Confinement : protection ou liquidation du peuple de France ?

Après une gestion chaotique, irresponsable de l’épidémie de covid-19 en mars dernier, le gouvernement a abordé la nouvelle vague sans avoir tiré les leçons de la première, sans avoir rien préparé, se contentant de satisfecit et d’enfumage. Ainsi, chaque soir, le tandem Véran croque-morts et Castex, nommé Premier ministre pour sa tête rassurante et son accent bon enfant, sonnent le tocsin, dressent la liste des malades admis à l’hôpital, le nombre de morts et la progression de l’épidémie. La méthode est classique : quand, par incurie, on est responsable de l’engorgement des hôpitaux, on crie au feu, on inverse les rôles, le responsable devenant le sauveur et la victime le nouveau responsable, car, bien entendu, ce sont les Français qui ont failli en ne suivant pas à la lettre les oukases du gouvernement. Ils seront donc reconfinés.

Oubliées les décisions contradictoires (masques décrétés inutiles en mars, obligatoires aujourd’hui), les promesses non tenues (12 000 lits de réanimation annoncés et jamais livrés), l’indifférence à l’égard des nombreuses alertes lancées par plusieurs sommités médicales, les décisions prises dans la panique. Ainsi, après le confinement, le déconfinement suivi du reconfinement, après le premier couvre-feu très vite suspendu, l’annonce d’un nouveau couvre-feu aussitôt démentie.

S’installe ainsi un climat d’angoisse entretenu par les médias, visant à faire croire aux Français qu’on est vigilant, histoire de masquer la gestion lamentable de la crise. En leur demandant, PV à l’appui, de se montrer disciplinés : un pas de plus vers l’inféodation. En réalité, ne s’agit-il pas d’ajouter l’auto-surveillance à la surveillance, de faire entrer Big Brother dans nos esprits et, du coup, accepter la culpabilisation ?

Si l’on devait en croire certains sondages, les Français réclameraient le confinement, y voyant le seul bouclier à l’infection, alors que ce sont là des mesures palliatives puisque les mesures préventives n’ont pas été prises en leur temps, comme si l’on courait après le virus au lieu de le précéder. Et sans qu’aujourd’hui on teste systématiquement toute la population, comme certains pays d’Europe ou du Sud-est asiatique le font, pour isoler les gens contaminés et non confiner indistinctement tout le monde. Mais le bon sens ne semble guère de rigueur chez nos hauts fonctionnaires, énarques et politiciens de tous bords auxquels les citoyens font de moins en moins confiance. Ce que confirment les sondages récents qui mettent en doute la capacité de l’État à gérer la triple crise : sanitaire, économique et sécuritaire.

En effet, de plus en plus de citoyens s’interrogent sur ces décisions prises sans concertation (sinon avec une poignée de courtisans serviles) par des politiques s’affranchissant allègrement de toute procédure démocratique et, sous prétexte d’efficacité, mettant le pays devant le fait accompli. Quant à ceux qui acceptent leur inféodation, ils regroupent les obsédés du principe de précautions qui préfèrent leur placard sécurisé à la liberté, une survie sous cloche à une vie responsable, la frilosité à l’audace, la lâcheté au courage. On a là, ironise Sylvain Tesson, une société qu’on a infantilisée depuis des années et qui « veut être maternée. En retour, elle sera paternée ».

Ainsi poursuit-on l’entreprise de “décervelage sanitaire”, afin de former les citoyens à leur destin d’individus mondialisés, un monde où l’élite seule décide de ce qui est bon pour le peuple. Le tout enrobé des considérations humanitaires habituelles. Pourtant la pandémie montre au grand jour que le mondialisme tous azimuts, cheval de bataille de l’Union européenne, a dépouillé notre pays de son autonomie. Alors que, voilà encore peu temps, nous produisions masques, tests, médicaments, les grandes entreprises ont choisi de se délocaliser en Chine pour accroître leurs bénéfices (privés). Au bout du compte, ne sommes-nous pas semblables à cette plèbe romaine que l’Empire tenait en laisse en lui offrant des jeux et du cirque ? La domestication contre un assistanat sirupeux payé par un accroissement vertigineux de la dette (publique).

Dans le cadre de ce deuxième confinement, le gouvernement a décidé de fermer la plupart des magasins jugés « non essentiels » ; et, dans ceux qui restent ouverts, il a interdit l’accès aux rayons non alimentaires. Curieusement, ce sont les petits commerces de centre-ville, dits de proximité (ou du moins ce qu’il en reste), qui ont dû baisser le rideau alors que les grandes surfaces, souvent situées en périphérie des villes, restaient ouvertes. Mais pourquoi un salon de coiffure où le port du masque et les distances de sécurité sont respectés serait-il plus dangereux qu’un grand magasin où se presse une clientèle bien plus importante ? Et comment croire une seconde aux promesses de revalorisation des centres-villes et de résurrection du petit commerce, alors que les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, ont, durant des décennies, favorisé à leurs dépens le développement des super et hypermarchés, dont pourtant les bénéfices n’irriguent guère l’économie locale. Le confinement est, pour ces enseignes, l’occasion de tirer les marrons du feu et de développer leur chiffre d’affaires. Aubaine aussi pour les plateformes géantes, comme Amazon, qui offrent tous les produits devenus inaccessibles en magasins « essentiels » et dont les ventes en ligne ont explosé.

Même déraison gouvernementale avec les restaurants qui pourtant appliquaient strictement les règles de sécurité et qui, du jour au lendemain, ont dû cesser leur activité et risquent de perdre leur clientèle et de sombrer. Avec la fermeture des cafés, des théâtres, des cinémas, des musées, des salles de concerts, des librairies… nos villes sont devenues des déserts. Où se rencontrer, se restaurer, où prendre un verre, discuter, échanger, rester dans la convivialité ?… Beaucoup de ces lieux de vie, indispensables à notre équilibre, sont en péril…

Certes, l’épidémie fait des ravages et de nombreuses victimes, mais il faut la mettre en parallèle avec d’autres pandémies et fléaux coûteux en vies humaines. De plus, les ‘‘solutions” mises en avant ont-elles quelque efficacité ? D’autant que la plupart des contaminations se font plutôt dans les transports, à l’école et au lycée où les élèves sont souvent serrés, notamment à la cantine. Très peu dans les rue et les commerces qui ont toujours été stricts en matière de sécurité. Mais les écoles restent ouvertes afin de permettre aux parents de travailler, les transports fonctionnent, notamment aux heures de pointe (moment de la plus forte densité), pour que chacun rejoigne son lieu de travail. Aussi, malgré l’inquiétude légitime, monte un sentiment de défiance, sinon de rejet, « un risque qui n’est pas sans rappeler les Gilets jaunes », selon Le Parisien du 31 octobre.

La mise à mort des librairies est venue clore le tableau des mesures absurdes, surtout dans le cadre du confinement où la lecture est plus nécessaire que jamais, où l’individu a besoin de nourritures spirituelles pour échapper à l’enfermement. Car le livre, c’est l’évasion, l’imaginaire, la liberté, le tête à tête avec un auteur, vivant ou disparu. Comme l’écrit Sylvain Tesson : « Les livres sont les seuls à savoir vivre ensemble », à l’opposé des idéologies et des religions totalitaires où il sont l’ennemi public n°1, ce que soulignent de façon éloquente les autodafés, hier des nazis ou des communistes, maintenant des barbus mais aussi, en gestation, des extrémistes du politiquement correct rêvant de détruire tout ce qu’ils jugent non conforme à leur idéologie simpliste et totalitaire. Dans une librairie, au contraire, cohabitent toutes les pensées, complices ou contradictoires, d’hier, d’aujourd’hui, de demain… Une librairie, c’est le dialogue, non l’exclusion ou la négation de celui qui pense autrement.

La France, « fille aînée de la librairie », selon la belle formule de Sylvain Tesson, reste profondément attachée au livre, miroir de notre histoire et de celle de l’humanité. L’exception culturelle française, c’est le nombre de ses librairies qui font partie du décor et de la vie des villes grandes et moyennes, mais aussi de bourgs qui ne veulent pas mourir. Une densité culturelle sans commune mesure avec celle de bien des pays occidentaux, comme les États-Unis où certaines villes importantes n’ont même plus une seule librairie…

Aujourd’hui, plus de flânerie littéraire, plus d’échange… À la place, une tablette anonyme, image de la perte d’un humanisme au profit d’une technologie sans âme. Comment retrouver à l’écran le toucher, l’odeur du papier, la sensualité… en un mot l’amour insatiable qui, une vie durant, vous nourrit et jamais ne vous déçoit ?

De plus en plus de libraires, d’auteurs, d’éditeurs réclament la réouverture des librairies déjà en situation difficile. Mais la dictature sanitaire commande et si le pouvoir, arc-bouté sur sa stratégie punitive, ne change pas de cap, la fermeture aura un effet dévastateur sur l’ensemble du secteur, entraînant la disparition d’un grand nombre de petits et moyens libraires et éditeurs. Ici, comme dans d’autres secteurs menacés, le confinement sent le cercueil.

Si la situation devait se prolonger, d’innombrables faillites sont à craindre, aggravant le chômage, la précarité, la marginalisation d’une partie de la population, pouvant ruiner notre économie et engendrer de possibles débordements. Et ce alors que les islamo-fascistes et les terroristes sont en guerre contre notre civilisation, et qui, profitant de notre affaiblissement, pourraient intensifier leurs attaques. Le gouvernement aurait-il plus de courage pour fermer les petits commerces que pour lutter réellement contre notre ennemi mortel ? Comment la France, recrue de crises et de menaces, résistera-t-elle au séisme, résultat de 40 ans de lâcheté et d’immobilisme des gouvernements successifs ?

Max Chaleil

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6 Commentaires

  1. « l’épidémie fait des ravages et de nombreuses victimes »
    Quelle naïveté ! Alors que les chiffres sont exagérés : morts d’un cancer, d’un AVC, etc., qualifiés de victimes d’un virus fantôme !
    Tout cela relève du mensonge et de la manipulation, pour la « Grande réinitialisation ».

  2. Le virus accélère le processus déjà bien entamé de délitement de la famille française : casser le dernier noyau encore fort , le lien grands- parents, parents et petits- enfants.
    La dégringolade de l’économie permettra de baisser la note de la France qui sera vendu pour l’euro symbolique.

    • Oui et non, par exemple je vais toujours voir ma mère de 89 ans deux fois par semaine, je lui apporte certaines courses qu’elle a oubliées mais qu’elle est assez en forme pour faire elle-même, et nous déjeunons ensemble. Je ne l’approche et ne l’embrasse pas, mais le virus ne nous empêche pas de nous voir et je suis sûre que beaucoup de gens en font autant et prétextant « assistance à personne vulnérable ».

  3. « Certes, l’épidémie [de masques] fait des ravages et de nombreuses victimes ».
    Une épidémie de tests positifs (ou reconnus tels) conduit plus à la psychose collective qu’à une infection réelle, laquelle se soignerait fort bien pour peu que les autorités veuillent bien s’en donner la peine…

  4. Qu’attend t’on pour faire un test grandeur nature. Sélectionner 3 territoires différents ( un grand quartier, un ville moyenne un arrondissement…) Et ouvrons les commerces dans ces espaces pendant 15 jours et nous pourrons avoir une idée plus précise des endroits où on se contamine et peut être plus efficace.

  5. tous les jours, au journal de midi et du soir, sur les deux chaines locales de La Réunion, ils nous préviennent que si ça continue, ils devront nous imposer un couvre feu voire un reconfinement! le préfet en meurt d’envie !

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