Confinement : un remède pire que le mal ?


La crise sanitaire a plongé le monde entier dans une paranoïa sans nom.
Surtout le politicien.
Reprenons les chiffres connus.
Il y a 80 à 85 % de la population qui, touchée par le virus, soit ne s’en aperçoit pas, soit développe des effets bénins correspondant à une petite grippe.
15 à 20% de la population contaminée développe une forme plus sévère de la maladie.
5 % de la population, soit un tiers des 15 à 20 % de ceux qui développent une forme sévère, finissent en réanimation. La moitié de ceux qui entrent en réanimation n’en réchapperait pas.

Un consensus s’est établi sur un taux de létalité réel qui ne serait pas supérieur à 1 %.
L’inconnue qui ne permet pas de calculer un taux de létalité avéré est le nombre de contaminés asymptomatiques dont personne n’a le chiffre.
Appliqué à la population mondiale, ce taux de létalité de 1 % entraînerait 70 millions de décès.
L’économie mondiale a été stoppée sur décisions politiques prises après avis de médecins et spécialistes épidémiologiques et virologues, mais sans réelle réflexion sur les conséquences à terme d’un arrêt total des productions de richesses planétaires.

L’Afrique, pour ne prendre qu’elle, c’est 1,2 milliards d’individus, dont 1 milliard environ en état de survie économique : 1 lopin de terre, une vache, un bœuf, un champ, c’est souvent la seule richesse dont l’Africain doit tirer et stocker les fruits pour passer l’hiver suivant.
Cette situation rappelle la situation du paysan d’Europe au Moyen Âge qui, pour une mauvaise récolte, risquait la famine de toute la famille l’hiver suivant.

À titre d’exemple, la famine du Holodomor en Ukraine provoquée par Staline et les communistes dans les années trente a entraîné, selon les chiffres communément acceptés, 6 millions de morts sur une population soviétique d’environ 170 millions, soit un taux de létalité de plus de 3 %.
Ce taux appliqué à la population africaine actuelle, cela donnerait plus de 30 millions de morts, et à la planète pour 7 milliards d’habitants, plus de 210 millions de morts.
C’est le tarif minimum. En réalité les conséquences suivantes s’enclenchent toutes seules comme les vitesses dans une boîte automatique.

Les populations affamées seront affaiblies et totalement livrées aux autres maladies du fait de la malnutrition. On peut facilement doubler le nombre de morts en Afrique.
Tous les services de santé et de prévoyance de la planète ne seront plus financés : si l’activité s’arrête et le chômage explose, qui paie les cotisations sociales ?
Les émeutes de la faim vont entraîner désordres, révoltes, guerres, viols et assassinats.
Par ricochet, puisque les néo-libéraux ont rendu interdépendantes les économies de tous les pays, c’est une traînée de poudre de chômage qui va s’abattre partout, entraînant misère, impayés, soupes populaires et destruction de toutes les structures sociales et étatiques.
S’ensuivrait l’avènement de l’ère Mad Max en quelque sorte : jusqu’aux policiers qui, n’étant plus payés, iront se servir directement et rejoindront les racailles qu’ils sont censés arrêter, c’est la nature humaine.

On est donc en droit de se demander si le confinement mondialisé et toutes les contraintes qui s’y attachent ne sont pas pires que le mal.
D’autant que, les dernières nouvelles nous l’apprennent, ce n’est pas le Coronavirus qui tue, il n’est pas plus létal qu’une grippe.
En réalité, les malades en réanimation succomberaient non pas à l’attaque du virus, mais à ce que les médecins appellent des orages de cytokine (AFP du 5 avril 2020).
C’est-à-dire un emballement du système immunitaire.
Chacun serait donc tributaire de ses propres défenses, et la recherche médicale mériterait d’être davantage fléchée vers l’immunologie plutôt que vers la virologie.
Un vaccin n’est pas envisageable avant 12 à 18 mois, et restera aléatoire en cas de mutation du virus.
Les médicaments qui réduisent la charge virale aux premiers symptômes sont en cours d’expérimentation. Il suffit de les généraliser aux personnes symptomatiques.
Les asymptomatiques n’ont besoin de rien.

Il reste la recherche immunologique pour les cas les plus graves dont on se demande pourquoi elle n’a pas encore abouti alors que le syndrome de détresse respiratoire aiguë est connu depuis près de 20 ans, depuis le SRAS au moins, le Mers et les pandémies de grippes sévères.
La recherche se serait-elle désintéressée de cette pathologie vu le peu de patients concernés jusqu’à présent ? Auquel cas l’économie de quelques milliards en recherche coûterait au final des milliers de milliards par arrêt politique de l’économie mondiale, ce qui ferait grimper au hit-parade des prix des produits finis le bout de chandelle.
Plusieurs spécialistes en conviennent désormais, il est vain de croire que l’homme pourra arrêter la progression du virus maintenant qu’il est dans la nature, seule une immunisation générale suite à un contact massif de la population serait susceptible d’en stopper la progression.

Selon monsieur Yves Gaudin, virologue, il faut se faire à l’idée que l’humanité doive vivre avec ce virus de 18 mois à deux ans jusqu’à ce que l’immunité de troupeau soit atteinte, soit jusqu’à un taux de 60 à 70 % de population contaminée. Il est tout aussi sceptique à l’idée d’un vaccin, d’une part aucun vaccin n’a jamais été trouvé en ce qui concerne les Coronavirus, d’autre part compte tenu des mutations très possibles du virus.
Ainsi, vouloir barrer à tout prix la progression du virus par le confinement n’a qu’un effet : allonger la durée de la pandémie sur plusieurs années, et achever de ruiner l’économie mondiale.
Alors qu’il suffisait d’avoir plus de lits d’hôpitaux et de respirateurs à disposition, mais là aussi le politicien a voulu économiser, on voit ce qu’il en coûte aujourd’hui.

Dernier élément, le système immunitaire suppose, pour une bonne efficacité, de l’exercice physique, de l’ensoleillement et un moral d’acier.
Or c’est tout le contraire qui est prescrit actuellement par les médecins spécialistes dont les politiques suivent l’avis de confiner strictement toute la population.
Bref, les questions demeurent, et risquent d’être violemment posées un jour ou l’autre si le remède d’aujourd’hui se révèle encore pire que le mal de demain : famines, misères, destruction de tous les systèmes de prévoyance et guerres mondiales.
Mais on doit admettre que la décision est difficile, politiquement et moralement compte tenu de la pénurie de tout, il est seulement dommage que ce soit toujours le citoyen qui paie toujours pour les mauvais choix politiques passés.

Jean d’Acre

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20 Commentaires

  1. plutôt remède de rattrapage des conneries en amont, quand y a pas de masques, y a pas de tests, on veut pas aller vers les structures hospitalièrers privées qui, elles, prospèrent curieusement, peut être par ce que, elles, savent ce qu’est un compte d’exploitation et un client satisfait ?, alors reste le confinement ordonné par des cons finis

  2. c est pas de mauvais choix c est fait exprès ils veulent une réduction de population a 500 millions d esclaves pour servir quelque milliers de maîtres milliardaire et satanistes
    c est noter a guidestones en georgie usa
    ils veulent la faillite la guerre civile ils ont amener 15 millions d étrangers en france pour sa
    sa ruine le pays avec un coût de 100 a 150 milliard par an et c est une armée infiltrer partout des qu allah donneras l ordre de faire la charia sa péteras de partout
    ensuite les russes qu ont fait chier depuis des années inutilement ils pourrais etre de grand allier mais non faut les emmerder et ont auras la 3 eme guerre mondial voir les propheties de la faudrais ou ceux d alois eirlmaeir sur youtube etc
    voir le site nouvelle france et myriamir pour les chrétiens

    • si cette réduction pouvait concerner Maghreb et Afrique sub saharienne en plus grande partie je pense que ce ne serait pas une porte et freinerait le grand remplacement

  3. le « confinement  » ( était utilisé dans l’ITALIE fasciste pour surveiller les opposants ) permet de rattraper le retard, de faire ces petits travaux que l’on repoussait : nettoyer et rehuiler les armes, garnir les chargeurs , les nettoyer et les rehuiler , aiguiser finement sabres, haches et machettes ….Au cas ou

  4. Je le dis et le répète « a chi vole sente » la décision du confinement à été prise pour tester les Français face à une mesure autoritaire, pour voir jusqu’où on peut aller trop loin en matière d’autorité et pour affiner les procédures de mise en place de nouvelles contraintes favorables à la mondialisation voulue par les Macron, Habermas et autres Soros.
    Je pense qu’à l’issue de la « crise » on va revenir à la normale, moins un petit chouïa (principe de la roue à cliquet). A la prochaine « crise » on enclenchera un cliquet supplémentaire et ainsi de suite jusqu’à l’avènement du paradis de la finance sans frontières.
    Alleluïa !

    • Moi je pense que le confinement a été voulu car il engendre une crise financière sans précédent, crise qui couvait déjà depuis un certain temps sans le corona.
      le corona tombe à pic pour trouver un bouc émissaire à la crise financière un moyen pour les gouvernements à l’origine de la faillite des états pour rester en place avec la reconnaissance béate du peuple…

    • Et je suis bien de votre avis, ce confinement n’a de but que de tester la docilité des FdS; Que vont-ils nous sortir à la fin de la pandémie????

  5. bravo d avoir au delà des délires du tout et ‘ importe quoi remis le rôle du système immunitaire au centre du débat ( mais qui veut le débat avec ce pouvoir qui nous confine et met en danger nos vies et surtout celles de nos proches ?) Renforcer l immunité naturelle car le vaccin attendra ,cibler et dépister les malades ,favoriser les contacts entre les sujets asymptomatiques, les sujets atteints de formes bénignes et la population non immunisée plutôt que confiner et mettre en vrai danger l avenir de la survie de millions de gens
    ce tableau figure dans le hall de n.importeb quel établissement hospitalier pu est expliqué le comment agissent les vaccinations de massa
    Dans la prévention par la stimulation de
    l.immunite ce n est pas l individu qui est vide c est la population

    • Problème,
      !
      Comme prévu, l’immunité contre ce virus « ne tient pas ».
      Des personnes guéries rechutent!

      Alors imaginez un vaccin trouvé dans quelques mois, lorsque la charmante bestiole aura muté comme tout bon virus!

  6. « Un consensus s’est établi sur un taux de létalité réel qui ne serait pas supérieur à 1 %. »
    Pas trouvé ce « consensus » sur les sites qui prennent la peine d’être honnêtes …
    A titre d’exemple ceux qui la aussi faisaient ce genre de prédiction au doigt mouillés disaient lors de l’épidémie du SRAS taux de létalité 4% voir 3 %…disons 3.5%
    l’épidémie terminée le taux réel fut de 9.56%…
    Ceux qui annoncent 1% le font en accumulant les estimations pifométriques :
    ils divisent le nombre de morts à un instant T par le nombre cas connus à cet instant T
    Par exemple à cet instant 6.05% chiffres pris sur worldometer et 6.035% chiffres CSSE MAIS la tous les gens sérieux s’accordent à dire que ce chiffre ne peut être que très loin de la réalité qui se fera jour à la fin de l’épidémie

    • Car personne ne sait ce que deviendront ceux qui à cet instant T ne sont pas encore morts ou guéris…Mais qui sont compté dans les cas …
      Deuxième estimation : le nombre réels de cas par rapport aux nombre de cas enregistrés/testés. Donc à part à la fin de l’épidémie il est illusoire de prétendre donner un chiffre exact de la létalité.
      Certains (voir les explication sur les deux sites cités) préconisent de prendre en compte le temps nécessaire à faire d’un nouveau cas soit un mort soit un guéris (mais là cela varie beaucoup entre worldometer 14/17 jours et Csse jusqu’à plusieurs semaines…) prenons le délai le plus court de 14 jours déduisons le de l’instant T aujourd’hui et prenons le nombre de cas à T-14 ( 29.03) et le nombre de morts à T

      • Pour CSSE 720100 cas au 29.03 et 102867 morts cela donne 14.28%
        Pour worldometer 724220 cas au 29.03 et 103506 morts donne 14.29%

        Après combien y a t il de fois plus de cas réels que de cas enregistrés : personne n’est capable de le dire si tout la population n’est pas testée…
        Pour arriver aux 1% il faudrait 15 fois plus pourquoi pas ce serait même souhaitable…
        Mais en prenant les pays qui testent beaucoup plus que nous et qui testent forcément les plus suspects ils ont testés en % de leur population
        Italie 1.5% , Allemagne 1.57%, Suisse 2.06%,Autriche 1.56%, Israel 1.35%,Norvège 2.27%, Luxembourg 4.5%, Iceland 10%,etc etc

        • Puis on prends le nombre de cas détecté par million et l’on compare aux nombre de personnes testées ….je vous fait grâce des chiffres
          Pour en moyenne 29000 personnes testées par million on trouve 3105 cas. Si les cas étaient sous estimés par 15…(comme certains le prétendre voir bien plus) il me semble qu’en toute logique l’on trouverait plus que 10.7% de cas parmi les personnes testées …non ? 🙂

  7. Article tres interessant Mr d’Acre, bien construit et logique. Si je ne crois pas du tout au passage « mad max », les questions sur le confinement comme seule réponse possible à cette épidémie faute d’anticipation/moyen est pertinente. Va-t-il falloir s’orienter vers des modes de vie plus « asiatiques » dans le futur pour faire face à ces risques? la question mérite d’etre posée.

  8. Le confinement est une hérésie décidée dans la panique, par des imbéciles. D’ailleurs, le paltoquet de l’Elysée à reçu les félicitations de G. Soros, et du pape bergoglio, lesquels n’ont pas manqué d’observer avec satisfaction, que macron avait confiné la france qui doit disparaitre, et laissé libre la diversité enrichissante ! …

  9. Ce n’est pas un confinement mais ue assignation à résidence des peuples pour un soit disant virus qui tue moins que les erreurs médicales qui s’élèvent, elles, à pusieurs izaines de milliers de morts en France (60000 en 2017). Doit-on confiner le corps medical pour eviter Les ereurs ?

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