais ce terrorisme a sévi aussi, dans une moindre mesure, dans des pays où les musulmans sont minoritaires, U.S.A, Gr.-Br., Espagne, Russie (où une attaque islamiste contre une école à Beslan, le jour de la rentrée des classes, fit 330 tués parmi les élèves, parents d’élèves et professeurs, et 20 tués parmi les policiers et soldats). En tout on peut estimer à près de 500 000 le nombre de personnes tuées par les islamistes depuis 30 ans. Certains disent cyniquement : Pendant la même période, il y a eu 30 millions de tués par les accidents de la route, ce qui fait soixante fois plus, alors vous voyez que l’islamisme ne pose qu’un problème négligeable, il est donc inutile de s’en préoccuper ! D’autres ne le disent pas, mais font comme si.
Je me suis intéressé à l’islam en 3 étapes, d’abord en 1979 lorsque l’ayatollah Khomeiny a été porté au pouvoir en Iran, où aussitôt il remit en vigueur la charia (le code pénal inclus dans le Coran), puis en 1989 lorsque ce même ayatollah édicta une fatwa contre l’écrivain Salman Rushdie, le condamnant à mort pour blasphème et apostasie à cause de son livre « Les versets sataniques ».
L’ayatollah a expliqué longuement à diverses reprises qu’il agissait selon les directives du Coran, rédigées par Dieu lui-même, et selon l’exemple donné par Mahomet, appelé le Beau Modèle, qui, à plusieurs reprises, fit poignarder par son fidèle serviteur Saïd des orateurs qui le contredisaient en raillant sa nouvelle doctrine.
Remarquons en passant que ce nom Saïd est à l’origine d’un nom commun français, savez vous lequel ? C’est le mot séide qui signifie « partisan fanatique d’un personnage auquel on obéit aveuglément » ou encore « exécuteur des basses œuvres ».
Ensuite arrivèrent les monstrueux attentats du 11 septembre 2001. J’ai alors repris et étudié la question de façon très approfondie. Les 19 kamikazes ayant opéré ce jour là ont été rapidement identifiés, on a trouvé plusieurs documents dans les bagages ou les voitures qu’ils avaient abandonnés. Cela permit de constater qu’ils adhéraient au mouvement islamique radical Al Qaïda, déjà bien connu par plusieurs actions terroristes, et qu’ils agissaient pour mettre en pratique la guerre ordonnée par le Coran afin de soumettre le monde à l’islam, avec promesse du paradis pour les musulmans morts au combat. Tout cela figure dans les directives, écrites en arabe, qu’ils avaient reçues pour accomplir ces attentats.
Ce terrorisme est plus ou moins combattu de façons policières, judiciaires et militaires, mais il se renouvelle constamment. C’est pourquoi il serait très utile de détecter s’il a des sources idéologiques et de les identifier, afin de pouvoir les tarir. C’est là le sujet de mon exposé. Et c’est ce que ne font aucunes personnalités, politiques, intellectuel-les, ecclésiastiques et médiatiques.
Pourtant ces islamistes et terroristes, aussi bien les dirigeants que les exécutants proclament à chaque occasion qu’ils obéissent au Coran et qu’ils suivent l’exemple donné par Mahomet. Il faut donc commencer par chercher à savoir si ce qu’ils disent est vrai ou faux. Pour cela, il faut comparer ce que dit le Coran et ce qu’a fait Mahomet avec ce que disent et ce que font ces islamistes.
Le Coran est un livre qui affirme être l’exacte parole de Dieu, révélée par l’archange Gabriel à Mahomet par petits morceaux répartis sur vingt-deux années allant de l’an 610 à l’an 632. Mahomet est né à La Mecque à une date mal connue, aux environs de l’an 570, et il est mort à une date connue, le 8 juin 632, d’une maladie fiévreuse.
Mahomet, qui était caravanier jusqu’à l’âge de 40 ans environ, avait accompagné puis conduit des caravanes jusqu’en Palestine et en Syrie, où il rencontrait des chrétiens et des juifs qui lui racontèrent la Bible. Il y avait aussi plusieurs tribus juives et chrétiennes dispersées en Arabie, par exemple à Médine.
Le Coran, qui se déclare sacré, éternel et intangible, est constitué d’environ 6220 versets (entre 6211 et 6226, suivant la numérotation des versets, qui peut légèrement varier selon les éditions), qui d’abord étaient éparpillés parmi les proches compagnons de Mahomet et plus tard furent regroupés en 114 chapitres appelés sourates (leur numérotation est toujours la même). La plus courte comporte 3 versets, la plus longue, 286. Ni les versets ni les sourates ne se succèdent dans l’ordre chronologique. Le Coran reprend les principaux épisodes de la Bible, souvent en les abrégeant ou en les modifiant quelque peu :
Création du monde en six jours, Adam, Noé et le déluge, Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Élie, Moïse, Aaron, le Pharaon, David, Salomon, Jonas et sa baleine, Job, etc.. Il vénère tous les prophètes de la Bible et proclame la résurrection des morts et le jugement dernier qui sera présidé par Jésus, considéré comme prophète né de la Vierge Marie sans qu’elle ait eu de rapport sexuel. Il n’a donc ni père terrestre, ni père céleste. Mais le Coran élimine l’Évangile sans le dire, simplement en déclarant qu’il reprend la pure religion monothéiste d’Abraham et de Moïse, qui a été déformée par les Juifs et les Chrétiens. Il raconte aussi que Jésus n’est pas mort sur la croix et qu’il y a été remplacé par un sosie. Le Coran déclare que les chrétiens sont polythéistes, car ils ont, tantôt 3 divinités, le créateur, l’avant-dernier prophète Jésus, et sa mère Marie, tantôt 2, le créateur et Jésus.
À coté du Coran, il y a aussi les Hadith, qui est un recueil d’anecdotes rapportant des paroles et des actes de Mahomet, selon les témoignages de ses compagnons et autres personnes qui l’ont rencontré.
Qu’est-ce que l’islamisme ? À mon avis, on peut le définir par 3 éléments principaux :
1* la femme est inférieure à l’homme, elle doit toujours être soumise à l’autorité d’un homme, mari ou père ou oncle ou frère ou cousin ou même son fils ou un neveu. Un homme peut avoir 4 épouses, elles doivent lui obéir, sinon il peut les punir et les battre. Un mari peut répudier ses épouses, comme bon lui semble. Pour les témoignages et les successions, un homme vaut 2 femmes.
2* cruauté des sanctions relatives à certains délits : couper une main des voleurs, mettre à mort les blasphémateurs et les apostats, lapider les personnes adultères.
3* intolérance religieuse et guerre sainte offensive.
On peut distinguer 3 catégories principales d’islamistes : 1) ceux qui se contentent d’appliquer l’élément n°1, infériorité de la femme par rapport à l’homme. 2) ceux qui sont en plus partisans des sanctions cruelles. 3) ceux qui sont partisans de ces 3 éléments, ce sont les djihadistes et terroristes.
Lorsqu’on lit le Coran, on y trouve de nombreux versets poétiques qui célèbrent la majesté de Dieu et les beautés de la nature qu’il a créée, et d’autres versets très louables qui appellent à défendre la veuve et l’orphelin face à ceux qui voudraient les exploiter, à secourir les pauvres et à leur rendre justice. Bien que cela ne soit pas dit explicitement, il est assez clair que cela doit s’appliquer à l’intérieur de la communauté musulmane.
Mais il y a aussi de très nombreux versets qui prêchent intolérance, violence, cruauté, et la guerre de conquête pour que l’islam domine le monde.
Examinons les 3 aspects que j’ai distingués tout à l’heure. D’abord le Coran et Mahomet à l’égard des femmes. Voici plusieurs versets concernant cette question :
(2,178) ″La loi du talion vous est prescrite en cas de meurtre : Homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Mais les proches de la victime peuvent renoncer à la vengeance s’ils acceptent un dédommagement adéquat″.
Commentaire : à première vue, cette loi semble traiter homme et femme à égalité. Mais en réalité elle signifie:
Si un homme a tué une de vos femmes, vous êtes en droit de tuer une des siennes. De même qu’entre 2 enfants, si l’un a cassé une poupée de l’autre, l’autre peut se venger en cassant une poupée du premier.
Ainsi la femme est considérée comme objet appartenant à son mari.
(2,222) ″La menstruation des femmes est une souillure″
(2,223) ″Vos femmes sont pour vous un champ de labour, allez y comme il vous plaira″
(4, 11et176) ″Dans le partage de vos biens, la part d’un garçon sera double de celle d’une fille″
(4,15) ″Si une de vos femmes est soupçonnée d’adultère et si quatre personnes témoignent contre elle, enfermez la jusqu’à la mort″.
Commentaire : Mais il y a aussi d’autres versets moins sévères pour ce cas, par exemple
(24,2) ″Les débauchés ou adultères des deux sexes seront punis de cent coups de fouet, chacun″.
(4,20) Approbation de la répudiation unilatérale, par décision du mari ; coutume qui était déjà en vigueur depuis longtemps dans l’Arabie polythéiste, ainsi que dans la religion juive.
(4,24) ″Les femmes mariées vous sont interdites, sauf vos esclaves ou captives″.
(23, 1et5et6) ″Le bonheur est assuré aux croyants qui observent la chasteté et qui bornent leur jouissance à leurs femmes et aux esclaves que leur a procurées le combat. Cela leur est permis″
(70,29et30et35) ″Ceux qui observent la chasteté, qui n’ont de commerce qu’avec leurs épouses et leurs esclaves,
iront au paradis″
Commentaire : Ces 3 groupes de versets établissent ce qu’on peut appeler « droit de cuissage », bien que ce ne soit pas un droit en dehors de l’islam, mais seulement une pratique abusive imposée par certains seigneurs ou patrons vicieux aux femmes qu’ils ont sous leurs ordres.
(4,34) ″Les hommes sont supérieurs aux femmes, par la volonté d’Allah. Elles doivent obéir à leur mari. Sinon il peut les punir et les battre″
Commentaire : C’est ce qu’avait rappelé un imam de Vénissieux Abdelkader Bouziane, en avril 2004. Il avait aussi justifié la lapidation des personnes adultères, qui avait été pratiquée par Mahomet. Ses propos ont soulevé un tollé dans la France entière, le gouvernement l’a fait expulser vers l’Algérie en déclarant « On ne peut tolérer qu’en public soient tenus des propos contraires aux droits de l’homme, attentatoires à la dignité humaine et en particulier à la dignité des femmes ». Mais personne ne releva que tout cela était écrit dans le Coran ou dans les Hadith. Les responsables musulmans modérés ont réagi de façon ambiguë.
Par exemple Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, a dit qu’il était « excédé par la chasse médiatique aux imams mal embouchés ». Donc il ne proteste guère contre les propos de l’imam, mais beaucoup plus contre les journaux qui ont publié ces propos. De même ici à Dijon, Mr Mohamed Ateb, président du CRCM (Conseil Régional du Culte Musulman) a déclaré « Comment les journalistes lyonnais ont-ils fait pour dénicher cet imam dans cette ville de banlieue ? On dirait qu’ils s’ingénient à montrer une fois de plus un aspect négatif de l’islam ».
Donc il s’indigne du comportement des journalistes, sans s’apercevoir qu’en même temps il avoue que l’islam a des aspects négatifs. Mais les journalistes et leurs lecteurs ne s’en aperçoivent pas non plus !
(4,43) ″Si vous avez touché une femme, purifiez vous avant d’aller prier″.
Cela aussi est méprisant pour les femmes.
Question femmes, on peut aussi remarquer que Mahomet s’est octroyé le droit d’avoir 9 épouses au lieu de 4, par décret exceptionnel venant de Dieu. Il lui arriva d’épouser une fillette de 6 ans Aïsha, alors que lui avait 51 ans. Cependant le Prophète attendit sagement qu’elle ait 9 ans avant de la déflorer. C’est pourquoi dans plusieurs pays islamistes (tel l’Iran), l’âge minimal légal du mariage islamique est fixé à 9 ans.
Voyons maintenant le 2e aspect : cruauté de certaines sanctions
(5,33) ″Ceux qui combattent contre Dieu et son Prophète seront tués ou crucifiés, ou bien vous leur couperez une main et le pied opposé″
(5,38) ″Coupez les mains des voleurs″. En cas de récidives, on coupe le pied opposé, puis l’autre main et enfin l’autre pied.
(24,2) ″Les débauchés ou adultères des deux sexes seront punis de cent coups de fouet chacun″
Commentaire : ici Dieu n’exige pas la mise à mort, il se montre plus clément
(33,60-61) ″Si les impies, les corrompus et les séditieux ne se corrigent pas, tu les combattras. Partout ils seront maudits, partout ils seront arrêtés et mis à mort″
La lapidation des personnes adultères n’est pas mentionnée dans le Coran, mais elle a été édictée et mise en application par Mahomet, c’est écrit dans les Hadith.
Voyons maintenant la position du Coran à l’égard du 3e aspect que j’ai distingué dans l’idéologie islamiste, c’est-à-dire : intolérance religieuse et guerre sainte offensive.
Il y a dans le Coran une multitude de versets qui concernent cette question. En voici quelques-uns :
(4,56) ″Nous livrerons au feu ceux qui auront refusé de croire à nos versets″
[donc tous ceux qui refusent d’adhérer à l’islam]
(4,89) ″S’ils retournent à l’infidélité, saisissez-les et tuez-les, où que vous les trouverez″
[C’est la condamnation à mort des apostats].
(5,33) ″Ceux qui combattent contre Dieu et son Prophète seront tués ou crucifiés, ou bien vous leur couperez une main et le pied opposé″
(8,39) ″Combattez les infidèles jusqu’à ce que la religion sainte triomphe universellement″
(9,5) ″Après les mois sacrés (4 sur 12), tuez les idolâtres partout où vous les trouverez, faites-les prisonniers, assiégez les, tendez leur des embuscades. Mais s’ils se convertissent, s’ils observent la prière, s’ils acquittent l’impôt, alors laissez les tranquilles, car Allah est indulgent et miséricordieux″
(9,14) ″Combattez les infidèles, afin qu’Allah les châtie par vos mains et les couvre d’opprobre″
(9,29) ″Faites la guerre à ceux qui ne croient pas en Allah ni au jour dernier, qui ne respectent pas les interdits édictés par Allah et son apôtre, et à ceux qui ne professent pas la vraie croyance. Faites-leur la guerre jusqu’à ce que tous paient la capitation et qu’ils soient humiliés″
[La capitation est l’impôt que doivent payer juifs et chrétiens qui se sont soumis à l’islam sans se convertir]
(9,30) ″Les juifs disent «Ozaïr est fils de Dieu». Les chrétiens disent «Le Messie est fils de Dieu». Par ces paroles ils ressemblent aux polythéistes. Que Dieu leur fasse la guerre, ils sont menteurs !″
(9,39) ″Si vous ne marchez pas au combat, Allah vous punira d’un châtiment douloureux et il vous remplacera par un autre peuple″. [Les musulmans modérés sont donc condamnés à l’enfer]
(14,2) ″Malheur aux impies, ils subiront un supplice atroce″
(40,71-72) ″Ceux qui nient le Coran et la mission de nos prophètes auront le cou chargé de chaînes et seront traînés dans les brasiers de l’enfer″
Encore une fois sont condamnés à l’enfer tous les individus qui refusent d’adhérer à l’islam !
(47,4) ″Si vous rencontrez les infidèles, combattez-les jusqu’à en faire un grand carnage″
(47, 20-23) Résumé : Si des croyants ne veulent pas combattre pour l’islam, Allah les maudit.
[Encore une fois, les musulmans modérés sont promis à l’enfer].
(48,16) ″Nous vous inviterons à combattre une nation puissante et belliqueuse ; vous lui ferez la guerre jusqu’à ce qu’elle ait embrassé l’islam. La félicité récompensera votre obéissance. Si vous refusez de marcher, vous subirez la vengeance céleste″
[Ce verset promet le Paradis aux musulmans qui combattent pour répandre l’islam et il promet l’Enfer aux musulmans modérés]. À cette époque, il s’agissait de La Mecque, cité polythéiste la plus puissante d’Arabie. Aujourd’hui, cela s’applique aux U.S.A., le Grand Satan. C’est ce qu’a rappelé Ayman al-Zawahiri, lieutenant d’Oussama Ben Laden dans une vidéo-cassette diffusée le 2 septembre 2006 sur Internet : « Nous invitons tous les américains et autres incroyants à embrasser l’islam. Le temps presse, choisissez la bonne voie avant qu’il ne soit trop tard, avant de subir le triste sort qu’ont déjà subi des milliers d’entre vous ».
(48,28) ″Moi Allah, j’ai envoyé le Prophète pour prêcher la vraie foi et pour l’établir sur la ruine des autres religions″
(48,29) ″Muhammad est l’envoyé de Dieu. Ses disciples seront terribles contre les infidèles, mais humains entre eux″
(66,9) ″O prophète, combats les idolâtres et les impies. Sois terrible contre eux. Leur réceptacle sera l’enfer, séjour du désespoir″
(98,5) ″Les chrétiens, les juifs incrédules et les idolâtres seront jetés dans les brasiers de l’enfer″.
C’est clair et net !
On constate aussi que le Coran ne reprend pas le commandement de la Bible « Tu ne tueras point ». Il le remplace par
« Il ne vous est pas permis de tuer un musulman (s’il n’est ni meurtrier ni dépravé) », verset (4,92)
[S’il s’agit d’un non-musulman, ce n’est interdit nulle part dans le Coran]
En 628 à Médine, Mahomet lança son armée à l’assaut de la dernière tribu juive de la ville. Après la victoire il fit décapiter les 800 prisonniers de guerre et mit en esclavage femmes, enfants, vieillards. Alors les Arabes d’Arabie, voyant que le Dieu de Mahomet était le plus fort, se convertirent rapidement à l’islam et Mahomet les lança à la conquête du monde. Jérusalem en 638, l’Ouzbékistan en 715, échec devant Poitiers en 732, Constantinople en 1453, échec aux 2 sièges de Vienne en 1529 et 1683.
Tout ce qui précède montre que l’idéologie de l’islamisme, y compris le terrorisme islamique, est incluse dans le Coran et dans les actes du Prophète. Ce sont donc là les sources idéologiques de l’islamisme.
Cependant toutes les personnalités, politiques, intellectuelles, ecclésiastiques et médiatiques, qui évoquent cette question, affirment le contraire. Tous disent, sous diverses formes, « L’islamisme n’a rien à voir avec l’islam », ce qui est pour le moins ahurissant ! Par exemple quand il était ministre, Nicolas Sarkozy a publié en 2004 un livre « La République, les religions, l’espérance », où il assure que l’islam « est imprégné de valeurs humanistes universelles : l’amour, la paix, la justice, le respect de la vie ». Et tous les chefs politiques ont dit pareil, en particulier Ségolène Royal, François Bayrou, François Hollande, etc.
De même le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, dans une interview à l’hebdomadaire « La Vie » du 9.9.2004, avait déclaré « Le Coran n’est pas violent ». Le 6.12.04, j’ai envoyé au journal un texte rectificatif, qui fut refusé. Le 17.2.05, j’ai écrit directement au cardinal, en y joignant des documents probants. Et alors, ô miracle, il m’a fait une réponse excellente, par laquelle il reconnaissait qu’il avait commis une véritable erreur et qu’il n’avait jamais lu le Coran. Puis il m’a exprimé toute sa gratitude et m’a demandé de le conseiller dorénavant sur ces questions. Je lui ai donc écrit encore 3 ou 4 fois dans l’année 2005 et à chaque fois il m’a remercié des renseignements que je lui donnais.
Par la suite, mon épouse étant gravement handicapée, je n’ai pas pu poursuivre cette correspondance.
Auparavant, de novembre 2001 à juin 2004, j’avais pu faire publier dans le Courrier des lecteurs du Bien Public une série de 15 petits textes concernant ce problème. Il y a lieu de saluer la lucidité et le courage qu’a eus ce journal ! Il est bien le seul dans toute la France (à ma connaissance, du moins). Après juin 2004, il s’est dégonflé et a refusé tous les textes qui critiquaient le Coran ou Mahomet.
J’ai fait une dernière tentative le 9.2.2007, en leur envoyant un texte intitulé Le Coran et la violence. Le Secrétaire général de la Rédaction, Mr Francis Ziegelmeyer m’a répondu « Un texte comme celui que vous nous avez adressé appelle un avis contradictoire. Débattre seul n’a que peu d’intérêt. Nous avons donc sollicité les autorités religieuses musulmanes locales afin qu’elles vous apportent la contradiction dans l’intérêt bien légitime de nos lecteurs. Malheureusement ils ne souhaitent pas échanger avec vous sur ce sujet ». Donc refus de publier. Ce sont des arguments spécieux qui voudraient cacher que le journal se soumet à la censure musulmane en muselant la liberté d’expression.
J’ai envoyé une trentaine de fois des textes à des journaux parisiens, mais aucun n’a publié sauf une fois, L’express, qui a publié la 1e partie de mon texte, où je posais la question, mais pas la 2e partie où je donnais ma réponse.
Il est clair que la presse, comme les autres médias, exerce une censure implacable contre toute critique du Coran et de Mahomet, alors qu’elle hurle contre la censure, quand il s’agit de por nographie.
À ce propos on peut constater que depuis quelques années la por nographie a été hissée au rang des valeurs et beaux-arts occidentaux, ce qui répugne légitimement aux musulmans et plus encore aux musulmanes.
Cependant à de rares occasions exceptionnelles la presse a laissé s’exprimer quelques dissidents de l’islam, comme Mmes Taslima Nasreen et Ayaan Hirsi Ali, mais à chaque fois on laisse entendre qu’elles exagèrent, ayant été traumatisées par des avatars de leur jeunesse.
Taslima Nasreen est une bangladaise, gynécologue et écrivain, née musulmane en 1962. En 1993 elle publia un livre « Lazza » (La honte), où elle dénonçait les exactions terribles que la majorité musulmane de son pays exerçait à l’encontre de la minorité hindouiste. Le gouvernement en interdit la diffusion. En 1994, elle déclara « Le Coran devrait être révisé de fond en comble ». Elle fut condamnée à mort par des fatwas de mouvements intégristes du Bangladesh, mais elle a pu s’enfuir et se réfugier en Suède, puis aux U.S.A. Elle a continué à écrire des livres qui mettent en évidence qu’une grande partie du Coran s’oppose à « la démocratie, la liberté d’expression, les droits de l’homme et les droits des femmes ».
Ayaan Hirsi Ali est une femme née musulmane en Somalie en 1969, elle passa 10 ans au Kenya avec ses parents. Puis en 1992 elle fut mariée de force par son père et par procuration à un Somalien vivant au Canada. Elle fut envoyée pour rejoindre son mari, avec transit en Allemagne. Elle en profita pour s’enfuir aux Pays-Bas où elle obtint l’asile politique. Elle fit des études supérieures et fut naturalisée en 1997. Elle entra au parti libéral et fut élue député. Les attentats de septembre 2001 achevèrent de la rendre incroyante. En 2004 elle collabore avec le cinéaste Theo van Gogh. Ils écrivent le scénario d’un court-métrage sur la condition féminine dans le monde musulman, en insistant sur les violences qui sont faites aux femmes. Si bien que Théo van Gogh fut assassiné par un islamiste Mohammed Bouyeri, en novembre 2004, en pleine rue et en plein jour.
L’assassin fixa avec son poignard sur le corps de la victime une liste des futures cibles où le nom d’Ayaan Hirsi Ali figurait en tête. Alors elle s’enfuit aux Etats-Unis.
Le 9 février 2006, étant invitée à Berlin à l’occasion de l’affaire des caricatures de Mahomet, elle a prononcé un discours où elle déclare qu’elle est dissidente de l’islam et que « Mahomet a eu tort de subordonner les femmes aux hommes, tort de dire qu’il fallait tuer les apostats, que les adultères doivent être fouettés et lapidés, que les voleurs doivent avoir les mains coupées, que ceux qui meurent pour la cause d’Allah iront au paradis ». En octobre 2006, elle a fait paraitre un livre « Ma vie rebelle » où elle raconte sa vie mouvementée.
En conclusion, pour que les sources de l’islamisme soient un jour taries, on peut envisager un processus comme le suivant. Il faudrait, pour commencer, qu’un groupe d’intellectuels musulmans, de plusieurs pays du monde, publie un manifeste déplorant qu’il y ait dans le Coran de nombreux passages inadmissibles qui ne peuvent donc pas être la parole de Dieu, que Mahomet a cru exprimer la volonté de Dieu, mais qu’il s’est trompé lourdement sur plusieurs points importants. Ce manifeste, largement publié, se terminerait par un appel demandant à tous les musulmans de bien vouloir se joindre aux premiers signataires, en espérant qu’ils soient de plus en plus nombreux. Certes, par un tel processus, on ne pourrait obtenir un résultat décisif qu’au bout de quelques décennies, mais sans cela on n’y arrivera jamais, tant que le Coran sera considéré comme parfait, donc immuable.
En particulier il y a un triple verset qui empêche toute évolution décisive de l’islam, car il affirme que c’est un blasphème qui mérite l’enfer, de ne pas admettre que le Coran est l’exacte parole de Dieu :
(74,24-25-26) « Certains disent : le Coran est une imposture, ce n’est que la parole d’un homme [Mahomet]. Les feux de l’enfer puniront ce blasphème ».
Il y a aussi le verset (10,15) qui interdit de changer le Coran: « Si certains te disent [à toi Mahomet] : « Change le Coran », réponds leur : « Il ne m’appartient pas de le changer de mon propre chef. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. Je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d’un jour terrible ».
Les versets que je viens de citer constituent donc un verrou qu’il faudra faire sauter en premier.
Tout cela ce sont des choses qu’il faut faire connaître et qu’il faut aborder dans les soi-disant groupes de dialogue entre musulmans et non-musulmans, dans lesquels il n’y a jamais de débat.
Il est souhaitable que chaque auditeur ou lecteur (musulman ou non) évoque cette question avec ses amis (musulmans ou non). Il ne suffit pas de dénoncer l’islamisme, il faut chercher ses racines et les éradiquer. De même tous les paysans et jardiniers savent qu’il ne suffit pas de couper les orties, il faut arracher leurs racines.
Conférence-débat, animée par le Professeur Jean Bouzon, au cercle culturel Burgonde, à Dijon, samedi 21 nov. 2009 à 19h

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